LA DICTATURE QUI MENACE LA COLOMBIE : CELLE DES JUGES, AVEC L’AIDE DES MEDIAS

16 MAI 2009 

La Colombie, longtemps le plus démocratique des pays en Amérique Latine, devient une dictature sous les excès de ce régime, « le pire de tous à l’exception de tous les autres », comme le répétait Winston Churchill. Je ne fais pas allusion au président Alvaro Uribe, mais à la tyrannie des juges, en train de scier la branche sur laquelle ils sont assis, à moins d’un an des présidentielles. 

Cette dérive vers un despotisme affublé de toges et d’hermine, jamais dénoncée par une presse complice, est illustrée par la dernière initiative en date, prise par Gustavo Moncayo. Ce « marcheur de la paix » a parcouru à pied plus de mille kilomètres  en Colombie pour sensibiliser le public au drame de son fils, le caporal Pablo Emilio, otage des FARC depuis 12 ans (douze, vous avez bien lu). Le père de ce martyr aux mains des terroristes, qui séquestrent plus de 700 autres victimes, a cru bon hier d’engager un référé à Bogota pour exiger que la justice oblige le chef de l’Etat à accepter les conditions de la guérilla sanguinaire pour libérer son garçon. La douleur d’un homme ne peut tout excuser, mais à sa décharge Gustavo Moncayo s’infiltre dans le courant actuel, celui de la dictature des juges. 

Imaginez un instant en France qu’une famille d’otages séquestrés au large de la Somalie par les pirates demande un référé à Paris pour exiger que Nicolas Sarkozy accepte de payer la rançon exigée par les criminels ! A ce rythme, en Colombie, le pouvoir appartiendra, si ce n’est déjà fait, à des magistrats qui prendront les décisions politiques à la place de l’Exécutif, dans un mépris hallucinant de la séparation des pouvoirs, base de la démocratie. 

Le pays andin croule sous les administrations judiciaires : au ministère public (procureurs), il faut ajouter le Conseil d’Etat, le Conseil constitutionnel, le Conseil de la Judicature, la Cour suprême. Tous se mêlent de politique au détriment de leur rôle respectif. 

Imaginez un autre instant la Cour suprême des Etats-Unis en train d’ordonner la détention d’un député américain pour ses liens avec un groupe terroriste ! Elle pourrait le faire avec le Représentant démocrate Jim MacGovern, dont les liens avec les FARC ont été démontrés dans le blog (cf. archives). Mais si elle osait s’y aventurer, les médias lui tomberaient dessus à bras raccourcis ! Le rôle d’une Cour suprême consiste à vérifier en toute dernière instance des décisions de justice, et non pas à les provoquer, y compris pour accorder la grâce à un condamné à mort (en Colombie, la peine capitale n’existe pas). 

Le mois dernier, une incroyable décision a été prise par le Conseil d’Etat. Il a interdit l’engagement des 128.000 soldats appelés au service militaire dans le combat contre les terroristes guérilleros, qui doit être réservé selon son ordonnance aux 85.000 militaires professionnels. Ce Conseil d’Etat en a profité pour ordonner à l’Etat de verser 200.000 euros d’indemnité à un appelé du contingent, Wilson Guzman Bocanegra, parce qu’il avait été blessé en 1994 par la guérilla ! 

Imaginez ainsi la dette de la France à l’égard de tous les appelés tués ou blessés au combat dans les guerres récentes ! 

Le Conseil constitutionnel de Colombie, lui, est composé de juges qui prennent des décisions démagogiques à même de faciliter leur élection quand ils laissent tomber la toge pour entrer en politique. Les exemples pullulent.  Le premier d’entre eux n’est autre que Carlos Gaviria, candidat à la présidence en 2006 pour le Pôle démocratique (gauche) après avoir quitté le Conseil. Alejandro Martínez a été au Conseil municipal de Bogota, et José Gregorio Hernández s’est présenté comme candidat à la vice-présidence sur le ticket (perdant) d’Horacio Serpa, l’ancien ministre de l’Intérieur du président Ernesto Samper, élu en 1994 avec l’appui financier du cartel de Cali. 

Quant à la Cour suprême, il est inutile d’épiloguer. Tout a été dit dans ce blog sur sa complicité avérée avec les relais des FARC dans les hautes sphères. Cette Cour poursuit les présumés amis des paramilitaires, les fait arrêter le plus souvent sans aucune preuve, mais à aucun moment n’a engagé la moindre mesure contre Piedad Cordoba, la sénatrice devenue le relais de la guérilla pour imposer au pouvoir les exigences des FARC, y compris dans la remise aux parents de Julian Ernesto Guevara du cadavre de cet officier, qui s’est laissé mourir de faim quand il était l’otage des terroristes. C’était en 2006… Ses restes n’ont toujours pas été remis à sa famille. 

Aux dernières nouvelles, une enquête a été ouverte sur les écoutes téléphoniques réalisées par le DAS (services secrets) dans le pays aux dépens de politiciens, juges et journalistes. Dans une nation en proie au terrorisme, comment éviter ces écoutes, admises dans tous les pays en proie à de tels risque contre sa sécurité! François Mitterrand a fait espionner plus de 2000 politiciens, juges, acteurs et journaliste entre 1981 et 1986. A-t-il été jugé ? Ses sbires n'ont même pas fait un seul jour de prison…


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LA CAILLERA DE BANLIEUE FRAPPE A NOUVEAU AVEC UN VIOL COLLECTIF DANS LE TRAIN CONTRE UNE LYCEENNE DE 18 ANS PRES DES MUREAUX

21 avril 2009 

Ce crime n’a provoqué aucune réaction de Nicolas Sarkozy ni de la ministre de l’Intérieur, Michèle Alliot-Marie, ni d’aucune entité. 

Les policiers de la sûreté départementale des Yvelines mènent une enquête sur une affaire de viol collectif. Une lycéenne de 18 ans a déclaré avoir été violée, samedi matin, dans un train entre les gares de Poissy et des Mureaux (Yvelines) par deux ou trois jeunes hommes. Traumatisée, la victime a porté plainte, quelques heures après l’agression, au commissariat de Poissy. 

Devant la gravité des faits décrits, le parquet de Versailles a saisi, hier, la sûreté départementale des Yvelines. La jeune fille doit être à nouveau entendue.

Samedi à l’aube, de retour d’une soirée parisienne, la lycéenne prend le RER A à la station Châtelet, à Paris, et s’arrête en gare de Poissy pour rejoindre un train de banlieue et regagner le domicile de ses parents. Selon son témoignage, vers 7 heures du matin, elle monte dans la dernière rame où se trouvent six ou sept jeunes âgés d’une vingtaine d’années. Elle s’assied sur une banquette et branche son lecteur MP3. L’un des jeunes se serait alors approché d’elle avant d’essayer de lui arracher les oreillettes de son baladeur. Après cet incident, la jeune fille veut descendre à l’arrêt suivant pour changer de compartiment.
Mais, toujours selon ses déclarations, un membre du groupe se serait interposé puis l’aurait attrapée par le col. « Il m’a dit : Tu fais quoi ? Et on s’est embrouillés. Il m’a saisie à la gorge », déclare-t-elle sur procès-verbal aux policiers. La victime aurait alors porté des coups de pied à son agresseur pour lui faire lâcher prise. En vain. C’est à ce moment que ses complices l’auraient rejoint avant de donner des gifles à la jeune fille immobilisée au sol. « Toujours selon ses propos, ses agresseurs lui ont arraché ses vêtements, précise une source proche de l’affaire. Deux ou trois hommes l’auraient ensuite violée. » Lorsque le train arrive aux Mureaux, la petite bande descend, en prenant soin d’emporter le lecteur MP3, le téléphone portable et les papiers de leur victime.
« C’est une affaire gravissime », souligne le parquet de Versailles qui prend très au sérieux les déclarations de la victime présumée. Trois préservatifs ont été retrouvés dans la rame dans laquelle l’agression aurait eu lieu. La jeune femme, qui se serait beaucoup débattue, porte des ecchymoses sur plusieurs parties du corps. L’expertise médicale, pratiquée le jour des faits, établit qu’elle a subi des rapports sexuels très récents.
Les bandes de vidéosurveillance de la gare des Mureaux ont déjà été étudiées mais elles ne permettraient pas d’identifier les agresseurs. Les enquêteurs de la sûreté, qui gardent à l’esprit l’agression antisémite inventée de toutes pièces, en juillet 2004, par une jeune femme dans le RER D, devaient aller récupérer, hier, d’autres vidéos à la gare Saint-Lazare à Paris. Par ailleurs, la police recherche tout témoin qui se trouvait dans le train au moment de l’agression ou qui aurait aperçu un groupe d’individus à la gare des Mureaux aux alentours de 7 heures du matin.
« Il nous arrive d’être abusés par des femmes déclarant avoir été violées alors que ce n’est pas le cas, confie un enquêteur. Dans cette affaire, le témoignage est plus que crédible et il est étayé par des éléments matériels. » Jointe hier, la mère de la jeune fille a sobrement confié que « son enfant voulait se reconstruire ». « C’est une épreuve très difficile. On la protège énormément, précise la maman. Elle essaie de positiver en se disant qu’elle est encore en vie… » 



EXCLUSIF : L’EX-OTAGE DE LA GUERILLA COLOMBIENNE CHRISTOPHE BECK DENONCE L’ATTITUDE « ABJECTE » DU QUAI D’ORSAY PENDANT SA CAPTIVITE, DANS L’INTERVIEW QU’IL M’A ACCORDEE

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17 mars 2009 (Si les médias veulent publier cette exclusivité, j'en serais fort aise, mais svp citez mon blog en échange !)

Quand on a été pris en otage par la guérilla de Colombie, il vaut mieux s’appeler Ingrid Betancourt, alors candidate à la présidence colombienne et désormais aidée par la France, que de porter le nom de Christophe Beck, un entrepreneur français ruiné et désormais au bord de la misère.   Elle, qui s’est jetée dans la gueule du loup (les FARC) pour faire remonter une cote exsangue dans les sondages (0,3%), a été médiatisée pendant son calvaire, transformée en héroïne par le pouvoir français, et reçue à grands frais à Paris dans un hôtel 5 étoiles. 

