CHAVEZ ACHETE DES MISSILES RUSSES POUR MENACER LA COLOMBIE

12 septembre 2009 

Le président vénézuélien Hugo Chavez a annoncé que des missiles russes d'une portée de 300 km et “qui ne ratent pas” leur cible arriveront “bientôt” au Venezuela, en précisant qu'ils seront utilisés pour la défense et non pas pour “attaquer qui que ce soit”.

Il s'agit d'une menace évidente contre la Colombie, qui a une frontière commune de 2300 km avec le Venezuela.


“Nous avons signé des accords avec la Russie. Bientôt des petits missiles vont commencer à arriver. Tu le mets ici et tu lances le petit missile. Tu sais à quelle distance il peut arriver? 300 km de portée. Et il ne rate pas”, a affirmé Chavez devant des dizaines de personnes rassemblés devant le palais présidentiel à son retour d'une tournée internationale.
Le président vénézuélien n'a pas précisé si ces accords avaient été signés pendant sa visite à Moscou mercredi et jeudi et a affirmé que la signature d'accords militaires avec des pays tiers n'ont pas pour but “d'attaquer qui que ce soit”.
“Ce sont des instruments de défense, parceque nous allons défendre le pays contre toute menace”, a-t-il ajouté sous les applaudissements de ses partisans.
Au cours de la visite de Chavez à Moscou, les ministères de la Défense des deux pays ont signé un accord de coopération militaire dont la teneur n'a pas été révélée.
“Ce genre de contrat n'est jamais signé en public. Nous livrerons au Venezuela les armes que le Venezuela nous demande, en accord avec le droit international”, a déclaré à ce sujet le président russe, Dmitri Medvedev.
“Pourquoi pas des chars ? Nous avons sans aucun doute de bons chars. Si nos amis veulent des chars, nous leur en livrerons”, a-t-il commenté.
Chavez, qui considère la Russie comme un “allié stratégique”, a récemment confirmé l'achat à Moscou de chars BMP3, MPR et T-72, destinés notamment à protéger la frontière avec la Colombie, avec qui Caracas a “gelé” les relations en juillet dernier.
D'après les médias russes, Caracas souhaite acquérir des chars T-72 et T-90, des hélicoptères, des transports de troupes blindés, des sous-marins et des systèmes antimissile.
La Russie et le Venezuela ont signé entre 2005 et 2007 douze contrats d'armement d'un montant total de 4,4 milliards de dollars.
Au cours de cette période la Russie a vendu au Venezuela 24 avions de chasse Sukhoi-30, 50 hélicoptères de combat et 100.000 fusils d'assaut Kalashnikov AK-47 et lui a accordé en outre un crédit d'un milliard de dollars pour l'acquisition d'armements.
Chavez est retourné vendredi à Caracas à l'issue d'une tournée au cours de laquelle il a visité la Libye, la Syrie, l'Algérie, l'Iran, le Turkmenistan, le Belarus, la Russie et l'Espagne.


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COUP DE TONNERRE EN COLOMBIE : LES EX-PRESIDENTS CESAR GAVIRIA ET ERNESTO SAMPER AINSI QUE L’ANCIEN MINISTRE DE LA DEFENSE RAFAEL PARDO VONT ETRE ARRETES (SI LA JUSTICE FAIT SON TRAVAIL) APRES LES REVELATIONS FRACASSANTES CONTRE EUX DE L’EX-PRESIDENT ANDRES PASTRANA

09 septembre 2009 

Une véritable bombe politico-judiciaire vient d’éclater à Bogota sous la plume de l’ancien chef de l’Etat conservateur Andrés Pastrana (1998-2002), à propos de la complicité de Gaviria, Samper et Pardo avec les cartels de la drogue avant la présidentielle en 1994 conclue par l’élection de Samper contre Pastrana.  Mes lecteurs seront ravis d’avoir été les premiers à apprendre sur ce blog, depuis des mois, que Samper et Gaviria, au lieu de pérorer contre le régime démocratique d’Alvaro Uribe, devraient purger de lourdes peines de prison pour leurs liens avec leS cartel de Cali et de Medellin. 

Le détonateur, Andrés Pastrana, n’y va pas de main morte dans la lettre qu’il a adressée hier à César Gaviria. Il accuse cet ancien président (1990-94) d’avoir occulté les révélations que Pastrana lui avait apportées, avant le scrutin de 1994, avec des enregistrements (les fameuses « narco-cassettes) sur le financement de la campagne électorale de Samper par le cartel de Cali.

Il met aussi en cause Samper, informé par Gaviria du contenu des enregistrements avant le scrutin. Les deux hommes avaient maintenu un total blackout sur ces révélations jusqu’au vote. Le « libéral » Samper l’avait alors emporté de peu sur le conservateur Pastrana. 

Je rappelle pour les non-initiés que Samper avait passé les quatre ans de son mandat (1994-98) à éviter d’être jeté en prison, dans le procès dit des « 8.000 » (le numéro judiciaire du dossier criminel à Bogota) qui avait démontré le versement à sa campagne de six millions de dollars par les frères Rodriguez, alors chefs du cartel de Cali, et extradés récemment aux USA par Alvaro Uribe. Seul Fernando Botero, fils du célèbre peintre et sculpteur, alors ministre de la Défense de Samper, avait été jugé et incarcéré, pendant trois ans, après avoir reconnu les faits. Il avait alors servi de bouc-émissaire, et assuré que Samper “savait tout” de l'origine délicteuses de ses fonds. Le tésorier de la campagne de Samper, Santiago Medina, avait fini par se “suicider”.

Le président Samper avait échappé aux ténèbres des cachots grâce à l’appui d’un Congrès corrompu jusqu’à l’os par les prébendes du narcotrafic. Ingrid Betancourt, alors députée, avait fait une grève de la faim de 12 jours à l'intérieur du Congrès pour exiger la mise en accusation de Samper. Dans son livre La rage au coeur, elle accuse Samper d'avoir tenté de la faire supprimer à de nombreuses reprises. Les accusations d’Andrés Pastrana n’ont pas été démenties par Gaviria, qui a déclaré « ne plus vouloir parler du procès 8.000 ».

Vous qui me lisez n’ignorez plus rien des autres « casseroles » que traîne Gaviria depuis ses cadeaux d’ordre criminel, je pèse mes mots, au chef du cartel  de Medellin, Pablo Escobar (abattu en 1993 par la polie). Coupable de 500 meurtres de policiers, de l’attentat contre le DAS (services secrets)  avec 70 morts en 1990 ou encore contre un avion de ligne d’Avianca (130 morts), du trafic de milliers de tonnes de cocaïne entre la Colombie et les USA, « le patron » (Escobar) avait bien été enfin arrêté par la police de Gaviria, mais le chef de l’Etat lui avait permis de construire sa propre prison, la « Cathédrale », sur les hauteurs de Medellin. J’ai pu visiter les lieux en 2003. L’endroit est idyllique, en pleine forêt tropicale, avec vue lointaine sur l’aéroport de la ville. A la place de cellules, Escobar et ses hommes, tous « détenus » en principe, avaient fait construire des appartements avec jacuzzis, sol en marbre, hamacs sur les terrasses, et terrain de football où venait jouer avec eux un gardien de but international colombien.  Quand il fut question d’extrader Escobar, le caïd de la drogue prit ses cliques et ses claques avec son armée de soudards.  Samper, lui, n’a toujours rien dit, et pour cause. Je vous rappelle qu’il ne peut plus mettre le pied aux USA depuis cette époque, puisque son visa lui a été retiré. C’est un délinquant en liberté dans son pays. Pour se dédouaner de son passé criminel, il passe son temps à conter fleurette aux FARC, dont il défend les positions pour un échange dit « humanitaire », quand ce terme ne peut en rien concerner les otages des terroristes, détenus dans les camps de concentration d’une guérilla appuyée par les régimes néo-communistes de Hugo Chavez (Venezuela) et de Rafael Correa (Equateur). Avec les preuves apportées par Andrés Pastrana, pour qui la vengeance, à l’évidence, est un plat qui se mange froid, au bout de 15 ans de silence, le Parquet colombien, sous peine de se discréditer, se voit contraint d’ouvrir des poursuites contre Gaviria et Samper.   

Un autre membre de l’élite colombienne, Rafael Pardo, finira lui aussi dans les geôles colombiennes si le Parquet se secoue enfin. Dans sa lettre, Pastrana relate la réaction de cet individu, alors ministre de la Défense, et présent à l’entretien au cours duquel avait été révélé par lui au président Gaviria  les « narco-cassettes ».  Décomposé, Pardo avait alors invité Pastrana à son domicile pour l’implorer d’accepter un « pacte de gentilshommes » (pacto de caballeros) et de faire silence sur les narco-cassettes. Pastrana avait finalement refusé. Les enregistrements avaient alors filtré vers la presse, après la victoire de Samper. Le scandale ne devait plus avoir de fin, jusqu’au vote du Congrès exonérant Samper de toute culpabilité. Le ministère public colombien se doit de réagir, et vite, à cet ébranlement de la démocratie colombienne, avec la mise en accusation immédiate de ces trois félons, comme il a su le faire, mais injustement, 24 ans après les faits, contre le colonel Alfonso Plazas Vega. Ce héros colombien est détenu depuis deux ans, par la grâce de faux témoins, pour la présumée disparition de 11 terroristes du M-19 après qu’il eût libéré le Palais de justice de Bogota occupé puis incendié par cette guérilla sanguinaire le …6 novembre 1985. Les tueurs du M-19 avaient abattu 115 personnes, dont 55 juges. Les rebelles avaient agi avec la complicité et l’appui en armements des cartels colombiens de la drogue pour brûler tous les dossiers judiciaires de ces barons de la cocaïne, et leur éviter ainsi une extradition inéluctable aux USA. 

Les auteurs intellectuels de cette tragédie ont été, eux, amnistiés, et s’écroulent de rire, dans les dîners en ville, à propos de l’incarcération de leur ennemi de l’époque. L’un d’eux n’est autre que Gustavo Petro, aujourd’hui sénateur. César Gaviria, pour le récompenser de ses crimes, l’avait nommé diplomate à Bruxelles en 1993 ! Le Colonel Plazas avait alors crié devant la presse, avant de reprendre le Palais de justice : « ici, je défends la démocratie, maître ! ». Ce régime judiciaire qu’il a alors sauvé ne lui en sait aucun gré, et le maintient entre les quatre murs d’une infâme prison, quand les auteurs de la boucherie courent les rues de Bogota. Voici le texte intégral de la lettre d’Andrés Pastrana à César Gaviria : 

Bogotá, 8 de septiembre de 2009Señor
César Gaviria Trujillo
Ex Presidente de la República
Ciudad
Estimado señor ex Presidente:Con mucho interés he seguido sus planteamientos sobre la corrupción del proceso del referendo, el fracaso de la política de salud, el rezago en infraestructura y vivienda social, el desempleo, la miseria y otros temas de actualidad. Sin embargo, me ha sorprendido que tan importante debate haya desembocado en una confrontación a la ligera por un episodio de nuestra historia reciente del cual fui un protagonista. Permítame, por lo tanto, terciar para complementar su versión abreviada del tristemente célebre episodio de los llamados “narcocasetes”.

Acudí a usted, a días de las elecciones presidenciales, apelando a su investidura de Primer Magistrado de la Nación e invocando políticamente al Presidente que encarnaba el mandato moral de Luis Carlos Galán.

Entregué unas grabaciones de procedencia anónima, no verificadas. Tras oírlas, debo reconocer que usted no vaciló en calificar inmediatamente al hecho como “lo más grave que le ha pasado al país y a la democracia”. Más adelante se refirió a la relación con el Cartel de Cali de uno de sus funcionarios de mayor confianza y sus razones para obligarlo a renunciar. El allí presente ministro de Defensa añadió que “nunca había oído grabaciones tan comprometedoras” en relación a alianzas políticas con el narcotráfico. De principio a fin le manifesté al Primer Magistrado que el proceso quedaba en sus manos.

Un paréntesis. Interrogado esta semana en el programa La W confirmó usted que verificó que se trataba de personajes del Cartel de Cali y la campaña del Partido Liberal (”Yo mandé a cotejar las voces y comprobamos efectivamente que las voces eran legítimas”). La expedita verificación le fue comunicada al candidato Samper, la víspera de las elecciones. A mí se me mantuvo en la oscuridad, maniatado por la duda sobre la veracidad de las cintas.

Tras la reunión en el despacho presidencial, el ministro de Defensa estaba visiblemente conmocionado. Nos invitó horas más tarde junto con mi jefe de campaña a su casa y durante la conversación planteó la posibilidad de considerar un “pacto de caballeros” para guardar silencio sobre el asunto, a lo cual me negué repetidas veces. Ante su insistencia, al despedirme prometí reconsiderar la propuesta con cabeza fría. Apenas un par de horas más tarde, mi jefe de campaña les habría de reafirmar que el pacto era un imposible.

