L’APPEL DE SARKOZY AUX FARC : LA LIBERATION D’INGRID BETANCOURT CONTRE LEUR ABSOLUTION COMME TERRORISTES
6 mars 2008
La France continue sa politique d’immixtion dans les affaires colombiennes sans aucune réaction des médias français avec une nouvelle danse du ventre de Nicolas Sarkozy devant la guérilla des FARC dans un seul but : la libération de la Colombienne Ingrid Betancourt, ex-candidate dans son pays aux présidentielles de 2002 avant son enlèvement la même année. “Je dis au chef des Farc, à Monsieur Marulanda qu'il a sur les épaules le poids de la responsabilité de la vie ou de la mort d'une femme et qu'il mesure bien la décision qu'il va prendre”, a déclaré le président français pour la TV colombienne RCN. “Les Farc sont inscrites sur une liste d'organisations terroristes, à eux de savoir s'ils veulent en sortir ou s'ils veulent y rester. S'ils laissent mourir Ingrid Betancourt, il est sûr qu'il n'y aura aucune discussion. S'ils sauvent Ingrid Betancourt, alors peut-être que le monde les regardera un peu différemment”. Ce matin, dans le quotidien Le Figaro, le président français a répété qu’il était prêt à se rendre en Colombie « s’il le faut », avant d’interpeller le fondateur de la guérilla : « c’est à lui de savoir ce qu’il veut aux yeux du monde entier : apparaître comme un assassin, ou comme quelqu’un qui aura le courage de faire un geste humanitaire ». Traduisons en clair le marché de Nicolas Sarkozy, sous couvert de ses menaces contre les rebelles:
- si les FARC libèrent Ingrid Betancourt, Paris s’emploiera à les faire sortir de la liste terroriste établie en 2002 par l’Union européenne.
- Les 782 autres otages de la guérilla, séquestrés pour certains depuis 11 ans, pourront continuer de pourrir dans les camps de concentration des FARC.
- Si Ingrid Betancourt venait à disparaître, les FARC seraient des assassins. Tant qu’elle est en vie, ils ne le sont plus vraiment.
- Un tête à tête entre Sarkozy et Marulanda dans la jungle andine consacrerait une victoire historique pour cette guérilla, et lui redonnerait un oxygène inespéré après l’élimination de Raul Reyes le 1er mars par l’armée colombienne.
- Les FARC auront alors pignon sur rue avec un bureau de liaison à Paris et à l’ONU. Le gouvernement de Bogota, élu démocratiquement, sera mis à l’index de la communauté internationale.
- Nicolas Sarkozy, président dit de droite, aura contribué à ressouder l’union de l’internationale révolutionnaire en Amérique Latine autour du quintette des présidents Hugo Chavez-Rafael Correa-Evo Morales-Raul Castro-Daniel Ortega (Venezuela, Equateur, Bolivie, Cuba, Nicaragua), décidé à l’étendre à tout le sous-continent américain.
Modifié






Jean87 écrit :
Ajouté le 6 mars, 2008 à 13:01Ce n’est peut être pas si facile:
a) Ingrid bétancourt peut mourir, ou être libérée agonisante.
b) elle ou les autres otages peuvent sortir en traitant les Farc de pires des tortionnaires.
c) Immédiatement peuvent être mis en avant les otages “commerciaux”.
d) Les crimes des miliciens des Farc sont passibles de la cour pénale internationale pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité.
Ce qui vaut pour Milocevic ou Charles Taylor vaut aussi pour Marulanda. Encore faut’il l’attraper!
alexis écrit :
Ajouté le 7 mars, 2008 à 13:01Muy acertado el articulo, y mi opinion es que el presidente frances se esta metiendo en politica de otro pais apoyandi grupos terroristas solo para ganar puntos que pierde cada dia en su pais
Gracias por presentar con objetividad el conflicto colombiano y decir quienes son los narcoterroristas de las far (sin c porque Colombia no los quiere)