QU’ATTEND LA COUR SUPREME DE COLOMBIE POUR INCULPER PIEDAD CORDOBA ? POURQUOI CE SILENCE DE LA PRESSE COLOMBIENNE ?

4 MAI 2009 N’ayons pas peur des mots. La sénatrice colombienne Piedad Cordoba, alliée des FARC,  me fait penser à Twilight, ce héros mondialement connu de Stephenie Meyer devenu un vampire. Piedad Cordoba ressemble à un tel monstre pour son rôle cruel dans l’affaire des otages aux mains de la guérilla. 

Comme les vampires assoiffés de sang, ce sinistre personnage du Congrès colombien insiste, à la demande des FARC, pour jouer le rôle d’intermédiaire dans la libération du caporal Pablo Emilio Moncayo, otage des terroristes DEPUIS 12 ANNEES, et dans la remise du corps du major Julian Ernesto Guevara à la famille de cet officier, qui s’est laissé mourir en 2006, après 9 ans de séquestration par les FARC. Le 25 avril, le président colombien Alvaro Uribe a confié au CICR (Croix rouge internationale) et à l’Eglise le soin de récupérer l’otage Moncayo et la dépouille mortelle de Guevara. Malgré son refus de céder aux exigences des terroristes, les FARC les ont renouvelées à la fin de la semaine dernière : ils veulent remettre leurs proies, l’une décédée depuis trois ans, à la sénatrice. Celle qui est marquée à jamais par sa complicité active avec les FARC, comme l’ont révélé les dossiers de Raul Reyes, l’ex-N°2 de la guérilla abattu le 1er mars 2008 par l’armée colombienne. Dans ces courriers, la sénatrice était signalée pour son opposition à la libération d’Ingrid Betancourt, avant l’opération Jaque qui devait permettre de sauver cet otage le 2 juillet 2008, au nez et à la barbe de ses geôliers !   

Le respect des deux martyrs, l’un encore en vie, l’autre en cendres, aurait dû imposer à la sénatrice de renoncer à une telle fonction de Dracula, de celui qui vit du sang et de la mort. Il n’en a rien été. Elle attend, dans son antre, que veuille bien céder le régime démocratique colombien au chantage de la guérilla. Pis encore. Cette sénatrice, suspectée par la Cour suprême pour ses liens avérés avec les FARC, n’a toujours pas été poursuivie par cette juridiction, prompte à accuser des sénateurs ou députés, souvent sans aucune preuve, pour des liens présumés avec les paramilitaires. 

Cette insoutenable légèreté illustre la complicité évidente de certains magistrats avec la mouvance terroriste. Imaginons une prise d’otages en France, comme celle survenue en 1993 dans une école de Neuilly, ville dont le maire était alors Nicolas Sarkozy. Le futur président aurait-il accepté que l’un des 25 enfants soit remis au trotskiste Olivier Besancenot, et non pas aux pouvoirs établis ? Que la séquestration des autres enfants durât douze ans ? Que chaque année, un autre élève soit remis au facteur communiste ? Je vous laisse répondre, en vous précisant que Sarkozy n’avait pas attendu des années pour résoudre le drame : le preneur d’otages avait été abattu par la police… Je suis frappé, tout autant ou presque, par le mutisme de la presse colombienne sur l’horreur en cours dans le double drame Moncayo-Guevara. Alvaro Uribe a fait une concession sans précédent il y a près de deux mois, en offrant aux FARC de négocier sans aucun préalable, excepté un cessez-le-feu de 4 mois pour parvenir à un échange entre les otages des FARC et les guérilleros emprisonnés. La guérilla n’a pas répondu. Elle a caché son refus sous un macabre écran de fumée : la remise du cadavre du major Guevara et de l’otage Moncayo. 

On pourrait s’attendre à voir les médias se mobiliser, et le peuple avec eux, pour exiger des FARC de s’asseoir à la table des négociations, avec pour résultats une solution globale qui ne serait pas limitée aux cas de Moncayo et du cadavre de Guevara. Ce n’est pas le cas. Je vais être méchant, mais sans l’être en réalité : le silence de la presse obéit à une stratégie politicienne. Dans un an exactement aura lieu l’élection présidentielle en Colombie. On ignore encore si Alvaro Uribe aura obtenu du Congrès le droit de se représenter. Une série d’intérêts masqués obèrent la réaction d’appui à l’initiative pacifiste du président que l’on pourrait attendre des médias locaux. Si le président réussissait son pari, il ferait passer sa cote de popularité, aujourd’hui  de 70%, à 90 ou 95%, comme ce fut le cas après la liquidation de Raul Reyes. Tous les candidats à sa succession disparaîtraient dans la trappe de l'histoire.

Je serai encore plus critique à l’égard des capitales européennes, si rapides à placarder la photo d’Ingrid sur la façade de leurs mairies entre 2002 et 2008. Qu’attendent-elles pour exiger des FARC d’accepter le rameau d’olivier tendu par Alvaro Uribe ? 


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LE PRESIDENT COLOMBIEN DENONCE LA FARC-POLITIQUE ET REJETTE LA PRESENCE DE PIEDAD CORDOBA DANS LA LIBERATION DES OTAGES DE LA GUERILLA

25 AVRIL 2009 

Ce virage stratégique de grande ampleur a été pris aujourd’hui par Alvaro Uribe face aux libérations au compte-gouttes de leurs otages par les FARC, qui exigent à chaque opération la présence de la sénatrice Piedad Cordoba, proche des rebelles. 

Seules la Croix rouge internationale (CICR) et l’Eglise catholique sont autorisées à  réceptionner le caporal Pablo Emilio Moncayo, séquestré depuis 12 ans (douze ans, vous avez bien lu) et dont la libération a été annoncée récemment par les FARC, a annoncé Alvaro Uribe. La guérilla exigeait de remettre leur otage à cette sénatrice d’extrême gauche, dont la complicité avec les FARC a été révélée par les documents saisis dans les ordinateurs de Raul Reyes, le n°2 de la guérilla abattu le 1er mars 2008. L’un des courriers nous avait appris son opposition à la libération d’Ingrid Betancourt par les FARC. Cette insane position explique pourquoi la sénatrice, jadis amie d’Ingrid, n’était pas allée saluer l’ex-candidate à la présidence colombienne quand elle avait été libérée par l’armée dans l’opération Jaque (Mise en échec) le 2 juillet 2008. 

Le chef de l’Etat a profité de cette annonce pour lancer une violente attaque contre la Farc-politique, les élus complices de la guérilla, et l’impunité dont ils bénéficient, à la différence des poursuites engagées par  la justice contre les amis des paramilitaires. « Le gouvernement ne va pas permettre l’impunité sous un prétexte humanitaire à des personnes qui devraient être en prison pour appartenance à la Farc-politique », a déclaré le chef de l’Etat. Il n’a pas cité Piedad Cordoba, mais sa mise en cause la concerne en premier lieu, elle et Carlos Lozano, l’un des chefs du parti communiste colombien (légal en Colombie, faut-il préciser). Depuis les révélations contenues dans les dossiers de Raul Reyes, la Cour suprême de Colombie a annoncé l’ouverture d’une information contre plusieurs élus, dont Mme Cordoba, mais sans jamais la concrétiser. Dans le même temps, cette Cour a continué de poursuivre des députés accusés de complicité avec les paramilitaires. 

