LA COLOMBIE VA, HELAS, RETOMBER EN ENFER

08 février 2010

 

 Avec l’avènement d’Alvaro Uribe au pouvoir en 2002, j’ai sincèrement cru qu’enfin cette admirable Colombie, pour les qualités de son peuple, allait enfin se dépouiller de sa vieille défroque : violence, drogue, terrorisme, corruption, pour rejoindre le Premier monde. 

Mes espoirs s’évanouissent au fil de l’eau, ou plutôt des torrents de sang, de boue et de pourriture que véhicule l’actualité du pays andin. 

La Colombie va retomber en enfer, après avoir réussi à en faire émerger sa tête, grâce, il faut le dire, à l’action d’un président énergique, mais aux pieds d’argile. 

Le 31 mai prochain, les 46 millions de Colombiens vont se donner un nouveau président, qui ne sera plus Alvaro Uribe. Quel que soit le nouvel élu – probablement Juan Manuel Santos, héritier du groupe qui dirige les médias locaux avec le quotidien El Tiempo et l’hebdomadaire Semana -, je crains cette rechute, tant les programmes des candidats à la succession manquent d’une totale originalité. 

Je souhaite me tromper, bien entendu, pour le bien de la Colombie, dont les travailleurs, employés, cadres et femmes ou hommes de bien – l’énorme majorité – ne méritent pas un tel retour en arrière. 

Voyons d’abord le bilan d’Alvaro Uribe : 

-        En 2002, il hérite d’un Etat confronté à 3.200 enlèvements perpétrés chaque année par la guérilla. 

-        En 2009, le chiffre tombe à moins de 200 par an. 

-        Les crimes passent dans le même temps de 45.000 à 15.000 par an. 

-        Trafiquants de drogue, dirigeants des FARC et chefs des paramilitaires sont extradés aux USA pour y être jugés, par centaines. 

-        30.000 paramilitaires se rendent et déposent les armes, dans le cadre de la loi Justice et Paix. 

-        Le n°2 des FARC, Raul Reyes, est abattu par l’armée colombienne le 1er mars 2008. 

-        Les héros de l’opération Jaque, le 2 juillet 2008, tous des agents secrets colombiens, libèrent Ingrid Beancourt et 14 autres otages des FARC, dont 3 Américains enchaînés depuis cinq ans dans la jungle. 

Dans le même temps, quel est le passif : 

-        Les cultures de coca, base de la cocaïne, continuent dans les mêmes proportions malgré les six milliards de dollars apportés par les USA, grâce au démocrate Bill Clinton, pour éradiquer les plantations. 

-        AUCUNE ambassade colombienne n’a jamais rapporté en public ni les succès ni les projets du gouvernement colombien à l’étranger, notamment à Paris pendant les six ans du scandale Ingrid Betancourt (un scandale français !). 

-        Uribe s’est entouré de personnages peu recommandables, comme son ministre de l’Intérieur Fabio Valencia Cossio, ou son ex-conseiller José Obdulio Gaviria. 

-        L’armée, respectable à la base, subit le contrecoup des accusations contre les « faux positifs », ces centaines de jeunes gens de la banlieue abattus comme s’ils avaient été tués par la guérilla, pour renforcer les bilans des succès militaires. 

-        Les procureurs successifs, censés représenter la Nation souveraine comme dans n’importe quel Etat de droit, n’ont jamais entamé la moindre poursuite contre les complices des FARC au plus haut niveau, comme la sénatrice proche de la guérilla Piedad Cordoba, et les membres de la Cour suprême en cheville avec la mafia. 

-        Pis encore : jamais le pouvoir n’a daigné défendre le colonel Alfonso Plazas, héros de la libération du palais de justice de Bogota en 1985, mais incarcéré depuis deux ans sans aucune preuve que de faux témoignages pour la présumée disparition de 11 personnes, alors que ni le président de l’époque Belisario Betancur, ni les chefs de l’Etat-major n’ont été inquiétés, pas même entendus ! 

-        Le président est entouré de marionnettes incapables de signifier à l’international la réalité du pays. Le dernier exemple est tragique : les autorités se sont emballées à réagir aux attaques de l’ONG amie des FARC, HRW, sur la résurgence des paramilitaires, au lieu de répondre par une démonstration de la terreur qui frappe le pays : celle des tereroristes, FARC et ELN. Hugo Chavez avait expulsé les dirigeants de HRW l’an dernier, mais Alvaro Uribe accepte qu’ils viennent dans son pays pour cracher sur lui, ce qui est positif, sans leur mettre les vrais points sur les « i ». 

Je pourrais continuer, mais cette démonstration suffit à conclure sur la tragédie qui attend la Colombie, en l’absence d’une véritable équipe désintéressée, sans aucun lien avec les élites qui continuent de sucer le suc du pays.


Archives pour la catégorie COLOMBIE: DERNIERES NOUVELLES

LA CENSURE FRAPPE EN COLOMBIE AVEC LA FERMETURE SUBITE DE L’HEDOMADAIRE CAMBIO

07 février 2010 

Au nom de la liberté d’expression, je tiens à manifester ma totale indignation contre la fermeture brutale de l’hebdomadaire colombien Cambio cette semaine. Créé en 1993, il avait été pendant un temps la propriété de Gabriel Garcia Marquez, prix Nobel de littérature en 1982, avant de tomber dans les mains du groupe El Tiempo, racheté l’an dernier par la maison d’édition espagnole Planeta. 

Même si je n’approuvais pas toujours, personnellement, l’orientation d’une revue qui n’a jamais mené d’enquête de fond sur les complices des FARC au sommet des pouvoirs constitués (notamment la Cour suprême gangrenée par la mafia et les terroristes de la guérilla), je ne puis que regretter, pour la dénoncer, cette entrave à la liberté de la presse. Les deux directeurs de Cambio, Rodrigo Pardo et Maria Elvira Samper, ont appris la fermeture de l’hebdo et leur propre éviction en plein bouclage de la dernière édition, qui devait paraître ce dimanche et a été annulée ! 



LA BARBARIE DES FARC EN COLOMBIE: LA PREUVE NOIR SUR BLANC DE LEUR RACKET AVEC MENACES DE MORT SUR CE BLOG !

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05 février 2010

 

 

Voici la copie d'une lettre de menaces de mort avec demande de rançon envoyée par le front 42 des FARC à l'un de mes lecteurs, qui me l'a adressée. Les noms bien évidemment ont été noircis par sécurité. J'ai l'original avec les identités des personnes visées.

Le ”commandant des finances” du front 42 des FARC, Giovanny, exige une “collaboration monétaire” du destinataire, qui est “suivi” par les terroristes, de même que des membres de sa famille en Colombie et à l'étranger. Pour “éviter des préjudices” à lui et à sa famille, Giovanny lui ordonne de ne pas informer la police de ce racket.

C'est le chef de ces criminels, Manuel Marulanda, que Nicolas Sarkozy avait traité de “Monsieur” pour le supplier de libérer Ingrid Betancur en 2007 et 2008. Elle avait été sauvée par un commando des services secrets colombiens le 2 juillet 2008… 

Qu'attend Human Rights Watch (HRW) et son directeur Amériques Miguel Vivanco pour enquêter sur ces horreurs des FARC?

SAUVEZ LE SOLDAT PLAZAS !

04 février 2010 

Si Steven Spielberg veut tourner une nouvelle version de son « Sauvez le soldat Ryan » (Saving Private Ryan), il lui suffit de se rendre à Bogota. Son film pourra contribuer à sortir de son cauchemar le colonel Alfonso Plazas Vega, sauveteur de la démocratie colombienne le 7 novembre 1985 mais détenu depuis deux ans en Colombie à partir de faux témoignages le mettant en cause pour son action ce jour-là. 

Avant la fin du mois de février, la justice colombienne va conclure sur la culpabilité ou non du colonel Plazas dans la disparition de onze employés du palais de justice de Bogota après qu’il eut repris par la force des armes les locaux incendiés par les terroristes du M-19, qui avaient tué 55 juges, dont le président de la Cour suprême Alfonso Reyes. 

L’intervention du « soldat Plazas » avait permis de sauver plus de 200 otages, la plupart des magistrats, retenus par les guérilleros financés par le cartel de Medellin de Pablo Escobar pour détruire les dossiers judiciaires des chefs de la cocaïne et éviter ainsi leur extradition aux USA. 

La détention du « soldat Plazas » constitue l’un des plus grands scandales de l’histoire judiciaire de la Colombie, la plus ancienne démocratie d’Amérique Latine. 