Las elecciones fueron presididas por usted bajo una guisa de normalidad a pesar del desafío descarado del crimen organizado. Puesto el asunto en sus manos, como era mi deber, debí enfrentar las urnas sin que se me hubiesen entregado las pruebas que el gobierno ya tenía en sus manos. Debí reconocer entonces “el triunfo numérico, mas no el triunfo moral” de mi adversario. No tenía otra opción. No fue sino hasta después de las elecciones que el noticiero 24 Horas decidió revelar la existencia de las cintas.Si el portador de las malas noticias ha debido ser el Primer Magistrado y no el denunciante; si el país ha debido ser informado de la alianza non sancta por el Presidente de la República, garante de la pureza electoral, antes de ir a las urnas; si el documento se debió revelar posteriormente por los medios que tenían las cintas en sus manos antes de las elecciones; si los electores acudieron a las urnas sin la verdad completa, son interrogantes y dilemas difíciles, pero sin fecha de vencimiento.Afortunadamente para el país de hoy, la perspectiva de los hechos es otra. Y las lecciones para la siempre amenazada democracia son cada día más claras.Sin otro particular, me suscribo del señor ex Presidente.

Cordialmente,

Andrés Pastrana 



LE NOUVEAU CHEF DES FARC REFUSE DE LIBERER SES OTAGES POLITIQUES ET DEMENT TOUTES LES EVIDENCES SUR LES LIENS DES TERRORISTES AVEC CHAVEZ ET CORREA

 

13 août 2009 

Alfonso Cano dit niet à la libération des 23 officiers otages des FARC sans condition, exige leur échange contre des terroristes détenus, et dément tout, y compris les preuves saisies dans les pc de Raul Reyes, et même la vidéo de Mono Jojoy, le chef militaire des FARC, sur « l’aide en dollars à Correa » ainsi que les trafics d'armes et d'argent entre Chavez et les terroristes. 

Je vous laisse traduire, n’ayant ni le temps et encore moins l'envie de le faire pour ce tissu de mensonges. Il s’agit de la 1e entrevue de Cano depuis qu’il a remplacé Manuel Marulanda, décédé, en mai 2008. L’entretien a été réalisé par l’hebdomadaire Cambio, de Bogota, par courriel, et non pas dans un face à face. Cette particularité confirme que Cano est assiégé par les forces militaires. 

Voici l’interview de Cambio : 

Habla 'Cano' 


 

A punto de iniciarse una nueva campaña electoral, y en medio de tensiones externas con Venezuela y Ecuador, hay muchas preguntas en el ambiente en relación con las Farc. ¿Tratarán de influir en las elecciones? ¿Se han deteriorado sus vínculos internacionales? ¿Reciben ayuda o han ayudado a Hugo Chávez o a Rafael Correa? Desde la muerte hace algo más de un año de 'Manuel Marulanda', su sucesor 'Alfono Cano' no ha dado declaraciones a ningún medio colombiano, pero tras varias semanas de insistencia decidió romper su silencio y responder por Internet un cuestionario de CAMBIO sobre estos y otros temas de interés. 

CAMBIO: Después de que el presidente Uribe suspendió la mediación del presidente Chávez en la liberación de secuestrados, ¿las Farc han seguido teniendo contactos con el Gobierno venezolano?  

'ALFONSO CANO': No. Retirado el presidente Chávez como facilitador de ese proceso, cesaron nuestras conversaciones pero nuestra admiración por los objetivos bolivarianos del Gobierno venezolano es la misma de siempre y nuestra gratitud por sus esfuerzos en pro de un acuerdo humanitario será perenne.  

¿Reconoce que el gobierno Uribe aisló a las Farc en el plano internacional?  

Mientras se desarrollaron los diálogos del Caguán ampliamos las relaciones con gobiernos y organizaciones en los diferentes continentes. Rotos los diálogos, el gobierno Pastrana y la Casa Blanca desataron una ofensiva diplomática contra las Farc que, obviamente, generó modificaciones en las formas de relacionarnos con la comunidad internacional. Pero mantenemos relaciones en todo el mundo, sujetas a la discreción que se debe. 

La sensación es que las Farc han perdido interlocución internacional, que ya no son tan fuertes en ese campo. 

No podría precisarle qué tan fuertes somos en ese campo porque es una apreciación subjetiva, pero le reitero que en las nuevas condiciones de la diplomacia del siglo XXI mantenemos muy buenas relaciones en muchas partes del mundo. 

¿Qué significan Venezuela y Ecuador dentro de su estrategia política?  

El sueño bolivariano de una patria grande que integre a todos los pueblos de América Latina y el Caribe, que desate su enorme potencial de manera soberana y nos posicione ante el mundo como la gran nación que debemos ser. 

¿Qué efectos tuvo la muerte de 'Reyes' para los vínculos externos de las Farc? 

'Raúl' era el responsable de las relaciones internacionales de las Farc y obviamente su muerte tuvo un impacto importante en ese nivel, pero dado que en las Farc todos los trabajos de dirección se analizan, planifican y desarrollan en equipo, pudimos recobrar el ritmo. Hoy, la responsabilidad de darle la dinámica adecuada a las necesidades del momento es del comandante 'Iván Márquez'.  

La incautación de los computadores de 'Raúl Reyes' los dejó al descubierto, prácticamente sin secretos.  

Con los supuestos computadores de 'Raúl', lo que se ha presentado es una burda manipulación propagandística de los gobiernos de Colombia y Estados Unidos: como cortina de humo o para subir puntos en alguna encuesta, o para difundir públicas sospechas sobre algún presidente de algún país vecino cada vez que lo consideran necesario. La rectitud de muchas figuras públicas ha sido sometida al escarnio y a la lapidación. Nada de lo atribuido a los computadores ha sido serio y lo poco que ha pasado por el rigor de la Justicia ha sido desechado por inconsistente. 

Los correos entre el Secretariado encontrados en esos computadores indican que las Farc tienen negocios de narcotráfico y de armas e inversiones en Venezuela. 

Los computadores supuestamente encontrados tienen lo que los gobiernos de Bogotá y Washington han querido que contengan. Han hecho de ellos una lámpara de Aladino a la que acuden cuando necesitan una disculpa o una justificación. Los han transformado en arietes contra los pueblos vecinos, al convertir las 'filtraciones' ordenadas desde la Presidencia en puntal de la diplomacia colombiana y, en muchas ocasiones, de la política interna, sin que nadie pueda dar fe de la veracidad de la información que difunden venenosamente. 

También hay comunicaciones entre miembros de las Farc con personas del gabinete del presidente de Brasil 'Lula' da Silva. ¿Cuál es la relación con ese gobierno? 

En época del proceso del Caguán participaron de diferentes formas muchos gobiernos y organizaciones de la comunidad internacional. Lo demás son especulaciones irresponsables.  

¿Cuánto fue realmente el aporte económico de las Farc a la campaña de Rafael Correa al que 'el Mono Jojoy' se refiere en un video conocido hace pocos días?  

No hemos entregado ni armas ni dinero a gobiernos u organizaciones de otros países, pues lo que conseguimos apenas nos alcanza para nuestra propia brega. ¿Por qué habríamos de contribuir a la campaña electoral de una persona, como el actual presidente Rafael Correa al que ni siquiera conocemos? 

¿Cómo terminaron en poder de las Farc unos lanzacohetes que Suecia  le vendió al Gobierno de Venezuela y  que el Ejército colombiano incautó en octubre de 2008? 

Uribe acudió al terror mediático para insinuar que el Gobierno de Venezuela nos facilitó unos lanzacohetes que habíamos capturado hace mucho en un enfrentamiento militar en la frontera, hecho que fue ampliamente informado a la opinión en su momento. Ni los pueblos ni los gobiernos del mundo son tan tontos como piensan en el Pentágono y en la Casa de Nariño. Sencillamente se trata de cocinar las condiciones para justificar la entrega de la soberanía nacional de Colombia a Washington, reconociendo que le quedó grande la pelea contra las Farc. 

¿Qué significó para las Farc  la muerte de 'Manuel Marulanda'?  

La ausencia de nuestro líder y guía, de nuestro referente fundamental y nuestro eje. Pero también del maestro que nos inculcó la irrevocable decisión de perdurar en el esfuerzo que él comenzó en compañía de Jacobo y sus compañeros de Marquetalia. Nos enseñó, como en la poesía de Neruda, que el mundo no termina en nosotros mismos. 

¿Y el asesinato de 'Iván Ríos' a manos de un subalterno? Eso fue interpretado como una señal de la crisis y de la descomposición que viven las Farc. 

Es un hecho sobrecogedor pero absolutamente aislado de un demente ambicioso, captado por los servicios de inteligencia del Estado, que fue capaz de asesinar tan cobardemente a un revolucionario de las altas calidades de 'Iván' y luego proceder con la sevicia que conoció el mundo entero. 

Hay razones para deducir que las Farc tienen graves problemas internos: con ayuda de sus carceleros se han escapado secuestrados, el número de deserciones aumenta, los combatientes que han desertado dicen que la moral de la tropa es baja… 

Una organización con baja moral no está en condiciones de mantener una permanente actividad militar como la que informamos a través de los partes de guerra. El Gobierno trata de crear un estado psicológico triunfalista, pero de tanto mentir al final se va a transformar en un bumerán. Desertores ha habido siempre, las llamadas desmovilizaciones son una gran estafa sustentada en bazofia recogida en poblados y cárceles para agrandar los listados, desviar recursos públicos y engañar a la opinión. No tenemos graves problemas internos, no hay crisis. 

La ofensiva del gobierno Uribe los ha obligado a replegarse, eso no lo puede negar. 

La realidad es que enfrentamos la más grande ofensiva contrainsurgente jamás desatada en Latinoamérica que en solo dineros del Plan Colombia ha recibido de Washington 10.000 millones de dólares de ayuda, con una fuerza pública comprometida en la guerra cercana a los 500.000 hombres y un presupuesto anual de 8.000 millones de dólares. Eso es lo real, lo concreto. Si la situación de las Farc fuese de crisis, el Presidente no habría invitado a los gringos a escalar su invasión. No lo consideraría necesario. 

¿Los golpes que recibieron las Farc el año pasado cómo han afectado sus planes?  

De fondo, ninguno. Hicimos los ajustes necesarios en nuestras estructuras y así lo informamos a la opinión pública, y reajustamos algunos planes de cumplimiento inmediato. Nada más. Las vicisitudes propias de una lucha como la que adelantamos han sido superadas y mantenemos el interés de privilegiar temas como el canje, acuerdos humanitarios, solución política del conflicto, Asamblea Constituyente y otros asuntos vitales para Colombia, así como el trabajo con los sectores populares y en el movimiento de masas.  

¿Qué significó para el Secretariado la 'Operación Jaque'?  

Un hecho de la guerra como tantos otros y de especial impacto. Un golpe de mano posible gracias a una traición y a la dirección de estadounidenses e israelíes que participaron de su planeación, ejecución y utilización política. Lo asimilamos, pero un golpe no afecta la estrategia ni los lineamientos de las Farc. 

¿Qué tan ciertas son las discrepancias y rivalidades entre usted y 'el Mono Jojoy'?  

Desde siempre, la propaganda enemiga ha pretendido sembrar cizaña en el  interior de las Farc. Nuestra unidad es monolítica. 

¿Es consciente de que la lucha armada no tiene aceptación, del rechazo generalizado a las Farc y a prácticas tan atroces como el secuestro? 

Déjeme hacerle dos razonamientos: quienes hacemos parte de las Farc soñamos con la paz, la anhelamos con intensidad, la queremos conocer porque desde que nacimos el país está en guerra. Nosotros no amamos la guerra, nos obligaron a armarnos. Y otra consideración: la nueva actitud de Estados Unidos hacia América Latina, reflejada en Honduras y en los anunciados acuerdos con Álvaro Uribe, van a generar reacciones muy radicales en el Continente. 

¿El reconocimiento del estatus de beligerancia ya se convirtió para ustedes en un asunto accesorio?  

No, por ningún motivo. Menos ahora que Washington califica y descalifica a su antojo y traza la pauta a los otros ejes del poder mundial, sobre a quién o a quiénes se debe satanizar. La brega por el reconocimiento como organización político-militar, con una propuesta de Estado sostenida en una visión revolucionaria de la sociedad continúa siendo vital para el desarrollo de nuestro proyecto. 

¿Qué ha pasado con el cabo Pablo Moncayo? ¿Por qué no lo liberan a él y a los uniformados que siguen secuestrados en forma unilateral y sin condiciones? Sería una señal positiva. 

Hace tres meses informamos nuestra decisión de liberarlo unilateralmente, pero el Gobierno se atravesó y ha impedido su liberación. Y en cuanto a los mandos militares y policiales capturados en la confrontación, que son prisioneros de guerra, solo serán liberados mediante un canje. Excepcionalmente, y como evidencia de nuestra voluntad por alcanzar acuerdos, entregaremos al cabo Moncayo y al soldado profesional Calvo (Josué Daniel Calvo Sánchez), sin contraprestación alguna, directamente a la senadora Piedad Córdoba y al profesor Gustavo Moncayo, quienes por su transparencia blindarán nuestro gesto. 

¿Cuántos secuestrados quedan en poder de las Farc entre militares, policías y civiles? 

Los mencionados prisioneros de guerra integrantes de la Fuerza Pública son 23. También están retenidos dos concejales, con posibles vínculos con paramilitares y responsabilidad en actos de corrupción. Y en cuanto a retenciones con fines económicos,  puedo decirle que hoy se cuentan con los dedos de una mano. 

¿Por qué no incluyen en las liberaciones a secuestrados por razones económicas? 

El canje y las acciones complementarias están referidas a los prisioneros de guerra. 

¿Por qué las Farc no abandonan el secuestro? 