Lui, séquestré à son corps défendant par l’autre guérilla de l’ELN de 2005 à 2006, est sans le sou après la vente de tous ses biens par sa famille pour payer une rançon de 600.000 dollars aux terroristes. A 64 ans, il vit avec son épouse Martine dans un mobile home prêté par un ami, près de Perpignan, avec une retraite de 1200 euros par mois.  Un abîme sépare les deux ex-otages dans le traitement par l’Etat français de leurs cas respectifs, mais bien au-delà de ce que j’avais déjà relaté ici et dans mon dernier livre sur Les secrets de l’opération Betancourt (Fayard). L’entretien que je viens d’avoir par téléphone avec Christophe Beck fait froid dans le dos, et va plus loin encore dans les révélations contenues  dans son récent livre L’otage oublié (Jean-Claude Gawsewitch). 

Pendant l’enlèvement d’Ingrid Betancourt, la famille et l’ex-mari de l’otage ont été reçus à de multiples reprises par les présidents Chirac puis Sarkozy, par les ministres des Affaires étrangères Villepin puis Douste-Blazy. Le battage des médias s'est amplifié sans relâche.

Pour sauver Christophe Beck, la France a opéré un hallucinant silence radio. « Mon épouse a envoyé une lettre recommandée à Jacques Chirac. Il ne lui a jamais répondu », s’exclame ce chef d’entreprise. « Aucune autorité parisienne ne l’a jamais reçue ni contactée. Ni Douste-Blazy, ni Noël Saez (note de ma part : cet ancien consul a effectué 25 voyages en Colombie pour tenter d’obtenir la libération d’Ingrid sans aucun succès), ni Daniel Parfait (note : alors directeur des Amériques au Quai d’Orsay et amant d’Astrid, la sœur d’Ingrid, qui n’avait pas divorcé de son mari comme je l’ai révélé ici), ni personne, à part un quatrième couteau du Quai », s’indigne-t-il. « Si je venais à rencontrer Douste-Blazy, je lui mettrais deux baffes. Il nous a pris pour des cons ! », assure l’ancien otage. Le mépris de l’ex-ministre face à la détresse du Français Christophe Beck contraste avec sa dévotion à la cause de la Colombienne Ingrid Betancourt. J’ai révélé dans mon livre déjà cité que Douste-Blazy avait osé proposer à un ami journaliste français, qui partait en reportage en Colombie, de transmettre un message aux FARC : vous libérez Ingrid et on vous retire de la liste des organisations terroristes ! Le collègue avait refusé. 

Pis encore. Le Quai et le consulat de France à Caracas (note : M. Beck avait été enlevé au Venezuela puis vendu à la guérilla colombienne par ses geôliers) n’ont cessé de demander à la famille du Français de « ne pas médiatiser. Ce fut abject. Ils ont même insisté pour que notre député-maire des Pyrénées Orientales, François Calvet (UMP), cesse de politiser mon affaire », révèle l’ex-otage. Son calvaire aurait pu « prendre fin six mois plus tôt, assure-t-il, si le ministère français avait accepté d’aider les miens pour obtenir un prêt de 10.000 euros – j’insiste sur ce point : ma famille n’avait pas demandé un don – afin de boucler la rançon. Le Quai n’a pas donné suite, alors qu’il nous restait un lopin de terre en France qui pouvait servir d’hypothèque. Ce refus a obligé ma femme à liquider notre propriété de 1.500 bovins, développée après des années d’effort, sept jours sur sept. Nous nous sentions un peu les ambassadeurs de la France, avec cet élevage d’abord bas de gamme devenu un bétail de race, que je présentais dans les concours agricoles ». 

Le parcours de l’ancien otage mérite d’être retracé. Patron d’une entreprise de construction métallique, « Beck & Cie » à Perpignan, il l’a revendue à ses ouvriers qui ont en fait une coopérative. Lui-même a contribué au montage de son capital, payé les juristes, et « fait du social », comme il aime à le rappeler, avant de partir pour une nouvelle aventure au Venezuela achevée dans les larmes.  « Leur société reste la première du Languedoc-Roussillon en la matière», dit-il avec fierté, en avouant que ses anciens employés “l’invitent régulièrement au restaurant”.  « Aujourd’hui, je commence seulement à reprendre des couleurs, explique-t-il, car quand on rentre d’un tel chemin de croix, on est déphasé, paumé, détraqué. Je me perdais même dans Perpignan que je connaissais pourtant comme ma poche ». Dans leur mobile home, Christophe et Martine ne pourront pas lire ce reportage. « Nous n’avons pas de ligne téléphonique fixe, et donc pas accès à internet… », avoue-t-il. 

LA TERREUR EN MARTINIQUE : 12 POLICIERS BLESSES DONT 2 PAR BALLE, 22 COUPS DE FEU TIRES PAR LES EMEUTIERS, 50 MAGASINS PILLES

26 février 2009 

Voici le bilan des violences en Martinique la nuit dernière : une cinquantaine de commerces pillés, quinze véhicules incendiés sur deux nuits, trois gendarmes et neuf policiers blessés, dont deux policiers atteints par balle.

 

Craignant une troisième nuit d'émeute, les autorités demandent à la population de ne pas sortir “sans raison valable” après 19 heures. Ce n’est pas un couvre-feu, assure le préfet Ange Mancini, ancien patron du RAID ! 


22 coups de feu ont été tirés cette nuit “en direction pour la plupart des forces de l'ordre”, a-t-il révélé dans une conférence de presse. Les médias de métropole n’en ont rien dit. 

“Ce n'est pas un couvre-feu mais une demande de participation à la sécurité générale de tous”. “Il ne se passe rien après 19 heures” lance le préfet aux curieux. “Aucun couvre-feu n’est instauré à Fort de France mais” le préfet “recommande simplement après 19h de ne pas circuler dans les rues de Fort de France à tous ceux qui n’ont pas de raisons professionnelles ou personnelles urgentes de le faire”.
Ensuite, il demande “aux parents d'interdire à leurs enfants de sortir en ville” après 19 heures.
Un appel qui trouve un écho du côté du ministère public qui précise que la responsabilité pénale des parents peut-être engagée par leurs enfants.

Le ministère public veut se montrer ferme. “Nous ferons respecter l'Etat de droit” promet Claude Bellenger, Procureur de la république. “J'observe que les pillages ne concernent pas des produits de première nécessité, mais de produits de luxe.” 

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Le procureur promet qu'il fera requérir avec la plus grande sévérité contre les personnes interpellées. Il annonce en particulier vouloir faire appliquer les “peines-plancher” pour les récidivistes. En clair, 10 ans de prison pour un vol avec violence en récidive, 3 ans pour un attroupement armé (5 ans, s'il ne se disperse pas après sommation).

Selon les informations du parquet, les casseurs interpellés seraient pour la plupart de majeurs. 27 doivent être jugés dans la journée.

 

Ces émeutes sont intervenues alors que l'Etat venait d'accorder aux contestataires des Antilles une hausse de salaires de 200 euros payés par les contribuables de métropole pour tous ceux qui gagnent jusqu'à 1800 euros par mois…

 

 

LE SCANDALE AU QUAI D’ORSAY AVEC LES OTAGES DE LA GUERILLA EN COLOMBIE CONTRASTE AVEC LE DEVOUEMENT DES DIPLOMATES ET POLICIERS AU VENEZUELA DANS LE SAUVETAGE DE STEPHANIE MINANA EN 2004

3 février 2009 

L’intolérable indifférence du ministère français des Affaires étrangères dans l’affaire de l’ex-otage français de la guérilla colombienne en 2005, Christophe Beck (cf. mon article antérieur), ne doit pas jeter le voile de l’oubli sur l’action courageuse sur le terrain que mènent certains diplomates et policiers, comme dans la libération de Stépanie Minana en 2004 au Venezuela. 

Cette étudiante française de Biarritz (Pyrénées occidentales) avait été séquestrée pendant 46 jours dans un cul de basse-fosse par un commando de truands vénézuéliens et guérilleros colombiens qui exigeaient deux millions d’euros pour la libérer. Le Quai d’Orsay avait alors pour ministre le sulfureux Dominique de Villepin, ancien ami proche d’Ingrid Betancur (au nom francisé en Betancourt).

Non seulement Villepin n’a rien fait pour la libérer, mais ils n’a à aucun moment convoqué les médias, comme il le faisait à tout moment pour exiger du président Alvaro Uribe qu’il capitule devant les FARC pour accepter leur diktat et faire ainsi libérer Ingrid. Il avait y compris accepté que la France paye une rançon aux terroristes, versée en fait à de faux rebelles vite évanouis dans la nature.   

Pour Christophe Beck et Stéphanie Minana, le Quai n’a pas versé un seul denier. Abandonné par le Quai d’Orsay, Monsieur Beck est aujourd’hui ruiné, condamné à vivre dans une caravane près de Perpignan, après que sa famille eut vendu tous leurs biens au Venezuela pour payer la rançon aux terroristes colombiens. Vous comprendrez mon courroux (un euphémisme) quand j’ai su que le terroriste des FARC Wilson Bueno, alias Isaza, est désormais hébergé en France, et entretenu aux frais du contribuable, depuis deux mois, pour avoir libéré l’un des otages qu’il maintenait enchaînés à des arbres.

Quand il a été libéré, Christophe Beck avait souligné le contraste entre l’aide sur place apportée à sa famille pendant son calvaire de 13 mois par l’ambassade de France à Caracas, et l’indifférence du Quai, dont le directeur des Amériques n'était autre à l'époque que notre Daniel Parfait, bien connu de ce blog, pour être devenu l’amant (et non le mari) d’Astrid Betancur, la sœur d’Ingrid, quand il était ambassadeur en Colombie (2000-2004). Je reviendrai un jour sur l’action de ce dernier…  

Cette action des diplomates sur place au Venezuela, avec à leur tête l’excellent ambassadeur Pierre-Jean Vandoorne, apprécié de tous, que j’ai connu quand je dirigeais l’AFP dans la région, mérite d’être soulignée. Dans l’enlèvement de Stéphanie Minana, c’est cette ambassade qui a réussi à la sortir du guêpier. Quatre policiers français de l’ambassade étaient intervenus. L’un d’eux l’a sauvée, l’arme au point, en la couchant au sol quand ses geôliers avaient tenté de l’abattre. 