Alfonso Plazas, avec une poignée d’hommes, a rétabli l’ordre et sauvé d’une mort inéluctable plus de 200 personnes. Il a été incarcéré 23 ans après les faits à partir du seul témoignage d’un pseudo témoin qui n’a jamais daigné apparaître devant le tribunal, et dont les accusations ont été réduites à néant par d’autres témoins. 

Dans ce scandale, le principal responsable, le président Belisario Betancur, ainsi que les chefs de l’armée et le ministre de la Défense de l’époque, n’ont jamais été inquiétés. S’il y a eu disparition de onze personnes, c’est contre eux que doit porter l’enquête !  Le colonel Plazas, lui, a réduit les terroristes, sans avoir le temps de s’occuper de onze employés de la cafétéria du palais de justice, totalement étrangers à la prise d’otages par le M-19. 

Alors que le colonel, véritable héros colombien, pourrit en prison, les complices de la barbarie commise par le M-19 contre le palais de justice en 1985 se frisent les moustaches : le sénateur Gustavo Petro est candidat à la présidence de Colombie, et Antonio Navarro Wolff gouverne le département de Narino après avoir été ministre et sénateur. Ils ont été amnistiés en 1990 !

ALVARO URIBE AURA DU MAL A SE REPRESENTER EN MAI PROCHAIN A LA PRESIDENTIELLE DE COLOMBIE

04 février 2010 

Un rapport du magistrat Humberto Sierra déposé hier soir auprès de la Cour constitutionnelle de Bogota invoque une série de vices de forme dans la proposition de référendum votée en décembre par le Congrès pour autoriser Alvaro Uribe, si le vote est positif, à se représenter pour la 3° fois en mai prochain. Sierra demande donc le rejet du référendum. 

La Cour constitutionnelle dispose de 60 jours pour adopter ou non le principe du référendum.



COLOMBIE : LE PARTI CONSERVATEUR DEMANDE LA REOUVERTURE DU PROCES 8000 CONTRE L’EX-PRESIDENT SAMPER, FINANCE PAR LE CARTEL DE CALI

04 février 2010 

Ernesto Samper va-t-il enfin être poursuivi par la justice ordinaire pour répondre du financement de sa campagne présidentielle en 1994 par le cartel de la cocaïne de Cali ? 

On attend avec intérêt la décision de la commission d’accusation de la Chambre des représentants et du ministère public, deux instances saisies hier par le conservateur Santiago Castro, vice-président de la Chambre pour rouvrir le procès. 

Je vous rappelle que Samper, président de 1994 à 1998, avait échappé à la prison, malgré le monceau de preuves contre lui, grâce à l’appui du Congrès corrompu qui l’avait lavé de toutes charges en 1996. Il ne dispose plus d'aucun visa pour se rendre aux USA.

Six millions de dollars avaient été fournis à la campagne du candidat libéral Samper par les frères Rodriguez Orjuela, barons de la cocaïne à Cali. Seul son ministre de la Défense, Fernando Botero (fils de l’artiste du même nom), qui avait révélé tous les détails de ce scandale d’Etat, avait fait de la prison avant d’émigrer au Mexique. 

L’INCROYABLE MYOPIE DE L‘ONG « HUMAN RIGHTS WATCH » (HRW): ELLE VOIT DES PARAMILTAIRES PARTOUT MAIS AUCUN TERRORISTE DES FARC EN COLOMBIE

03 février 2010 

Je n’aurais consacré aucune ligne à ce lamentable rapport de 126 pages présenté ce mercredi à Bogota par HRW sur les « Héritiers des paramilitaires. Le nouveau visage de la violence en Colombie », si les autorités colombiennes n’avaient commis l’erreur de réagir en annonçant des réponses détaillées. 

Le Chilien Miguel Vivanco, hurluberlu directeur de la division Amériques de HRW depuis des lustres, vit aux dépens de ceux qui le paient pour croire en ses sornettes. Comme il est « persona non grata » au Venezuela, d’où Hugo Chavez l’a expulsé manu militari l’an dernier, il se rabat sur la démocratie colombienne sans jamais dénoncer les atrocités commises par les FARC, comme l’égorgement du gouverneur du Caqueta le 21 décembre dernier. Il justifie ainsi son juteux salaire de témoin sur la Colombie, où jamais il ne passe plus d’une semaine dans les grands hôtels pour sa pub, aux dépens d’un pays qui l’a toujours reçu malgré ses mensonges. 

« Les groupes paramilitaires continuent de commettre des atrocités », affirme son rapport en 126 pages, sans jamais enquêter sur les horreurs des FARC qui détiennent des otages depuis plus de 12 ans, enchaînés dans la jungle ! 

Jamais la Colombie n’a atteint un tel degré de sécurité, avec moins de 200 enlèvements en 2009 contre 3200 en 2001, avant l’élection d’Alvaro Uribe, sans parler des crimes et des attentats contre des syndicalistes, en régression notoire. 

Pourquoi donc le pouvoir s’abaisse-t-il à répondre à ces rapports qui n’auraient qu’une destinée sans ces réactions inopportunes : un tiroir dans le bureau de Miguel Vivanco ?

Pourquoi la presse colombienne ne lui met-il pas les pieds dans le plat quand il vient pérorer dans son hôtel 5 étoiles ?

REVELATION DU BLOG : PIEDAD CORDOBA, COMPLICE DES FARC, VA DISPARAITRE DE LA VIE POLITIQUE EN COLOMBIE

03 février 2010 

Aucun média colombien ne l’a relevé, mais la sénatrice au turban, connue pour ses liens avec les terroristes des FARC, ne sera plus qu’un mauvais souvenir après les élections parlementaires du 14 mars en Colombie. 

Son mouvement, le Parti Libéral, dirigé par l’ex-ministre Rafael Pardo, l’a reléguée à la 100° et dernière position sur sa liste pour le Sénat ! Elle n’a donc aucune chance d’être réélue, puisque le Sénat ne compte que 100 sièges. Par contre l’ex-otage Clara Rojas se trouve en 16° position dans la liste, avec toutes les chances d’arriver au Congrès. 

Candidat à la présidentielle de mai prochain, Rafael Pardo a indiqué à Piedad Cordoba, selon elle, qu’il ne lui donnait pas la tête de liste parce qu’elle « discréditait le parti » et « lui enlevait des voix ».

La complice des FARC, outragée, a décidé de pas participer à la présentation officielle de la liste du Parti Libéral, qui, selon elle, lui a “déclaré la guerre”.

Peut-être que l'ex-terroriste du M-19, Gustavo Petro, amnistié malgré ses crimes et candidat du Pôle démocratique (gauche) à la présidentielle, la prendra sous son aile pour lui éviter une inexorable chute aux enfers ? N'a-t-il pas annoncé qu'il allait prendre une femme sur son ticket pour la vice-présidence ? S'il le fait, il obtiendra encore moins de voix que ce qu'il peut escompter, et qui ne va pas au-delà des 10%, tant la sénatrice Cordoba est honnie par les Colombiens.

A suivre…



Colombie: l’échec de la CUT à Bruxelles (un article d’Eduardo Mackenzie)

  
Par Eduardo Mackenzie

Janvier 31, 2010

 

La CUT[i] est en train de perdre le monopole dont elle jouissait abusivement dans la représentation des syndicats colombiens auprès de certains organismes européens. Le 27 janvier dernier, en effet, la Commission Commerciale du Parlement européen a accepté d'entendre, pour la première fois, le point de vue de deux syndicalistes colombiens qui s'opposent à la ligne néfaste de la CUT sur l'Accord de libre-échange que la Colombie est en train de négocier avec l'Union européenne.

Albeiro Enrique Franco Valderrama,  membre de la direction de Unaltrasap,  syndicat du secteur agro-industriel de la région de l'Urabá, et Luis Fernando Cadavid,   président de Sintracontexa, syndicat du secteur  du textile et du vêtement d'Antioquia, ont put participer partiellement aux discussions de cette commission et on put contredire les allégations mensongères qui avaient été lancées  deux jours plus tôt par un porte-parole de la CUT, Luis Alberto Vanegas.

Envoyé à Bruxelles par les chefs de la CUT, cet activiste s'est rendu à la commission pour resservir le refrain de “la violation systématique” des droits de l'homme en Colombie. En utilisant des chiffres et des faits manipulés, Vanegas a conclu que l'UE devrait « éliminer le système de préférences tarifaires avec la Colombie » et  « rejeter l'approbation» de l'ALE avec la Colombie. L'agent de la CUT  est même allé jusqu'à demander que l'UE inflige à la Colombie «le même traitement qu'elle a infligé à Sri Lanka », c'est à dire lui suspendre tout système d'aide.