Rappelons ici que les FARC, groupe terroriste aux yeux de l’Union européenne, détiennent encore 22 otages politiques, tous officiers de l’armée ou de la police, et des centaines de civils (entre 800 et 1600 selon les ONG) qui ne sont libérés que contre une rançon. 

Depuis le début de 2008, la guérilla a libéré deux otages le 10 janvier (dont Clara Rojas), quatre autres le 27 février, et six autres le 1er février 2009. A chaque fois, Piedad Cordoba avait été chargée par les FARC de réceptionner les otages, avec l’accord d’Alvaro Uribe. 

La réaction du président colombien s’explique à l’aune du contexte politique actuel. 

Depuis un mois, il a fait une concession de taille aux FARC, en les invitant à un dialogue de paix pour un échange entre les otages et les guérilleros détenus en Colombie, sans autre exigence qu’un cessez-le-feu de quatre mois pour permettre une telle négociation. Les FARC n’ont toujours pas répondu à cette offre. 

Last but not least (Enfin et surtout), l’élection présidentielle en Colombie a lieu dans un an. Alvaro Uribe est tenté de se représenter une troisième fois, si le Congrès l’y autorise après le recours à un référendum dont le principe n’a pas encore été avalisé par les élus. Le président n’est pas disposé à permettre à la sénatrice de profiter d’un « trafic de vies humaines », comme le dénoncent les Colombiens sur les sites internet, pour tenter de se présenter à la magistrature suprême, même si elle n’a aucune chance. Elle est honnie dans son pays, comme le confirment tous les sondages et les commentaires des internautes. 

Alvaro Uribe a déjà précisé qu’il était prêt à affronter « la pression internationale, de l’opinion et de l’opposition » après sa décision d’écarter la sénatrice ou ses amis de toute interférence dans les éventuelles libérations d’otages par les FARC. 

Pour ce faire, le président colombien risque de se retrouver bien seul, quand on connaît l’incapacité de ses diplomates à l’étranger, notamment à Paris, à expliquer le contexte colombien, et le refus des FARC de négocier. 



SI J’ETAIS MEDIATEUR INTERNATIONAL ENTRE LES FARC ET BOGOTA POUR UN ECHANGE ENTRE OTAGES ET GUERILLEROS DETENUS, LA QUESTION SERAIT REGLEE EN 30 JOURS, AVEC LA GARANTIE DU CICR ET L’AIDE LOGISTIQUE DE LA FRANCE

30 MARS 2009 

Pour avoir travaillé comme journaliste libre en Colombie, au Venezuela, en Equateur, et rencontré toutes les parties au conflit (Alvaro Uribe, Raul Reyes, Hugo Chavez, Rafael Correa, etc), je vous livre ce que serait mon plan comme médiateur, dans l’échange souhaité hier par les FARC entre leurs 22 otages politiques et les guérilleros emprisonnés en Colombie. 

Avec la concession de taille faite hier par les guérilleros, qui abandonnent pour la première fois le préalable de l’abandon par le pouvoir d’un mini-Etat aux rebelles, je prétends que le nœud gordien du conflit colombien pourrait être tranché en 30 jours. 

Voici ce plan : 

-        Une fois les deux parties d’accord avec ma médiation, menée sans aucun autre intermédiaire et hors la présence de tout média du début à la fin du processus, Bogota et les FARC décrètent un cessez-le-feu bilatéral d’un mois, renouvelable automatiquement pour un autre mois dès l’échange terminé. 

 

-        Le CICR sera garant de l’indépendance des contacts et des libérations envisagées, et la France sera responsable des conditions de transport et de sécurité. 

 

 

-        Les FARC me remettent la liste des guérilleros détenus dont ils attendent l’élargissement. Concomitamment, le gouvernement colombien me remet la liste des militaires et policiers aux mains de la guérilla. 

 

-        En compagnie de médecins du CICR et de son délégué en Colombie, et sous la protection unique d’une force logistique de l’armée française, ce laps de temps sera requis pour vérifier l’identité sur place des personnes, une à une, leur état de santé, et leur disposition, dans le cas de rebelles détenus, à réintégrer les rangs des FARC. 

 

 

-        Le gouvernement colombien ne pourra exiger l’engagement écrit des guérilleros emprisonnés à cesser le combat. Les FARC ne pourront exiger par écrit la réintégration dans leurs rangs des détenus qui souhaitent quitter la rébellion. 

 

-        Les deux listes définitives une fois closes, les personnes concernées par ces libérations seront acheminées vers un même lieu secret, toujours sous le contrôle du CICR et par la force française. Le plan de vol pour permettre l’acheminement des otages et des détenus rebelles vers ce lieu sera communiqué au chef de l’Etat colombien quand les appareils aériens français de transport seront prêts à décoller. Cette communication s’impose pour faciliter le survol sans encombre du territoire. 

 

 

-        Le rassemblement des otages et détenus une fois achevé, dans deux secteurs séparés du même lieu, les ex-otages seront les premiers à repartir vers le lieu assigné par le gouvernement colombien pour leur réception. Les guérilleros libérés seront acheminés vers le lieu assigné par l’Etat-major des FARC pour leur réception. 

 

-        Aucun contact avec la presse ne sera autorisé, ni pour les ex-otages, ni pour les ex-détenus rebelles, avant que la médiation ne soit annoncée par mes soins comme terminée avec succès. 

  

Un tel plan mériterait bien entendu d’être affiné dans un contexte de réalité. Mais je le prétends viable. 

NE CONDAMNONS PAS SANS PREUVE LE JOURNALISTE COLOMBIEN HOLLMAN MORRIS DANS L’AFFAIRE DES OTAGES

 

4 février 2009 

 

Connu pour ses positions de gauche et sa lutte contre Alvaro Uribe, Hollman Morris fait l’objet d’une enquête judiciaire dilligentée par le procureur Mario Iguaran après une plainte des quatre otages (trois policiers et un militaire), libérés dimanche par les FARC. Il lui est reproché l’interview forcée qu’ils lui ont accordée avant d’être relâchés, avec l’obligation par leurs geôliers de dire le plus grand bien de la guérilla sous peine de ne pas être libérés, voire d’être exécutés. 

 

Aucun d’entre nous ne se trouvait dans la zone du Guaviare où les otages ont été remis au CICR. Les paroles des uns (Morris) se heurtent à celles des autres (le ministre de la Défense Juan Carlos Santos). Même si je ne partage pas l’opinion de ce collègue, dont l’émission de TV « Contravia » colporte des points de vue proches de la guérilla, je respecte sa mission. 

 

Il se trouvait dans la zone des FARC au moment de la libération des quatre otages ? Pour moi, il n’a fait que son travail, même s’il a été aide par les rebelles pour ne pas sauter sur les mines antipersonnel placées par les FARC autour de la zone prévue pour ces libérations. Dans la recherche de l’information, toutes les sources doivent être recherchées, sous peine de n’être qu’un porte-parole du pouvoir établi. 

