MES DOUTES SUR L’INTERVIEW D’ALFONSO CANO AU QUOTIDIEN ITALIEN LA REPUBBLICA

24 JUILLET 2008 

Voici le résumé de ce présumé entretien du chef des FARC avec un certain Jordi Valle pour La Repubblica, traduit et publié par Courrier International.

AFFAIRE BETANCOURT • Le chef des FARC s’exprime sur la libération d’Ingrid Betancourt

Après avoir traversé la jungle colombienne jusqu’à une localité tenue secrète à la frontière avec l’Equateur, l’entrepreneur d’origine catalane Jordi Valle a rencontré Guillermo Léon Vargas, alias Alfonso Cano. C’est la première fois que le nouveau chef des Forces armées révolutionnaires de la Colombie (FARC) rencontre un journaliste depuis la spectaculaire libération de la sénatrice Ingrid Betancourt et de quatorze autres otages aux mains des FARC, le 2 juillet dernier.

Accompagné d’un mystérieux Français dont il ne révèle que le prénom, “Jean” (et le fait qu’”il était à Paris lors de la rencontre entre Ingrid Betancourt et Nicolas Sarkozy”), Valle raconte dans Il Venerdì, le supplément du quotidien romain La Repubblica, que Cano laisse entendre que le fait que la libération des otages a eu lieu sans effusion de sang n’est pas le fruit du hasard. “J’imagine que les gens savent lire entre les lignes, que le fait qu’Ingrid était bien portante et la facilité avec laquelle s’est déroulée l’opération parle de lui-même.”

Cano insiste ensuite sur la “négociation”, considérée comme “fondamentale pour résoudre un problème - celui de la guérilla - qui dure depuis longtemps. Entre deux groupes politiques opposés, la négociation avant tout. La pacification du pays est déterminante pour l’avenir du peuple colombien.” Y aurait-il eu négociation et rançon ? demande Valle. “Un changement dans les méthodes de guerre”, réplique Cano, qui avoue toutefois que les FARC sont “peut-être un peu hors du temps, incapables de réagir à un encerclement toujours plus technologique. Mais nous sommes nombreux et savons nous protéger de l’œil électronique le plus pénétrant. Les branches de la forêt nous cachent.”

Cano ne cache pas son envie de parvenir à une issue négociée de la rébellion. “Un chef responsable de ses hommes cherche la négociation. Si toutes les parties la veulent.” Cano dément qu’il y ait eu, comme l’a affirmé la Télévision suisse romande, paiement d’une rançon, de même qu’il dit ne pas croire à la version des autorités colombiennes selon laquelle les otages ont été libérés sur ordre d’un homme imitant au téléphone la voix de Cano. “Je défie quiconque d’imiter ma voix. Personne ne peut me ressembler, du moins pour mes hommes.” Le “jefe” des FARC se demande enfin si un changement à le tête de l’Etat colombien ne serait pas souhaitable et imagine volontiers Ingrid Betancourt succéder au président Alvaro Uribe. “Elle a appris à connaître la Colombie et ses problèmes, et j’ai l’impression qu’à Paris elle a sollicité moins de fermeté avec les FARC et une négociation.”

Ma réaction:

J'ai les plus grands doutes sur la véracité de cet entretien. La radio W de Bogota, que je viens d'écouter, a parlé avec ce Jordi Valle, qui a rapidement coupé le téléphone. Ce n'est pas un entrepreneur, mais un employé du gaz qui aurait travaillé en Equateur dans la société Liquigaz, a-t-il dit. Je n'ai pu trouver le texte intégral dans le site du journal italien, mais la radio W l'a obtenu. Jordi Valle aurait rencontré Cano à Nueva Loja, une localité d'Equateur. C'est impensable! Le chef des FARC est pourchassé dans la région du défil de las Hermosas dans le centre de la Colombie. Jordi Valle publie aussi un entretien avec Alvaro Uribe qui aurait dit que “les USA ne sont pas prêts pour élire un noir à la présidence”. Or l'ambassade de Colombie à Rome a démenti et révélé que jamais Uribe n'avait reçu cet homme, qui apparaît donc comme un mythomane avéré.

La Repubblica se doit d'expliquer ce qu'il en est.

 


9 commentaires

  1. jose

    Comme vous je sui
    “le site de Courrier International”.

  2. jose

    Mes doigts sur le clavier m’ont trahit!

    Comme vous je suis tres douteux de la veracite de cette entretiend d’un “journaliste” qui est un “entrepeneur” qui fait une longue marche a travers la jungle de Colombie pour y rencontrer un Cano sur la frontiere de l’Equateur.
    Cette frontiere est une riviere et pour y voir Cano il ne lui fallait pas”marcher” mais “pagayer” en “cano…e” a partir de l’Equateur.

    Aussi apres avoir lu le commentaire precedent de Fabio a ce sujet, je suis passe voir le site “Courrier International” qui me semble etre un de ces sites qui se dit de “journalistes” mais j’y vois plustot un site a faire des sous comme le sont les sites de “sauvez Ingrid, notre Sainte Moise-tte sauvee des eaux troubles de la jungle d’Amazonie”.

    De toute facon comme je le disais il y a qqs demaines, le nouveau “patron” des FARC ce n’est pas Cano mais Chavez le Cameleon Revolutionaire.

  3. Jean-Philippe

    je croyais que Alfonso Cano, c’était Guillermo Saenz?

  4. Fabio

    Jacques, vous etes en avance meme sur le journalisme colombien.