Toutefois, Vanegas a dû passer un mauvais moment quand il a vu que les efforts d'une minorité radicale d’eurodéputés  qui voulaient empêcher l'intervention d'Albeiro Franco,  partisan de préférences tarifaires et de l'accord commercial entre la Colombie et l'UE, avaient été rejetés par la majorité de la commission. Les députés de droite et de centre ont été heureux d'entendre, enfin, un vrai dirigeant syndical colombien, avec plus de vingt années de lutte, qui apportait la contradiction aux incroyables allégations d'un apparatchik sorti d’on ne sait quelle officine de la CUT, laquelle exige que l’UE « punisse » la Colombie et  étouffe son développement économique.

Membres d’une autre centrale ouvrière colombienne, la CGT, Franco et Cadavid n'ont pas parlé au nom de la CGT mais au nom de leurs syndicats respectifs. Ils ont expliqué que la lutte contre la violence et la pauvreté sera gagnée en Colombie le jour où les taux de l'emploi et du développement économique se seront améliorés, et que pour cela le commerce international et l'investissement étranger est essentiel. En revanche, étrangler l’économie du pays, ainsi que le préconisent la CUT et les leaders politiques du Pôle Démocratique, ne peut que  favoriser  la terreur, le chaos et la souffrance des couches les plus pauvres de la Colombie. « Les accords commerciaux avec l'UE permettront de renforcer l'emploi. Le seul fait de négocier ces accords a déjà eu des conséquences positives pour les travailleurs: la législation du travail a été modernisée et les enquêtes destinées à  sanctionner les violations des droits de l'homme ont augmenté », a souligné Albeiro Franco. «Certes, nous ne vivons pas encore au paradis d'Adam et Eve, mais on doit reconnaître que la situation du pays s'améliore. Oui, il y a des problèmes en Colombie, mais il y a aussi des progrès dans la solution de bon nombre de problèmes », a t-il dit.

Ce mercredi-là d’autres  ont pu aussi exprimer leurs points de vue, comme  Ricardo Echeverri,  vice-ministre colombien de la Protection sociale, Alberto Echavarria,  vice-président de l’Andi, l’association des patrons, et Carlos Holmes Trujillo, l'ambassadeur colombien auprès de la Belgique et à l'UE. Tous ont évoqué les progrès de la Colombie dans les domaines économique et du droit du travail, ainsi que  dans la protection physique des syndicalistes. Des centaines de syndicalistes  jouissent, en effet, d’une  protection policière permanente, ce qui explique pourquoi les attentats à  l’encontre des syndicalistes ont diminué drastiquement. Ils ont démontré que les chiffres données par la CUT concernant les  sanctions pénales pour les crimes commis contre des syndicalistes, et concernant l’insécurité en général,  sont faux et visent à créer la fausse image d’une Colombie où il y aurait un «génocide» des syndicalistes. « C'est faux », a rappelé Albeiro Franco. « Si en 1986 il y a eu une seule enquête sur ce type de crimes, en 2009 il y a eu 222 personnes condamnées pour cela. Sur les 28 syndicalistes morts violemment en 2009 (la CUT dit qu’ils sont 40), un seul cas est prouvé être lié à l'activité syndicale. Les autres ont été victimes de la délinquance ordinaire ».

Certains eurodéputés se sont félicités d'avoir reçu ces informations exactes, car ils ignoraient les dimensions réelles de l'affaire. Le portugais Vital Moreira, socialiste, président de la Commission Commerciale, a révélé à Franco et à Cadavid que son groupe était divisé sur la Colombie, qu’un secteur était opposé à l'ALE et que l'autre, dont lui-même, étaient pour l’approbation.

Pour parachever la dégringolade de la CUT, Cléopâtre Doumbia-Henry, une responsable de l'OIT, a lu une déclaration dans laquelle cet organisme reconnaît les progrès qui sont réalisés en Colombie en matière de droits de l’Homme et du travail. Le 15 février 2010, une commission du Parlement européen se rendra en Colombie. Les syndicats qui ne vivent pas sous la terreur idéologique de la CUT auront une nouvelle  occasion de se faire entendre. Ils doivent aider les eurodéputés de bonne foi à rejeter un certain discours mensonger qui nuit gravement aux intérêts des travailleurs en Colombie. 

   

Note

[i]    Le dernier recensement du monde syndical colombien date de 2005. Il a rapporté un chiffre total de 831.047 affiliés aux  syndicats. 547.538 étaient affiliés à la CUT (Centrale unifiée des travailleurs), 114.068  à  la CGT (Confédération générale du travail), 46.695 à la CTC (Confédération de travailleurs de Colombie), et 122.746 étaient indépendants.  70% des affiliés travaillent dans le secteur public. Concernant  la population active en Colombie : elle est d’environ  21.500.000 personnes (19.100.000 salariés, 2.400.000 chômeurs). Le taux de syndicalisation est donc très bas : à peine 4% de la population active.

URGENT : CHAVEZ MENACE LA FRANCE APRES LES CRITIQUES DE PARIS SUR LA CENSURE AU VENEZUELA

26 janvier 2010 

Le régime castriste de Hugo Chavez, allié des terroristes colombiens des FARC, menace depuis une heure la France de « réviser ses relations avec la France » si Paris ne « rectifie » pas ses critiques sur le censure de télévisions par câble, dont RCTV, au Venezuela. 

Va-t-on vers une crise diplomatique comme celles déjà connues par les USA, le Chili ou le Pérou ? Nicolas Sarkozy et Bernard Kouchner doivent se mordre les doigts d'avoir soupé à Paris avec le dictateur, accompagné de l'agente des FARC, la sénatrice colombienne Piedad Cordoba, avant d'avoir pris à sa table une longue cuiller…le 20 novembre 2007, quand Chavez leur avait fait croire qu'il allait faire libérer Ingrid Betancourt, sans même leur apporter la preuve de vie promise de la Colombienne, sauvée par la magnifique Opération Jaque des agents secrets colombiens le 2 juillet 2008.

Le Venezuela demande “au gouvernement de la République française de rectifier rapidement sa position (…) qui pourrait conduire le gouvernement de la République bolivarienne du Venezuela à réviser ses relations avec la France”, selon un communiqué du ministère des Affaires étrangères. 


La France avait exprimé lundi, par le biais du porte-parole du ministère français des Affaires étrangères, Bernard Valero, sa “préoccupation” après le retrait dimanche du réseau câblé de RCTV, une chaîne de télévision très critique envers le gouvernement socialiste vénézuélien.
“Nous espérons vivement que les autorités vénézuéliennes reviendront très vite sur cette décision”, avait dit M. Valero dans un communiqué.
“Le pluralisme de l'information constitue un des éléments constitutifs de la liberté de la presse, qui est essentielle au bon fonctionnement d'un régime démocratique. Nous appelons les autorités vénézuéliennes à le garantir pleinement”, poursuivait-il. 


“Les commentaires proférés par le porte-parole du ministère des Affaires étrangères français sont inacceptables” et “portent atteinte au principe de non ingérence dans les affaires intérieures des Etats”, ajoute le communiqué du ministère vénézuélien, qui a prévu de convoquer l'ambassadeur de France à Caracas, Jean-Marc Laforêt, pour “lui remettre une note de protestation”.
Le Venezuela, “en tant que pays indépendant, libre et profondément démocratique, prend des décisions souveraines qui garantissent l'application de la Constitution et des lois”, poursuit le communiqué.
RCTV et cinq autres stations ont vu leur diffusion suspendue dimanche par les câblo-opérateurs en vertu d'une nouvelle réglementation qui oblige les télévisions “nationales” –au moins 30% de contenus produits au Venezuela– à retransmettre les discours fleuve de M. Chavez.
Vendredi et samedi, RCTV n'avait pas diffusé ses deux dernières allocutions. La chaîne se considère comme une station “internationale”, ce qui l'en dispense à ses yeux, mais pour le gouvernement elle est “nationale”.
La chaîne a dit vouloir déposer un recours contre la réglementation.
Depuis 2007, date à laquelle sa licence hertzienne lui avait été retirée, RCTV diffusait sur le câble, de Miami, sous le nom de RCTV International. 


De nombreuses entreprises françaises sont présentes à Caracas, dont la compagnie pétrolière Total et le groupe industriel Alstom. La semaine dernière, Chavez avait nationalisé les hypermarchés Exito, propriété du groupe français Casino. 