 

Hollman Morris a effectivement interviewé les otages, qui ont prononcé les textes exigés par les FARC. Mais il n’en a pas fait état, ni pour RFI, dont il est le correspondant, ni pour aucun autre média. S’il avait refusé d’enregistrer, il devenait à son tour un ennemi des FARC, et perdait ses sources. 

 

Avait-il l’intention de produire par la suite ces confessions forcées, si les quatre otages avaient décidé de ne pas les dénoncer après leur libération, par crainte pour leur vie et celle de leurs proches ?

 

A cette question, la réponse appartient au seul journaliste incriminé aujourd’hui par la justice, et j’espère qu’elle était négative, mais, dans les faits avérés, faute d’autre preuve tangente, même si les quatre ex-otages ont eu le courage de révéler le montage de la guérilla, il n’a commis aucun délit.     

 

Je vous joins le communiqué de RFI de ce soir sur cette affaire : 

 

Précisions de RFI sur la  mise en cause 

de l’un de ses correspondants en Colombie 

 

 

Hollman Morris, l’un des correspondants de RFI en Colombie, se trouvait dimanche 1er février sur les lieux de la libération de 4 otages détenus par les Farc depuis 2007 pour les besoins d’un documentaire dans le cadre de son métier de journaliste. Il est aujourd’hui accusé par le ministre colombien de la Défense, Juan-Manuel Santos, « d’affinités avec les Farc ». 

 

RFI souhaite préciser qu’aucune interview liée à cette libération n’a été proposée par Hollman Morris ou commandée par la radio. 

 

Hollman Morris  a uniquement réalisé deux correspondances sur la libération des otages pour RFI. 

 

Aucun propos des otages n’a été diffusé ou utilisé sur l’antenne de RFI. 

 

Hollman Morris est également directeur d’une émission de télévision consacrée aux droits de l’Homme et a été primé pour son travail par l’organisation Human Rights Watch. 

 

RFI a toujours soutenu la liberté de l’information dans le monde, a toujours respecté le principe d’impartialité de ses antennes et de ses journalistes. 

ALAN JARA EST DANS LES BRAS DE CLAUDIA ET DE ALAN FELIPE, SON EPOUSE ET SON FILS: LA PREMIERE PHOTO

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3 février 2009

 

Ce héros colombien, arraché d'une voiture de l'ONU en 2001 par un commando des FARC, a été acheminé jusqu'à Villavicencio (120 km au sud de Bogota) par l'hélicoptère brésilien du CICR après sa libération par les terroristes au terme de 8 années dans les chaînes de ces criminels contre l'humanité.

On imagine les retrouvailles émouvantes entre l'ex-otage et sa famille: Claudia Rugeles, sa femme, et Alan Felipe, son fils âgé aujourd'hui de 14 ans. Elles viennent d'avoir lieu sur la piste de l'aéroport de Villavicencio. Voici la 1e photo.

 



ALAN JARA A ETE LIBERE ET SE TROUVE DANS L’HELICOPTERE DU CICR

3 février 2009

Le CICR vient de l'annoncer

L’HELICOPTERE DU CICR EST PARTI CHERCHER ALAN JARA, L’OTAGE DES FARC DEPUIS 8 ANS ENFIN LIBERE

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3 février 2009

 

 

La nouvelle vient d'être annoncée par le porte - parole du CICR (Comité internationale de la Croix Rouge), Yves Heller.  A bord du Cougar brésilien ont pris place trois délégués du CICR, dont un médecin, et Piedad Cordoba.

 

L’EX-GOUVERNEUR ALAN JARA, L’OTAGE OUBLIé PAR L’ONU, MAIS UN HEROS POUR SES COMPAGNONS DE MARTYRE, VA ETRE LIBERE PAR LES FARC 8 ANS APRES SON ENLVEMENT DANS UNE VOITURE DES NATIONS UNIES

3 février 2009  

Si tous les otages des terroristes colombiens sont de héros, pour supporter depuis 11 ans parfois leur calvaire, enchaînés à un arbre dans la jungle, l’un d’eux, Alan Jara restera comme un seigneur pour ses camarades de captivité. 

Cet ancien gouverneur du Meta, appelé à retrouver sa famille ce mardi après sa remise au CICR par la guérilla, n’aura cessé de les aider à garder le moral, à les encourager, et même  à leur enseigner l’anglais et le russe !

Rappelons qu'Alan Jara a été séquestré par les FARC en juillet 2001 alors qu'il se déplaçait en Colombie en voiture avec le délégué de l'Onu. Les terroristes l'ont arraché du véhicule pour l'enlever. L'ONU a produit un communiqué pour protester, puis PLUS RIEN pendant 8 ans! 

Je vous rediffuse la lettre du colonel (aujourd’hui général) Luis Mendieta, adressée à ses proches en octobre 2008. Il y évoque le rôle de Jara. A chaque relecture, j’éprouve la même émotion, car j’imagine la réaction, devant ce courrier, de l’épouse du colonel et de ses deux enfants que je connais pour avoir passé une après-midi avec eux à Bogota en 2004 pour les interviewer pour l’AFP. 

Devant l’ignominie des FARC, les cheveux se dressent sur la tête. Le président Nicolas Sarkozy et son ministre de l’Education Xavier Darcos, ainsi que Bernard Kouchner, patron du Quai d'Orsay, devraient faire lire cette lettre d’un homme sous une torture permanente, alors otage depuis 10 ans, dans toutes les écoles de France et de Navarre. L’indignation le dispute au dégoût face à la description d’un tel crime contre l’Humanité. Les scènes décrites ont pour scène la Colombie, en plein XXIe siècle. C’est l’enfer de Dante revisité par les FARC. 

Voici la lettre, avec en gras les passages sur Alan Jara : 

« Grâce à Dieu, dans cette course contre le temps  j’ai pu écrire quelques lignes, car il est difficile de savoir à quel moment ils vont ramasser cette correspondance. Ceci est la lettre numéro 6, dans laquelle je vais vous parler de moi. Je commence avec les adieux que nous fîmes à Marlén il y a six ans et demi, laquelle  emporta la dernière correspondance écrite. A cette époque, nous étions 28 de la force publique à partager la captivité. Quelques jours après, est arrivé Alan Jara, ancien gouverneur du département du Meta. Plus tard est arrivé  le docteur Orlando Beltran, parlementaire, puis la représentante à la Chambre Consuelo Gonzalez. Nous avons partagé plusieurs mois ensemble. 

  

Avant de continuer je dois remercier tous ceux qui m’ont écrit et m’ont envoyé des présents avec Marlén. J’ai tout reçu. J’ai aussi répondu à toutes les lettres, mais elles sont restées au plus profond de la jungle, parce qu’il n’a pas été possible qu’elles en sortent ; en plus, beaucoup de cartes d’anniversaire, d’amour et d’amitié, des cartes de la fête des mères, etc. A Maria A, mes remerciements pour le pot de confiture, qui a été le dernier que j’ai mangé, ce que j’ai fait lors de mon anniversaire l’année suivante. Ce fut un festin, que j’ai beaucoup apprécié et que j’ai dégusté lentement. 