En toda confrontación militar hay muertos, heridos y detención de combatientes. Mientras esta perdure habrá prisioneros de guerra así el Gobierno se empeñe en llamarlos tercamente secuestrados. 

¿Es consciente del costo político que les significa el secuestro a las Farc? 

Esta forma de lucha conlleva necesidades, como las financieras, que tratamos de cubrir con colaboraciones voluntarias de amigos e impuestos a los sectores más ricos de la sociedad. 

¿El canje es una prioridad para las Farc? 

Para este Gobierno los prisioneros de guerra que mantenemos no clasifican en los estratos altos, ni generan efectos importantes en las encuestas y por eso el Presidente se da la licencia de impedir las liberaciones que hemos anunciado. 

¿Hay alguna posibilidad de negociación ó diálogo con el gobierno Uribe?  

Una salida civilizada al conflicto no puede depender de la voluntad de una persona, por poderosa que sea. Así que, independiente de quién ocupe la Presidencia, persistiremos en buscar salidas políticas al conflicto.   

¿Tiene una fórmula sustituta a un despeje para eventuales diálogos? 

Lo determinante son las garantías oficiales para un encuentro del Gobierno y las Farc que despojen de cualquier peligro y tensión a los participantes, y posibiliten las mejores condiciones para las conversaciones. 

¿Por qué persistir en la guerra?  

Siempre hemos pensado que nadie que ame realmente la patria puede desearle ese destino, y por eso cada vez que ha sido factible hemos conversado con los representantes del Estado en busca de construir acuerdos que lleven a la convivencia. No ha sido posible pero esto no nos lleva a desistir de tal empeño. Hay que hablar, dialogar y ello significa espacio, garantías, medio ambiente, grandeza, tolerancia, voluntad y decisión. 

¿El regreso de 'Simón Trinidad' y de 'Sonia' de Estados Unidos seguiría siendo una condición para el intercambio humanitario, para el diálogo? 

Hemos exigido garantías de modo, tiempo y lugar para que representantes del Gobierno y los nuestros analicen la viabilidad y los términos de un canje. Lo demás son especulaciones. 

¿Hay algún tipo de contacto con el Gobierno?  

Ninguno. Ni siquiera permiten recibir al cabo Moncayo. 

¿Qué significaría una posible reelección del Presidente en el horizonte de una eventual negociación? 

Lo esencial son las concepciones políticas y los intereses que represente la persona que asuma en el próximo periodo. Si sus convicciones están inundadas de violencia, guerra, vindicta y autoritarismo, la confrontación persistirá y seguramente alcanzará nuevos niveles. Si existe una visión democrática, civilizada, patriótica y realista, la perspectiva será alentadora para Colombia.   

¿En caso de que algún día se llegara a un acuerdo de paz, usted y otros miembros del Secretariado se verían aspirando a cargos de elección popular o como miembros de una Asamblea Constituyente? 

¿Nosotros luchando toda la vida para al final integrarnos a un régimen político como el actual? Miremos el poder legislativo: más de 80 reos paramilitares, varios más ladrones, parlamentarios en ejercicio elegidos con menos de 1.000 votos, Teodolindos a granel, genuflexiones a cambio de notarías, trasteo de votos, de partidos…  

¿Por qué las Farc nunca le han concedido algún valor a la desmovilización de los paramilitares y al proceso de Justicia y Paz? 

Porque fue una farsa. Los verdaderos jefes del paramilitarismo permanecieron ocultos, lavaron los dólares del narcotráfico, se quedaron con las tierras usurpadas, no repararon a nadie y terminaron copando el aparato del Estado. En las cárceles de Colombia y los Estados Unidos quedaron presos los bandidos más ingenuos que creyeron en sus jefes. 

¿Cree que la Corte Penal Internacional terminará juzgando los crímenes de guerra cometidos en desarrollo del conflicto colombiano?  

Es una verdadera espada de Damocles que pende sobre el país, que al activarse con todos sus protocolos internacionalizará, no solo el conflicto, sino muchos aspectos de la vida nacional. Parece que el Presidente, siempre tan previsivo, estrecha lazos con Washington, buscando burladeros en caso de que le falle su macabro plan de reelección indefinida. 

L’ARMEE US POURRA UTILISER 7 BASES EN COLOMBIE APRES LA FERMETURE DE LA SIENNE A MANTA (EQUATEUR) PAR RAFAEL CORREA

 

5 août 2009 

 

L'armée américaine pourra utiliser sept bases colombiennes pour lutter contre le narcotrafic et le terrorisme, si un accord en négociation entre Bogota et Washington est validé, a révélé le général Freddy Padilla, commandant des forces militaires colombiennes. 


Il s’agit de trois bases aériennes, deux bases de l'armée de terre et deux bases navales. 

 

L’utilisation par les GI’s de ces bases vise à suppléer à la fermeture de la base américaine de Manta, sur la côte Pacifique de l’Equateur. Rafael Correa a refusé en effet de renouveler le contrat de dix ans signé en 1999 par l’ancien président Jamil Mahuad pour autoriser les USA à utiliser Manta pour mener des opérations de lutte anti-drogue dans la région andine. 500 soldats américains y étaient installés. 


L’accord entre Bogota et Washington est critiqué par les voisins de la Colombie, l'Equateur et le Venezuela, ainsi que par le Nicaragua et la Bolivie. Le Brésil et le Chili, plus modérés, se sont dits préoccupés et ont demandé la réunion du Conseil de défense sud-américain. 


Celui-ci devrait être convoqué fin août, a indiqué mardi Fander Falconi, ministre des Affaires étrangères de l'Equateur qui accueille lundi le prochain sommet de l'Union des nations sud-américaines (Unasur).

 

Le général à la retraite Jim Jones, conseiller pour la sécurité nationale du président américain Barack Obama, a promis mardi au Brésil de fournir “une bonne explication” sur l'utilisation de ces bases et assuré que cette affaire allait connaître “un dénouement satisfaisant”. 


Pour répondre aux critiques des gouvernements latino-américains, le président colombien Alvaro Uribe a entamé mardi une tournée d'explications dans sept pays sud-américains (Pérou, Chili, Brésil, Paraguay, Argentine, Bolivie et Uruguay). 

 

 

 

REVELATIONS DU NEW YORK TIMES: LES FARC ONT FORME DES TROUPES VENEZUELIENNES A LA GUERRE DE GUERILLA ET DEMANDE DES MISSILES SOL-AIR A CHAVEZ L’AN DERNIER !

3 août 2009 

Ces preuves sont contenues dans des documents explosifs retrouvés dans des ordinateurs saisis récemment sur des rebelles arrêtés par l’armée colombienne. Elles contredisent les démentis de Hugo Chavez sur son appui en argent et en armes aux FARC. 

Une copie de ces courriels, actuellement analysés par des agences de renseignements occidentales, a été fournie à Simon Romero, journaliste au New York Times.  Un courriel du commandant des FARC Ivan Marquez, daté de 2008, décrit un plan pour acheter au Venezuela des missiles sol-air, des fusils et des radios. Il fait état de ses contacts avec le général Henry de Jesus Rangel Silva, alors directeur des services secrets de la police vénézuélienne, et Ramon Rodriguez Chacin, un ex-ministre de l’Intérieur de Chavez connu pour ses liens actifs avec les FARC. (Rappelez-vous, c'est sur mon blog, la scène de janvier 2008. Lors de la libération de l'otage Clara Rojas par les FARC, Chacin, alors émissaire, avait encouragé les guérilleros à “continuer la lutte”. Une caméra a enregistré la scène). 

Installé au Venezuela avec l’aval de Chavez, Ivan Marquez évoque la fourniture de ces armements près du Rio Negro, dans l’Etat vénézuélien de l’Amazonie, et la remise de documents aux trafiquants d’armes, par le général Rangel Silva, pour leur permettre de circuler dans le pays afin d’acheminer la livraison. Mais les documents saisis ne confirment pas si la livraison a effectivement eu lieu. 

Rodriguez Chacin et Rangel Silva sont accusés par le département du Trésor américain de trafic de drogue. Leurs comptes ont été gelés aux USA. Ils encourent une peine de prison allant jusqu’à 30 ans s’ils pénètrent aux Etats-Unis. 

Les documents cités par le quotidien révèlent aussi que les FARC ont donné des cours de guerre de guérilla à des officiers vénézuéliens, comme l’indique un commandant de la guérilla, Timoleon Jimenez, alias “Timochenko”, qui lui aussi opère depuis le Venezuela. Un autre document saisi en mai dernier révèle enfin que Hugo Chavez a parlé personnellement avec Timoleon Jimenez pour lui exprimer sa solidarité avec le combat des FARC. 

Voici le papier du NYT :  Venezuela Still Aids Colombia Rebels, New Material Shows 

By SIMON ROMERO
Published: August 2, 2009 
CARACAS, Venezuela — Despite repeated denials by President Hugo Chávez, Venezuelan officials have continued to assist commanders of Colombia’s largest rebel group, helping them arrange weapons deals in Venezuela and even obtain identity cards to move with ease on Venezuelan soil, according to computer material captured from the rebels in recent months and under review by Western intelligence agencies. 

The materials point to detailed collaborations between the guerrillas and high-ranking military and intelligence officials in Mr. Chávez’s government as recently as several weeks ago, countering the president’s frequent statements that his administration does not assist the rebels. “We do not protect them,” he said in late July. The new evidence — drawn from computer material captured from the rebel group, the Revolutionary Armed Forces of Colombia, or FARC — comes at a low point for ties between Venezuela and Colombia. Mr. Chávez froze diplomatic relations in late July, chafing at assertions by Colombia’s government that Swedish rocket launchers sold to Venezuela ended up in the hands of the FARC. Venezuela’s reaction was also fueled by Colombia’s plans to increase American troop levels there. 

“Colombia’s government is trying to build a case in the media against our country that serves its own political agenda,” said Bernardo Álvarez, Venezuela’s ambassador in Washington, describing the latest intelligence information as “noncorroborated.” Mr. Chávez has disputed claims of his government’s collaboration with the rebels since Colombian forces raided a FARC encampment in Ecuador last year. During the raid, Colombian commandos obtained the computers of a FARC commander with encrypted e-mail messages that described a history of close ties between Mr. Chávez’s government and the rebel group, which has long crossed over into Venezuelan territory for refuge. 

The newest communications, circulated among the seven members of the FARC’s secretariat, suggest that little has changed with Venezuela’s assistance since the raid. The New York Times obtained a copy of the computer material from an intelligence agency that is analyzing it. One message from Iván Márquez, a rebel commander thought to operate largely from Venezuelan territory, describes the FARC’s plan to buy surface-to-air missiles, sniper rifles and radios in Venezuela last year. 

It is not clear whether the arms Mr. Márquez refers to ended up in FARC hands. But he wrote that the effort was facilitated by Gen. Henry Rangel Silva, the director of Venezuela’s police intelligence agency until his removal last month, and by Ramón Rodríguez Chacín, a former Venezuelan interior minister who served as Mr. Chávez’s official emissary to the FARC in negotiations to free hostages last year. In the message, Mr. Márquez discusses a plan by Mr. Rodríguez Chacín to carry out the deal near the Río Negro in Amazonas State in Venezuela. Mr. Márquez goes further, explaining that General Rangel Silva gave the arms dealers documents they could use to move around freely while in Venezuela. 

Intelligence of this kind has been a source of tension between Colombia and Venezuela, with the government here claiming the information is false and used to further political ends. Colombian officials, by contrast, argue that the intelligence proves that the FARC survives in part on its ability to operate from Venezuela’s frontier regions. The latest evidence, suggesting that the FARC operates easily in Venezuela, may put the Obama administration in a tough spot. President Obama has recently tried to repair Washington’s relations with Venezuela, adopting a nonconfrontational approach to Mr. Chávez that stands in contrast to the Bush administration’s often aggressive response to his taunts and insults. 

But the United States and the European Union still classify the FARC as a terrorist organization. The Treasury Department accused General Rangel Silva and Mr. Rodríguez Chacín last year of assisting the FARC’s drug trafficking activities, opening the officials to freezes on their assets, fines and prison terms of up to 30 years in the United States. Venezuela has said the men are not guilty of those charges. “We do not comment on intelligence matters,” said Noel Clay, a State Department spokesman, in relation to the latest captured communications. A spokesman from the Colombian Foreign Ministry declined to comment on the matter. 

Computer records obtained in the Colombian raid in Ecuador last year appeared to corroborate the assertion that Venezuela helped the FARC acquire the Swedish-made rocket launchers at the heart of the latest diplomatic dispute between the two countries. The launchers were purchased by the Venezuelan Army in the late 1980s but captured in Colombia in combat operations against the FARC last year. The FARC’s use of Swedish arms has an added dimension: the rebels kidnapped a Swedish engineer in Colombia in 2007, holding him hostage for nearly two years — during which he was reported to have suffered brain damage and paralysis from a stroke — before releasing him in March. 

“The issue of these weapons is extremely serious for us,” said Tommy Stromberg, the political officer at the Swedish Embassy in Bogotá, the Colombian capital, which also oversees Sweden’s affairs in Venezuela. Mr. Stromberg said Venezuela had bought Swedish arms as recently as 2006. “We have asked Venezuela’s Foreign Ministry for clarification on how this happened, but have not had a response.” The computer records from the raid in Ecuador last year also seem to match some of the information in the new communications under review by Western intelligence officials. 