FAUT-IL OU NON ENCORE PARLER DU LIVRE DE JUAN CARLOS LECOMPTE, MARI D’INGRID BETANCOURT ?

26 janvier 2010 

Une petite controverse soulevée par LEMON & Fabio dans leurs posts m'amène à ces quelques réflexions. 

Vouloir ignorer ce que révèle le mari d’Ingrid revient à oublier combien cette affaire politico-médiatique, depuis 2002, a fait d’elle en France une sainte, fait des FARC de braves guérilleros, et fait du président colombien le coupable de sa séquestration prolongée. Juan Carlos Lecompte a été l’un de ceux qui ont été le plus impliqués pour obtenir sa libération, il a tout laissé tomber, mais comme il ne fait pas partie de l’élite de Bogota (il est costeno), il a été dès le départ détesté par la belle-mère et la belle-sœur, et JAMAIS invité à aller à l’Elysée, ou alors une seule fois. 

La médiatisation énorme opérée en France en faveur d’une Colombienne qui n’avait que 0,4% d’intentions de vote aux élections présidentielles de mai 2002, et que l’on va retrouver quand elle va sortir son propre bouquin à Paris (prenons date), exige quand même de savoir que cette Sainte a notamment envoyé un avocat à l’hôpital de Bogota en janvier 2009, où se mourait le père de Juan Carlos, pour exiger qu’il signe les papiers du divorce qu’elle demandait…et que, toujours selon son livre, elle lui a téléphoné par portable pour le relancer à ce sujet quand il descendait en terre le cercueil de son père. 

Puisque nous avons subi cette médiatisation d’un seul côté jusqu’ici, ne faut-il pas connaître l’autre face de la monnaie ? Y compris ce que demande Lemmon, et que j’ai déjà révélé ici pour le seul second semestre 2008, sur les coûts pour la France de cette assistance depuis 2002. 

Oui ou non ? 

LE MARI D’INGRID « REGRETTE » TOUT CE QU’IL A FAIT POUR ELLE PENDANT SA CAPTIVITE (lexpress.fr)

 

25 janvier 2010 

 

Voici les réponses de Juan Carlos Lecompte aux internautes ce matin à Paris sur le site de lexpresse.fr. 

 

Le pauvre bougre ose encore affirmer que dans l’Opération Jaque qui a permis à 13 héros des services secrets colombiens de sauver celle qui veut maintenant divorcer de lui et 14 autres otages des terroristes des FARC, les autorités colombiennes « ont payé ». Qui va lui rappeler dans ce médias que l’un des deux geôliers a été extradé aux USA pour y être incarcéré, et que l’autre est détenu en Colombie ? 

 

Mais il cartonne encore contre Ingrid, sur son « manque de militantisme » en faveur des otages en Colombie, « regrette » d’avoir tout laissé tomber pour l’aider, et trouve « un peu ridicule » l’image d’Ingrid en France. 

 

Voici  le texte: 

 

Juan Carlos Lecompte, ex-mari de la Franco-Colombienne qui fut otage des Farc pendant six ans, publie un livre dans lequel il dit ne plus la reconnaître… Il a répondu à vos questions, ce lundi matin. 

Francesco78 : Pourquoi avoir écrit ce livre? 

J'ai écrit le livre pour nettoyer mon âme, pour me purifier, pour prendre du recul et voir les choses qui se sont passées après la libération d'Ingrid. Pendant l'écriture, j'ai regardé les choses avec une certaine perspective et mis de la distance, voire de l'humour, entre moi et certaines événements qui m'avaient touché. 

Pierre : Est ce que vous découvrez une autre Ingrid, ou bien se révèle t elle telle qu'elle est en réalité? 

L'enlèvement change les personnes, c'est certain, surtout un enlèvement si long et dans des conditions extrêmes. Elle a changé, mais ce n'est pas de sa faute. 

sonyca : J'avais bien sûr remarqué sa froideur à votre égard…. Avait elle reçu les photos des enfants que vous aviez fait jeter d'avion dans la jungle? Aujourd'hui, avez vous des rapports avec Mélanie et Lorenzo? Je suis touchée par votre livre. 

Merci beaucoup… Elle n'a pas reçu les photos, malheureusement, mais elle savait que je jetais ces photos au-dessus de la jungle. Je lui ai montré, ensuite, les photos en question. Malheureusement, les enfants et moi n'avons plus de rapports depuis un an. 

bibi : quelles étaient vos relations avec les enfants d'Ingrid Betancourt? 

Je n'ai plus aucun contact avec Ingrid et ses enfants, Lorenzo et Mélanie 

Nous étions très proches, nous étions des amis. Nous nous entendions très bien. Malheureusement et malgré nous, après tout ce qui s'est passé, nous avons pris des distances. 

Candelaria : Señor LECOMPTE reciba un cordial saludo, y mi solidaridad por los sentimientos de pérdida, ingratitud y decepción que puedan estar lastimandole.
Soy colombiana y como muchos, fui testigo de todos los hechos que rodearon la vida de Ingrid Betancourt antes y después de su secuestro. Quisiera saber cuáles de los rasgos de su ex mujer, que ahora usted revela en su libro, eran evidentes ya antes del cautiverio. Se lo pregunto porque me parece que se le han atribuido en Francia muchos rasgos heroicos, tipo Juana de Arco, que en mi opinión nunca ha tenido.
Gracias por su sinceridad

Traduction de la question par LEXPRESS.fr: En tant que Colombienne, j'ai suivi le parcours d'Ingrid Betancourt. Quels sont les traits de caractère, que vous révélez dans votre livre, qui étaient déjà présents avant son enlèvement? Il me semble qu'on lui a prêté des traits héroïques… dont elle était dépourvue, selon moi. 

Elle a toujours été une femme très courageuse et habitée par une cause. A sa sortie, je l'ai trouvée froide, calculatrice, et pas comme avant. En tout cas, moi je ne la connaissais pas ainsi. Quant à son image en France, à l'époque, elle me semble un peu ridicule. 

Pepito Perez : Pourquoi croyez-vous que I.Betancourt était si “rayonnante et fraîche” au moment de sa libération? Quelles étaient, d'après vous, ses conditions de détention durant les mois qui précédèrent sa libération? 

C'est vrai que pour moi, c'était surprenant aussi. D'après ce qu'on m'a dit, les conditions de détention étaient assez extrêmes, on les traitait comme des animaux. J'ai été épaté de la voir si fraîche. Ceci dit, je n'ai pas pu lui poser la question depuis, j'aurais bien aimé avoir un moment pour la lui poser… 

 

medorabyron : J'ai eu un choc lorsque Ingrid s'est jetée dans les bras de sa mère et…un geste humiliant pour son mari et que je l'ai vue partir en France sans lui!Actuellement, je suis scandalisée qu'elle ne milite pas pour la libération de TOUS les autres otages des FARC, pourquoi? 

C'est vrai, ça m'étonne aussi, ce manque de militantisme d'Ingrid. D'autres otages sont dans la jungle depuis 10 ou 12 ans. Au début, les mères et les familles des otages ont essayé de parler avec moi pour que j'intercède auprès d'elle. Mais je n'ai plus de contact avec elle. 

Juan Valdez : Est-ce que Mme Betancour aurait été libérée contre payement d'une rançon, et que “l'opération de sauvetage” n'aurait été qu'un simulacre de libération? 

Je suis persuadé qu'ils ont payé. C'est vrai que l'opération a été excellente, quinze otages ont été libéré sans qu'un coup de feu ne soit tiré… Mais c'est sûr qu'il y a eu de l'argent. 

Badoumba : Bonjour. On est loin de l'image quasi-sainte qu'Ingrid Betancourt avait en France il y a encore deux ou trois ans. Comment expliquez-vous le mouvement de sympathie ressenti par les Français à l'époque? Merci. 

Je ne peux pas répondre parce que je ne comprends pas moi même ce phénomène. C'est incompréhensible pour moi. 

Vicky 85 : Bonjour :Ingrid Betancourt a berné tout le monde (je la croyais vraiment sincère) qu'elle mascarade elle nous a fait elle et sa famille c'est un silence radio depuis sa libération de leur part J'ai des doutes sur son “enlèvement” et d'avoir été “l'otage des Farc” Dite-moi si je me trompe ? Merci pour la réponse 

Vous vous trompez. L'enlèvement a été réel, il a été dur, très difficile. Et moi je ne souhaiterais ce type de souffrance ni aux otages ni à leurs familles qui ont aussi vécu des moments très difficiles. 

aubeline : Bonjour Juan, votre démarche est honorable.
Je comprends votre ressentiment et approuve vos déclarations. La captivité doit probablement modifier beaucoup de choses mais ne croyez vous pas que le fond reste le même et que son comportement est loin d'être en accord avec sa foi? 