  

Je continue… ce mois de décembre là, Jorge Enrique Botero m’a fait une interview pour la télévision et que tous ont pu regarder et connaître, mais ils n’ont pas permis de donner une quelconque information sur les trois politiciens mentionnés. 

  

En cette fin de semaine, nous sommes un groupe de 31, nous avons réussi à partager un endroit en commun, et nous avons fait des activités d’intégration, en dépit des filets et des fils barbelés, de  sorte que nous, les captifs, nous avons pu passer ensemble les fêtes de fin d’année. 

  

En janvier, en raison d’incidents provoqués ou dus au mauvais état mental du caporal Peña avec moi et avec les autres, il a été retiré de l’endroit où nous étions et il a été emmené nous ignorons où, on nous a dit qu’on allait lui donner un traitement psychiatrique, mais depuis cette date nous ne savons rien de lui, malgré nos constantes demandes sur sa situation. Ce même mois de janvier, le docteur Gechen est arrivé à l’endroit où nous sommes en captivité, ainsi que Gloria de  Lozada. Nous avons passé plusieurs mois avec eux, puis nous avons été séparés. Nous restons alors 27 de la force publique et Alan, dans un endroit proche. Dix sont restés dans un autre endroit, car les deux femmes sont restées là-bas, avec le sénateur et le parlementaire, et nous y avons vu aussi Ingrid, Clara, le sénateur Pérez et les trois nord-américains. 

  

Nous avons vu que Clara était enceinte et quelques mois après elle enfantait dans des conditions infra humaines dans la forêt, d’un bébé qu’elle a nommé Emmanuel. Quelques jours après, à deux ou trois reprises, quelques-uns d’entre nous purent porter l’enfant, car ils l’amenèrent à notre site, parce que des hommes de la force publique sachant tailler et coudre lui fabriquèrent des petits vêtements, des petites chaussures, quelques petits jouets, un petit sac et beaucoup d’autres petites choses, alors à mesure que le bébé grandissait ils le prenaient pour prendre ses mesures et comme ça  ils pouvaient lui faire des vêtements, des chaussures et différentes choses, et dans cette besogne, plusieurs se sont distingués par leur ingéniosité et leur créativité comme Buitrago, Duran, Duarte, Moreno, Amaon, Bermeo, Salcedo, Donato et Beltran, qui ont des dons remarquables pour ces travaux. Ce qui a été confectionné l’a été avec du matériel récupéré dont chacun disposait, c'est-à-dire des vêtements d’occasion ou d’autres frusques qu’ils avaient reçus. 

  

Alan s’est distingué pour son aide, son intégration dès le premier instant avec nous et, par ses conversations et grâce à son expérience académique obtenue en Russie, grâce à ses voyages émaillés de nombreuses difficultés et obstacles, dans des dizaines de pays, grâce à son travail politique dans le département du Meta, il avait d’innombrables histoires à raconter et à faire partager ; c’est pourquoi nous l’écoutions toujours quand il racontait toutes ces expériences, ces difficultés, ces problèmes, ces aventures qui lui étaient arrivées lorsqu’il étudiait et pendant les voyages, les façons de travailler qu’il avait dû adopter pour pouvoir voyager et connaître le monde sans un sou mais avec une envie de s’en sortir. Une des anecdotes, qui le croirait, qui le croirait ! Alan crevait de faim en Russie !  

   

Les longs récits sur toutes ces situations occupaient le jour et la nuit, comme Alan avait été récemment aux Etats-Unis pendant trois mois pour étudier l’anglais, et avec l’aide de deux petits livres d’anglais qui étaient arrivés avec les preuves apportées par Marlén et avec le manuel que m’avait envoyé Johanita, nous avons commencé une sorte de cours d’une heure par jour, quand c’était possible et quand les conditions étaient favorables, nous étions peu nombreux, mais bientôt commença une longue traversée dans la jungle, due aux problèmes d’ordre public ; de nouveau nous fûmes enchaînés, séparés en petits groupes, et à l’occasion quand on faisait une halte on se voyait en chemin sur ces sentiers et en raison de problèmes de santé communs, j’ai pu saluer Ingrid, Clara, le docteur Perez et les trois américains. 

  

A mesure que les jours passaient et que le pénible voyage à pied continuait, plusieurs d’entre nous tombèrent malades. C’est ce qui arriva avec Ingrid, Malagon, Guevara et moi. On nous transportait dans des hamacs attachés à un bâton et qui faisaient fonction de brancards. Mais je vais vous raconter ce qui m’est arrivé : ça a commencé avec des douleurs dans les jambes, les os, les articulations. Pendant les marches, mes pieds enflèrent, au début de la maladie je marchais avec un bâton qui me servait de canne. Les marches se suivaient et je continuais à m’affaiblir, je boitais, ensuite j’ai dû marcher avec des fourches qui faisaient office de béquilles… quels voyages pénibles, avec les difficultés de la jungle, la pluie, les bestioles, jusqu’à une nuit où je suis arrivé à un endroit et le lendemain, impossible de me lever pour marcher, mais comme la marche devait continuer, alors ils me ou nous transportaient dans les conditions que j’ai mentionné avant, dans la maladie j’ai donc pu saluer et parler furtivement avec Ingrid qui était dans une civière de fortune. 

  

Les jours ont continué comme ça, jusqu’au jour où ils nous séparèrent tous, finalement ils firent plusieurs groupes et dans le nôtre nous restions 10 : le docteur Gechen, Gloria, le docteur Orlando Beltran, Consuelo, Alan, Donato, Murillo, Clara, Delgado et moi. (Cette lettre je l’ai commencée hier mais la lumière du soleil s’est arrêtée et malheureusement elle s’est abîmée. Alors ce matin je l’ai commencée, mai il pleut et il n’y a pas beaucoup de lumière, alors que Dieu permette que tout aille mieux et que je puisse continuer ce récit). 

  

Tous les 10 nous continuons ce pèlerinage jusqu’à ce que nous arrivions à un endroit où nous sommes restés plusieurs jours et où j’ai pu commencer à récupérer. Qu’est-ce qui m’est arrivé ? Je pense que quelques vaisseaux sanguins des jambes ont été affectés, le sang a afflué dans les jambes qui ont pris une couleur sombre, presque noire… j’ai craint le pire, mais grâce à Dieu on m’administra un antitétanique et quelques jours après on me fit 10 injections de pénicilline à 5 millions d’unités et peu à peu j’ai commencé à récupérer. 

  

A cause de la maladie, c’est logique, on me retira la chaîne cadenassée que j’avais autour du cou, mais il s’avéra que mes effets personnels, ils devaient les transporter et d’un jour à l’autre tout a disparu, c’est-à-dire je suis resté sans rien, uniquement avec ce que j’avais sur moi, heureusement au début de ce chemin de croix Delgado s’était proposé de m’aider en portant le petit paquet où je garde les photos, Dieu merci cela a été épargné, plus tard on me donna la veste du survêtement bleu que Maria A. m’a envoyé, je la conserve toujours et c’est devenu pratiquement mon pyjama.   