Le jour même de sa libération, j’avais pu parler au téléphone à Stéphanie. Je vous livre la copie de ma dépêche AFP du 25 janvier 2004 : 

« Encore sous le choc mais “si heureuse d'être là” après 46 jours comme otage au Venezuela, la Française Stéphanie Minana avoue avoir vécu “chaque seconde avec la mort” et tient à rendre hommage au policier français qui lui a “sauvé la vie”, dans un entretien avec l'AFP depuis Bogota. 

   Etudiante en espagnol de 25 ans, elle avait été enlevée le 8 décembre à Valera, à 500 km au sud-ouest de Caracas, contre demande de rançon, avant d'être libérée vendredi lors d'un assaut des forces de l'ordre qui a fait un mort parmi les ravisseurs. Elle se reposait dimanche à la résidence de l'ambassadeur de France à Caracas, Pierre Jean Vandoorne.    ”Dès que la fusillade a éclaté entre le commando vénézuélien et mes ravisseurs, un policier français s'est précipité sur moi, l'arme au poing, prêt à tirer pour me protéger”, souligne-t-elle. Elle ne souhaite pas révéler l'identité de ce “merveilleux policier”. 

   L'assaut contre les auteurs de cette prise d'otage, au nombre de huit - sept Vénézuéliens et un Colombien - s'est déroulé dans la localité d'Agua Santa, à une cinquantaine de kilomètres de Valera, où l'un des frères de l'étudiante est industriel. Le commando policier, dont a fait partie un Français, était composé de vingt hommes.    Pendant ses 46 jours de captivité, “à l'air libre, exposée aux pluies, au froid, et à la grippe”, l'étudiante française n'a eu accès “ni à un livre ni à la radio”, mais aujourd'hui, elle “se sent si bien d'être en vie”, ajoute-t-elle, qu'elle “ne réalise pas encore vraiment” ce qui lui est arrivé. 

   Pour tenir contre la “pensée de la mort permanente, à chaque seconde”, elle “n'a cessé de prier et de songer à (sa) famille”. “J'ai lutté par amour, et cet amour m'a sauvée. C'est aux miens que j'ai aussitôt pensé dès que j'ai pris conscience d'avoir été arrachée aux bandits par la police”, confie-t-elle.    Ses ravisseurs, qui exigeaient l'équivalent de deux millions d'euros pour la libérer, “ne lui disaient rien” sur leurs contacts avec sa famille. 

   Compte tenu de “l'enquête en cours”, elle ne souhaite pas donner davantage de précisions sur ses conditions de détention, mais des sources de l'AFP avaient assuré samedi qu'elle avait été “fortement maltraitée et entravée”.    Stéphanie Minana a souffert de “déshydratation et de douleurs provoquées par ses liens”, selon la police, mais elle ne se plaint aujourd'hui que des “amibes” contractées par une eau non traitée. “Je n'avais à manger que des féculents”, poursuit-elle. 

   Originaire de Biarritz (sud-ouest de la France), l'étudiante a l'intention de regagner la France après ce qu'elle qualifie de “calvaire”, mais “pas tout de suite”, car elle a besoin de “se refaire une santé physique et morale”. 

Le 4 février suivant, le ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy avait décoré à Paris les quatre policiers français qui avaient participé à la libération de Stéphanie Minana. Après les avoir assurés de sa “reconnaissance” et de “l'admiration de nos compatriotes”, M. Sarkozy leur avait remis la médaille « pour actes de courage et de dévouement.” 

   ”Courage”, et modestie pour le capitaine de police Jean-Philippe Goudet, du Service de coopération technique internationale de police (SCTIP), en poste à Caracas et seul des quatre à avoir participé directement à l'opération de ses collègues vénézuéliens.    ”Ils ne voulaient pas que je les accompagne, ils ont tenté de me faire croire à une opération de routine lorsque je les ai vus se préparer à partir, armés”, explique-t-il aux journalistes. 

   Alors, il a insisté et ils ont fini par accepter, non sans s'être assurés: “est-ce que tu a les c… pour venir?”, se souvient-il.    Ensuite, après “1h30 de marche depuis un village andin, nous nous sommes retrouvés à huit sur place, devant deux toiles de tente tendues entre deux arbres et un premier ravisseur a aussitôt tiré sur nous. Les Vénézuéliens ont riposté et l'ont abattu.” 

   Puis, “Stéphanie m'a demandé, en espagnol, si nous allions la tuer. Je lui ai répondu, en français, que non, que j'étais policier et compatriote. Alors, elle s'est jetée dans mes bras, mais je l'ai aussitôt couchée au sol pour la protéger de la fusillade car les deux autres ravisseurs présents s'enfuyaient en tirant à tout va”, conclut calmement Jean-Philippe Goudet.     Il ajoute que les ravisseurs, moitié Vénézuéliens pour la détenir, moitié Colombiens pour les négociations, se sont comportés, pour les premiers, “comme des animaux. C'était de la délinquance commune de bas étage”, estime-t-il.    Son autre collègue du SCTIP de Caracas, le commandant Fernand Cadrot et le commandant Alain Brunach ainsi que le lieutenant Philippe Albrand, de la police judiciaire française envoyés au Venezuela pour tenter de négocier avec les ravisseurs, ont été décorés de la médaille de bronze pour actes de courage et de dévouement. 



LES CHEFS DES FARC EN FRANCE, SUISSE, ITALIE, ESPAGNE ET AUSTRALIE SUR LA LISTE NOIRE DES ORGANISATIONS FINANCIERES AMERICAINES

14 janvier 2009 Les sanctions prises mercredi par le Département du Trésor des USA visent à geler les actifs de ces délégués du terrorisme colombien dans des sociétés américaines, et à interdire toute transaction financière ou commerciale entre des entreprises ou des citoyens américains avec les personnes concernées. 

Le Trésor américain justifie cette décision par le fait que « ces individus, en tant que représentants des FARC et membres de leur Commission internationale, tentent de recruter des militants et d’obtenir appui et protection pour les activités des FARC dans le trafic de drogue et le terrorisme ». La mesure concerne : 

-        Omar Arturo Zabala Padilla, alias Lucas Galdron. Selon le Trésor, « il dirige près de 80% des activités des FARC en Europe », comme responsable pour la France, la Suisse et l’Italie. -        Vlaudin Rodrigo Vega, alias « Carlos Vlaudin », dirige les FARC en Australie. 

-        Maria Remedios Garcia Albert, alias Irene ou Soraya, dirige les FARC en Espagne. Arrêtée le 26 juillet dernier à Madrid, elle a été relâchée aussitôt par le juge Baltasar Garzon après le paiement d’une caution de 12.000 euros. Mon commentaire : 

-        Mes lecteurs n’ignorent rien de la présence de Lucas Galdron en Suisse. Ce professeur de philo a enseigné sans aucun problème à Lausanne, où il réside. Dans mon récent livre sur « Les secrets de l’opération Betancourt » (Fayard), je cite son entretien au quotidien Le Temps de Genève du 15 mars 2007. Il y confirme ma version sur le fait qu’Ingrid Betancur s’était volontairement jetée dans la gueule du loup le 23 février 2002 pour être enlevée par les FARC en Colombie, croyant qu’elle le serait pour quelques semaines, afin de remonter dans les sondages pour l’élection présidentielle de mai 2002.  Elle n’avait que 0,3% d’intentions de vote ! -        La déléguée en Espagne a trouvé en 24 heures 12.000 euros pour payer une caution. Je m’interroge sur l’origine de ces fonds. S’il me fallait sortir une telle somme, je n’y parviendrais pas, et surtout pas en 24 heures ! 

-        Le délégué en Australie. J’aimerais savoir quelle est l’opinion de l’ex-Premier ministre Howard, que mes lecteurs citent sur mon site pour ses déclaration sur l’intégration des immigrés (« où vous vous intégrez, ou vous partez »). -        Je reste ébahi par la naïveté des USA. Pourquoi leur a-t-il fallu tant de temps pour prendre une telle décision ? Le contenu des ordinateurs de Raul Reyes, cité par les Américains pour justifier leurs mesures, est connu depuis mars 2008 ! 

-        Ma surprise concerne aussi la Suisse. Dans mon livre, je vous révèle la réponse de la ministre helvète des Affaires étrangères, Micheline Calmy-Rey, à mes questions sur la présence de Lucas Galdron en Suisse. Selon elle, les représentants des FARC n’y ont aucune activité criminelle ou délictueuse. Washington va-t-il condamner Berne, comme complice des terroristes colombiens ? -        Une dernière question : comment Lucas Galdron a-t-il pu passer impunément trois mois à Paris après son entretien avec Le Temps en 2007, sans faire l’objet d’aucun contrôle policier de la DGSE ou de la DST ? C'est une autre révélation de mon livre. Pour ne pas froisser les FARC, dont Paris attendait inutilement un geste : la libération de la Colombienne Ingrid Betancur. J’enlève le point d’interrogation, car la réponse est celle-là.  Les chefs rebelles, dont Raul Reyes, connaissaient déjà le talon d’Achille français : ils y avaient envoyé leurs familles profiter en France des libéralités de notre pays, avec aide financière, logement social, etc. Une fois encore, les détails sont contenus dans mon livre…Il aura fallu 9 agents secrets colombiens pour libérer Ingrid dans l’opération Jaque, au péril de leur vie, sans aucune aide de la France… 

*Une toute dernière remarque : qui sait si les biens financiers des FARC ne se sont pas envolés en fumée dans les hedge funds des banques et de Bernie Maddox, l’escroc aux 50 milliards de dollars, approvisionné comme vous le savez par des banques françaises, suisses et espagnoles ! Y aurait-il un ersatz de morale dans cette histoire ??? 

JE DENONCE L’APPUI DES TROTSKYSTES BESANCENOT ET KRIVINE AUX TERRORISTES DES FARC

30 décembre 2008 

Un groupe autoproclamé d’ « intellectuels » de divers pays, en réalité des proches des FARC, vient de signer un texte appuyant ces terroristes sanguinaires de Colombie. 

Je n’aurais donné aucune publicité à cette énième propagande éhontée en faveur des barbares si elle n’incluait cette fois dans sa liste, publiée par l’agence de presse bolivarienne (ABP) proche de la guérilla, deux noms de Français connus : Olivier Besancenot et Alain Krivine. 

Pour mes lecteurs peu au fait de la politique française, il s’agit de deux leaders trotskystes de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR). Besancenot a été candidat en 2002 et 2007 aux présidentielles. 