For example, a message obtained in the Ecuador raid and written in September 2007 contained an earlier reference to the arms deal discussed recently by the FARC. In the earlier message, Mr. Márquez, the rebel commander, referred to dealers he described as Australian, and went into detail about the arms they were selling, including Dragunov rifles, SA-7 missiles and HF-90M radios, the same items he discusses in the more recent communications.  Another file from the Ecuador raid mentioning an offer from the FARC to instruct Venezuelan officers in guerrilla warfare matches recently obtained material from a rebel commander, Timoleón Jiménez, that says the course took place. Other communications refer to FARC efforts to secure Venezuelan identity cards in a plan overseen by General Rangel Silva, the former Venezuelan intelligence chief. In other material captured as recently as May, Mr. Márquez, the rebel commander, said Mr. Chávez had spoken personally with Mr. Jiménez, expressing solidarity for the FARC’s struggle. Then Mr. Márquez went into more mundane matters, referring to unspecified problems the FARC had recently encountered in La Fría, an area in Venezuela near the border with Colombia. 



LE DICTATEUR CASTRISTE HUGO CHAVEZ A FOURNI DES LANCE-ROQUETTES SUEDOIS AUX FARC ! QU’ATTENDENT L’OEA, LES USA ET L’UE POUR LE METTRE AU BAN DE LA COMMUNAUTE MONDIALE ?

 

 

27 juillet 2009  

Cette information est en passe de faire tomber le roi rouge de l’or noir, Hugo Chavez, président du Venezuela, qui reste le 5e fournisseur de pétrole des USA. Son appui au FARC, déjà démontré à satiété sur ce blog à partir des documents saisis dans les ordinateurs de Raul Reyes, ex-n°2 des FARC abattu le 1er mars 2008, a atteint son paroxysme avec la découverte, corroborée par la Suède, qu’il avait vendu des armements lourds, dont des lance-roquettes anti-char, à la guérilla colombienne. 

 

Bogota a en effet annoncé aujourd’hui avoir découvert dans des camps des FARC des armes de fabrication suédoise achetées par la guérilla au Venezuela, ce qui a suscité des demandes d'explication à Caracas de la Suède. Stockholm a confirmé que les numéros de série de lance-roquettes  saisis par la Colombie chez les terroristes des FARC correspondaient à du matériel militaire vendu au Venezuela par la Suède ! 


“Au cours de plusieurs opérations nous avons pu récupérer des arsenaux des FARC. Nous avons trouvé des munitions puissantes, des équipements puissants, entre autres des armes antichar qu'un pays européen a vendues au Venezuela, et qui étaient aux mains des Farc“, a déclaré le vice-président colombien, Francisco Santos, à Radio Caracol. 


Dimanche, le président Alvaro Uribe avait dénoncé l'acquisition par les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) de “lance-roquettes sur les marchés d'armes internationaux”, sans citer directement le Venezuela voisin.
Il avait indiqué que Bogota avait “présenté une plainte par la voie diplomatique” aux pays concernés.

 

Selon la presse locale, ces armes de fabrication suédoise ont été découvertes en juillet 2008 et leur origine a pu être établie grâce à leurs numéros de série.

 

Ce lundi, la Suède a confirmé l'information et annoncé qu'elle avait demandé des explications au Venezuela sur la façon dont des armes suédoises avaient pu être découvertes dans un camp de la guérilla colombienne des FARC


“Il est confirmé qu'une petite quantité d'armes produites en Suède a été trouvée dans un camp des FARC. Nous avons demandé à des responsables du gouvernement du Venezuela de nous dire comment ils expliquaient que ces équipements avaient pu être trouvés en Colombie”, a déclaré à l'AFP le conseiller politique auprès de la ministre suédoise du Commerce, Jens Eriksson. 


Saab AB, dont la filiale Saab Bofors Dynamics a fabriqué ces missiles antichar AT-4, a pour sa part estimé qu'il était “regrettable” que ces armes aient pu être vendues à la guérilla colombienne.
“Tout pays vers lequel nous exportons doit signer un certificat dit de destinataire final, sans lequel l'exportation n'est pas autorisée. Malheureusement parfois l'arme atterri là où elle ne devrait pas, mais c'est très rare”, a assuré son porte-parole, Tomas Samuelsson.

 

L'information avait dans un premier temps été diffusée par la revue britannique spécialisée dans les questions de défense, Jane's, puis dimanche par un hebdomadaire colombien d'investigation, Semana.

 

Selon la revue, Bogota a fait part depuis plusieurs semaines à Caracas de la saisie de “lance-roquettes AT-4″, dans un campement des Farc, après avoir obtenu confirmation de la Suède que ces armes appartenaient à des lots vendus à ce pays. 

 

Le Venezuela, par la voix du ministre de l’Intérieur, Tareck El Aissami, a démenti cette information pourtant avérée, en la qualifiant de « film à bon marché » des USA. 

 

Les faits sont têtus. L’OEA, l’UE et les USA vont-ils agir aussi rapidement, face à Chavez, qu’ils l’ont fait dans l’affaire du Honduras ? Le dictateur vénézuélien sera-t-il mis au ban de la communauté internationale pour ce crime contre l’Humanité que constitue l’aide à des terroristes contre la démocratie colombienne ?

QU’ATTEND LA JUSTICE COLOMBIENNE POUR ENGAGER DES POURSUITES CONTRE L’ESPION FRANÇAIS NOEL SAEZ ?

19 juillet 2009 La vidéo du chef militaire terroriste « Mono Jojoy », n°2 des FARC, visible sur ce blog depuis ce matin, a confirmé, si besoin, la véracité des 37.000 fichiers découverts dans les ordinateurs de Raul Reyes après son élimination par l’armée colombienne le 1er mars 2008. Ces documents avaient été avalisés par Interpol, mais les personnages cités dans les courriels avaient évoqué un montage. La réalité des dossiers a été confirmée par « Mono Jojoy » lui-même dans cet enregistrement, saisi dans l'ordinateur de ”Camila”, une guérilla des FARC arrêtée à Bogota. 

Une page s’ouvre donc vers l’engagement de poursuites par la justice colombienne contre les complices de la guérilla terroriste, après son mutisme initial qui en dit long sur ses préférences dans les ouvertures d'information judiciaire. Sur les sites de la presse colombienne, les agents de la guérilla continuent de crier au « montage » de la vidéo. Aucun expert ne verra un acteur jouer le rôle de Jorge Briceno, alias « Mono Jojoy », dans cette séquence. C’est bien lui, avec son béret, son arrogance, ses gestes brefs et sa voix aiguisée de coupeur de tête, sous la fine moustache de macho violeur de mineure à l’occasion, comme je l’ai relaté dans mon livre sur “Les secrets de l’Opération Betancourt” (Hugo Doc-novembre 2008). 

Avec l’accumulation de ces preuves, qu’attend Bogota pour engager des poursuites contre l’agent des services secrets français de la DGSE Noël Saez (baptisé « 008 » à l’ambassade de France quand il y était consul de 2000 à 2004, mais qualifié de « 000 » par notre ami Fabio pour ses échecs réitérés dans ses tentatives de faire libérer  Ingrid Betancur) ?  L’espion français a avoué avoir effectué une trentaine de voyages entre Paris et la jungle colombienne entre 2004 et 2008 pour essayer d’arracher Ingrid à ses geôliers.  Il avait réfuté le paiement à cette fin d’une juteuse rançon par lui durant l’un de ses voyages. Les fichiers de Raul Reyes, désormais confirmés par la vidéo de « Mono Jojoy », faisaient état de ce règlement effectué par erreur à des rebelles qui n’en étaient pas. Noël Saez a versé l’argent des contribuables français à de faux terroristes des FARC ! 

Tenter de soudoyer des terroristes sur le sol d’un pays étranger en guerre contre ces mêmes criminels relève de la justice. Si Bogota ne bouge pas, il reviendra à la justice française de s’emparer du dossier, au nom du peuple français grugé par cette dépense quand la politique officielle de la France refuse le principe du paiement de rançon.

Noël Saez se croyait tellement à l'abri de poursuites qu'il avait osé affirmer, après l'opération “Jaque” (Mise en échec) qui a permis la libération de 15 otages des FARC, dont Ingrid, par les services secrets colombiens, le 2 juillet 2008, que les geôliers des otages avaient été “achetés” par Bogota. Sa forfanterie a été démentie jeudi, avec l'extradition aux USA de “César”, le chef de ces geôliers, appelé à y purger une forte peine de prison.

L’EXTRADITION AUX USA DE « CESAR », LE GEOLIER D’INGRID BETANCOURT, RIDICULISE « 008 », L’AGENT SECRET DE LA FRANCE, ET LA SUISSE

18 juillet 2009 

(Malgré 1800 km parcourus en voiture depuis jeudi dans cette belle France, je ne résiste pas au plaisir, avant même de défaire mes valises, de vous alimenter sur le flot de nouvelles en provenance de notre si chère Amérique Latine…) 

 

La Colombie a extradé aux USA jeudi l’ex-geôlier d'Ingrid Betancourt, le guérillero des FARC Gerardo Aguilar, alias “Cesar”, capturé au moment de l'opération de libération de la Colombienne et de 14 autres otages le 2 juillet 2008. 


Gerardo Aguilar a été remis à des représentants des autorités américaines, sur la base militaire de Catam, dans l'ouest de Bogota, d'où ils ont décollé pour les Etats-Unis.

 

Le chef de la police judiciaire colombienne, Gilberto Ramirez a expliqué à des journalistes qu'il était réclamé par les Etats-Unis pour “prise d'otages et soutien aux activités terroristes des Forces armées révolutionnaires de Colombie” (FARC). 

Selon le ministre de l'Intérieur Fabio Valencia, l'homme est également recherché pour trafic de drogue et réclamé à ce titre par un tribunal de Washington D.C., ce qui a motivé l'acceptation par la Cour suprême colombienne de la demande d'extradition.

 

“Cesar” avait été capturé au côté d'Alexander Farfan, alias “Gafas”, pendant l'opération Jaque (échec et mat) au cours de laquelle l'armée colombienne avait libéré, le 2 juillet 2008, Ingrid Betancourt, enlevée en février 2002 et les trois Américains Marc Gonsalves, Thomas Howes et Keith Stansell, des employés de l'entreprise américaine de sécurité Northrop Grumman Corporation, pris en otages un an plus tard, ainsi que onze militaires et policiers colombiens.

 

Les Farc avaient accusé les deux hommes d'être des “traîtres” et d'avoir été complices de cette opération, moyennant finances. 

 

Noël Saez, l’agent secret français « 008 », de la DGSE, qui n’avait pas avancé d’un pouce en six années pour obtenir la libération de l’ex-candidate colombienne à la présidence de son pays, avait abondé dans le même sens sans la moindre preuve, intoxiqué par sa haine contre le régime démocratique d’Alvaro Uribe. 

 

La Suisse, pays hôte de multiples chefs des terroristes colombiens, dont Lucas Galdron, leur « ambassadeur » autoproclamé dans la Confédération, n’est pas en reste. Sa Radio Suisse Romande (RSR), dans son interview complaisante de « 008 », avait même affirmé que le gouvernement colombien avait payé 20 millions de dollars à « Cesar » pour la libération des 15 otages dont Ingrid ! 

 

“Cesar” avait été, avec “Gafas”, le chef  des geôliers des trois Américains et d'Ingrid Betancourt pendant plusieurs années. 

On attend les réactions de « 008 » et de la Suisse, où continue de sévir la diaspora terroriste de la guérilla colombienne. 



LA DICTATURE QUI MENACE LA COLOMBIE : CELLE DES JUGES, AVEC L’AIDE DES MEDIAS

16 MAI 2009 

La Colombie, longtemps le plus démocratique des pays en Amérique Latine, devient une dictature sous les excès de ce régime, « le pire de tous à l’exception de tous les autres », comme le répétait Winston Churchill. Je ne fais pas allusion au président Alvaro Uribe, mais à la tyrannie des juges, en train de scier la branche sur laquelle ils sont assis, à moins d’un an des présidentielles. 

Cette dérive vers un despotisme affublé de toges et d’hermine, jamais dénoncée par une presse complice, est illustrée par la dernière initiative en date, prise par Gustavo Moncayo. Ce « marcheur de la paix » a parcouru à pied plus de mille kilomètres  en Colombie pour sensibiliser le public au drame de son fils, le caporal Pablo Emilio, otage des FARC depuis 12 ans (douze, vous avez bien lu). Le père de ce martyr aux mains des terroristes, qui séquestrent plus de 700 autres victimes, a cru bon hier d’engager un référé à Bogota pour exiger que la justice oblige le chef de l’Etat à accepter les conditions de la guérilla sanguinaire pour libérer son garçon. La douleur d’un homme ne peut tout excuser, mais à sa décharge Gustavo Moncayo s’infiltre dans le courant actuel, celui de la dictature des juges. 

Imaginez un instant en France qu’une famille d’otages séquestrés au large de la Somalie par les pirates demande un référé à Paris pour exiger que Nicolas Sarkozy accepte de payer la rançon exigée par les criminels ! A ce rythme, en Colombie, le pouvoir appartiendra, si ce n’est déjà fait, à des magistrats qui prendront les décisions politiques à la place de l’Exécutif, dans un mépris hallucinant de la séparation des pouvoirs, base de la démocratie. 