  

Delgado m’a aidé en me donnant deux slips, une couverture et une serviette de toilette, Murillo me donna un short pour la nuit, Donato me prêta un pantalon, Consuelito une chemisette et Gloria une paire de chaussettes, avec tout ça une autre étape de ce pèlerinage a commencé, quelques jours après ils apportèrent quelques vêtements pour nous tous, j’ai alors pu rendre la chemisette et le pantalon qu’on m’avait prêté et tâcher de porter ces affaires jour après jour. 

  

Alan m’a offert du papier toilette, Murillo me donna pendant quelques jours du dentifrice, mais ensuite j’ai passé trois semaines en me lavant les dents avec seulement de l’eau, car il n’y avait pas de dentifrice et mes compagnons d’infortune en avaient très peu, alors ça me faisait de la peine de leur en demander. Combien de temps a duré ma maladie ? Je n’ai pas une idée claire des semaines mais probablement ce furent cinq semaines sans pouvoir marcher. 

  

Les trajets pénibles en hamac, à traverser des rivières, des terrains difficiles, des marais, etc. les endroits où ils me laissaient, il y avait des bêtes de toutes sortes : des mouches, des moustiques, des taons, des anophèles[i][4], des mostacillas, des fourmis de couleurs et de tailles diverses, des araignées, des abeilles, des guêpes de différentes tailles ; que je chassais et chassais de la main. Il me fallait me traîner dans la boue pour faire mes besoins, avec l’aide uniquement de mes bras puisque je ne pouvais pas me lever, et quand on commença le traitement, ils me firent aussi un massage dans les jambes avec de la crème déodorante Yodora  et comme un enfant j’ai recommencé à marcher, d’abord j’essayais de faire un pas seul, puis quelques pas avec des bâtons, mieux, des fourches, qui ressemblaient à des béquilles, ainsi j’ai pu aller aux toilettes seul, après avec un bâton comme support, après jusqu’à ce que puisse recommencer à marcher lentement, Dieu merci nous étions près d’un torrent et là j’ai pu faire quelque thérapie à mes jambes dans l’eau, en faisant des exercices comme par exemple essayer de bouger les jambes comme quand on nage, ainsi j’ai pu récupérer petit à petit, étant dans ce handicap il y eut un incident de malentendus dans le groupe, alors à cause de l’intervention de quelqu’un on recommença à me mettre une chaîne cadenassée autour du cou, à m’attacher à un poteau alors que jusque là je commençais ma convalescence. Je pense que mon Dieu est très grand et je crois qu’à ce moment là vous avez prié beaucoup, grâce à vos prières et je ne sais quoi d’autre, je me suis sorti partiellement de cette maladie. 

  

Ces jours-là j’ai entendu à la radio un message de Carmenza, où elle dit que Noticias uno et El Tiempo informaient de ma mort dans un bombardement, je crois que vous avez prié encore plus et le résultat ça a été mon rétablissement. C’est alors que j’ai attrapé la Leishmaniose et que je me suis fait sept plaies sur le corps qui m’ont laissé des cicatrices. 

  

Ils m’ont fait 38 injections de Glucamtil dans les jours qui suivirent et j’ai pu me sortir de cette autre maladie parasitaire. Je dirais que pendant cette captivité ma santé a tenu 6 ans, et qu’ensuite  mon affaiblissement n’a pas cessé, de rechute en rechute. Dans les mois suivants, il y eut d’autres marches qui duraient non plus des semaines mais des jours, d’autres endroits où nous avons vécu, une quantité d’inconvénients et d’incidents entre nous, des représailles de la guérilla, plusieurs, nous restreignant les choses, l’espace, les moyens, etc. c’est difficile de répartir chaque chose qui arrive et qu’ils nous donnent, pendant ces mois j’ai eu deux crises de paludisme, dont une qui a duré 20 jours, pendant lesquels j’étais couché, avec beaucoup de médicaments, enfin je me suis rétabli, mais depuis je ne sais pas si c’est à cause des médicaments ou quoi, c'est-à-dire ça fait plus d’un an et demi que j’ai une douleur dans la poitrine, sur le côté ou qui sait, au cœur, c’est comme un point qui certains jours fait mal, d’autres jours moins mal, pendant les premiers mois où j’avais mal, Donato et Murillo me firent des ventouses avec une bougie, une pièce de monnaie et un flacon mais la douleur n’est pas passée, ensuite l’infirmier a continué de dire que c’était à cause du froid et du vent, pour autant lui et Consuelo, avec du papier toilette et des emballages de papier hygiénique, ils m’ont fait des ventouses pour l’oreille, mais la douleur revient, après j’ai demandé de l’aspirine pour les cardiaques,  j’en ai consommé une vingtaine mais comme la douleur persistait j’ai laissé tomber, aujourd’hui je tâche de contrôler la douleur avec de la crème Voltarène, mais surtout en faisant des respirations et en marchant autour de notre endroit avec Alan, parfois 20, 30, 40, 50 minutes d’affilée ou une heure, selon le climat et selon d’autres facteurs, ça m’a servi, enfin là j’arrive à contrôler, pourtant pendant la marche, les os, les articulations des jambes me font spécialement mal, surtout les genoux, alors il y a des fois je ne marche pas, pour autant la douleur dans la poitrine revient. Dans le dos, sur le côté, j’ai une tache violette, qui parfois me fait mal, je pense que c’est la séquelle d’un coup quand j’étais porté en hamac. 

  

Ces quatre dernières années nous n’avons pas eu de livres à lire, on peut compter sur les doigts d’une main les revues de Semana et Cambio que nous avons eues et que nous avons lues et relues. Le plus important c’est le temps que nous passons quand on le peut, Alan, Donato, Murillo et moi,  à étudier l’anglais pendant une heure, selon l’état d’esprit et d’autres facteurs comme la pluie, etc. Alan, Donato et moi nous étudions une autre heure de russe, Alan  est un bon professeur et nous passons comme ça des heures, cependant à cause de l’âge, des neurones perdues à causes des maladies, à cause de la captivité, le manque d’éléments pour étudier, les livres, les cahiers, les crayons etc., ce travail est difficile et c’est dur d’apprendre, mais enfin on continue à le faire, ça nous sert de thérapie et ça nous occupe le temps,  au moins comme dirait José Luis, nous en sommes aux verbes être et avoir, non seulement en anglais mais aussi en russe, et nous essayons d’apprendre quelques verbes, conjugaisons, expressions, et en général de la grammaire anglaise et russe.  

  

L’autre partie du temps, on joue aux cartes, aux parqués, aux dominos, certaines fois on joue aussi, tous les quatre avec Consuelito, c’est sûr qu’elle vous racontera en détail tout ce que nous avons fait pendant ces années. Recevez tous le bonjour d’Alan, Donato et Murillo. 

  

De nouveau je vous dis au revoir en vous souhaitant à tous un joyeux Noël et une heureuse année 2008. Que Dieu vous accompagne, que la Vierge vous protège et veille sur vous, veillez sur vous tous aussi, aidez-vous les uns les autres, que les grands aident les petits, que les parents aident les enfants, les enfants aident leurs parents, les frères et sœurs entre eux, les neveux, les familles. Dieu et la Vierge les guident. 