Nous y reviendrons. Cet appui aux terroristes colombiens des deux leaders français d’extrême gauche mérite d’être dénoncé, je le dénonce donc. J’attends de voir la suite que réservera la grande presse française à ma mise en cause.

VOICI LE TEXTE EN ESPAGNOL D'ABP AVEC LA LISTE DES SIGNATAIRES:

Señores-as
Firmantes de la carta del 11 de septiembre de 2008
Att. Senadora Piedad Córdoba
Señores
Secretariado del Estado May
or Central de las FARC-EP
Att.
Comandante Alfonso Cano 

Quienes firmamos esta comunicación, mujeres y hombres de diversos lugares del planeta, a quienes nos concierne la realidad de Colombia, no indiferentes sino preocupados/as por los graves hechos del día a día que degradan la vida y libertades de su pueblo, consternados/as por el ensombrecido futuro del país, y a la vez reforzados/as por los signos de orden social y político nacidos de sus luchas, queremos manifestar nuestra adhesión a las voluntades que inician un diálogo y que alumbran con él una convicción profunda de búsquedas hacia salidas dignas y justas al conflicto social, político y armado que se afronta desde hace décadas;

En ese sentido, conocedores y conocedoras de diferentes clamores por la paz y la justicia, entre esas manifestaciones de esperanza asumimos y respaldamos la carta que el pasado mes de septiembre de 2008 encabezó la Senadora Piedad Córdoba, urgiendo aproximaciones para que puedan darse pasos hacia la comprensión, pidiendo que puertas de conversaciones sean abiertas por la insurgencia colombiana con la sociedad civil nacional e internacional, comenzando por un intercambio epistolar con el Secretariado de las Fuerzas Armadas Revolucionarias de Colombia, FARC-EP;

Sabiendo de la respuesta positiva de las FARC-EP a esa propuesta, y su ratificación, queremos pública y explícitamente apoyar ese intercambio epistolar y su cometido ético, seguros que en el mundo miles y miles de voces se sumarán, para pedir el diálogo, que ojalá se haga extensivo al Ejército de Liberación Nacional, ELN, tanto de cara a necesarias soluciones humanitarias y de derecho internacional aplicables a la confrontación, como para albergar ese supremo propósito de avanzar hacia desenlaces fundados en los ideales de justicia para todos.

Sepan que disponen de nuestros esfuerzos y medios, para acompañar decididamente ese proceso desde espacios de la comunidad internacional, haciendo nuestro el interés de construir una paz establecida con la razón y la justicia social.

Atentamente,

Adolfo Pérez Esquivel, Premio Nobel de la Paz, Argentina.

James Petras, profesor emérito Universidad de Binghamton, New York, Estados Unidos.

François Houtart, profesor emérito Universidad de Lovaina, Bélgica.

Olivier BESANCENOT, Porte Parole de la Ligue Communiste Révolutionnaire (France)

Sophie THONON-WESFREID,  Présidente de l'Association France Amérique Latine (France)

Roseline VACHETTA, Ligue Communiste Révolutionnaire, ex eurodiputado (France)

Alain KRIVINE, Ligue Communiste Révolutionnaire,  ex eurodiputado (France)

Catherine Marchais, Fonctionnaire Territoriale, Ville de Nanterre

Jessica Lorena Colling, secrétaire centre d'affaire , Colombie/Luxembourg

Raed Charaf, , Doctorant en Sociologie, EHESS, Francia.  Libano

Valérie TECHER,  Association France Amérique Latine (France)

Philippe Colin, enseignant, université de Paris Grand-ouest-La défense

Donneys Vuillet Maria Victoria, France

José Angel Calderon Gil, sociologo, profesor en l'Université des Sciences et Technologies de Lille, France

Alain KRIVINE, Ligue Communiste Révolutionnaire (France)

Christophe Enault, ingénieur, cadre industriel, France

Daniel BENSAID,  philosophe (France)

Julien LEGER, Agent territorial, FRANCE

Olivier  ROUBI,  France

Dominique Pélissier, Assistante Commerciale, France

Gerardo Heredia,  Periodista,  Francia  Ecuador

Gerard LEFRANCOIS, Retraité, FRANCE

Christophe Kenderian France-Amérique latine Bordeaux, Francia)
Meunier Fernand,  Président de l'ONG Explorer Humanity  France.

Denise Mendez,  Paris Francia

Paulina Macias, Profesion: Psicoanalista,  Paris (Francia)

Lionel Mesnard  Cyber-Periodista, http://lionel.mesnard.free.fr, Paris – Francia

Pedro Tostado Sánchez DNI nº 00770712M Sociólogo, Madrid (España)

Alberto Giráldez, Comunidad de Base Cristiana , Santo Tomas, Madrid. España

Gumersindo Martin cmf,  Misionero Claretiano, Valladolid , España. 

David Martín, trabajador social, presidente del Colectivo Sur Cacarica, España. 

Asociación: PROYECTO COLOMBIA SIGLO XXI (España) 

Gloria T. de Garza Asociación de Usuarios del Agua de Saltillo AUAS, A.C. Saltillo, México. 

Guadalupe Rodríguez, Lic. Filosofía y activista socioambiental, Salva la Selva, Alemania

Elisa Norio, Lic. Literatura Extranjera, Secreteria  Associazione Centro di Accoglienza

 ”E. Balducci” Udine – Italia

Daniela Del Bene, Italia

Chiara Galimberti Arese (MI) Italia  GIM

Massimo Buccheri-Udine – Italia

Libertad Sánchez Gil, Miembro de la ARMH de Mérida y Comarca y de la Comisión Ética para la Verdad

Antonio Peratoner - Rete Radiè Resch - gruppo di Udine 

Maria Grazia Visintainer - Rete Radiè Resch - gruppo di Udine - Italia 

Paola Gandrus, Tricesimo, Italia 

Giorgio Zuliani, Tricesimo, Italia 

Silvia Pellegrino - Gela (CL) Italia 

Elly Verrijt – Degaarde Foundation, The Netherlands 

Mary Bricker-Jenkins, the Poor People's Economic Human Rights Campaign (PPEHRC), USA 

Vincenzo Cesarano - Mereto di Tomba - Esecutivo regionale RdB-CUB del F.V.G. 

Miguel Angel Garcia Aguirre ONG (Maderas del Pueblo del Sureste,AC) Chiapas, Mexico 

Tronchin Federica, Venezia, Italia 

Sandra Del Fabro Unicef  Udine – Italia 

Marcella Alletti- Palermo – Italia 

Roberta Perisutti, Centro Ernesto Balducci, Udine, Italia 

Fernando Rovetta Klyver, profesor universitario Castilla La Mancha, Espana 

Viviana Mattiussi Pinzano al T. (PN) – Associaz Radio Voce Nel Deserto - PN – Italia 

Pedro Faro (Chiapas) Centro de Derechos Humanos Fray Bartolomé de las Casas 

Surood Mohammed Falih, Human Right Officer , Kirkuk, Iraq 

Elizabeth Deligio Soa Watch (Escuela de las Americas) USA 

Manuel Adame Moldes, educador social, Vigo, España 

Adolfo Pérez Esquivel, Premio Nobel de la Paz, Argentina.

James Petras, profesor emérito Universidad de Binghamton, New York, Estados Unidos.

François Houtart, profesor emérito Universidad de Lovaina, Bélgica.

Santiago Alba Rico, filósofo, España.

Enrique Santiago Romero, jurista, España.

Monseñor Samuel Ruiz García. Secretaria Internacional de Solidaridad Monseñor Romero SICSAL, México.

Pascual Serrano, periodista, España.

Ana Andrés Ablanedo, Lingüista, Coordinadora de Soldepaz Pachakuti, Asturias,

España.

Carlos Taibo, profesor universitario, Madrid, España.

Francisco Erice, profesor universitario, Oviedo, España.

Ana García, activista social y política, Asturias, España.

Carlos Fazio, profesor, periodista, Periódico La Jornada, México.

Belén Gopegui, escritora, España.

Constantino Bértolo, escritor y editor, España.

Eduardo Romero, activista social, historiador, escritor, Asturias, España.

Carlos Fernández Liria, profesor universitario, Madrid, España.

Rafael Escudero Alday, profesor universitario, Madrid, España.

Ángeles Maestro, médica, dirigenta política, España.

Javier Arjona, activista social y político, Asturias, España.

Pablo Lorente Zapatería, Coordinador ALDEA-Nafarroa, España.

María Jesús Pinto, antropóloga, Catalunya, España.

Rafael Palacios, educador, Portavoz Nacional del Bloque por Asturies, España.

Javier Orozco Peñaranda, activista social e investigador, Colombia/España.

Carlos Alberto Ruiz, abogado, investigador social, Colombia/España.

Ramón Chao, periodista, España/Francia. 

Hernando Calvo Ospina, periodista y escritor, Colombia/Francia. 

Tomàs Gisbert Caselli, investigador en conflictos y cultura de paz, Catalunya, España.

Alberto Cruz, periodista, investigador relaciones internacionales, España.

Juan Manuel Ibeas, profesor universitario, Burgos, España.

Miguel Ángel Giménez Casado, educador, presidente de Asoc-Katío, España.

Pierluigi Di Piazza, sacerdote, responsable Centro Ernesto Balducci, Zugliano, Udine, Italia.

Pilar Sánchez, psicóloga, red Capicúa, España.

Sergio Yahni, periodista, Alternative Information Center, Jerusalem

Francesc Riera Isern, investigador, agricultor, País Vasco, Estado Español.

Dolores González, directora, Servicio de Asesoría para la Paz, México.

Pablo Romo, analista, Servicio de Asesoría para la Paz, México.

Miguel Álvarez, asesor de procesos de Paz, Servicio de Asesoría para la Paz, México.

Gilberto López y Rivas, investigador del INNA y colaborador del periódico La Jornada, México.

Ángel Guerra Cabrera, periodista, Cuba/México.

Clemencia Correa, profesora universitaria, UACM México.

Camilo Pérez Bustillo, profesor universitario, UACM México.

Rocío Redondo Sánchez, psicóloga, Madrid, España.

Rubén García Clarck, profesor universitario, UACM México.

Francisco Javier Garcés Molina, médico, activista social, España.