Le pays andin croule sous les administrations judiciaires : au ministère public (procureurs), il faut ajouter le Conseil d’Etat, le Conseil constitutionnel, le Conseil de la Judicature, la Cour suprême. Tous se mêlent de politique au détriment de leur rôle respectif. 

Imaginez un autre instant la Cour suprême des Etats-Unis en train d’ordonner la détention d’un député américain pour ses liens avec un groupe terroriste ! Elle pourrait le faire avec le Représentant démocrate Jim MacGovern, dont les liens avec les FARC ont été démontrés dans le blog (cf. archives). Mais si elle osait s’y aventurer, les médias lui tomberaient dessus à bras raccourcis ! Le rôle d’une Cour suprême consiste à vérifier en toute dernière instance des décisions de justice, et non pas à les provoquer, y compris pour accorder la grâce à un condamné à mort (en Colombie, la peine capitale n’existe pas). 

Le mois dernier, une incroyable décision a été prise par le Conseil d’Etat. Il a interdit l’engagement des 128.000 soldats appelés au service militaire dans le combat contre les terroristes guérilleros, qui doit être réservé selon son ordonnance aux 85.000 militaires professionnels. Ce Conseil d’Etat en a profité pour ordonner à l’Etat de verser 200.000 euros d’indemnité à un appelé du contingent, Wilson Guzman Bocanegra, parce qu’il avait été blessé en 1994 par la guérilla ! 

Imaginez ainsi la dette de la France à l’égard de tous les appelés tués ou blessés au combat dans les guerres récentes ! 

Le Conseil constitutionnel de Colombie, lui, est composé de juges qui prennent des décisions démagogiques à même de faciliter leur élection quand ils laissent tomber la toge pour entrer en politique. Les exemples pullulent.  Le premier d’entre eux n’est autre que Carlos Gaviria, candidat à la présidence en 2006 pour le Pôle démocratique (gauche) après avoir quitté le Conseil. Alejandro Martínez a été au Conseil municipal de Bogota, et José Gregorio Hernández s’est présenté comme candidat à la vice-présidence sur le ticket (perdant) d’Horacio Serpa, l’ancien ministre de l’Intérieur du président Ernesto Samper, élu en 1994 avec l’appui financier du cartel de Cali. 

Quant à la Cour suprême, il est inutile d’épiloguer. Tout a été dit dans ce blog sur sa complicité avérée avec les relais des FARC dans les hautes sphères. Cette Cour poursuit les présumés amis des paramilitaires, les fait arrêter le plus souvent sans aucune preuve, mais à aucun moment n’a engagé la moindre mesure contre Piedad Cordoba, la sénatrice devenue le relais de la guérilla pour imposer au pouvoir les exigences des FARC, y compris dans la remise aux parents de Julian Ernesto Guevara du cadavre de cet officier, qui s’est laissé mourir de faim quand il était l’otage des terroristes. C’était en 2006… Ses restes n’ont toujours pas été remis à sa famille. 

Aux dernières nouvelles, une enquête a été ouverte sur les écoutes téléphoniques réalisées par le DAS (services secrets) dans le pays aux dépens de politiciens, juges et journalistes. Dans une nation en proie au terrorisme, comment éviter ces écoutes, admises dans tous les pays en proie à de tels risque contre sa sécurité! François Mitterrand a fait espionner plus de 2000 politiciens, juges, acteurs et journaliste entre 1981 et 1986. A-t-il été jugé ? Ses sbires n'ont même pas fait un seul jour de prison…

VOUS POUVEZ VOIR OU REVOIR L’EMISSION DE DANIEL PICOULY, “CAFE LITTERAIRE”, SUR LA TELEVISION FRANCE 2, A LAQUELLE J’AI PARTICIPE CETTE NUIT AVEC CLARA ROJAS

http://programmes.france2.fr/cafe-litteraire/index.php?page=article&numsite=1487&id_article=3218&id_rubrique=1490

18 AVRIL 2009

Voici le lien, ci-dessus.

Je vous laisse voir et commenter.

J'y reviendrai ensuite.

LE CAPORAL MONCAYO, QUE LES FARC VONT LIBERER, A ETE ENLEVE SOUS LA PRESIDENCE D’ERNESTO SAMPER, ELU AVEC L’APPUI FINANCIER DU CARTEL DE LA COCAINE DE CALI, ET DEFENDU A L’EPOQUE PAR PIEDAD CORDOBA 

 

16 AVRIL 2009 

 

L’horreur fait des ronds en Colombie, mais pas dans l’eau. Elle se nourrit d’une putréfaction ambiante qu’il convient de dénoncer. Je viens de vous annoncer la prochaine libération du caporal Moncayo, otages des FARC depuis le 21 décembre 1997. Près de 12 ans dans ses chaînes, faut-il insister, pour avoir défendu à 18 ans son pays contre les barbares de cette guérilla ! La même organisation qui tue des Indiènes AWA et leur arrache leur foetus de 8 mois, ainsi que ce blog vous l'a relaté.

 

A cette époque, en 1997, le président s’appelait Ernesto Samper. Cet homme devrait être en prison, et je le maintiens, quoi qu’il m’en coûte. C’est pour le combattre qu’Ingrid Betancourt, alors députée colombienne, avait observé durant 13 jours une grève de la faim au Congrès en 1995.  C’est à son  crédit. 

 

Ce chef de l’Etat corrompu a été accusé d’avoir reçu du cartel de la cocaïne de Cali une aide financière de 6 millions de dollars pour sa campagne électorale en 1994. Son ministre de la Défense, auteur des révélations sur ce financement criminel, n’est autre que Fernando Botero, fils du sculpteur éponyme, mondialement connu pour ses statues de femmes fortes. Il a passé 30 mois en prison, comme fusible en Colombie, quand son mentor réussissait à finir son mandat grâce à l’appui d’un Congrès autant corrompu que lui, et aussi avec l’aide de Piedad Cordoba. PERSONNE ne l’a oublié en Colombie. 

 

C’est cette sénatrice, devenue un maillon des FARC dans la société civile colombienne, qui joue désormais le rôle de réceptrice des otages que la guérilla décide de libérer au gré de son bon vouloir. 

 

Quand je vous dis que j’ai la gerbe, vous me comprenez ? Je vous rappelle que cet Ernesto Samper ne peut se rendre aux USA, qui lui refusent tout visa pour les raisons ci-dessus exposées, et malgré le blanc-seing du Congrès colombien corrompu jusqu'à l'os. Un jour, il devra répondre devant la Cour pénale internationale.

LES FARC VONT LIBERER LE CAPORAL MONCAYO, OTAGE DEPUIS PRES DE 12 ANS, ET FILS DU « MARCHEUR POUR LA PAIX », SANS REJETER L’OFFRE DE PAIX DU PRESIDENT ALVARO URIBE

16 AVRIL 2009 

Cette nouvelle revêt une importance primordiale, qui va bien au-delà de ce geste unilatéral. Il s'agit d'un signal sans équivoque, d'un drapeau blanc caché sous le verbiage marxiste. J'imagine que le gouvernement colombien aura saisi cet appel du pied… 

La guérilla colombienne a annoncé jeudi cette prochaine libération sur le site de la sénatrice Piedad Cordoba, connue pour ses liens avec les FARC et son opposition à la libération d’Ingrid Betancourt quand l’ex-otage colombienne était séquestrée par les terroristes, avant son sauvetage le 2 juillet 2008 par un commando de l’armée colombienne. 

“Nous annonçons notre décision de libérer unilatéralement le caporal Pablo Emilio Moncayo et de le remettre personnellement à une commission dirigée par la sénatrice (Piedad) Cordoba”, selon le message des FARC.  Pablo Emilio Moncayo avait été enlevé en décembre 1997 dans le département de Putumayo (dans le sud de la Colombie), quand il avait 18 ans. Il fait partie d'un groupe de 22 otages dits “politiques”, c'est-à-dire échangeables du point de vue des Farc, contre quelque 500 de leurs combattants capturés par les autorités. Le père du futur libéré, Gustavo Moncayo, n’a cessé de lutter pour obtenir la libération de son fils. En 2007, il a parcouru à pied près de 1.000 km du nord au sud de la Colombie, une chaîne au cou, semblable à celle qui entravent les otages des FARC, pour sensibiliser le public au calvaire de ces martyrs. Ce geste des FARC n'est pas gratuit. Il cache donc, selon moi, une disposition à négocier. Voyons le contexte:

Les FARC détiennent 22 officiers de l’armée et de la police, ainsi que plus de 700 civils.

Dans leur communiqué, les FARC font allusion à l'offre sans précédent du président Alvaro Uribe d'un dialogue de paix, sans autre préalable qu'un cessez-le-feu de 4 mois observé par la guérilla. Les rebelles ne rejettent pas cette offre. Ils évoquent des mesures “bilatérales” à ce sujet. En clair, les FARC attendent que le pouvoir lui aussi observe dans ce cas un cessez-le-feu de quatre mois. Je considère NORMALE cette réaction.

Une fois de plus, je rappelle mon commentaire récent sur la nécessité d'une médiation extérieure pour résoudre cet imbroglio, dans un schéma où j'évoquais la nécessité d'un gel MUTUEL des hostilités. Manifestement, les deux parties - Alvaro Uribe et les FARC -, faute d'un dialogue direct entre ces deux ennemis, ont besoin d'un interlocuteur non colombien pour lancer des ponts entre deux positions pas si éloignées l'une de l'autre. 

Il est à mon avis évident qu'un tel intermédiaire aurait déjà obtenu que Bogota renonce à toute opération militaire si les FARC venaient à accepter de geler les hostilités pendant quatre mois pour s'asseoir à la table des négociations, et l'aurait fait savoir au commandement rebelle, dans le cadre de négociations secrètes.

Rappelons les contacts secrets d'Oslo (Norvège) entre l'OLP et le gouvernement israélien, à l'origine de leur reconnaissance mutuelle en 1993.

Faute d'un tel canevas, les FARC font un geste, non en direction du pouvoir, mais à l'égard de l'ennemie d'Alvaro Uribe, Piedad Cordoba. 

La Colombie n'est plus qu'à un an de l'élection présidentielle. Chaque geste, de part et d'autre, prend une dimension politique. Les FARC espèrent ainsi relancer la sénatrice d'extrême gauche dans la course à la présidence, alors qu'elle n'a aucune chance de parvenir à ses fins tant l'opposition au président est divisée, et sa propre personnalité discréditée. De l'autre côté, les partisans d'Uribe serrent les rangs, et la possibilité qu'il se représente pour une 3e mandat n'est plus à exclure, via un référendum pour modifier la Constitution.

    

POUR INGRID BETANCOURT, LES CONTRIBUABLES FRANÇAIS ONT DEJA DEPENSE 73.000 EUROS EN 9 MOIS RIEN QU’EN HEBERGEMENT ET TRANSPORT DE SES GORILLES, SANS COMPTER LEURS SALAIRES NI SES FRAIS A ELLE !

14 avril 2009 

La gabegie du pouvoir français aura été totale depuis l’enlèvement en 2002 de la Colombienne Ingrid Betancur (de son vrai nom, francisé par la suite) jusqu'à aujourd'hui. Elle a été libérée le 2 juillet 2008 par l'armée colombienne dans une spectaculaire opération de sauvetage, sur ordre du président Alvaro Uribe, mais continue de recevoir la protection de gorilles français.

Il a fallu attendre le Canard Enchaîné (hebdo satirique) de demain 15 avril pour apprendre ce qui suit, dans un article intitulé: “L'Elysée veut priver les VIP de leurs gorilles” . Il y est question des réductions de budgets consacrés à la protection de certaines personnalités. Et d'évoquer la protection de l'ex-otage Ingrid Betancourt: 

“(…) La protection affectée à Ingrid Betancourt a couté au Trésor public, en neuf mois, 73 238 euros hors salaires. Rien qu'en hébergement et transport. C'est le ministère de l'Intérieur qui l'a avoué, le 31 mars, en réponse à une question du député UMP Lionel Tardy. Pourtant, les services de l'antiterrorisme français ont classé “4″ (le plus faible) le niveau de protection dont doit bénéficier - hors Colombie, évidemment -l'ex-otage des Farc. En clair : elle peut désormais se débrouiller comme une grande… (…) » On attend avec impatience que soit connue la totalité des sommes dépensées par la France pour cette ancienne otage, depuis notamment la folle équipée sauvage commanditée par Villepin en 2003, avec notamment: 

-        l’envoi en Amazonie de 11 espions de la DGSE à bord d’un Hercules C-130 pour une opération ratée longue de dix jours, le 4 juillet 2003 (frais de fuel, de personnel, hôtel le plus cher de Manaus, location d’un avion, d’une vedette rapide). -        Les 25 voyages Paris-Bogota-FARC-Bogota-Paris + frais de séjour de l’espion français « 008 » pour rencontrer la guérilla sans aucun résultat, entre 2004 et 2008. 

-        La rançon payée par « 008 » (Noël Saez) à de faux guérilleros en 2003. -        L’envoi par Bernard Kouchner, ministre français des Affaires étrangères, d’un Falcon 50 de la présidence française de Paris à Bogota (et retour), avec au moins 6 personnes à bord, pour une autre tentative avortée de récupérer l’otage (mêmes frais d’hôtel, séjour, déplacements). 