Il y a une vraie contradiction entre son comportement et la foi qu'elle dit avoir. Si elle était aussi forte qu'elle le déclare, elle devrait être en Colombie, en train de lutter pour les autres otages qui sont là depuis parfois le double de temps qu'elle est restée aux mains des Farc. 

alexandrine62 : quels sont vos rapports aujourd'hui avec Ingrid Betancourt? 

Aucun rapport. 

Koulou : J'ai vécu 28 ans sur la ceinture équatoriale : 2 ans en Afrique, 5 ans en Guyane frse et enfin 11 ans en Amazonie brésilienne (Belem do Para). J'ai passé de nombreuses semaines dans la selva amazonienne. Je connais parfaitement de biotope. Immergée dedans pour des périodes de 2 semaines, j'en suis toujours ressortie pleine de marques de piqûres de moustiques, aoutas et autres insectes, partout sur le visage et les avants-bras. Comment a fait Ingrid Bettencourt pour ressortir de 6 ans de jungle avec une peau de bébé, fraîche comme une rose?…Elle y était VRAIMENT dans la jungle? Parce que mon mari et moi-même, nous avons encore aujourd'hui des cicatrices de ces piqûres… 

C'est vrai que moi pour l'opération du 14 juillet de D. de Villepin, j'ai passé deux semaines dans la jungle et j'ai failli être hospitalisé après, à cause des piqûres. Le fait de voir Ingrid si fraîche et “avec une peau de bébé” m'a beaucoup surpris aussi. Peut-être que les gens qui passent beaucoup de temps, un an, dans la jungle produisent une protection naturelle, des anticorps peut-être, contre ces piqûres. Mais je n'en sais rien… 

 

 

Rakam : Comment se reconstruit-on après une telle”humiliation publique”, comme vous dites dans le livre ? Avec quelle force ? 

Pendant 6 ou 7 mois après la libération, j'ai beaucoup souffert, j'avais honte. Mais après avoir écrit le livre, et laissé couler le temps, je mets les choses en perspective, je me moque de choses qui m'ont affecté. Je continue à vivre, à travailler, à passer du temps avec des amis, des gens qui m'aident à retrouver ma place dans la vie et vers l'avenir. 

Colombien. : Vous pensez que la libération d'Ingrid contribuera à celles des autres otages? Depuis qu'elle est en liberté elle ne cesse d'envoyer des messages incitant à la violence contre la guérilla ce qui ne fait qu'aggraver le conflit. Est-ce possible de récupérer l'ancienne Ingrid, celle qui luttait contre la corruption et qui ne se mettait pas du côté de l'établissement, celle dont vous êtes tombé amoureux? Car c'est triste de constater qu'elle est devenue un icône de ceux qui soutiennent l'état d'opinion en Colombie. actuellement. 

Vous dites vrai. Ca m'a beaucoup étonné d'entendre Ingrid parler ainsi. Avant, nous partagions l'opinion d'une solution pacifique au problème de la guérilla, que la violence ne permettrait pas de sortir de la violence. Mais un enlèvement comme le sien peut changer les perspectives et les opinions. Pour ma part, je continue de penser que la sortie du conflit passe par le dialogue. 

michel : est-elle fortunée ? ses enfants ont quel âge ? qu'ont t'ils fait pandant la captivité ? sont-il vraiment heureux de la retrouver ? Que deviennent ils maintenant ? 

Lors de l'enlèvement, les enfants étaient à l'école. Maintenant, ils font des études universitaires. En ce qui concerne sa fortune, je ne sais pas si elle a de l'argent maintenant. Bien sûr qu'ils sont heureux de retrouver leur mère. 

bernard81 : bonjour, comment expliquez vous que Ingrid Betancourt soirt ainsi devenue , comme vous l'ecrivez, egoiste, focalisee sur l'argent , hantee par Dieu ? est ce la detention qui l'a transformee ou etait elle ainsi, a un moindre degre, avant sa capture ? 

Tout à fait. Un enlèvement pareil pourrait changer n'importe qui. Ce n'est pas de sa faute, c'est la faute de la guérilla, de la violence, de l'enlèvement. 

marieloupe : Quel est le futur politique d'Ingrid Betancourt? Va-elle retourner à la vie politique en Colombie? Si oui, dans quelle position? Si ce n'est pas en Colombie, dans quel pays et dans quelles circonstances? 

Moi j'aimerais beaucoup la voir faire de la politique en Colombie, qu'elle continue à faire ce qu'elle faisait avant, c'est-à-dire lutter contre la corruption et changer le système politique colombien. Mais je ne sais pas quels sont ses plans, si elle va revenir en Colombie et refaire de la politique et dans quelles circonstances. 

yves21 : Sur les photos au retour d'Ingrid Betancourt à Bogota, ce qui me frappe c'est le regard que vous lance la mère d'Ingrid Betancourt… Quelles étaient vos relations avec la mère d'Ingrid Betancourt avant la captivité de votre femme? et pendant? Quelle est la part de responsabilité de la famille, de l'entourage, d'Ingrid Betancourt dans son éloignement de vous? 

Le livre pourrait servir à lui rappeler qui elle était, avant… 

Je n'ai jamais eu de bonnes relations avec la mère d'Ingrid, ni avant, ni pendant, ni après l'enlèvement. Pendant l'enlèvement, on m'a dit qu'elle avait envoyé des messages à sa fille en lui disant que je l'avais trahie, que je ne me comportais pas correctement. C'était stupide: que pouvait faire Ingrid au milieu de la jungle, à part souffrir? 

katysada : Nous nous sommes battus, à vos cotés, pour la liberté d Ingrid, je fais partie de la FICIB(ex fédération des comités de soutien à Ingrid Betancourt), et je vous trouve très dur…Comment ne pas changer au bout de 6ans,traitée comme un animal…Pourquoi ce livre, au lieu d'attendre son rétablissement psychologique?Vous l attaquez sur sn attirance pour l argent…Pourquoi faites vous ce livre? 

J'ai commencé à écrire ce livre un an après sa libération, pour nettoyer mon âme et mon corps, pour me purifier et prendre du recul. Je trouve intéressant que les Français aient l'occasion de lire ma version des faits. Comme vous, j'ai lutté pendant 6 ans et demi, et après sa libération je n'ai pas eu droit à deux heures de conversation en tête à tête avec elle. Pourtant, je crois que je le méritais. 

charlie : Pensez-vous que votre livre, un cri d'amour en quelques sortes, lui fasse réaliser certaines choses, afin qu'elle aspire à redevenir la personne que vous avez connue et aimée? Bon courage pour la suite. 

Oui pourquoi pas. Le livre pourrait servir à ça, à lui rappeler qui elle était avant. 

fratnat : Je comprends pourquoi vous avez écrit, mais pourquoi publiez-vous ce texte ? N'est-ce pas un texte qui devrait plutôt resté privé, réservé aux protagonistes ? N'y-a-t-il pas maintenant un acharnement contre elle, peut-être pas plus juste que l'admiration énorme que tout le monde avant ? 

Je pense que c'est une bonne idée d'avoir plusieurs versions des choses. Je pense que mon livre donne ma version et c'est bien que les gens aient la possibilité d'entendre aussi ma version. Notre histoire est une histoire d'amour qui est devenue tragique à cause de l'enlèvement et qui n'a pas eu une fin heureuse. Je veux montrer ça et le fait que le mythe Ingrid de femme intouchable n'est pas la réalité. Je ne vois pas l'acharnement dont vous parlez. 

Babette : Bonjour! J'ai lu les livres d'Ingrid. Je pense qu'elle est une femme extraordinaire, qui est intelligente, brave, et chaleureux. Bien sûr je ne l'a connais pas intimement, comme vous, il y a longtemps, il y a toute une vie. Sa vie a ete extraordinaire, le temps dans le jungle aussi. Personne n'a le droit de la juger! Je comprends que vous avez fait de gros efforts pour elle pendant sa captivité, alors donnez cela - soyez genereux! Elle est genereuse par ses actes! 

Bien sûr que ce n'est pas faute à elle, c'est la faute de la guérilla, de la violence, de l'enlèvement. 

charlie : Pensez-vous que la France en a trop fait pour sa libération, compte tenu des milliers d'autres otages dans le monde non médiatisés? 