  

Luis. 



PIEDAD CORDOBA RESTE DANS LE DISPOSITIF DE LIBERATION POUR LES DEUX DERNIERS DES SIX OTAGES

2 février 2009 

Le président Alvaro Uribe a pris cette décision à la demande du CICR. Apparemment elle sera la seule avec la Croix rouge à emprunter l’hélicoptère colombien pour la libération de Alan Jara et Sigifredo Lopez, à partir de mardi à 14H00, heure de Paris. 

« Le gouvernement le fait par solidarité avec les familles et les otages », a indiqué un communiqué de la présidence, avant d’exprimer « sa préoccupation pour l’exaltation du terrorisme qui a eu lieu hier, au moment même où les FARC faisaient exploser une voiture piégée à Cali, avec 2 morts et 4 blessés ». 

Cette exaltation du terrorisme citée par Uribe concerne le show médiatique réalisé par Cordoba hier à l’occasion de la libération de trois policiers et d’un militaire par la guérilla. La sénatrice avait emmené avec elle des sympathisants des FARC, autoproclamés « Colombiens pour la paix », dont Ivan Cepeda et le journaliste Jorge Enrique Botero, ex-directeur de Telesur, la chaîne publique de propagande castriste montée en Amérique Latine par Hugo Chavez, un autre proche des FARC. 

Piedad Cordoba a pris le temps de s’asseoir hier pour discuter avec les guérilleros qui avaient libéré les quatre otages, et de poser pour les photos de Botero, alors que les familles des séquestrés attendaient avec impatience le retour des leurs. 

Le scandale s’est poursuivi avec des déclarations incendiaires de Cepeda et Botero sur ce retard dû selon eux au survol des lieux par l’armée, à même de compromettre ces libérations. Toutes les autorités de Bogota ont formellement démenti ces accusations. 

Enfin Botero a profité de l’avantage que lui donnait la sénatrice pour remettre ses photos de la libération à l’agence américaine AP (Associated Press), sans daigner les fournir aux agences Reuters et AFP. Dans ce cas précis, les agences travaillent TOUJOURS en pool quand la place manque dans un avion ou un hélico : un seul photographe travaille et fournit ses photos à toutes les agences. Devant le tollé, Botero a affirmé n’avoir pas touché un sou, et démenti avoir reçu 20.000 dollars d’AP. Je reste interloqué par les étranges relations entre l’agence américaine et cet ami des FARC, qualifiées de terroristes par Washington.
Ce Jorge Enrique Botero  a toujours eu ses entrées chez les FARC. Il avait pu filmer en 2003 les trois Américains enlevés par la guérilla, et les interviewer, ainsi que d’autres otages. Les rebelles lui avaient également révélé l’existence d’Emmanuel, le bébé que Clara Rojas a eu après une liaison avec un guérillero en 2004. Il en avait fait un livre. 

 

LE PRESIDENT ALVARO URIBE EXCLUT PIEDAD CORDOBA ET LE GROUPE « COLOMBIENS POUR LA PAIX » DES OPERATIONS DE LIBERATION DE DEUX AUTRES OTAGES DES FARC

2 février 2009 

Alvaro Uribe a annoncé cette nuit qu'il n'autorisait plus aucune autre médiation, sauf celle du CICR et du Brésil, pour la libération des otages des FARC Alan Jara et Sigifredo Lopez, prévue ce lundi et mercredi. 


“Le gouvernement ne peux pas permettre que le terrorisme continue à se moquer de la douleur des otages et de leurs familles”, a déclaré Alvaro Uribe depuis la présidence.
“Par conséquent, seul le Comité international de la Croix-Rouge, avec l'appui logistique du Brésil, est autorisé à poursuivre cette opération, ce qui est suffisant pour un geste humanitaire”, a poursuivi le président lors de cette allocution solennelle. 


La déclaration présidentielle a eu lieu après la libération dimanche de quatre otages, trois policiers et un militaire. 

 

Depuis trois jours, Piedad Cordoba et des membres de « Colombiens pour la paix », sorte de bras politique des FARC toléré par le régime démocraqtique, n’ont cessé d’évoquer des opérations militaires à même de menacer la libération des six otages, ce qui a été fermement démenti par le pouvoir. 

“Il y a eu des vols de la force aérienne colombienne qui ont respecté les plafonds autorisés. Il n'y a pas eu d'opérations militaires offensives”, a assuré le président colombien. 

Les terroristes des FARC avaient exigé en décembre que les six otages soient remis à la sénatrice Piedad Cordoba, véritable courroie de transmission de la guérilla comme en témoignent les documents saisis dans les ordinateurs de Raul Reyes, le chef des FARC abattu le 1er mars 2008. Dans l’un de ces textes, les FARC relatent que Piedad Cordoba était opposée à une éventuelle libération d’Ingrid Betancur par les rebelles. 

La décision d’Uribe pourrait menacer la libération des deux otages Alan Jara et Sigifredo Lopez si les FARC exigent à nouveau la présence sur place de la sénatrice. J’avoue ne pas comprendre pourquoi le président colombien l’a exclue des dernières opérations, au risque de les faire annuler par les terroristes. 

Il est évident que le chef de l’Etat a dû être révulsé par le show médiatique de la sénatrice du groupe « Colombiens pour la paix », dont le porte-parole du parti communiste (autorisé en Colombie, faut-il le rappeler, notamment à tous ceux, comme le trotskyste français Olivier Besancenot, qui évoquent une « dictature »), Carlos Lozano, à l’occasion des quatre libérations. Mais il devait s’y attendre, comme nous ici nous y attendions, bien évidemment, et il aurait dû dès le départ s’opposer à la médiation Piedad Cordoba et consorts au lieu de le faire maintenant. Ce n’est pas aux terroristes de dicter leur loi. En tout cas, je ne comprends pas la présence des “Colombiens pour la paix” dans les opérations. Ils ont été invités par Piedad Cordoba, et le pouvoir colombien a laissé faire.

Une fois de plus, Alvaro Uribe est bien mal conseillé…

LES DERNIERES 24 HEURES DANS LEURS CHAINES POUR 4 OTAGES DES FARC

31 JANVIER 2009

D'ici mardi, six otages auront été relâchés par les terroristes colombiens, sur les 800 qu'ils retiennent enchâinés ou dans des culs de basse-fosse.

La délégation chargée de recueillir les quatre premiers - trois policiers et un militaire - se trouve à Sao Gabriel da Cachoeira, dans l'Amazonie brésilienne, à la frontière de la Colombie. C'est de là que partira l'hélicoptère brésilien, avec le logo du CICR, pour récupérer les demain dimanche les séquestrés et les conduire à la base de Villavicencio, à 120 km au sud de Bogota.

On imagine la tension, la peur, et la hantise d'être décu dans les familles des 26 militaires ou policiers aux mains de la guérilla, qui n'a pas daigné donné le nom des quatre heureux élus.

Lundi, ce sera le tour d'Alan Jara, ex-gouverneur du Meta, puis, mardi, de Sigifredo Lopez, ancien député de Calil, de retrouver leurs proches.