-        L’envoi par Nicolas Sarkozy de l’Airbus présidentiel français le 3 juillet 2008 pour aller chercher Ingrid Betancur à Bogota avec sa famille + retour à Paris.  -        Et j’en passe… 

A vue de nez, le tout approche ou dépasse déjà le montant du prix Nobel de la paix que l’ex-otage croyait recevoir en 2008… 

AVEC LE SAUVETAGE SANGLANT DES OTAGES FRANÇAIS DU VOILIER TANIT EN SOMALIE, PARIS A FAIT CE QU’IL INTERDISAIT AU GOUVERNEMENT COLOMBIEN POUR LIBERER INGRID BETANCOURT

12 AVRIL 2009 

Quand l’ex-candidate colombienne à la présidentielle de Bogota a été arrachée à ses geôliers des FARC avec 14 autres otages le 2 juillet 2008 par un commando d’agents secrets colombiens, aucune goutte de sang n’a coulé. 

Vendredi, au large de la Somalie, un commando de l’armée française est intervenu sur le voilier français Tanit, dont les occupants étaient otages de pirates locaux. Le propriétaire du bateau, Florent Lemaçon, a été tué dans l’échange de tirs. Il laisse une veuve et un orphelin. Le ministre français de la Défense, Hervé Morin, a avoué qu’il avait offert de payer une rançon aux pirates, et que la victime pourrait avoir été tuée par un tir français.

Je ne porte aucune critique contre cette action militaire, mais elle confirme ce que je dénonce ici à longueur de blog : le double langage de nos dirigeants politiques. 

Depuis l’enlèvement d’Ingrid Betancourt en 2002, l’Elysée n’a cessé de se conduire comme un empire colonial, en interdisant au président Alvaro Uribe de tenter une opération de sauvetage de l’otage. Le président colombien n’en a pas tenu compte, et l’Opération Mise en échec (« Jaque ») a été couronnée de succès. 

Quant aux rançons, Paris avait jusqu’ici démenti en faire usage dans les affaires d’otages, malgré tous les indices contraires. Nul n’ignore qu’au Proche-Orient ou en Irak, Paris a versé des sommes considérables aux geôliers de journalistes enlevés. En Colombie, je maintiens, malgré les dénégations de notre agent secret Noël Saez (« 008 »), que cet émissaire, chargé de négocier avec les FARC la libération d’Ingrid Betancourt, a versé une importante somme d’argent à de faux guérilleros. Cette révélation est contenue dans mon livre « Les secrets de l’opération Betancourt » (Fayard). 

EXCLUSIF : L’EX-OTAGE DE LA GUERILLA COLOMBIENNE CHRISTOPHE BECK DENONCE L’ATTITUDE « ABJECTE » DU QUAI D’ORSAY PENDANT SA CAPTIVITE, DANS L’INTERVIEW QU’IL M’A ACCORDEE

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17 mars 2009 (Si les médias veulent publier cette exclusivité, j'en serais fort aise, mais svp citez mon blog en échange !)

Quand on a été pris en otage par la guérilla de Colombie, il vaut mieux s’appeler Ingrid Betancourt, alors candidate à la présidence colombienne et désormais aidée par la France, que de porter le nom de Christophe Beck, un entrepreneur français ruiné et désormais au bord de la misère.   Elle, qui s’est jetée dans la gueule du loup (les FARC) pour faire remonter une cote exsangue dans les sondages (0,3%), a été médiatisée pendant son calvaire, transformée en héroïne par le pouvoir français, et reçue à grands frais à Paris dans un hôtel 5 étoiles. 

Lui, séquestré à son corps défendant par l’autre guérilla de l’ELN de 2005 à 2006, est sans le sou après la vente de tous ses biens par sa famille pour payer une rançon de 600.000 dollars aux terroristes. A 64 ans, il vit avec son épouse Martine dans un mobile home prêté par un ami, près de Perpignan, avec une retraite de 1200 euros par mois.  Un abîme sépare les deux ex-otages dans le traitement par l’Etat français de leurs cas respectifs, mais bien au-delà de ce que j’avais déjà relaté ici et dans mon dernier livre sur Les secrets de l’opération Betancourt (Fayard). L’entretien que je viens d’avoir par téléphone avec Christophe Beck fait froid dans le dos, et va plus loin encore dans les révélations contenues  dans son récent livre L’otage oublié (Jean-Claude Gawsewitch). 

Pendant l’enlèvement d’Ingrid Betancourt, la famille et l’ex-mari de l’otage ont été reçus à de multiples reprises par les présidents Chirac puis Sarkozy, par les ministres des Affaires étrangères Villepin puis Douste-Blazy. Le battage des médias s'est amplifié sans relâche.

Pour sauver Christophe Beck, la France a opéré un hallucinant silence radio. « Mon épouse a envoyé une lettre recommandée à Jacques Chirac. Il ne lui a jamais répondu », s’exclame ce chef d’entreprise. « Aucune autorité parisienne ne l’a jamais reçue ni contactée. Ni Douste-Blazy, ni Noël Saez (note de ma part : cet ancien consul a effectué 25 voyages en Colombie pour tenter d’obtenir la libération d’Ingrid sans aucun succès), ni Daniel Parfait (note : alors directeur des Amériques au Quai d’Orsay et amant d’Astrid, la sœur d’Ingrid, qui n’avait pas divorcé de son mari comme je l’ai révélé ici), ni personne, à part un quatrième couteau du Quai », s’indigne-t-il. « Si je venais à rencontrer Douste-Blazy, je lui mettrais deux baffes. Il nous a pris pour des cons ! », assure l’ancien otage. Le mépris de l’ex-ministre face à la détresse du Français Christophe Beck contraste avec sa dévotion à la cause de la Colombienne Ingrid Betancourt. J’ai révélé dans mon livre déjà cité que Douste-Blazy avait osé proposer à un ami journaliste français, qui partait en reportage en Colombie, de transmettre un message aux FARC : vous libérez Ingrid et on vous retire de la liste des organisations terroristes ! Le collègue avait refusé. 

Pis encore. Le Quai et le consulat de France à Caracas (note : M. Beck avait été enlevé au Venezuela puis vendu à la guérilla colombienne par ses geôliers) n’ont cessé de demander à la famille du Français de « ne pas médiatiser. Ce fut abject. Ils ont même insisté pour que notre député-maire des Pyrénées Orientales, François Calvet (UMP), cesse de politiser mon affaire », révèle l’ex-otage. Son calvaire aurait pu « prendre fin six mois plus tôt, assure-t-il, si le ministère français avait accepté d’aider les miens pour obtenir un prêt de 10.000 euros – j’insiste sur ce point : ma famille n’avait pas demandé un don – afin de boucler la rançon. Le Quai n’a pas donné suite, alors qu’il nous restait un lopin de terre en France qui pouvait servir d’hypothèque. Ce refus a obligé ma femme à liquider notre propriété de 1.500 bovins, développée après des années d’effort, sept jours sur sept. Nous nous sentions un peu les ambassadeurs de la France, avec cet élevage d’abord bas de gamme devenu un bétail de race, que je présentais dans les concours agricoles ». 

Le parcours de l’ancien otage mérite d’être retracé. Patron d’une entreprise de construction métallique, « Beck & Cie » à Perpignan, il l’a revendue à ses ouvriers qui ont en fait une coopérative. Lui-même a contribué au montage de son capital, payé les juristes, et « fait du social », comme il aime à le rappeler, avant de partir pour une nouvelle aventure au Venezuela achevée dans les larmes.  « Leur société reste la première du Languedoc-Roussillon en la matière», dit-il avec fierté, en avouant que ses anciens employés “l’invitent régulièrement au restaurant”.  « Aujourd’hui, je commence seulement à reprendre des couleurs, explique-t-il, car quand on rentre d’un tel chemin de croix, on est déphasé, paumé, détraqué. Je me perdais même dans Perpignan que je connaissais pourtant comme ma poche ». Dans leur mobile home, Christophe et Martine ne pourront pas lire ce reportage. « Nous n’avons pas de ligne téléphonique fixe, et donc pas accès à internet… », avoue-t-il. 

MON DROIT DE REPONSE AU FIGARO SUR L’INTERVIEW DE NOEL SAEZ A PROPOS D’INGRID BETANCOURT

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9 MARS 2009

Voici ma réponse à Noël Saez (photo) après son entretien au Figaro, que je vous transmets ci-dessous. J'espère que ce média la publiera. Je l'ai envoyée par courriel:

Auteur de deux livres sur la Colombie (« Ingrid Betancourt : histoire de cœur ou raison d’Etat » - Hugo Doc, et « Les secrets de l’affaire Betancourt »-Fayard), je suis cité – Jacques Thomet - à deux reprises ce lundi dans l’interview de Noël Saez à la Une du Figaro.fr. J’invoque le droit de réponse pour lui répondre et apporter mon té moignage, utile à la compréhension du dossier. Je compte sur votre déontologie pour le publier. 1-    Pour M. Saez, « les geôliers d'Ingrid Betancourt ont été achetés, ils n'auraient jamais libéré leurs otages ».  Il discrédite ainsi l’opération « Mise en échec »  (Jaque) et les risques mortels pris par les neuf agents secrets colombiens pour sauver 15 otages dont Ingrid, sans apporter aucune preuve à l’appui. Sa mission de six années comme émissaire français en Colombie (2002-2008) ne s’est traduite par la libération d’aucun otage malgré ses 25 voyages chez les FARC. L’amertume de l’échec ne justifie pas la mise en cause de l’exploit colombien. 2-    Noël Saez réfute mon affirmation selon laquelle l’action de la France avait « braqué » Bogota, pour assurer : « toutes nos démarches ont été faites à la demande du président colombien ». L’ex-consul de France est le seul à croire ce qu’il dit. Dans mon premier livre (« Ingrid Betancourt : histoire de cœur ou raison d’Etat »-Hugo Doc),  j’avais révélé que Noël Saez avait réalisé 5 voyages en 2005 en Colombie chez les FARC sans en aviser au préalable le gouvernement colombien. Dans l’un de ces déplacements, il avait même été retenu pendant plusieurs heures à l’aéroport de Bogota par le DAS (services secrets colombiens). La Colombie avait protesté auprès de Paris contre ces visites secrètes. 

3-    Selon Noël Saez, « depuis son retour en France, Jacques Thomet n'a pas essayé de me contacter, c'est que cela ne l'intéressait pas ».  Comment notre diplomate en retraite peut-il jouer avec la réalité ? Je l’ai contacté par courriel, mais il ne m’a jamais répondu. J’en ai les preuves écrites. 4-    Noël Saez dément avoir remis une rançon « à qui que ce soit » en Colombie. Hélas pour lui, son démenti est contraire à la réalité. Les 37.000 dossiers récupérés dans les ordinateurs de Raul Reyes, le n°2 des FARC éliminé le 1er mars 2008 par l’armée colombienne, ont tous été validés par Interpol. L’un de ces courriels adressé par Reyes à M. Saez lui reproche d’avoir versé un rançon à des escrocs qui s’étaient fait passer pour une délégation de la guérilla. Cette révélation est publiée dans mon livre sur « Les secrets de l’opération Betancourt » (Fayard). Notre ancien agent consulaire à Bogota ajoute qu’il « n’était pas sur cette opération en 2003 ». Mais la réalité est autre : il était chargé du dossier Betancourt depuis 2002, comme le confirme une lettre adressée à lui pat Raul Reyes le 1er juillet 2003, que j’ai publiée dans mon livre « AFP-Les soldats de l’information » (Hugo Doc). C’est tellement vrai que Noël Saez a vitupéré devant moi avec des noms d’oiseau contre les auteurs de « l’opération 14 juillet 2003 », Dominique de Villepin (alors ministre des Affaires étrangères, et ami intime d’Ingrid), et Daniel Parfait, alors ambassadeur de France à Bogota. « Ils m’ont flingué mes contacts avec les FARC, ces e… », éructait devant moi Noël Saez. Je dirigeais à l’époque l’AFP à Bogota, et tous les diplomates de l’époque en Colombie peuvent le confirmer.  Dans l’opération 14 juillet 2003, Villepin avait envoyé 11 agents de la DGSE pour tenter de récupérer Ingrid Betancourt, avec un fiasco total comme résultat.  5-    Selon Noël Saez,  « le travail du consul que j'étais à l'époque est de s'intéresser à la situation des Français en difficulté. Si Villepin n'avait pas été là, on aurait fait pareil ». Hélas, encore une fois, notre ex-consul oublie ses dossiers. Jamais la France n’a rien fait pour Aida Duvaltier. Cette héroïne française avait choisi de prendre la place de son mari, otage de la guérilla colombienne en 2001, parce qu’il était malade du cœur. Elle est décédée en captivité en 2006. L’ambassade de France n’a rien fait pour elle. 6-    «  L'exemple récent de Florence Cassez montre que la France s'intéresse à la situation de tous ses citoyens en difficulté », ajoute Noël Saez. Combien j’eusse aimé trouver la même dévotion de la France avec le sort tragique de Christophe Beck, cet ex-otage de l’ELN colombien en 2006 penda     nt un an. Sa famille a dû vendre tous ses biens pour payer la rançon de 600.000 dollars et obtenir sa libération. Le Quai d’Orsay s’est distingué avec son refus de prêter 10.000 euros à ses proches pour boucler le paiement aux terroristes. Ruiné, il vit désormais dans une caravane près de Perpignan.