María Rosario Gómez Serrano, estudiante, activista social, Puerto Rico.

José María Caravantes García, ingeniero, activista social, España.

Eduardo Correa, profesor universitario, UACM México. 

Hassan Dalband, profesor universitario, UACM México. 

Andrés Redondo, psicólogo, España. 

Enrique González Ruiz, director Programa Derechos Humanos, UACM México. 

Jorge Ruiz, estudiante doctorado, México. 

Francisco Cerezo, Coordinador Nacional Comité Cerezo, México. 

Alejandro Cerezo, Coordinador Nacional Comité Cerezo, México. 

Manuel Aguilar Mora, Liga de Unidad Socialista, México. 

Jaime González, Liga de Unidad Socialista, México.

José María Bautista Monente, presidente Iniciativa Solidaria Internacionalista, España.

Gonzalo Rodríguez, maestro, miembro del Comité Canario de Solidaridad con los Pueblos, Estado Español.

Iñaki Markiegi, experto en cooperación y derechos humanos, País Vasco, España.

Beatriz Cruz Osorio, activista social, miembro de la Red Canaria por los Derechos Humanos en Colombia, Estado Español.

Raúl Villegas, profesor Universitario UACM, México.

Pablo Gutierrez Vega, profesor universitario, Sevilla, España.

Javier Anuzita Alegría, director fundación Mundubat, País Vasco, España.

Raul Romeva, diputado al Parlamento Europeo, Catalunya, España.

Mario Amorós, periodista e historiador, España.

Joan Herrera, diputado al Congreso de España de grupo ICV-EUiA.

Juan Guirado García, presidente ACSUR Las Segovias, España.

Magali Thill, directora, ACSUR Las Segovias, España.

Francisco Pérez Esteban, Coordinador de Política Internacional de Izquierda Unida, miembro de OSPAAL, España.

Juan José Tamayo, teólogo, profesor universitario, Madrid, España.

Francisco Javier Vitoria Cormenzana, teólogo, profesor universitario, País Vasco, España.

LETTRE AU COMITE DU PRIX NOBEL DE LA PAIX : JE PROPOSE ALVARO URIBE COMME LAUREAT 2009

13 décembre 2008 

Mesdames, Messieurs, 

Dans le cataclysme actuel des guerres civiles, un chef d’Etat, dénué de toute ambition à ce titre, me paraît mériter votre prix en 2009. Je veux parler d’Alvaro Uribe, président de Colombie. 

Elu puis réélu en 2002 et 2006, conformément aux observateurs de l’Union européenne, cet homme a réussi à ramener la paix dans ce pays violent, avec plus de 200.000 morts depuis 1964. 

Uribe a mis fin à 40 ans de terrorisme aveugle déclenché par des guérillas qui vivaient des enlèvements de civils libérés – parfois morts - contre rançon, et du trafic de cocaïne. 

En ma qualité de journaliste international, après 33 années au service de l’Agence France-Presse y compris comme rédacteur en chef, dont 18 ans dans les Amériques, je propose la nomination de ce président à votre trophée. 

Je le fais avec d’autant plus de liberté que je suis indépendant de toute pression, de tout lien politique, de toute Eglise. Seule me guide ma passion pour la vérité, contre la propagande. 

Personne n’a guidé ma décision, encore moins Alvaro Uribe dont je n’épargne pas les failles dans mon dernier livre sur « Les secrets de l’opération Betancourt » (Fayard-2008). 

Mais le bilan du président colombien est à la hauteur de votre distingué prix ,mérité selon moi. Il a d’abord ramené à la raison les sinistres paramilitaires. 30.000 d’entre eux se sont rendus depuis 2003. 

En 2008, il a fait extrader aux Etats-Unis les 15 chefs de ces groupes d’autodéfense, dont le n°1 Salvatore Mancuso, pour la présumée poursuite de leur action criminelle depuis leurs cellules. 

Le 12 décembre 2008, cette action salvatrice s’est poursuivie avec l’extradition de « Don Diego », l’un des derniers barons de la cocaïne, lié aux paramilitaires. 

Alvaro Uribe a frappé des deux côtés, avec le démantèlement des FARC, groupe terroriste d’extrême gauche. Les troupes de cette guérilla sont passées de 18.000 à 8.000 unités. 

Cette hémorragie n’a pas été obtenue dans le sang, mais par la persuasion. Un plan de réintégration des rebelles à la vie civile, avec aide financière et formation, l’a déclenchée. 

Au lieu de « vietnamiser » les réduits rebelles, avec des bombardements massifs, le président colombien n’a cessé d’appeler les chefs des FARC à négocier, puis leurs hommes à se rendre. 

Les meneurs de la guérilla, en six années consécutives, ont refusé toutes les propositions d’Uribe pour une ouverture, y compris le 13 décembre 2005 (il y a exactement trois ans). 

Ce jour-là, Alvaro Uribe a fait une concession de taille, contre tous ses engagements antérieurs de fermeté, avec son accord pour offrir un territoire démilitarisé aux FARC afin de négocier un accord. 

Les FARC ont alors révélé leur refus de toute solution autre qu’armée, avec leur rejet d’un mini-Etat qu’aucun chef d’Etat démocratique ne pourrait accepter face à une menace terroriste. 

Face à ce « non » de la guérilla, le président colombien a alterné les coups de main militaires ponctuels avec les offres de reddition, sans jamais provoquer de carnage chez les rebelles. 

Au contraire même. Quand les 11 députés de Cali, otages des FARC, ont été assassinés par leurs geôliers le 18 juin 2007, Uribe n’a pas répondu par la force, encore moins par l'arrogance face à Paris qui accusait l'armée colombienne de ces meurtres. 

Ses partisans ont pu le lui reprocher, mais il a préféré la voie pacifique, à la demande du nouveau président français, Nicolas Sarkozy, en libérant un chef des FARC, Rodrigo Granda.  Pour ouvrir davantage la voie du dialogue, Alvaro Uribe a décidé, sans aucune contrepartie, toujours en juin 2007, de libérer 152 guérilleros des FARC. La guérilla a répondu par le mépris.  Cet esprit d’ouverture face à une porte fermée par les FARC s’est poursuivi avec l’accord d’Uribe à une médiation du président vénézuélien Hugo Chavez, malgré leur conflit idéologique. 

Le feu vert d’Uribe s’est traduit par la libération de six otages, sans compter Emmanuel, le fils de l’une d’entre eux, Clara Rojas, abandonné par les FARC et récupéré par l’assistance publique. 

Le refus avoué des FARC à toute autre libération d’otage a conduit Uribe à mener une double  approche des rebelles : l’appel à se rendre contre une prime, et le ciblage de leur chef. 

Cette politique a donné tous ses fruits. Le leader de la guérilla terroriste, Raul Reyes, a été tué dans une attaque de l’armée le 1er mars 2008, et ses adjoints ont abandonné les armes. 

Le même mois de mars, Ivan Rios, n°3 des FARC, a été abattu par son garde du corps qui s’est rendu, et la cheffe guérillera Karina a abandonné le combat pour se livrer elle aussi. 

Cette politique de la main tendue s’est encore concrétisée avec la reddition le 26 octobre 2008 de Wilson Bueno, alias « Isaza », et de sa compagne Lilia Isabel. 

Ces deux geôliers d’otages ont ramené ce jour-là à la liberté le député Oscar Tulio Lizcano, séquestré depuis huit ans par les FARC, avant de recevoir l’asile politique en France en décembre. 

Malgré ses ressentiments personnels contre les FARC, qui ont tué son père Alberto en 1983, Alvaro Uribe a revigoré l’image de la Colombie, premier pays démocratique en Amérique Latine. Ses résultats sont officiels : moins de 250 enlèvements en 2007 contre 3200 en 2001, moins de 15.000 meurtres en 2007 contre 45.000 en 2001.

Sans verser une seule goutte de sang, un commando des services secrets colombiens a réussi l'exploit du siècle le 2 juillet 2008: la libération de 15 otages, dont Ingrid Betancourt.  Dans une nouvelle preuve d’ouverture, Alvaro Uribe a offert en décembre 2008 la liberté et une subvention à tous les rebelles des FARC qui se rendraient avec leurs otages, sans jugement.  Nec plus ultra : les Colombiens et les étrangers peuvent désormais voyager en voiture dans ce magnifique pays sans risquer d’être pris en otage contre rançon. Ils vivent, enfin. 



A BOGOTA, INGRID N’A PAS VU SON MARI MAIS A ETE CHERCHER DEUX TERRORISTES REPENTIS

 

11 décembre 2008

Pour les lecteurs inquiets de mon suivi permanent sur les pérégrinations d’Ingrid Betancourt (de son vrai nom Betancur) depuis sa libération le 2  juillet par neuf  agents secrets colombiens, je rappelle que l’affaire de cette ex-otage colombienne, aux mains des FARC pendant plus de six ans, relève d’une imposture majeure dans MON pays.

J’ai dénoncé sur ce blog cette supercherie, devenue un scandale d'Etat, ainsi que dans deux livres, et continuerai à le faire, jusqu’à ce que la vérité finisse par éclater au grand jour malgré l’autocensure flagrante de la grande presse.

Ainsi de son interview cette semaine dans Paris-Match. L’hebdomadaire fait la Une sur « sa nouvelle vie », photo tout sourire à l’appui.  Voici le lien, c’est une pub gratuite pour ce média : 

http://www.parismatch.com/parismatch/Dans-l-oeil-de-match/Reportages/Exclusif-Ingrid-Betancourt-sa-nouvelle-vie/(gid)/61129/ 

A vous de juger, mais une question mérite qu’on s’arrête sur la réponse :

« As-tu revu ton mari à Bogota?
- Je n’y ai passé que quelques heures. Son père est à l’hôpital, gravement malade. On n’a pas réussi à se voir. »

Ce blog n’est pas un gardien de la moralité, mais se veut un lieu d’enquête. J’ai côtoyé Juan Carlos Lecompte, le second mari d’Ingrid depuis 1997, à de multiples reprises en Colombie à partir de 2002: pendant des manifestations pour la libération des otages, à la cathédrale de Bogota quand il s’y est enfermé avec d’autres pour la même requête, le jour où il a déversé du purin devant le Congrès de la capitale pour stigmatiser la « pourriture » des élus, à l’heure de sa fuite à l’étranger quand il se sentait menacé, etc, etc.