La France a fait ce qu'elle devait faire. Le gouvernement est un gouvernement responsable qui protège ses citoyens. En Colombie, nous avons encore beaucoup d'otages, parmi lesquels se trouvent des soldats et des policiers qui sont dans la jungle depuis dix ans ou plus. A cause du manque de médiatisation, on les a oubliés. Etant donné qu'ils sont colombiens, personne ne répond pour eux. Le gouvernement colombien est irresponsable et ne protège pas ses citoyens. 

samofaha : Est-ce que vous regrettez d'avoir mis votre vie entre parenthèse durant toute ses annèes? 

A l'époque, cela me semblait une bonne idée. Je voulais lutter pour sa libération. Maintenant, je le regrette 

SEMANA, PRINCIPAL HEDOMADAIRE COLOMBIEN, SE DISCREDITE DANS SA DEFENSE DE L’EX-PRESIDENT SAMPER, TOUJOURS PAS MIS EN PRISON

 

25 janvier 2010 

 

Vous avez ici un exemple typique du hiatus entre l’opinion publique et un média célèbre, l’hebdo Semana. Lisez ci-dessous son article de couverture en défense d’Ernesto Samper, l’ex-président libéral (1994-98) financé par le cartel de la cocaïne de Cali, et accusé maintenant par un chef paramilitaire, Rasguno, extradé aux USA, de complicité dans l’assassinat du leader conservateur Alvaro Gomez en 1995. 

 

Lisez après l’article les 160 réactions de lecteurs, qui dénoncent à 95% cette prise de position de la revue en faveur d’Ernesto Samper. Elles vous en diront plus que tout ce que puis écrire sur cette infamie. L’un des internautes propose la création d’une chaire (catedra) de journalisme infâme, avec pour directeur l’auteur de cet article qui n’a même pas le courage de le signer. 

 

Je vous rappelle qu’Alvaro Gomez, prestigieux leader conservateur, menait un combat sans trêve contre le président Samper, pour sa destitution, et que son éventuelle ascension au pouvoir en Colombie signifiait l’extradition aux USA pour tous les chefs des cartels de la drogue.   

 

Allons, je vous donne quelques clefs pour comprendre ce qui n’est qu’un vaste conflit d’intérêt : 

-        Le frère d’Ernesto Samper, Daniel Samper Pizano, écrit des colonnes d’opinion dans le quotidien El Tiempo, encore dominé par la famille Santos, dont l’un des descendants, Juan Manuel, ex-ministre de la Défense d’Alvaro Uribe, aspire à lui succéder en mai prochain. 

-        Daniel Samper Ospina, petit écrivaillon propulsé à la tête d’une revue people du même groupe, SoHo, a droit à une colonne dans la revue Semana. 

-        L’hebdo Semana est dirigé par Alejandro Santos, cousin de Juan Manuel Santos. 

 

Voici l’article non signé de Semana, à mettre dans les mains des étudiants dans les écoles de journalisme… 

 

Qué hay detrás del magnicidio 

PORTADA

La versión de 'Rasguño' de que Serpa y Samper tuvieron algo que ver en el asesinato de Álvaro Gómez no convence. 

Sábado 23 Enero 2010 

 

 

En la vida pública tanto Ernesto Samper (foto izquierda) como Horacio Serpa tuvieron evidentes cercanías con Álvaro Gómez. Samper, en una carta de esta semana, lo calificó como su amigo. Y Serpa compartió con él un proceso histórico del país, fueron presidentes de la Asamblea Constituyente de 1991 

 

‘Rasguño’, quien empezó como empleado de una estación de gasolina, llegó a ser en el año 2000 uno de los 10 narcos más buscados del mundo 

 

Llama la atención que ‘Rasguño’ sólo habló seis años después de ser capturado, y recoge información ya conocida como la participación de Danilo González, mencionada por Carlos Castaño en una carta, y la idea de crimen de Estado, denunciada por Fernando Botero 

El asesinato de Álvaro Gómez Hurtado es otro de los magnicidios que nunca se han podido resolver en Colombia y que por estos días han vuelto a resucitar en los estrados judiciales. Esta vez con un condimento explosivo: un capo del cartel del norte del Valle dijo en la Corte Federal de Washington que al líder conservador lo mató la mafia a pedido del presidente Ernesto Samper y del ministro El testimonio de 'Rasguño', revelado por La FM de RCN, como era de esperarse por la estatura política de los implicados, cayó como una bomba en la opinión. Hasta ahora ninguna autoridad judicial había manejado esa hipótesis del asesinato. Los nombres de Samper y Serpa sólo se empezaron a poner en tela de juicio en este caso hace seis meses con la declaración dada por el ex ministro Fernando Botero, quien calificó lo ocurrido como un “crimen de Estado”.

Durante los últimos 14 años -después del asesinato el 2 de noviembre de 1995- las pesquisas se habían enfocado en varios militares, pero no terminaron en nada. La justicia no tiene ninguna idea de los autores intelectuales ni de las motivaciones del magnicidio. La línea de investigación que más avanzó fue el caso contra el coronel Bernardo Ruiz Silva, el entonces comandante de la controvertida Brigada XX del Ejército. Tres testigos aseguraron que el homicidio había sido cometido por un grupo de inteligencia denominado 'Cazadores' del cual él era el jefe. Por esto fue llamado a juicio, pero los testigos se retractaron y fue absuelto en 2001. Desde entonces el proceso se estancó y hoy sólo queda un expediente de 52.000 folios y un condenado como autor material del crimen, Héctor Paúl Flórez Martínez, un delincuente común de Sincelejo que nunca ha dejado claro para quién trabajaba.

La declaración de 'Rasguño' acaba de descongelar la investigación. El corazón de su testimonio de más de 10 horas es el relato de una acalorada reunión de la que fue testigo a comienzos de 1996. En ella estuvieron el jefe paramilitar Carlos Castaño; el máximo cabecilla del cartel de norte del Valle, Orlando Henao -conocido como el 'hombre del overol'- y el narcotraficante 'Don Efra'. Los tres hoy están muertos. “Fuimos a una finca que se llama Cinco Tres, en Tierralta (Córdoba), la finca era de Carlos. Hay una discusión muy fuerte entre Orlando y Carlos Castaño por lo de Álvaro Gómez. Me paro y me abro un poquitico, pero me quedo ahí pendiente y yo digo nos van a matar, porque la discusión es fuerte. Orlando era también muy grosero y Carlos le decía que ellos no tenían por qué haber matado a Álvaro Gómez y más por proteger a un bandido como Samper”.

La discusión se zanjó, según 'Rasguño', gracias a que Henao sacó un buen fajo de billetes y se lo dio a Castaño. Cuando salieron del lugar, 'Rasguño' le pidió explicaciones al 'hombre del overol' y este le respondió: “Hermano, lo que pasa es que el doctor Álvaro Gómez estaba ambientando un golpe de Estado dentro de los militares y los grandes ricos de Bogotá. Entonces el Doctor, el 'Gordo' (el Gordo es Samper) y Horacio (porque él le decía Horacio) mandan la razón de que hagamos lo que sea para parar a Álvaro Gómez porque si hay un golpe militar, van a coger y a extraditar a todo mundo”. Y concluye: “Tratamos por todos los medios de buscar al doctor Álvaro para que se quedara quieto y ese hombre es muy jodido, no quiso recibir plata, ni quiso recibir a nadie. Entonces nosotros vimos que la única forma de acallarlo era matarlo y tomamos la decisión de matarlo”.

A pesar de lo minucioso del relato, hay que decir que la declaración de 'Rasguño' tiene tanto de ancho como de largo. En primer lugar, revela que el cartel del norte del Valle tuvo que ver con ese oscuro episodio. Se trata del grupo criminal que se volvió famoso el año pasado por la serie de televisión de Caracol El Cartel. Y que el hombre clave dentro del operativo fue el ex policía Danilo González, el tenebroso personaje que pasó de ser el héroe de la guerra contra Escobar y contra los Rodríguez a ser el jefe de seguridad de 'Rasguño' y de 'Jabón'. El ex policía ya había salido a relucir no como autor, sino como “cerebro” del magnicidio, en una carta que Carlos Castaño escribió en 2002 y que fue descubierta hace apenas un año, cuando otro jefe paramilitar, 'H.H.', entregó a la Fiscalía una memoria portátil, más conocida como el 'testamento de Castaño'. El hecho de que se tratara de una carta privada, escrita en 2002 y sin ningún interés de manipular una historia en un libro o ante un juez, le da credibilidad a la versión de que Danilo González fue el hombre clave.