Voici le papier du figaro.fr: 

Noël Saez : «Les geôliers de Betancourt ont été achetés»

Propos recueillis par Jérôme Bouin (lefigaro.fr)
09/03/2009 | Mise à jour : 18:17
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«Pour en finir avec les Farc, explique Noël Saez, il faudra nécessairement se mettre autour d'une table et engager un processus de paix». Mais ils «devront mettre fin aux enlèvements».
«Pour en finir avec les Farc, explique Noël Saez, il faudra nécessairement se mettre autour d'une table et engager un processus de paix». Mais ils «devront mettre fin aux enlèvements». Crédits photo : RICHARD VIALERON/LE FIGARO.

INTERVIEW- L'ancien émissaire français auprès des Farc et du gouvernement colombien conteste la version donnée par Bogota sur la libération de l'ex-otage. Il dément en revanche tout versement de rançon par la France au groupe terroriste.

Ancien consul de France à Bogota, Noël Saez a été chargé en 2003 par Dominique de Villepin de négocier un «accord humanitaire» en vue de libérer des otages. Parmi eux, Ingrid Betancourt. Moins d'un an après la libération de cette dernière, il publie «L'émissaire»* avec comme objectif de rétablir la vérité sur les négociations, mais aussi sur l'opération «Jaque», qui a permis la libération de l'ex-otage franco-colombienne le 2 juillet 2008. Ce jour-là, un hélicoptère d'une prétendue organisation humanitaire se posait dans la jungle. Les geôliers, persuadés que des facilitateurs internationaux proches de la guérilla doivent effectuer un transfert des otages, sont bernés. 15 otages sont libérés.

LEFIGARO.FR. - Qu'est-ce que le grand public ignore encore de cette opération de l'armée colombienne ?
NOËL SAEZ. - Le grand public ignore comment elle a été effectuée. En Colombie, la population est même persuadée que c'est le fruit d'un excellent travail de l'armée. Je veux démontrer le contraire. Les geôliers d'Ingrid Betancourt ont été achetés, ils n'auraient jamais libérés leurs otages. Mais ce que je considère important, c'est que les otages aient été libérés. D'ailleurs, aucun n'a été blessé. C'est aussi ce qui me fait penser que tout était préparé à l'avance. L'hélicoptère se pose, il n'y a aucun coup de feu tiré, c'est trop beau pour être vrai.

Avez-vous des preuves de ce que vous avancez ?
En février 2008, le président colombien Alvaro Uribe nous a informé, Bernard Kouchner et moi, avoir procédé à l'arrestation de la femme de Cesar, le geôlier de Betancourt. Elle avait d'importantes responsabilités au sein de la guérilla. Cesar a donc pu être «retourné» à ce moment. Puis, fin avril-début mai, un avocat colombien a reçu un envoyé de Cesar. Ce dernier s'engageait à libérer ses otages à condition de ne pas être extradé. Enfin, le président colombien a fait une déclaration dans laquelle il disait avoir été approché par un commandant détenant des otages et prêt à les libérer s'il n'était pas extradé. Il a précisé avoir donné son accord. Cette opération a été présentée comme un véritable film hollywoodien. Quand on connaît les Farc, c'est impensable que ça se soit passé comme ça.

La veille de la libération d'Ingrid Betancourt, Bogota avait annoncé votre départ pour rencontrer Alfonso Cano, qui venait de prendre la tête des Farc. Cette annonce visait-elle à détourner l'attention des Farc ?
Cette annonce était destinée à rendre crédible l'opération «Jaque» aux yeux des Farc. Bogota nous a utilisés. Cela dit, c'est aussi le rôle du médiateur.

Dans un livre paru fin 2008, le journaliste Jacques Thomet estimait que la France n'avait eu «aucun rôle» dans cette libération mais qu'au contraire son action avait «braqué» Bogota. Qu'en dites-vous ?
Mr Thomet écrit ce qu'il veut. Il n'était pas sur le terrain, moi si. Je ne suis bien évidemment pas d'accord avec cela. Nous n'avons jamais rien fait dans le dos du régime colombien. Toutes nos démarches ont été faites à la demande du président colombien. Depuis son retour en France, Jacques Thomet n'a pas essayé de me contacter, c'est que cela ne l'intéressait pas.

Citant les fichiers retrouvés après le bombardement du camp de Raul Reyes, Thomet estime que vous avez remis, au nom de la France, une rançon destinée à obtenir la libération de Betancourt. De l'argent qui aurait finalement atterri dans les mains d'une autre organisation, et non aux Farc. Est-ce exact ?
Il reprend ici une information d'une chaîne de radio-télévision proche du pouvoir. Cette chaîne parle d'une rançon remise en 2003. À cette date, je n'étais pas sur cette opération. Ensuite, je n'ai jamais remis un centime à qui que ce soit. Si un mail de Reyes évoque cette rançon, il est faux. Enfin, lors de ma toute première entrevue avec les Farc, on m'avait fait comprendre que Betancourt faisait partie des otages seulement «échangeables» dans le cadre d'un accord humanitaire.

Considérez-vous toujours que la stratégie consistant à parler avec les Farc était la bonne ?
Oui. Les Farc existent depuis plus de 45 ans, ils sont profondément ancrés dans la jungle colombienne. Pour en finir avec eux, il faudra nécessairement se mettre autour d'une table et engager un processus de paix. Pour cela, les Farc devront mettre fin aux enlèvements.

Après les critiques émises il y a quelques jours par ses trois anciens codétenus américains, vous avez reproché de votre côté à Ingrid Betancourt un manque de reconnaissance à votre égard. Pourquoi ?
Nous avons travaillé plus de six ans sur ce dossier, effectué plus de vingt missions dans la jungle. Nous n'avons jamais perdu le contact avec les otages et l'issue a été positive. Après la libération, je n'ai plus eu aucune nouvelle. J'ai sollicité sa famille auprès de qui j'ai manifesté mon désagrément. La moindre des choses aurait été de nous réunir pour savoir ce qui s'est passé pendant plus de six ans, cela ne l'a pas intéressée. Elle m'a envoyé une lettre. Puis je l'ai rencontré en décembre, à Mexico. Je lui ai dit. Pour moi, l'incident est clos. Elle a reconnu son erreur.

Ingrid Betancourt aurait-elle bénéficié d'un tel investissement du pouvoir français pour la libérer si elle n'avait pas été proche de Dominique de Villepin ?
Le travail du consul que j'étais à l'époque est de s'intéresser à la situation des Français en difficulté. Si Villepin n'avait pas été là, on aurait fait pareil. L'exemple récent de Florence Cassez montre que la France s'intéresse à la situation de tous ses citoyens en difficulté.

La France a-t-elle envisagé au cours de la détention de Betancourt, de faire sortir les Farc de la liste des organisations terroristes de l'UE et de leur permettre d'ouvrir une représentation diplomatique ?
Bien sûr. La condition était que les Farc libèrent tous les otages (et cessent de poser des bombes, ce qui est acquis). Ce retrait, que la France aurait sollicité auprès de l'UE, était temporaire, dans l'attente d'un processus de paix. Cette offre est toujours sur la table. Pour cela, il faut que les Farc mettent fin aux enlèvements, qu'ils cessent d'être des terroristes.

Selon un journal colombien, la Cour pénale internationale a obtenu le contenu des ordinateurs de Reyes, et des personnalités étrangères pourraient être amenées à témoigner. L'accepteriez-vous ?
Evidemment. Je n'ai rien à cacher.

LE SCANDALE AU QUAI D’ORSAY AVEC LES OTAGES DE LA GUERILLA EN COLOMBIE CONTRASTE AVEC LE DEVOUEMENT DES DIPLOMATES ET POLICIERS AU VENEZUELA DANS LE SAUVETAGE DE STEPHANIE MINANA EN 2004

3 février 2009 

L’intolérable indifférence du ministère français des Affaires étrangères dans l’affaire de l’ex-otage français de la guérilla colombienne en 2005, Christophe Beck (cf. mon article antérieur), ne doit pas jeter le voile de l’oubli sur l’action courageuse sur le terrain que mènent certains diplomates et policiers, comme dans la libération de Stépanie Minana en 2004 au Venezuela. 

Cette étudiante française de Biarritz (Pyrénées occidentales) avait été séquestrée pendant 46 jours dans un cul de basse-fosse par un commando de truands vénézuéliens et guérilleros colombiens qui exigeaient deux millions d’euros pour la libérer. Le Quai d’Orsay avait alors pour ministre le sulfureux Dominique de Villepin, ancien ami proche d’Ingrid Betancur (au nom francisé en Betancourt).

Non seulement Villepin n’a rien fait pour la libérer, mais ils n’a à aucun moment convoqué les médias, comme il le faisait à tout moment pour exiger du président Alvaro Uribe qu’il capitule devant les FARC pour accepter leur diktat et faire ainsi libérer Ingrid. Il avait y compris accepté que la France paye une rançon aux terroristes, versée en fait à de faux rebelles vite évanouis dans la nature.   

Pour Christophe Beck et Stéphanie Minana, le Quai n’a pas versé un seul denier. Abandonné par le Quai d’Orsay, Monsieur Beck est aujourd’hui ruiné, condamné à vivre dans une caravane près de Perpignan, après que sa famille eut vendu tous leurs biens au Venezuela pour payer la rançon aux terroristes colombiens. Vous comprendrez mon courroux (un euphémisme) quand j’ai su que le terroriste des FARC Wilson Bueno, alias Isaza, est désormais hébergé en France, et entretenu aux frais du contribuable, depuis deux mois, pour avoir libéré l’un des otages qu’il maintenait enchaînés à des arbres.

Quand il a été libéré, Christophe Beck avait souligné le contraste entre l’aide sur place apportée à sa famille pendant son calvaire de 13 mois par l’ambassade de France à Caracas, et l’indifférence du Quai, dont le directeur des Amériques n'était autre à l'époque que notre Daniel Parfait, bien connu de ce blog, pour être devenu l’amant (et non le mari) d’Astrid Betancur, la sœur d’Ingrid, quand il était ambassadeur en Colombie (2000-2004). Je reviendrai un jour sur l’action de ce dernier…  

Cette action des diplomates sur place au Venezuela, avec à leur tête l’excellent ambassadeur Pierre-Jean Vandoorne, apprécié de tous, que j’ai connu quand je dirigeais l’AFP dans la région, mérite d’être soulignée. Dans l’enlèvement de Stéphanie Minana, c’est cette ambassade qui a réussi à la sortir du guêpier. Quatre policiers français de l’ambassade étaient intervenus. L’un d’eux l’a sauvée, l’arme au point, en la couchant au sol quand ses geôliers avaient tenté de l’abattre. 

Le jour même de sa libération, j’avais pu parler au téléphone à Stéphanie. Je vous livre la copie de ma dépêche AFP du 25 janvier 2004 : 

« Encore sous le choc mais “si heureuse d'être là” après 46 jours comme otage au Venezuela, la Française Stéphanie Minana avoue avoir vécu “chaque seconde avec la mort” et tient à rendre hommage au policier français qui lui a “sauvé la vie”, dans un entretien avec l'AFP depuis Bogota. 

   Etudiante en espagnol de 25 ans, elle avait été enlevée le 8 décembre à Valera, à 500 km au sud-ouest de Caracas, contre demande de rançon, avant d'être libérée vendredi lors d'un assaut des forces de l'ordre qui a fait un mort parmi les ravisseurs. Elle se reposait dimanche à la résidence de l'ambassadeur de France à Caracas, Pierre Jean Vandoorne.    ”Dès que la fusillade a éclaté entre le commando vénézuélien et mes ravisseurs, un policier français s'est précipité sur moi, l'arme au poing, prêt à tirer pour me protéger”, souligne-t-elle. Elle ne souhaite pas révéler l'identité de ce “merveilleux policier”. 

   L'assaut contre les auteurs de cette prise d'otage, au nombre de huit - sept Vénézuéliens et un Colombien - s'est déroulé dans la localité d'Agua Santa, à une cinquantaine de kilomètres de Valera, où l'un des frères de l'étudiante est industriel. Le commando policier, dont a fait partie un Français, était composé de vingt hommes.    Pendant ses 46 jours de captivité, “à l'air libre, exposée aux pluies, au froid, et à la grippe”, l'étudiante française n'a eu accès “ni à un livre ni à la radio”, mais aujourd'hui, elle “se sent si bien d'être en vie”, ajoute-t-elle, qu'elle “ne réalise pas encore vraiment” ce qui lui est arrivé. 

   Pour tenir contre la “pensée de la mort permanente, à chaque seconde”, elle “n'a cessé de prier et de songer à (sa) famille”. “J'ai lutté par amour, et cet amour m'a sauvée. C'est aux miens que j'ai aussitôt pensé dès que j'ai pris conscience d'avoir été arrachée aux bandits par la police”, confie-t-elle.    Ses ravisseurs, qui exigeaient l'équivalent de deux millions d'euros pour la libérer, “ne lui disaient rien” sur leurs contacts avec sa famille. 

   Compte tenu de “l'enquête en cours”, elle ne souhaite pas donner davantage de précisions sur ses conditions de détention, mais des sources de l'AFP avaient assuré samedi qu'elle avait été “fortement maltraitée et entravée”.    Stéphanie Minana a souffert de “déshydratation et de douleurs provoquées par ses liens”, selon la police, mais elle ne se plaint aujourd'hui que des “amibes” contractées par une eau non traitée. “Je n'avais à manger que des féculents”, poursuit-elle. 

