LE REGIME DE HUGO CHAVEZ PERSECUTE SES OPPOSANTS, Y COMPRIS A L’AEROPORT DE CARACAS: LE TEMOIGNAGE DE CECILIA SOSA GOMEZ, EX-PRESIDENTE DU TRIBUNAL SUPREME DU VENEZUELA

10 novembre 2009 

Voici le témoignage de Cecilia Sosa Gomez, que j’ai recueilli lors de son intervention à Paris le 5 novembre 2009 devant des étudiants de l’école de journalisme de Sciences Politiques. 

Cecilia Sosa Gomez n’est autre que l’ex-présidente du Tribunal suprême du Venezuela. Poursuivie sous l’accusation, à tort, d’avoir signé les décrets du bref régime de Carlos Carmona, en charge du pays pendant 47 heures après le coup d’Etat contre Chavez en abril 2002, elle avait dû attendre pendant trois ans d’être amnistiée par le chef de l’Etat. 

Avant son départ pour Paris la semaine dernière, l’ancienne juge s’est sentí “persécutée à l’aéroport de Caracas. A peine arrivée devant le stand d’Air France, explique-t-elle, j’ai été abordée par deux membres de la Garde nationale. Ils m’ont bombardée de questions, du genre: “pourquoi vous voyagez seule, qu’allez-vous faire à Paris, qui vous invite, etc”. 

“Ces agents m’ont ainsi persécutée, mais ne poursuivent pas les guérilleros colombiens qui gravitent dans mon pays”, a-t-elle ajouté. 

 

Dans la salle, cinq membres de l’ambassade du Venezuela en France avaient noyauté les débats pour mieux en perturber le déroulement. L’un d’entre eux filmait les débats, avec des gros plans sur chacun des intervenants. 

 

Visiblement apeurée, Cecilia Sosa a eu le courage, malgré cette pression, de dénoncer les atteintes à la démocratie du régime chaviste. “Les nouvelles lois sur l’éducation et l’armée sont inconstitutionnelles”, a-t-elle confié. La première vise à éduquer la jeunesse pour un travail “sans patrón”, donc d’obédience communiste non prévue par la loi fondamentale. La seconde prévoit la création d’une milice bolivarienne pour pénétrer les entreprises aussi bien privées que publiques, alors que la Constitution circonscrit la Défense à trois forces: armée de terre, marine et forces aériennes. 

 


Un commentaire

  1. jose

    Etre “persécuté” à l?aéroport de Caracas par la garde nationale est chose courante meme pour les etrangers en transit.
    Il y a plus de deux ans, je voyageais de San Rose (Costa Rica) vers l’Afrique. En transit de deux heures a l’aeroport de Caracas pour prendre Air France, je fut accoste par des soldats armes de la garde nationale et enmene dans un local ferme. Ils m’ont fouille, questionne et photocopie mon passeport. Apres 15 minutes d’arrassements ils m’ont relache sans aucune explication.

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