El cartel del norte del Valle, para la época del magnicidio, pasaba por su mejor momento. Su socio, el cartel de Cali, había sido prácticamente desmantelado entre enero y agosto de 1995, con lo cual el negocio del narcotráfico quedó en sus manos. El 'Padrino' de este grupo era el temible Orlando Henao, el 'hombre del overol', a quien Miguel Rodríguez describió como más peligroso que Pablo Escobar.

El golpe de Estado
El segundo punto que queda claro de la declaración de 'Rasguño' es que el supuesto golpe de Estado que se estaba fraguando contra Ernesto Samper tuvo algo que ver en este magnicidio. La primera noticia que el país tuvo del golpe se dio en agosto de 1996; el embajador de Estados Unidos, Myles Frechette, dejó caer como sin querer queriendo una bomba en una entrevista de televisión: “Varios civiles se acercaron a mí en agosto de 1995 para sugerir un golpe de Estado, un pequeño golpe, y en ese momento yo les dije a ellos que de ninguna manera, que se olvidaran”. El embajador no quiso dar nombres ni detalles.

Con el tiempo se llegó a saber que desde abril de 1995, cuando la Fiscalía abrió formalmente el proceso 8.000, un pequeño grupo de oficiales se reunió en secreto en Residencias Tequendama y repitió la dosis en los meses siguientes, en distintos lugares y con civiles abordo. Luego, en agosto, cuando se publicó la indagatoria de Santiago Medina, en la que el tesorero de la campaña confirmaba que la candidatura presidencial había sido financiada por la mafia, el inconformismo creció.

En octubre de 1998 agentes del CTI de la Fiscalía encontraron en poder del político quindiano Romel Hurtado García la 'prueba reina' del golpe de Estado. En la caja fuerte tenía un texto titulado 'Acto de Poder Constituyente', considerado como manifiesto del golpe, y un informe de una de las reuniones, en el Hotel Casa Medina, a la que se denominó “el almuerzo de la conspiración”. La reunión tuvo lugar el 10 de agosto de 1995, es decir, el mismo mes en el que se acercaron a proponerle el golpe de Estado a Frechette y en el que los conspiradores llevaron a Álvaro Gómez a una finca de recreo en las afueras de Bogotá para invitarlo a ser parte del golpe.

¿Por qué habla ahora?
Existen varios elementos que llevan a pensar que el testimonio de 'Rasguño' se debe tomar con beneficio de inventario. Sobre este caso, el de Álvaro Gómez, curiosamente había dicho algo muy distinto en una entrevista que concedió a SEMANA. No hablaba ni del tema del golpe de Estado ni le echaba la culpa a Samper. ¿Pero fue una muerte política o fue la mafia? se le preguntó. Y él respondió. “Eso fue una revoltura”. ¿Cómo así? “Lo único que le puedo decir es que fue un amigo cercano que se creía un político importante y quiso con eso tenderle un manto al proceso 8.000 para ayudarles a algunos políticos comprometidos en el escándalo. Yo siempre sostuve que eso fue un error. El país perdió demasiado”.

Y esta falta de concordancia entre una y otra declaración tiene una explicación. Durante los casi tres años que permaneció en prisión en Cuba, desde 2004, cuando fue capturado por llevar consigo un pasaporte falso, 'Rasguño' siempre estuvo desesperado por volver a Colombia y ser extraditado. La razón era simple: la mayoría de sus lugartenientes terminó en Estados Unidos y empezaron a contar con lujo de detalles todo lo que sabían sobre socios y rutas, para lograr una rebaja en sus condenas. De manera que a él ya no le quedaba mucha información exclusiva para negociar con la justicia de ese país.

Durante 2008 y 2009 'Rasguño' habló con fiscales y todo tipo de autoridades en Estados Unidos. Pero le pasó lo que temía: lo que estaba contando ya lo habían contado otros narcos. Durante meses puso a familiares, amigos y abogados en Colombia a ayudarle a conseguir datos sobre temas que él no tenía claros pero sobre los que iba a hablar con la esperanza de tener algún beneficio. El primer intento de esa estrategia lo consolidó en septiembre del año pasado y aprovechando que se cumplían 20 años de la bomba del avión de Avianca salió con explosivas declaraciones. Dijo, entre otras cosas, que tenía datos sobre ese acto en el que murieron tres ciudadanos estadounidenses.

Pero su testimonio, con el paso de los días, se fue derrumbando. El ex capo dijo que pagó un soborno para desviar la investigación sobre el atentado narcoterrorista. Las personas que mencionó lo desmintieron con argumentos contundentes. Y quedó abierto un interrogante que no pudo responder: ¿Por qué 'Rasguño' querría desviar una investigación contra el que en ese momento era su más feroz enemigo, Pablo Escobar?

Algo similar está pasando con el tema de Álvaro Gómez, que revivió hace una semana gracias a otra declaración de 'Rasguño'. En julio del año pasado, desde la prisión en Estados Unidos, 'Rasguño' buscó a varias personas en Colombia para que le ayudaran a recolectar datos sobre el magnicidio. SEMANA habló con dos de ellas y confirmaron que en julio, agosto y noviembre de 2009 un enviado y familiares suyos en el país estuvieron buscando datos y personas con ese fin.

El testimonio de 'Rasguño' no fue el único contra Samper y Serpa. En junio del año anterior, el ex ministro de Defensa Fernando Botero también insinuó que el crimen de Gómez en el fondo era un crimen de Estado. Su argumentación se basa en que, según él, en medio de la crisis del proceso 8.000, la prioridad del gobierno era cambiar la agenda periodística para que se hablara de otra cosa. Botero dijo que se llegó a diseñar un documento donde se barajaron diferentes propuestas para distraer a la opinión pública. En esta lista estaban la desmilitarización de una zona para negociar con las Farc, hablarle a Venezuela con tono duro sobre el diferendo limítrofe o hacer algo parecido con el disputado territorio marítimo con Nicaragua. Su conclusión es que como el asesinato efectivamente distrajo a la opinión pública, no era de descartarse que la mano del gobierno estuviera detrás.

Botero reconoce, sin embargo, que no tiene pruebas sino simplemente deducciones. Tal vez por esto sus denuncias no cobraron mucha fuerza, pues es de conocimiento público que detesta a Ernesto Samper desde el proceso 8.000 y aprovecha cualquier oportunidad para ponerle banderillas. Otro elemento que debilita su testimonio es que una denuncia de esa magnitud no se puede sacar del cubilete 14 años después de los hechos.

La desafortunada coincidencia de dos testimonios en su contra, por sospechosos que sean, deja en el ambiente un mal sabor alrededor del binomio Samper-Serpa. Los antisamperistas siempre han creído que el hoy ex presidente es capaz de cualquier cosa. Según el raciocinio de estos: “Si resultó verdad que recibieron la plata de los narcos, ¿por qué va a ser mentira el resto?”. Pero la verdad es que no existe una sola persona en Colombia que conozca a Ernesto Samper o a Horacio Serpa que considere por un momento posible que alguno de ellos pudiera tener vínculo de algún tipo con el asesinato de Álvaro Gómez. Una cosa es decir “hagan lo que quieran mientras yo no me entere” sobre una financiación non sancta y otra cosa es ser autor intelectual de uno de los magnicidios más importantes del siglo XX.

Las versiones según las cuales los narcos estarían haciéndole un favor a Samper matando a Gómez, sin la autorización del Presidente, también desafían la credibilidad. Nadie monta todo el operativo que requiere un magnicidio para hacerle un favor a un tercero sin que este se entere. Las personas que mataron a Gómez no lo mataron para defender los intereses de Ernesto Samper, sino sus propios intereses.

Es indudable que esa muerte tuvo alguna relación con un supuesto golpe de Estado que se estaba fraguando. El golpe no era ni muy serio ni muy viable. Sus protagonistas visibles eran más conspiradores de café que los grandes poderes del país. El propio embajador de Estados Unidos de entonces en Colombia, Myles Frechette, reconoció que había sido abordado por los golpistas para tantear cuál sería la posición de su gobierno al respecto. Su respuesta fue categóricamente en contra. La mayoría de los medios de comunicación del país consideraba que Samper debía renunciar o ser destituido de su cargo, pero por las vías institucionales y definitivamente no por las de hecho. Los tres grandes grupos económicos, Santo Domingo, Ardila y Sarmiento, eran conscientes de la narcofinanciación, pero la consideraban más una metida de pata electoral que un pecado mortal que condenaba automáticamente al gobierno al colapso. Tenían cercanía y amistad de toda la vida con Samper y con Serpa y para ellos lo sucedido era más un acto de corrupción política que de corrupción personal. El Sindicato Antioqueño tenía una visión menos benévola pero definitivamente no golpista. Los militares tuvieron muchas presiones, y probablemente tentaciones, pero en todo caso golpe no dieron. Los gobiernos no se caen cuando hay amas de casa indignadas, y un puñado de valientes y críticos columnistas de opinión sino cuando los dueños del país toman la decisión. Y eso en todo caso no pasó.