Jamais il n’a quitté le portrait géant en carton pâte d’Ingrid, son épouse. Il le transporait même avec lui dans ses voyages en avion pour plaider la cause de sa femme. Cet homme s’est battu sans relâche, avec ses méthodes à lui, professionnel de marketing.  Hélas pour lui, sa belle-mère, Yolanda Pulecio, et sa belle-sœur, Astrid Betancur, n’ont cessé de le haïr. 

Quand Ingrid a été libérée à Bogota le 2 juillet, elle lui a vite tourné le dos sur la piste de l’aéroport, avant de rejoindre Paris, mais sans lui. Dans sa dernière interview en juillet, il a donné à entendre, face à cette attitude, que leur couple s’était volatilisé dans la jungle.

La réalité est devenue évidente. Plus de 5 mois plus tard, Ingrid revient à Bogota, mais sans prendre le temps de revoir son mari, le seul de la famille d’Ingrid à avoir remercié le président Alvaro Uribe pour l’opération « Jaque » de sauvetage de 15 otages, dont Ingrid.

Par contre, Ingrid vient de passer dix jours en Amérique Latine, aux frais des contribuables français puisque deux gardes du corps de notre police l’ont accompagnée en permanence, selon toutes mes sources, y compris pour donner au président colombien une lettre de Nicolas Sarkozy sur la disposition de la France à recevoir des ex-terroristes des FARC s’ils libéraient leurs otages. Ingrid en a ainsi ramené deux à Paris, Wilson Bueno « Isaza » et Lilia Isabel, membres de cette guérilla pendant 12 ans, pas plus tard qu'hier. Si ces deux guérilleros sont imités par leurs coreligionnaires, la France pourrait avoir à accueillir 8.000 rebelles colombiens dans les prochains mois, tous frais payés !

Comme journaliste professionnel, je ne comprends pas trois choses :

-        Pourquoi l’auteur de l’entretien, Christine Ockrent, ne lui demande pas les raisons de cet « oubli » de son mari, en juillet puis en décembre ?

-        Pourquoi le même entretien est réalisé par Mme Ockrent, épouse du ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner, dans un conflit d’intérêt de premier ordre ?

-        Pourquoi ce média ne s’interroge pas sur l’arrivée en France de terroristes soi-disant repentis et appâtés par l’option de vivre une vie de rêve en France avec l’aide de l’Etat, et sous sa protection, aux dépens des contribuables français, sans être jugés pour leurs crimes contre l’Humanité devant la Cour Pénale mondiale de La Haye ? C'est là, aux Pays Bas, qu'ils devront être jugés un jour, comme l'a été Milosevic. Lui avait au moins un avantage: avoir été élu par les Yougoslaves, ce qui n'est pas le cas des FARC, haïs par les Colombiens et jamais élus à aucun poste, même pas de maire local.

LIBERTE ET PRIME POUR LES TERRORISTES COLOMBIENS MEME AUTEURS DE CRIMES CONTRE L’HUMANITE S’ILS RELACHENT LEURS OTAGES !

11 décembre 2008

C'est ce que vient d'annoncer le président Alvaro Uribe pour inciter les guérilleros des FARC à se rendre, au lendemain de l'accueil en France comme réfugié de Isaza et Lilia Isabel, deux FARC repentis.

Comme la France a déjà confirmé son accord pour recevoir de tels criminels s'ils relâchent leurs otages, mes craintes risquent de se concrétiser, à savoir une vague de redditions chez les FARC et une arrivée massive de guérilleros, 8.000 peut-être, sur le territoire français, s'ils relâchent leurs milliers d'otages, dont 28 “politiques”.

L'offre du président colombien a provoqué une polémique à Bogota, les juges n'étant pas d'accord avec cette amnistie déguisée, prise sans aucune décision ni accord des organes judiciaires.

Au lieu de moisir dans une prison à vie après une condamnation par la Cour pénale internationale de La Haye, ces terroristes (les FARC sont ainsi catalogués par l'Union européenne depuis juin 2002) pourront nous côtoyer bientôt dans les rues de Paris, de Besançon, ou de Langon, entourés d'autant de gardes du corps. Ils recevront une indemnité de réfugié politique, disposeront d'un logement social, apprendront gratuitement notre langue et n'auront même pas besoin de travailler.

Le secrétariat d'Etat aux Droits de l'Homme, que Bernard Kouchner veut supprimer, devra être maintenu, sous le nom de secrétariat d'Etat aux Droits des FARC repentis. Son nouveau titulaire sera, évidemment, qui vous savez…soit une ancienne otage colombienne.

Avec un tel geste, Ingrid Betancourt (Betancur selon le patronyme de son père Gabriel), qui ne manquera pas d'aller les chercher dans sa patrie colombienne pour les ramener dans une noria d'Airbus, devrait aisément, cette fois, recevoir le prix Nobel de la Paix en 2009… 

INGRID, RENDEZ L’ARGENT !

 

  

25 novembre 2008 

 

 

En France, les frais de sauvetage engagés par les pompiers et la sécurité civile pour tirer d’affaire les aventuriers en danger, notamment en haute montagne par hélico, doivent désormais être remboursés par les contrevenants aux consignes. 

 

La Colombienne Ingrid Betancur a contrevenu aux consignes de l’armée colombienne le 23 février 2002, en refusant de faire demi-tour avec son 4×4, pour se rendre à San Vicente del Caguan malgré les exigences des militaires et des services secrets. J’en détiens la preuve dans un document officiel que m’a adressé l’ancien président de la République colombienne, Andrés Pastrana. Ingrid Betancur et sa famille doivent donc rendre l’argent à l’Etat français ! 

 

Dans mon dernier livre « Les secrets de l’opération Betancourt » - Fayard, je révèle la supercherie de cette affaire en France, où les politiques ont tous été complices d’un scandale d’Etat dissimulé par une presse aux ordres. Ingrid Betancur – son vrai nom francisé par elle – s’est jetée dans la gueule du loup ce 23 février 2002, comme l’ont confirmé les faits bruts et le témoin Alain Keler, photographe pris comme otage avec Ingrid pendant 24 heures (cf. mon premier livre sur « Ingrid Betancourt – Histoire de cœur ou raison d’Etat ? » - Hugo Doc). 

 

En une phrase, pour les paresseux incapables de lire mon livre, Paris a dépensé POUR RIEN une fortune pour cette Colombienne, sauvée par les services secrets de l’armée colombienne. En voici les principaux chapitres budgétaires: 

-       une trentaine de voyages de notre espion Noël Saez, « 008 », en Colombie. 

-       Une forte rançon payée par « 008 » à de faux FARC. 

-       Le fiasco d’une expédition de 11 espions français en Amazonie 

-       L’échec du Falcon 50 de Bernard Kouchner en avril 2008 

-       L’accueil et hébergement en France de familles entières des chefs des FARC 

-       D’innombrables voyages de la famille Betancourt et d’autres espions français

-  Les subventions publiques françaises aux Comités Betancourt

Ingrid, rendez l'argent ! Nous ne cesserons de l'exiger, à vous qui n'avez même pas la dignité de retourner en Colombie pour défendre les centaines d'otages aux mains des FARC.

Ingrid, rendez l'argent ! Qu'attendez-vous pour vous mêler aux millions de Colombiens qui défileront le 28 novembre pour exiger la libération des otages avant Noël ?

INGRID HORRIPILE LES FRANÇAIS APRES LES COLOMBIENS

 

24 novembre 2008 

 

C’est ma conclusion après avoir passé 48 heures sur mon stand au salon du livre de Toulon, samedi et dimanche. 

 

90% des commentaires émis par les amateurs d’enquêtes se concluaient ainsi : « on sait qu’on nous a trompés dans l’affaire Betancur, c’est scandaleux, mais on ne veut pas le savoir », m’ont répété en chaîne les (non) lecteurs. 

 

L’ancienne candidate à la présidentielle de Colombie, Ingrid Betancur, est désormais autant honnie qu’elle était adulée avant sa libération par l’armée colombienne le 2 juillet dernier. La tromperie a été telle, pendant six ans, que les Français ne veulent plus savoir la dimension de ces mensonges. Les Colombiens, eux, n'en ignorent plus rien: cette politicienne n'a plus remis un pied dans son pays depuis sa libération le 2 juillet !

 

Elle dispose à sa demande en France de gardes du corps du SPHP (Service de protection des hautes personnalités) payés par le contribuable français pour une citoyenne colombienne, alors qu'elle est mariée à un Colombien et divorcée depuis près de 20 ans de son mari français, Fabrice Delloye. 

 

Ce Fabrice Delloye a été nommé ambassadeur de France au Costa Rica, dans un nouveau  scandale d’Etat. Cet ex-attaché commercial ne peut décemment intégrer ce poste après avoir insulté pendant quatre ans, depuis 2004, le président élu de la Colombie Alvaro Uribe. 

 

L’affaire Betancur est devenue une affaire nationale, un sommet de la supercherie. Réagissez ! 

LE ROYAUME UNI ET L’ESPAGNE REFUSENT L’ASILE AU FILS DE BEN LADEN MAIS LA FRANCE LE DONNE AUX FAMILLES DES TERRORISTES COLOMBIENS

06 novembre 2008

Dans mon livre Les secrets de l'opération Betancourt (Fayard), je révèle que la France a donné l'asile politique aux familles de chefs terroristes colombiens,  dont l'ancien n°2 des FARC, Raul Reyes (éliminé par l'armée colombienne le 1er mars dernier), avec tous les avantages à la clef (plus de mille euros par mois, logement social prioritaire avant les milliers de Français sans logement, nationalité française en 5 ans).

Ils vivent dans la banlieue parisienne, à Montauban (sud-ouest) ou encore dans le nord des Alpes. Je n'en dis pas plus, et vous invite à vous procurer mon enquête…

Cette singularité se retrouve en pleine actualité ce matin dans l'Union européenne, qui maintient les FARC depuis 2002 dans la liste des organisations terroristes. L'Espagne vient en effet de refuser l'asile à Omar Ben Laden, fils du chef d'Al Qaida, l'organisation terroriste bien connue. Le Royaume Uni lui avait déjà refusé un visa cette année.