Certains des otages ont déjà passé 11 ans enchaînés par les FARC dans une jungle hostile, dans la maladie ou les infections pour la plupart, quand il ne s'agit pas de l'hépatite, de la leishmaniose, du paludisme ou de la dengue.

 

QUATRE DES SIX OTAGES DES FARC LIBERES LE 1ER FEVRIER SERONT TROIS POLICIERS ET UN MILITAIRE

29 JANVIER 2009 

L’information a été fournie par Luis Carlos Restrepo, Haut commissaire colombien à la paix. On ignore toujours leur identité. 

Un hélicoptère du Brésil, avec le logo du CICR, sera chargé de transporter les quatre otages libérés. L’armée colombienne a déjà donné son accord pour cesser toute opération militaire dans la zone concernée. 

La libération des deux derniers des six, sur 800 otages aux mains des FARC, aura lieu à des dates ultérieures. Il s’agit de Alan Jara, ex-gouverneur arraché d’un véhicule de l’ONU en 2001, et du député Sigifredo Lopez, unique survivant après l’exécution par la guérilla de ses 11 collègues parlementaires de Cali.

Pourquoi les FARC ne donnent-elles pas le nom des quatre officiers qu'elle va libérer ? Si ce n'est pas du sadisme, je ne comprends pas de quoi il s'agit.

LA LIBERATION DES 6 OTAGES DES FARC INTERVIENDRA D’ICI 11 JOURS AVEC L’APPUI DU BRESIL

 27 janvier 2009 

Yves Heller, porte-parole du CICR à Bogota, a annoncé l’arrivée imminente d’un expert militaire brésilien en Colombie pour planifier l’envoi d’hélicoptères par Brasilia dans le cadre de la libération des 6 otages, annoncée par les FARC le 21 décembre. La sénatrice Piedad Cordoba, chargée par les FARC de coordonner les opérations, avait affirmé la veille que la concrétisation de ces libérations aurait lieu d’ici 10 à 12 jours. 

Rappelons que le gouvernement colombien a accepté les trois conditions des terroristes, qui détiennent au moins 800 otages civils : que les 6 libérables soient confiés à la sénatrice, complice avérée des FARC, que l'opération soit supervisée par le CICR, et que les appareils chargés de les transporter appartiennent à un autre pays que la Colombie. On ignore toujours qui seront les 4 militaires/policiers libérés avec Alan Jara, ex-gouverneur, et Sigifredo Lopez, ancien député. Ce dernier est l’unique rescapé de l’horrible exécution par les FARC, le 18 juin 2007, de ses 11 collègues députés de Cali cinq ans après leur séquestration. 

LES SIX OTAGES DES FARC VONT ETRE LIBERES EN COLOMBIE

24 JANVIER 2009 

Cette précision d’importance a été apportée par Yves Heller, le porte-parole en Colombie du CICR, organisme suisse chargé par la guérilla de recevoir, avec la sénatrice Piedad Cordoba, les otages dont la libération a été annoncée le 21 décembre dernier.  Fini donc le show attendu par les FARC, qui souhaitaient remettre les six hommes, outre le CICR et la sénatrice d’extrême gauche, à des médiateurs internationaux complices des rebelles, pour en faire un spectacle international, comme en 2008. 

Rappelons que sur les six bénéficiaires, seuls sont annoncés les noms d’Alan Jara, ex-gouverneur, et de Sigifredo Lopez, ancien député. L’identité des quatre militaires ou soldats concernés, sur les 26 officiers  otages des FARC, n’a toujours pas été diffusée par leurs tortionnaires. Ce mystère laisse donc depuis 33 jours sans dormir 26 familles  qui espèrent bénéficier de cette mesure. 

La logistique sera assurée par des hélicoptères du Brésil.

PIEDAD CORDOBA PART AVEC LE CICR CHERCHER LES 6 OTAGES DONT LES FARC ONT ANNONCE LA LIBERATION DEPUIS UN MOIS

23 JANVIER 2009 

L’attrait du prix Nobel de la Paix 2009 dont elle rêve a changé notre sénatrice colombienne d’extrême gauche ! Au lieu de monter le show souhaité par les FARC pour lui remettre six otages avec des personnalités proches de la guérilla, comme les terroristes l’avaient fait en 2008, elle vient d’annoncer sa détermination à aller avec la seule Croix Rouge chercher les séquestrés, mais sans préciser de date. 

La sénatrice au turban a fait cette révélation au quotidien El Tiempo, de Bogota. « C’est un risque que j’assume face aux FARC », a-t-elle annoncé. Les rebelles auraient voulu monter un spectacle avec la présence de Hugo Chavez ou d’autres rouages des FARC au niveau international, comme le Représentant démocrate américain James McGovern, évidemment rejeté par Bogota pour ses liens avec les rebelles. 

Les FARC ont annoncé le 21 décembre la libération de six otages, dont Alan Jara, ex-gouverneur, et l’ancien député Sigifredo Lopez, mais sans jamais donner le nom des quatre militaires ou policiers qu’ils veulent relâcher, ce que regrette d’ailleurs indirectement Piedad Cordoba dans ses aveux à El Tiempo. 

LE NOUVEAU CHANTAGE DES FARC POUR LIBERER SIX OTAGES TOURNE A L’ABJECTION EN COLOMBIE

Me revoici en action, plus que jamais, sur ce blog !

 

07 janvier 2009 

 

La libération de six otages par les FARC, annoncée en décembre 2008, a été remise en cause soudainement par la surenchère habituelle des guérilleros, la nuit dernière, dans un communiqué à l'agence ANNCOL, proche des FARC et basée en Suède. Je le redoutais, et j'eûs aimé me tromper…

Le président démocratique de Colombie, Alvaro Uribe, avait-il à peine imposé la présence du CICR et accepté les conditions des FARC, soit la remise des six séquestrés à la sénatrice d’extrême gauche Piedad Cordoba, que la subversion annonçait deux exigences supplémentaires pour concrétiser ces libérations: 

-     La présence d’un délégué du mouvement « Colombiens pour la paix », formé de crypto-guérilleros ou sympathisants des FARC, dont les leaders trotskystes français Alain Krivine et Olivier Besancenot, deux anciens candidats à la présidence de la République française. 

-     La présence également d’une « personnalité démocratique d’un pays frère ou de la communauté internationale pour servir également de garant ». 

La palinodie tortionnaire est devenue un gène chez les terroristes colombiens. Les FARC reviennent en arrière, et torturent les familles des 28 otages « politiques » dans une pression mentale que je connais bien pour avoir travaillé comme journaliste de l’AFP sous le régime cubain de 1979 à 1981. 

Imaginez le cauchemar collectif en cours chez les proches des 28 otages, tous enchaînés depuis plus de six ans : ils redoutent désormais que les six victimes – trois policiers, un soldat, l’ex-gouverneur Alan Jara, et l’ancien député Sigifredo Lopez – restent attachés à leur arbre ad vitam aeternam. Et les noms des quatre officiers en passe de recouvrer la liberté n’ont toujours pas été révélés par les FARC ! 