    Cette histoire est tres bizarre. Je crois que “l’entrepreneur” s’est entretenu en fait avec qqn mais pas Cano. Comment celui ci aurait pu echapper à l’encerclement de l’armee et en toute tranquilité faire des entretiens? Dans le meilleur des cas Jordi Valle a du parler avec le meme petit cadre que Gontard et Saez avaient vu le 30 Juin. Ce guerrillero en fait doit etre dans le Putumayo ou en Equateur, mais ce n’est meme pas clair s’il est en contact avec Cano, il pourrait meme etre en contact avec un “faux” Cano infiltré de l’armée.

  5. Fernand

    Jean-Philippe, vous avez raison. Le vrai nom de “Cano” c’est Guillermo León Sáenz, pas Vargas.

  6. Fabio

    Jacques, ca c’est dans El Espectador. Clara Rojas publiera bientot les memoires de son enlevement.

    ——————————-

    Clara Rojas alista publicación de su libro

    Según dijo la ex fórmula vicepresidencial de Íngrid Betancourt, “cada cual cuenta su historia”, dejando en vilo si en la publicación contará pormenores del nacimiento de su hijo y de su relación con la ex candidata presidencial

  7. vincent portier

    Bonne fête Jacques,je suis papa

  8. Fabio

    Article apparu dans Le Figaro Jeudi 24 Juillet

    Hugo Chavez achète de nouvelles armes en Russie

    Rio de Janeiro, Lamia Oualalou
    23/07/2008 | Mise à jour : 20:58 | Commentaires 35

    La modernisation de l’armée entreprise par Caracas met mal à l’aise les États-Unis et le Brésil.

    La visite que le président vénézuélien, Hugo Chavez, vient d’achever à Moscou a laissé comme un parfum de guerre froide. Venu rencontrer pour la première fois son homologue Dmitri Medvedev, Hugo Chavez a revendiqué une «alliance stratégique» avec la Russie pour faire face à «la menace des États-Unis» : une banque commune, pour financer les échanges commerciaux, des accords éner­gétiques, permettant aux géants russes du gaz et du pétrole d’explorer les réserves vénézuéliennes, et surtout, des achats d’armes.

    Entre 2005 et 2007, Moscou a vendu l’équivalent de 2 milliards de dollars d’armes à Caracas, notamment des avions de combats, et 100 000 fusils d’assaut Kalachnikov. Cette fois, le Venezuela projette d’acquérir des hélicop tères MI 28, des avions de surveil lance des côtes, des tanks, des systèmes de défense aériens ainsi que des sous-marins non atomiques. Hugo Chavez a même proposé à la Russie d’installer une base sur son territoire.

    Le président Medvedev a affiché son soutien sans ambiguïté à Hugo Chavez. Le Venezuela est le troisième client de l’industrie d’armement russe, après la Chine et l’Inde, et le premier en Amérique latine. Pour la Russie, le renforcement de cette alliance est aussi un pied de nez à Washington. Elle répond aux exercices conjoints de troupes américaines avec l’armée de Géorgie, la semaine dernière, ainsi qu’aux manœuvres diplomatiques de la Maison-Blanche pour installer un bouclier antimissiles en Tchécoslovaquie et en Pologne.

    Cependant, les achats du Venezuela ont relancé le débat sur une course aux armements en Amérique latine. Depuis 2005, Caracas a investi 4 milliards de ­dollars dans la modernisation de son armée. Un appétit qui rend les compagnies américaines d’autant plus mécontentes qu’elles ne peuvent pas en profiter : Washington a annoncé en 2006 un embargo sur les ventes d’armes au Venezuela, considérant que le pays ne «collaborait pas totalement» dans la lutte antiterroriste.

    Le Venezuela n’est pas seul à s’armer sur le continent. Le Chili investit des sommes colossales tous les ans, principalement au près de fournisseurs américains. C’est aussi le cas de la Colombie, puisqu’une bonne partie des 6 milliards de dollars, alloués par les États-Unis pour combattre le trafic de drogue, est dédiée à l’achat d’équipements américains. Au total, les dépenses de défense en Amérique latine sont passées de 25 milliards de dollars en 2003 à 38 milliards en 2007, selon l’Institut international d’études stratégiques (IISS) de Londres.

    Réactivation de la IVe Flotte
    L’augmentation s’explique par le boom des exportations de ressources naturelles hydrocarbures, minières et agricoles dont l’Amérique latine est riche, et par le souci croissant de les protéger. En ce sens, plus qu’inquiéter ses voisins, le Venezuela suscite leur envie, et notamment celle du Brésil. La réactivation en avril, par le Pentagone, de la IVe Flotte, un corps de la marine américaine chargé de sillonner les eaux d’Amérique du Sud et des Caraïbes, provoque une irritation croissante au sein de la puissance régionale.

    Les Brésiliens soulignent que cette décision a été prise juste après l’annonce de la découverte des gisements de pétrole susceptibles de contenir 90 milliards de barils, bouleversant la donne géopolitique de la région. Après les protestations du président Luiz Inacio Lula da Silva, le Sénat brésilien a envoyé des émissaires auprès de l’ambassadeur américain pour lui dire que les navires de la IVe Flotte n’étaient pas les bienvenus dans les eaux brésiliennes. Le diplomate a protesté, dans une tribune publiée par la presse brésilienne, que les intentions de la marine américaine étaient seulement «humanitaires».

  9. Daniel

    Cette interview est a priori complètement bidon
    Courrier International pourrait révéler que la sortie du Cd de Carla S ventant la blanche colombienne était une des conditions des Farc pour libérer Ingrid …
    Que le mystérieux émissaire français a remis a Cano un Cd dédicacé de la main de la camarade Carla de goche tendance BR ( Brigades rouge ) canal historique romaine
    Que Cano remercie la France pour la promo de leur came leur permettant d’acheter des canons AK47 avec ristourne au grand leader de la révolution bolivarienne , génie de la montagne des singes pour en finir avec Uribe valet de l’empire Roundup Monsento

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