 

 

«Pour Betancourt, la France s’est compromise avec les Farc» (mon interview à lefigaro.fr)

 

  • Propos recueillis par Jérôme Bouin (lefigaro.fr)
    03/11/2008 | Mise à jour : 13:52 |
    Commentaires 42

    INTERVIEW VIDÉO - Jacques Thomet, ancien journaliste de l'AFP à Bogota, tente de faire la lumière sur les coulisses de la libération de l'otage franco-olombienne le 2 juillet 2008. Une affaire pas vraiment glorieuse pour les autorités françaises.

    ************************

     

    Début 2006, Jacques Thomet publiait un livre sans concession sur l'affaire Betancourt. Sans concession pour les proches de celle qui était encore aux mains des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc) et qui, selon l'auteur, n'avaient de cesse d'accabler le président colombien, coupable à leurs yeux de saper les efforts destinés à la libérer. Sans concession non plus pour la France qui s'est notamment fourvoyée dans une expédition-fiasco en 2003, menée sans même avertir les autorités sud-américaines. Sans concession enfin pour Ingrid Betancourt, icône médiatique en France, beaucoup moins à Bogota, dont les liens privilégiés avec Dominique de Villepin ont contribué à rendre la cause prioritaire aux yeux des Français. Ingrid Betancourt libre, Jacques Thomet, ancien journaliste de l'AFP à Bogota, a souhaité revenir sur ces six années de séquestration. Il tente de faire la lumière sur le rôle respectif de la France, de la Colombie, mais aussi des pays voisins, dans les négociations, les opérations secrètes menées six années durant et qui ont abouti à la libération de l'otage.

    LEFIGARO.FR. - Quel a été le rôle de la France dans les négociations multiples menées pour obtenir la libération d'Ingrid Betancourt ?

    Jacques THOMET. - La France n'a eu absolument aucun rôle dans cette libération puisque l'opération «Jaque» (mise en échec) a été réalisée par le président Uribe sans en informer au préalable Paris. Au contraire, la France a servi d'appât puisque, la veille de la libération, la présidence colombienne a annoncé que Noël Saez, l'émissaire français auprès des Farc, et son homologue suisse, étaient partis à la rencontre d'Alfonso Cano (chef des Farc depuis la mort de Manuel Marulanda, ndlr). Il s'agissait d'un écran de fumée destiné à cacher l'opération en cours.

    Mais la France n'est pas restée les bras croisés pendant ces six années de détention …

    Tout ce qu'a fait la France a contribué à braquer le régime colombien, par des initiatives visant à attaquer la position de Bogota. À tel point qu'on croyait, en France, que c'était le régime colombien qui était responsable du drame d'Ingrid Betancourt. Pendant ce temps, la France ne «tapait» pas sur les principaux responsables : les terroristes de la guérilla. Je rappelle d'ailleurs que l'Union européenne a classé les Farc sur la liste des organisations terroristes depuis 2002. On a évoqué en France la seule affaire Betancourt alors que des gens sont aux mains de cette guérilla depuis onze ans.

    Peut-on au moins concéder un certain volontarisme à Nicolas Sarkozy ?

    Non. Il n'a fait qu'empirer les choses. J'ai été choqué qu'à deux reprises il puisse s'adresser au chef des Farc, en l'appelant ‘Monsieur'. On ne traite pas avec tant d'égards le chef d'un groupe terroriste qui enlève même des enfants. Lors d'une visite au Proche-Orient, Sarkozy avait dit qu'il ne discuterait avec aucun groupe terroriste. Au même moment, des émissaires français tentaient de rencontrer les Farc. Ce double langage est révoltant. Sans compter qu'en demandant des concessions au gouvernement colombien, qui en a déjà fait beaucoup, la France a fait monter la valeur de Betancourt aux yeux des Farc. Rappelons que les intentions de vote en sa faveur étaient de 0,2% quand elle a été enlevée en 2002, à quelques mois de la présidentielle. Elle est ensuite devenue ‘la poule aux œufs d'or'. On sait aujourd'hui, à travers certains courriers de la guérilla, que les Farc n'avaient pas l'intention de la libérer.

    Paris a toujours nié avoir versé de l'argent aux Farc pour obtenir la libération de la franco-colombienne. Sur quelle base pouvez-vous aujourd'hui affirmer le contraire ?

    Le 1er mars 2008, le bombardement du camp de Raul Reyes, numéro deux de la guérilla, a permis à l'armée de retrouver du matériel informatique. Les 38.000 dossiers mis à jour ont été analysés et validés par Interpol. Dans un d'entre eux, une lettre de Reyes à l'émissaire français Noël Saez, le premier reproche au second d'avoir versé de l'argent, au nom de la France, non aux Farc mais à une autre organisation. De l'argent perdu. Rappelons qu'aucun de ces fichiers n'a été démenti jusqu'à maintenant*.

    A travers ce livre, ne risquez vous pas d'être suspecté de militer en faveur d'Alvaro Uribe, le président colombien ?

    Non. Notez que je n'ai jamais eu de réponse à mes demandes d'interviews d'Uribe. Au contraire, il ne m'a jamais pardonné d'avoir été interviewer Raul Reyes dans la jungle, alors même qu'il n'y avait plus à cette époque de négociations de paix, et sans demander aucune autorisation. Tout ce que je rappelle sur cette affaire et qui me vaut en France les critiques d'observateurs qui ne connaissent rien à la Colombie, notamment les comités Betancourt, c'est que le régime colombien n'est pas dictatorial. C'est un régime démocratique. Le président a été élu à deux reprises, à chaque fois au premier tour.

    La France a évoqué récemment la possibilité d'accueillir un ancien guérillero dont la défection a permis la libération d'un otage. Paris s'est-elle déjà illustrée par des concessions de ce genre ?

    Plus d'une dizaine de proches de chefs de la guérilla sont actuellement hébergés en France, notamment en région parisienne, avec le statut de réfugiés politiques. Ils touchent même des subsides de plus de 1000 euros par mois. On en a la preuve à travers les courriers de Reyes.

    Mais ces personnes seraient sans doute en danger si elles étaient restées en Colombie …

    Oui mais il est déplorable qu'il faille lire les courriers de Raul Reyes pour que cela se sache. Il s'agit d'argent public. Plus grave, je pense qu'il s'agit de concessions faites par la France pour obtenir des contreparties de la guérilla. Seulement cette dernière n'en n'a jamais faite aucune.

    La libération de quinze otages dont Ingrid Betancourt le 2 juillet dernier a-t-elle affaibli définitivement les Farc ?

    Absolument. Mais cet affaiblissement tient avant tout à la disparition de plusieurs leaders des Farc : Raul Reyes, mais aussi le numéro trois Ivan Rios, et Manuel Marulanda, le fondateur de la guérilla. D'autres se sont rendus ou ont été éliminés. Le chef actuel, Alfonso Cano, se trouve isolé par l'armée au centre du pays. C'est une véritable débandade.

    Croyez-vous qu'Ingrid Betancourt ait définitivement renoncé à son rêve de devenir présidente de la Colombie ?

    Plus le temps passe, plus elle est discréditée en Colombie. Elle n'a pas participé, trois semaines après sa libération, avec des millions de Colombiens, à une marche contre les prises d'otages. Cela a nui à son image là-bas. Elle se dit menacée, mais tous les députés sont menacés en Colombie. Le plus exposé, n'est-ce pas le président colombien ? Il risque sa peau tous les jours.

    * Ces fichiers ont aussi prouvé la bienveillance dont les Farc ont bénéficié de la part des autorités vénézuéliennes et équatoriennes.

    Les secrets de l'opération Betancourt, Fayard, 18 euros.

    » Le blog de Jacques Thomet

    » DOSSIER SPÉCIAL : Ingrid Betancourt

  • EXCLUSIF: NICOLAS SARKOZY ME REPOND A PROPOS DE LA LEGION D’HONNEUR POUR CARLOS LOZANO

    carloslozanoguillen.jpg 

     

    25 octobre 2008

    Vous vous souvenez que j'avais écrit le 9 août dernier au chef de l'Etat pour m'étonner de la légion d'honneur décernée à Carlos Lozano (photo), le chef du parti communiste colombien (autorisé, faut-il le rappeler pour ceux qui qualifient la démocratie de Colombie de “dictature”, à l'image d'un triste sire des comités Betancourt), puisque ce Colombien est poursuivi par la Cour suprême de Colombie pour ses liens présumés avec les terroristes des FARC.

    Par la voix de Rose-Marie Minault, porte-parole du “Service des décorations”, la Présidence de la République vient de répondre à mon courriel dans une lettre du 16 octobre. En voici la copie:

    “Monsieur,

    Monsieur le Président de la République m'a confié le soin de répondre au message que vous lui avez adressé sur le site internet de l'Elysée relatif à la nomination de Monsieur Carlos Lozano dans l'ordre de la Légion d'honneur.

    Chargée de vous répondre, je puis vous indiquer que je n'ai pas manqué de signaler votre requête à Monsieur le ministre des affaires étrangères et européennes.

    Je vous prie ….etc

    Rose-Marie Minault”

    Voici la copie de mon courriel au Président:

    09 août 2008

     

    Monsieur le Président,

     

    Journaliste professionnel (carte 35.120), ancien de l'AFP (je vous ai rencontré à Bogota lors de votre visite en juillet 2003), je conduis un blog à succès sur l'Amérique Latine, et notamment la Colombie (www.jacquesthomet.unblog.fr) avec déjà plus de 180.000 connexions d'internautes différents en six mois.

     

    L'hebdomadaire Cambio, de Bogota, fondé par Gabriel Garcia marquez, vient d'annoncer que vous avez décidé d'accorder la Légion d'honneur à Carlos Lozano. Or ce dirigeant du parti communiste colombien fait l'objet d'une investigation devant la Cour suprême de justice de Bogota pour ses liens présumés avec la guérilla des FARC.

     

    Pour mon blog, pourriez-vous m'indiquer les raisons de cet octroi des insignes de Chevalier à Carlos Lozano ?

    Avec mes remerciements anticipés

    Jacques Thomet 

     

    Ingrid Betancourt protégée grâce à l’argent des contribuables (article du site lepost.fr)

    icone des tags ingrid betancourt, colombie, farc, Jacques Thomet,, ministère de l'intérieur, Nicolas Sarkozy

    Par La rédaction du Post
    le 22/10/2008, vu 4791 fois, 112 nombre de réactions

    Post vu en Une

    L'ex-otage bénéficie de la protection du ministère de l'Intérieur. Le ministère l'a confirmé au Post. La demande viendrait de l'Elysée.