 

Les terroristes sont encouragés dans leur jusqu’au-boutisme par le silence du pouvoir français, d’Ingrid B., de sa famille, des comités pro-Ingrid (dont l'ineffable Olivier Roubi) et des médias hexagonaux depuis la libération de Mme Betancur. Paris avait pourtant affirmé vouloir se battre pour tous les otages des FARC. Ce n’était qu’un vœu pieu. La presse française avait transformé en show l’arrivée en France le 3 juillet d’Ingrid Betancur, avant de taire désormais la barbarie en cours en Colombie. 

 

Ce nouveau chantage vise à donner une publicité politique aux terroristes des FARC si les deux délégués en question participent aux opérations de libération. 

Les heureux élus ne manqueront pas de vanter à tout coup les louanges d’une guérilla « humaine » avec cet acte unilatéral, quand bien même elle séquestre dans des conditions infra-humaines plus de 800 civils en plus des 28 politiques. 

Aucune démocratie ne peut accepter un tel chantage. Qu’attend Nicolas Sarkozy pour le dénoncer, lui qui avait exigé la libération unilatérale de TOUS les otages l’an dernier ? 

HALTE AU CALVAIRE DES OTAGES EN COLOMBIE !

26 décembre 2008 

800 otages colombiens pourrissent dans la jungle sous le joug des FARC, certains depuis ONZE ans, et six d’entre eux attendent leur libération  prochaine, annoncée par les terroristes pseudo-communistes. 

Cette époque sacrée, entre Noël et le Nouvel An, s’est convertie en 2008, pour les familles de ces victimes, en un martyre pire que jamais, dans l’oubli total de la communauté internationale. 

Ni le pape Benoît XVI, ni Ingrid Betancur, ni le président français Nicolas Sarkozy n’auront eu le moindre mot, le jour de Noël, pour appeler les FARC à libérer leurs victimes. 

La barbarie des terroristes colombiens continue sans vergogne, avec un zeste supplémentaire de cruauté : malgré l’appel des familles de militaires et soldats otages, les FARC n’ont toujours pas révélé les identités des trois officiers militaires et du gradé de la police qu’elles ont l’intention de libérer, en même temps que les anciens élus Alan Jara et Sigifredo Lopez. 

Mettons-nous un instant dans la peau de ces proches. Ils ont appris depuis une semaine que les rebelles vont relâcher quatre gradés, mais ils sont au total 26 officiers aux mains des FARC. Qui va sortir de l’enfer ? Qui restera ? 

Le sadisme de la guérilla se nourrit de ces horreurs. Pour le compléter, la sénatrice d’extrême gauche Piedad Cordoba, complice des FARC qui l’ont déléguée pour recevoir les six bienheureux, n’est pas en reste. Elle souhaite la présence d’une commission internationale pour cette libération, avec personne d’autre que les délégués des pays suivants : Venezuela, Equateur et Argentine. Ce sont tous des régimes ennemis de son propre pays ! 

Le président colombien Alvaro Uribe a déjà annoncé qu’il donnait tout pouvoir au CICR (Comité international de la Croix rouge) pour assurer ces libérations, et à personne d’autre. 

Tous les autres otages, auxquels nous nous devons de penser sans relâche, sont hélas appelés à moisir davantage sous la terreur des FARC. Les rebelles ont à nouveau annoncé hier leur exigence préalable d’un mini-Etat pour négocier un échange entre leurs victimes et les guérilleros emprisonnés en Colombie. 

Qu’attend notre président Nicolas Sarkozy, un an après sa supplique à « Monsieur Marulanda » en faveur d’Ingrid Betancur, pour lancer un appel à « Monsieur Alfonso Cano », nouveau chef des FARC, afin de le rencontrer et d’obtenir la libération des otages contre la reconnaissance politique d’une guérilla désormais sensible aux valeurs de l’Humanité ? 

VOICI LA COUVERTURE ET LE VERSO (4E DE COUVERTURE) DE MON LIVRE: LES SECRETS DE L’OPERATION BETANCOURT (FAYARD)

fayardcouveet4e081020081.pdf

Mon enquête sort le 3 novembre 2008 en librairie. Réservez-le livre, publié chez Fayard !

Jacques Thomet

LE CICR DISTRIBUE 60 TONNES DE VIVRES EN URGENCE A 4.400 DEPLACES EN COLOMBIE

 

2-09-2008  

Ces dernières semaines, les affrontements qui ont opposé les forces gouvernementales et les groupes armés ont aggravé la situation humanitaire dans différentes localités des départements de Cauca
et de Nariño. 
 
Plus de 4 400 personnes ont fui leur foyer ou n’ont pas accès à leurs
activités de subsistance et sont donc en butte à des difficultés. Le
Comité international de la Croix-Rouge (CICR) vient d’achever la
distribution de secours d'urgence comprenant 60 tonnes de vivres et
d'articles d'hygiène destinés à ces personnes.

Dans le département de Cauca, plus de 1 300 personnes de différents
villages se sont rendues au chef-lieu de la municipalité de López de
Micay. Plus de 350 habitants de cette région ont également dû interrompre
leurs activités parce qu’ils ne peuvent pas accéder aux zones rurales.
Dans le Nariño, plus d’un millier de personnes des municipalités de
Barbacoas, Satinga et Policarpa ont elles aussi été contraintes
d'abandonner leurs terres et plus de 1 750 habitants de Policarpa ont été
forcés d'interrompre leurs travaux agricoles, ce qui entraîne de graves
conséquences économiques pour leurs familles. Les personnes déplacées, en
grande majorité des femmes et des enfants, vivent aujourd’hui entassées
chez des habitants de la région.

« La situation engendrée par le conflit armé dans ces zones est
particulièrement inquiétante tant pour les habitants que pour les
personnes déplacées », a déclaré Serge Thierry, chef du bureau du CICR à
Cali. « Bon nombre de personnes n'ont pas d'autre choix que d'abandonner
leur foyer et perdent donc leurs moyens de subsistance. »

Le CICR continue d’être préoccupé par l’intensification du conflit armé
dans cette région du pays, qui durant les derniers mois, a contraint des
milliers de personnes à fuir pour trouver refuge dans des endroits plus
sûrs, ainsi que par le sort des habitants qui vivent dans des conditions
précaires. L’institution continuera à évaluer la situation humanitaire
dans la région afin d'apporter, si nécessaire, une nouvelle aide à ces
victimes du conflit armé.

LE CICR HELIPORTE 11 TONNES DE NOURRITURE ET MATERIEL D’URGENCE POUR LES INDIENS DU CHOCO

 

  

13 août 2008 

 

La polémique sur l’utilisation par le commando de l’Opération Jaque en Colombie d’un écusson du CICR n’empêche pas la Croix rouge internationale de poursuivre ses missions sur le terrain. 

 

Onze tonnes de nourriture et matériel d’urgence ont été héliportés dans douze navettes par le CICR dans la région de Miacora et La Divisa les 8 et 9 août pour venir en aide à 650 indiens Embera Katio, contraints de quitter leurs territoires en raison des affrontements entre l’armée et la guérilla dans le Choco, au nord-ouest de la Colombie. 

 

On ne répétera jamais le rôle positif du CICR dans les zones de conflit dans le monde, et notamment en Colombie.