Sin embargo, aunque no hubo golpe, sí hubo movimientos preliminares del mismo. Álvaro Gómez fue invitado a algunas reuniones sobre el tema y llegó a ser considerado la posible cabeza de un gobierno civil que reemplazaría al depuesto. En un borrador de programa de gobierno preparado para esa eventualidad se mencionaba como primer punto el restablecimiento de la extradición y el envío inmediato a Estados Unidos de todos los narcotraficantes. Por esa combinación de factores fue que perdió la vida Álvaro Gómez Hurtado. Ese crimen, todo lleva a pensar que fue cometido por el cartel del norte del Valle en combinación con esas fuerzas oscuras que siempre existen en los organismos de inteligencia. Ese tipo de tenebrosas alianzas ha quedado demostrado con el escándalo del DAS, el asesinato de Pizarro, el de Galán y el de Bernardo Jaramillo.

Ernesto Samper asegura que a Gómez lo mataron porque después de escuchar a los golpistas decidió no participar en la conspiración. Si ese fuera el caso, lo mataron para que no los denunciara. Sin embargo, no todo el mundo coincide con la interpretación del ex presidente. Gómez era un foco de oposición prestigioso y pudo haber estado tentado a meterse en esa aventura. En ese orden de ideas, los narcotraficantes lo habrían asesinado para neutralizar la posibilidad de su extradición en la eventualidad de que llegara al poder. Pretender que esto sucedió por iniciativa de Ernesto Samper y de Horacio Serpa es un invento de personas que buscan sacarse un clavo o lograr rebajas con la justicia norteamericana. 

 

LA CAMPAGNE S’AMPLIFIE CONTRE L’EX-PRESIDENT DE COLOMBIE ERNESTO SAMPER, L’HOMME DU CARTEL DE CALI

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Puede que a casi nadie le interese ya hoy saber en Colombia quién mató a Álvaro Gómez. Pues a mí sí.

Y creo que la versión sobre un crimen de Estado que rindió el ex ministro de Defensa de la época, Fernando Botero Zea, que sirvió para descongelar el proceso que duró en la nevera desde el 2003 hasta el 2009; y la que ahora rinde alias 'Rasguño' desde una cárcel en E.U. luego de un prolongado silencio, por fin quebrado espiritualmente después de meses de estar en “el hueco”, nos acerca por primera vez en todos estos años a la verdad.

Desde el primer día, este proceso lo desviaron con todo tipo de maniobras que se fueron derritiendo por su incongruencia probatoria. Pasamos por el “capítulo Sincelejo”, en el que se culpó a tres jóvenes campesinos. Dos quedaron libres y un tercero aún permanece preso por un crimen distinto. Luego vino el “capítulo Bogotá”, en el que se intentó relacionar el atentado efectuado contra Antonio Cancino, abogado de Samper, con el crimen de Álvaro Gómez. Las sospechas cayeron sobre una banda de atracadores comunes que nada tenían que ver con lo segundo, como quedó demostrado. Luego vino el “capítulo Cazadores”, en el que la responsabilidad se desvió hacia un sector militar, y que desembocó en un callejón sin salida.

Del congelador en el que quedó durante las dos últimas fiscalías, el proceso se pudo rescatar gracias a que, por la insistencia de la familia Gómez, en la Fiscalía ya no podían seguir negándose a decretar la recepción del testimonio de Botero. Ni tampoco la del de 'Rasguño', que, por razones inexplicables, después de haber sido ordenada hace un año, apenas pudo efectuarse por fin este enero.

El testimonio de Botero contra el ex presidente Samper y su ministro Serpa hay que mirarlo con beneficio de inventario, por su evidente ánimo retaliatorio. Él asegura que Serpa le comentó, en una de las decenas de visitas que evidentemente le hizo para “calmarlo” en la Escuela de Caballería, donde estaba detenido, que el Gobierno buscaba afanosamente una noticia que desviara la atención sobre el 8.000. Eso no lo niega Serpa. Botero sostiene que hasta le mencionó la posibilidad de cosas como provocar un incidente fronterizo con Venezuela o Nicaragua. Pero de ahí a que Botero pueda suponer con alguna validez que el asesinato de Álvaro Gómez provenía de las cortinas de humo planeadas por el Gobierno, hay un gran trecho.

En cambio, el testimonio de 'Rasguño' es fulminante. ¿Qué dice 'Rasguño'? Que a Álvaro Gómez lo asesinó el cartel del norte del Valle para proteger la permanencia de Ernesto Samper en el poder. Liderado por el 'Hombre del overol', Orlando Henao, a quien los hermanos Rodríguez Orejuela temían más que a Pablo Escobar. Y con la complicidad de un sector de la Policía encabezado por el tenebroso coronel Danilo González, asesinado después por alias 'Pispi' por orden de Diego Montoya (ver El cartel de los sapos). Eso explica por qué en el momento del asesinato, la cuadra de la Universidad Sergio Arboleda estuviera convenientemente trancada hacia la 11 y hacia la 15 por unas motos de la Policía.

Por esos días existían fuertes rumores de un posible golpe de Estado para el que sus gestores estarían tratando de contar con el beneplácito de Gómez. Si eso realmente ocurrió, es evidente que este no les colaboró. Pero, en cambio, en sus últimos días escribió en El Nuevo Siglo tres editoriales de una contundencia moral y jurídica contra el Gobierno, de tal calibre, que fueron suficientes para que todos los interesados se enteraran de que la batalla que emprendía Álvaro Gómez no pararía hasta no ver a Samper fuera del poder, respondiendo por la financiación de su presidencia con dinero del narcotráfico. Que Gómez pudiera lograrlo, nunca se sabrá. Pero unos narcos asentados en el norte del Valle, envenenados de rumores provenientes del propio Palacio, sí podían suponer que ese peligro se corría.

Me parece congruente la versión de 'Rasguño'. Porque cuando uno se mete con los mafiosos y crea con ellos vasos comunicantes tan fuertes, como el de la financiación de una campaña política, entra en el círculo de sus solidaridades de cuerpo que pueden llegar, como posiblemente ocurrió en el caso de Álvaro Gómez, hasta el asesinato a manera de favor. Un favor que se hace, así no se pida.

¡SE ME OLVIDA! Entre la sátira de Jaime Bayly en NTN24 y el triunfo del nuevo presidente chileno, Sebastián Piñera, están haciendo el problema de Chávez deliciosamente soportable.

 

María Isabel Rueda

UNE SUISSESSE ENLEVEE PUIS SAUVEE PAR LA POLICE DECIDE DE RESTER EN COLOMBIE

24 janvier 2010 

La police colombienne a annoncé samedi avoir libéré la veille la Suissesse Manuela Fankhauser enlevée début janvier dans le nord-est de la Colombie par des délinquants de droit commun qui réclamaient une rançon de 350.000 dollars.
La femme de 30 ans a été retrouvée par des agents d'un commando anti-enlèvement à Palomino, un village situé à quelque 1.200 km au nord-est de Bogota, a déclaré à l'AFP le colonel Luis Burgos, qui dirige la police de La Guajira, département où l'enlèvement a eu lieu.
Le colonel a précisé qu'elle “était saine et sauve” et avait pu retrouver son époux, le Colombien Francisco Segundo Cuello.
L'un des ravisseurs a pu être capturé et deux autres ont pris la fuite après un échange de tirs a précisé le responsable. 

On peut imaginer que les truands, comme c’est souvent le cas, n’auraient pas hésité à « revendre » leur victime aux terroristes des FARC s’il n’avait été mis fin à leur crime.
La jeune publicitaire, qui s'était installée avec son époux en Colombie, a été enlevée le 11 janvier. Ses ravisseurs exigeaient 350.000 dollars pour sa libération, selon les autorités. Selon des déclarations à la presse, elle a décidé de rester en Colombie, en dépit de sa mésaventure.
“J'aime la Colombie et j'aime tout dans ce pays”, a-t-elle lancé
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