   Originaire de Biarritz (sud-ouest de la France), l'étudiante a l'intention de regagner la France après ce qu'elle qualifie de “calvaire”, mais “pas tout de suite”, car elle a besoin de “se refaire une santé physique et morale”. 

Le 4 février suivant, le ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy avait décoré à Paris les quatre policiers français qui avaient participé à la libération de Stéphanie Minana. Après les avoir assurés de sa “reconnaissance” et de “l'admiration de nos compatriotes”, M. Sarkozy leur avait remis la médaille « pour actes de courage et de dévouement.” 

   ”Courage”, et modestie pour le capitaine de police Jean-Philippe Goudet, du Service de coopération technique internationale de police (SCTIP), en poste à Caracas et seul des quatre à avoir participé directement à l'opération de ses collègues vénézuéliens.    ”Ils ne voulaient pas que je les accompagne, ils ont tenté de me faire croire à une opération de routine lorsque je les ai vus se préparer à partir, armés”, explique-t-il aux journalistes. 

   Alors, il a insisté et ils ont fini par accepter, non sans s'être assurés: “est-ce que tu a les c… pour venir?”, se souvient-il.    Ensuite, après “1h30 de marche depuis un village andin, nous nous sommes retrouvés à huit sur place, devant deux toiles de tente tendues entre deux arbres et un premier ravisseur a aussitôt tiré sur nous. Les Vénézuéliens ont riposté et l'ont abattu.” 

   Puis, “Stéphanie m'a demandé, en espagnol, si nous allions la tuer. Je lui ai répondu, en français, que non, que j'étais policier et compatriote. Alors, elle s'est jetée dans mes bras, mais je l'ai aussitôt couchée au sol pour la protéger de la fusillade car les deux autres ravisseurs présents s'enfuyaient en tirant à tout va”, conclut calmement Jean-Philippe Goudet.     Il ajoute que les ravisseurs, moitié Vénézuéliens pour la détenir, moitié Colombiens pour les négociations, se sont comportés, pour les premiers, “comme des animaux. C'était de la délinquance commune de bas étage”, estime-t-il.    Son autre collègue du SCTIP de Caracas, le commandant Fernand Cadrot et le commandant Alain Brunach ainsi que le lieutenant Philippe Albrand, de la police judiciaire française envoyés au Venezuela pour tenter de négocier avec les ravisseurs, ont été décorés de la médaille de bronze pour actes de courage et de dévouement. 

LES CHEFS DES FARC EN FRANCE, SUISSE, ITALIE, ESPAGNE ET AUSTRALIE SUR LA LISTE NOIRE DES ORGANISATIONS FINANCIERES AMERICAINES

14 janvier 2009 Les sanctions prises mercredi par le Département du Trésor des USA visent à geler les actifs de ces délégués du terrorisme colombien dans des sociétés américaines, et à interdire toute transaction financière ou commerciale entre des entreprises ou des citoyens américains avec les personnes concernées. 

Le Trésor américain justifie cette décision par le fait que « ces individus, en tant que représentants des FARC et membres de leur Commission internationale, tentent de recruter des militants et d’obtenir appui et protection pour les activités des FARC dans le trafic de drogue et le terrorisme ». La mesure concerne : 

-        Omar Arturo Zabala Padilla, alias Lucas Galdron. Selon le Trésor, « il dirige près de 80% des activités des FARC en Europe », comme responsable pour la France, la Suisse et l’Italie. -        Vlaudin Rodrigo Vega, alias « Carlos Vlaudin », dirige les FARC en Australie. 

-        Maria Remedios Garcia Albert, alias Irene ou Soraya, dirige les FARC en Espagne. Arrêtée le 26 juillet dernier à Madrid, elle a été relâchée aussitôt par le juge Baltasar Garzon après le paiement d’une caution de 12.000 euros. Mon commentaire : 

-        Mes lecteurs n’ignorent rien de la présence de Lucas Galdron en Suisse. Ce professeur de philo a enseigné sans aucun problème à Lausanne, où il réside. Dans mon récent livre sur « Les secrets de l’opération Betancourt » (Fayard), je cite son entretien au quotidien Le Temps de Genève du 15 mars 2007. Il y confirme ma version sur le fait qu’Ingrid Betancur s’était volontairement jetée dans la gueule du loup le 23 février 2002 pour être enlevée par les FARC en Colombie, croyant qu’elle le serait pour quelques semaines, afin de remonter dans les sondages pour l’élection présidentielle de mai 2002.  Elle n’avait que 0,3% d’intentions de vote ! -        La déléguée en Espagne a trouvé en 24 heures 12.000 euros pour payer une caution. Je m’interroge sur l’origine de ces fonds. S’il me fallait sortir une telle somme, je n’y parviendrais pas, et surtout pas en 24 heures ! 

-        Le délégué en Australie. J’aimerais savoir quelle est l’opinion de l’ex-Premier ministre Howard, que mes lecteurs citent sur mon site pour ses déclaration sur l’intégration des immigrés (« où vous vous intégrez, ou vous partez »). -        Je reste ébahi par la naïveté des USA. Pourquoi leur a-t-il fallu tant de temps pour prendre une telle décision ? Le contenu des ordinateurs de Raul Reyes, cité par les Américains pour justifier leurs mesures, est connu depuis mars 2008 ! 

-        Ma surprise concerne aussi la Suisse. Dans mon livre, je vous révèle la réponse de la ministre helvète des Affaires étrangères, Micheline Calmy-Rey, à mes questions sur la présence de Lucas Galdron en Suisse. Selon elle, les représentants des FARC n’y ont aucune activité criminelle ou délictueuse. Washington va-t-il condamner Berne, comme complice des terroristes colombiens ? -        Une dernière question : comment Lucas Galdron a-t-il pu passer impunément trois mois à Paris après son entretien avec Le Temps en 2007, sans faire l’objet d’aucun contrôle policier de la DGSE ou de la DST ? C'est une autre révélation de mon livre. Pour ne pas froisser les FARC, dont Paris attendait inutilement un geste : la libération de la Colombienne Ingrid Betancur. J’enlève le point d’interrogation, car la réponse est celle-là.  Les chefs rebelles, dont Raul Reyes, connaissaient déjà le talon d’Achille français : ils y avaient envoyé leurs familles profiter en France des libéralités de notre pays, avec aide financière, logement social, etc. Une fois encore, les détails sont contenus dans mon livre…Il aura fallu 9 agents secrets colombiens pour libérer Ingrid dans l’opération Jaque, au péril de leur vie, sans aucune aide de la France… 

*Une toute dernière remarque : qui sait si les biens financiers des FARC ne se sont pas envolés en fumée dans les hedge funds des banques et de Bernie Maddox, l’escroc aux 50 milliards de dollars, approvisionné comme vous le savez par des banques françaises, suisses et espagnoles ! Y aurait-il un ersatz de morale dans cette histoire ??? 

LE MALEFICE DE PIEDAD CORDOBA JOUE AVEC LA VIE DE SIX OTAGES EN COLOMBIE

10 janvier 2009 

 

Finalement, le prix Nobel de la paix 2009 irait bien à la complice des terroristes colombiens, la sénatrice Piedad Cordoba. Cette porte-parole officieuse des FARC appuie des subversifs qui tuent à l’aveugle avec l’explosif Anfo, comme au Centre social El Nogal de Bogota en 2003 où une voiture piégée avait tué 36 civils dont les invités d’une noce. J’ai couvert cette tragédie pour  l’AFP. 

Or Alfred Nobel ne fut rien d’autre qu’un « marchand de la mort » qui fit sa fortune avec l’invention de la dynamite, après des expériences qui avaient tué y compris l’un de ses frères. 

Je n’ai pas besoin de vous dire que je reste depuis toujours effaré par la publicité donnée aux prix Nobel par les médias. La presse ne devrait pas faire état de ces trophées liés à un triste sire qui avait voulu faire oublier à sa mort sa criminelle invention avec ces misérables prix. 

 

Piedad Cordoba mérite d’être récipiendaire du cadeau Nobel, lequel devrait être un sac de dynamite plutôt que de l'argent. Pour preuve de ses mérites, la sénatrice au turban, toujours pas poursuivie en Colombie malgré ses liens avérés avec les terroristes des FARC, formule de nouvelles exigences maintenant, après l’annonce de la prochaine libération par les rebelles de six de leurs 800 otages. 

Le président démocratique Alvaro Uribe a confié au respectable (et respecté) CICR le soin de récupérer les six otages pour les remettre à leurs familles. Le CICR (Comité international de la Croix Rouge), basé à Genève, a réalisé ces opérations à maintes reprises quand j’étais en Colombie, chaque fois avec un total succès. 

 

Agente des FARC, Piedad Cordoba ne l’entend pas de cette oreille. A l’invitation des chefs sanglants de la guérilla, elle refuse l’utilisation d’hélicoptères colombiens par le CICR pour ramener les otages, tous séquestrés depuis plus de six ans par les bouchers des FARC ! Son rêve non exprimé mais réel : que ce soient des appareils du dictateur de gauche Hugo Chavez, pour faire de la publicité à cet autre fournisseur des FARC en armes et argent. 

 

Comme la sénatrice sait d’avance que plus jamais le pouvoir colombien n’acceptera un tel show sur son territoire, comme en janvier et février 2008, elle vient d’exiger, rien que ça, que le CICR « obtienne à l’étranger les subsides nécessaires afin de réaliser les opérations de libération ». Traduction de ce verbiage crypto-communiste : le CICR doit se débrouiller pour amener en Colombie des hélicoptères d’un pays tiers pour y véhiculer les otages. 

 

Pis encore : Piedad Cordoba ne daigne pas donner les noms des quatre militaires ou soldats appelés à être libérés avec les deux civils Alan Jara et Sigifredo Lopez. On imagine la douleur des familles : les leurs seront-ils libérés ou non ? 

 

Je reste éberlué par le silence des médias français, si serviles pendant le show Sarkozy-Betancur, devant cette pantomine d’une simili-guérillera à turban, autoproclamée « Teodora de Bolivar » devant les FARC, comme si elle avait le moindre rapport avec le héros de l’Amérique Latine, Simon Bolivar, abandonné par tous à Santa Marta avant de mourir, après avoir selon lui « labouré la mer ». Elle joue avec la vie des otages pour faire valoir l'image dégradée à l'extrême de ses amis terroristes

Oui à Piedad Cordoba, prix Nobel de l’Anfo (à base de nitrate d’ammonium) ! 

LE NOUVEAU CHANTAGE DES FARC POUR LIBERER SIX OTAGES TOURNE A L’ABJECTION EN COLOMBIE

Me revoici en action, plus que jamais, sur ce blog !

 

07 janvier 2009 

 

La libération de six otages par les FARC, annoncée en décembre 2008, a été remise en cause soudainement par la surenchère habituelle des guérilleros, la nuit dernière, dans un communiqué à l'agence ANNCOL, proche des FARC et basée en Suède. Je le redoutais, et j'eûs aimé me tromper…

Le président démocratique de Colombie, Alvaro Uribe, avait-il à peine imposé la présence du CICR et accepté les conditions des FARC, soit la remise des six séquestrés à la sénatrice d’extrême gauche Piedad Cordoba, que la subversion annonçait deux exigences supplémentaires pour concrétiser ces libérations: 

-     La présence d’un délégué du mouvement « Colombiens pour la paix », formé de crypto-guérilleros ou sympathisants des FARC, dont les leaders trotskystes français Alain Krivine et Olivier Besancenot, deux anciens candidats à la présidence de la République française. 

-     La présence également d’une « personnalité démocratique d’un pays frère ou de la communauté internationale pour servir également de garant ». 

La palinodie tortionnaire est devenue un gène chez les terroristes colombiens. Les FARC reviennent en arrière, et torturent les familles des 28 otages « politiques » dans une pression mentale que je connais bien pour avoir travaillé comme journaliste de l’AFP sous le régime cubain de 1979 à 1981. 

Imaginez le cauchemar collectif en cours chez les proches des 28 otages, tous enchaînés depuis plus de six ans : ils redoutent désormais que les six victimes – trois policiers, un soldat, l’ex-gouverneur Alan Jara, et l’ancien député Sigifredo Lopez – restent attachés à leur arbre ad vitam aeternam. Et les noms des quatre officiers en passe de recouvrer la liberté n’ont toujours pas été révélés par les FARC ! 

 

Les terroristes sont encouragés dans leur jusqu’au-boutisme par le silence du pouvoir français, d’Ingrid B., de sa famille, des comités pro-Ingrid (dont l'ineffable Olivier Roubi) et des médias hexagonaux depuis la libération de Mme Betancur. Paris avait pourtant affirmé vouloir se battre pour tous les otages des FARC. Ce n’était qu’un vœu pieu. La presse française avait transformé en show l’arrivée en France le 3 juillet d’Ingrid Betancur, avant de taire désormais la barbarie en cours en Colombie. 

 

Ce nouveau chantage vise à donner une publicité politique aux terroristes des FARC si les deux délégués en question participent aux opérations de libération. 

Les heureux élus ne manqueront pas de vanter à tout coup les louanges d’une guérilla « humaine » avec cet acte unilatéral, quand bien même elle séquestre dans des conditions infra-humaines plus de 800 civils en plus des 28 politiques. 

Aucune démocratie ne peut accepter un tel chantage. Qu’attend Nicolas Sarkozy pour le dénoncer, lui qui avait exigé la libération unilatérale de TOUS les otages l’an dernier ?