    Ingrid Betancourt

    Ingrid Betancourt

    © Olivier Hoslet/epa/Corbis/Olivier Hoslet

    Le ministère de l'Intérieur l'a confirmé mercredi au Post:
    Le Service de protection des hautes personnalités (SPHP), qui dépend du ministère de l'Intérieur, est chargé d'assurer la sécurité d'Ingrid Betancourt.

    Selon l'Express, ce serait “une demande expresse de l'Elysée”…
    Contactée par Le Post, la présidence de la République ne souhaite faire “aucun commentaire”… mais ne nie pas l'affirmation de l'hebdomadaire.

    Sa protection concernerait ses déplacements “en France comme à l'étranger”, selon l'Express.

    Contacté par Le Post, le ministère de l'Intérieur n'a pas donné de précision: “Pour des raisons de sécurité évidentes, nous ne pouvons pas vous en dire davantage”.

    Qui sera en charge de cette protection?
    “Des fonctionnaires du Service de Protection des Hautes Personnalités. Certains ont des missions longues, d'autres des missions courtes. Ils s'occupent de ministres, des chefs d'Etat en visite en France”, explique au Post le ministère de l'Intérieur.

    Coût de l'opération? Mystère…
    L'Express croit savoir que la mission ferait “grincer quelques dents” au sein même du Service de protection des hautes personnalités, qui dépend du ministère de l'Intérieur, “en raison de son impact budgétaire”.

    Contactés par Le Post, le ministère, comme l'Elysée, n'ont pas été en mesure de donner plus de précisions sur le sujet.

    L'ex-otage est-elle menacée?
    Là encore pas de réponse, “pour des raisons de sécurité”.

    Joint par Le Post, Hervé Marro, du Comité de soutien pour Ingrid Betancourt livre quelques éléménts:
    “Tout ce que je sais, c'est qu'elle est un objectif militaire pour les Farc [Forces armées révolutionnaires de Colombie, ndlr]. Elle l'a dit elle-même et le gouvernement colombien l'a rappelé. Quant à savoir où elle est menacée… En Colombie? En France? Dans le monde entier ? Je n'en sais rien.”

    Autre interrogation: les otages libérés en même temps qu'Ingrid Betancourt bénéficient-ils d'une protection?
    “Les ex-otages restés en Colombie sont eux aussi des objectifs millitaires et sont protégés par le gouvernement colombien. Si Ingrid Betancourt était restée en Colombie, elle bénéficierait elle aussi de cette protection”, explique au Post Jacques Thomet, ancien directeur du bureau AFP à Bogota.

    (Sources: L'Express, Le Post)

    CHAVEZ PROVOQUE LA COLOMBIE ET LES DEMOCRATES VENEZUELIENS AVEC LA STATUE DU TERRORISTE MARULANDA EN PLEIN CARACAS

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    27 septembre 2008 

    Cette fois, Hugo Chavez a passé le Rubicon pour aborder une rive dangereuse. Il a accepté l’inauguration à Caracas d’une place Marulanda, avec au centre une statue (photos) du fondateur des FARC (décédé le 26 mars).  Ce nouvel appui objectif au terrorisme de la guérilla ne l’a pas empêché d’être reçu hier à Paris par Nicolas Sarkozy. Le chef de l’Etat français ne cesse pourtant de répéter qu’il refuse le dialogue avec les complices du terrorisme…mais quand il s’agit des Palestiniens ou du président iranien. Depuis les révélations des ordinateurs de Raul Reyes sur sa collaboration avec les FARC, le président vénézuélien avait mis la pédale douce, et même demandé aux rebelles colombiens d’abandonner la lutte armée. Le naturel revient au galop, comme on dit en France. 

    « Les FARC sont un exemple de lutte et de dignité », a déclaré un certain Gustavo Rodriguez, membre de la Coordination continentale bolivarienne (CCB). Cette « ONG » regroupe tous les amis des FARC en Amérique Latine mais aussi en France et en Suisse. Plusieurs de ses membres ont été abattus ou blessés en même temps que Raul Reyes le 1er mars quand le n°2 de la guérilla a été éliminé dans les bombardements de l’armée colombienne sur son camp retranché.

    Cette initiative provoque de profonds remous en Colombie et au Venezuela, où la “dignité” des FARC est bien connue, pour ses assassinats de civils, y compris dans des églises, ses enlèvements de civils, y compris d'enfants, et son trafic de cocaïne, dont 35% passe par le Venezuela avant d'intoxiquer la jeunesse européenne.

    LA FRANCE VA-T-ELLE IMITER L’ESPAGNE ET ARRETER LES ANTENNES DES FARC DANS L’HEXAGONE ?

     

      

    28 juillet 2008 

     

    La chasse aux FARC en Europe et dans le monde a commencé et ne devrait plus s’arrêter, à condition de maintenir la pression sur les pays complices de ces antennes de la guérilla. L’Espagne a donné l’hallali, avec la détention de la déléguée des FARC, « Irène ». Elle a été laissé en liberté provisoire hier soir par le juge Baltasar Garzon, avec obligation de payer une caution de 12.000 euros cette semaine. 

     

    En France, les services secrets n’ignorent rien des coordonnées de ces terroristes en civil, souvent dissimulés sous le statut de pseudo réfugiés politiques, avec rente à vie et logement social. Le pays des droits de l'Homme ne peut confondre ses principes avec la cécité face aux complices du terrorisme colombien.  

     

    En Suède, membre de l’Union européenne (UE), les agents des FARC ont pignon sur rue avec l’agence ANNCOL, bras politique de la guérilla terroriste. Il suffit de lire le contenu de cette agence pour en avoir conscience. 

     

    En Suisse, non membre de l’UE, les délégués des FARC prolifèrent. Berne ne pourra maintenir bien longtemps sa politique de l’autruche. 

     

    J’invite les lecteurs de ce blog à réagir et à compléter ce panorama avec des informations concrètes sur cette diaspora hyperactive.   

    LE COMMANDANT IVAN MARQUEZ REJETTE L’OFFRE DE LA FRANCE DE DONNER L’ASILE POLITIQUE AUX FARC ET REFUSE DE NEGOCIER AVEC ALVARO URIBE

     26 juillet 2008 

    Interviewé par les agences ABP et ANNCOL, bras politiques des FARC, Ivan Marquez contredit la récente disposition du chef de la guérilla, Alfonso Cano, à négocier avec Alvaro Uribe. Les déclarations opposées dans l’état-major de la guérilla traduisent l’extrême malaise d’une organisation en pleine déliquescence. Rappelons que Marquez s’abrite au Venezuela avec Rodrigo Granda et Jésus Santrich. Voici les extraits de cette interview : 

    -         sur l’offre de Paris de recevoir les guérilleros libérés comme réfugiés politiques : « cette option constitue une offense à la dignité des guérilleros des FARC. Les vrais combattants n’échangent pas les montagnes de la patrie ni leurs convictions contre un déracinement humiliant ». -         sur une négociation avec le président colombien: « avec Uribe la paix n’est qu’une chimère. La solution politique du conflit n’est possible qu’avec un autre gouvernement, et davantage encore si c’est le résultat d’un grand accord national (…), un nouveau gouvernement dont l’objectif de paix le conduirait à ramener l’armée dans ses casernes et à renvoyer les gringos à la maison ».

    -         sur l’opération Jaque : « tout le travail a été réalisé par deux traîtres, à leur tour trahis par les généraux et le gouvernement ».  La entrevista en castellano : 

    Entrevista a Iván Márquez del secretariado de las FARC 
     
     

    viernes, 25 de julio de 2008 
    Las agencias ANNCOL y ABP Noticias presentan a sus lectores la trascripción de las respuestas dadas por el Comandante Iván Márquez, integrante del Secretariado del Estado Mayor Central de las FARC-EP, a preguntas planteadas por el Periodista William Parra de TELESUR, sobre diversos temas referidos a la realidad de la confrontación política y social que se desenvuelve en Colombia. En primer lugar, ¿qué significa la muerte del comandante Manuel Marulanda Vélez y cómo ha sido asimilada por las FARC la desaparición de su líder histórico? Significa la ausencia dolorosa de un imprescindible; del constructor del Ejército del Pueblo; del estratega de la Campaña Bolivariana por la Nueva Colombia; del legendario comandante, artesano de la concepción táctica, operacional y estratégica de las FARC y de la guerra de guerrillas móviles; del conductor político de la insurgencia… Manuel Marulanda Vélez -como en los versos de Neruda- “no ha muerto. Está en medio de la pólvora, de pie, como mecha ardiendo”. Sigue combatiendo desde las montañas rebeldes de la eternidad. Sigue vivo en los fusiles de los guerrilleros farianos, en el Plan Estratégico, en la Plataforma Bolivariana por la Nueva Colombia y en el anhelo colectivo de Patria Grande y Socialismo, que son una inmensa bandera al viento. Ante nuestro Comandante en Jefe, ante el altar de la patria, hemos jurado vencer, y venceremos. ¿Cómo asimilamos esta ausencia? Reafirmando nuestra determinación de lucha. Estrechando nuestra cohesión. Ratificándonos en nuestros principios. Empuñando con más fuerza el libro y los fusiles del imbatible escudo guerrillero de las FARC. Según su punto de vista ¿cuál es el mayor legado que ha dejado Manuel Marulanda Vélez al país? Haber sentado las bases para el Nuevo Poder con la construcción de un ejército popular bolivariano, cohesionado en sus estructuras, en torno al Plan Estratégico, irreversible en su propósito de toma del poder para el pueblo. Manuel Marulanda Vélez es ejemplo de convicción, de perseverancia y de lucha inclaudicable. Jamás seremos inferiores a la fe que han depositado los pueblos de Nuestra América en la lucha de resistencia de las FARC. Sus manifestaciones abrumadoras de solidaridad nos hacen exclamar con el Libertador Simón Bolívar que “es imperturbable nuestra resolución de independencia o nada”. 

    ¿Nos puede hacer una breve semblanza de Manuel Marulanda Vélez? Estoy trabajando una semblanza titulada MANUEL MARULANDA VÉLEZ el héroe insurgente de la Colombia de Bolívar. Por ahora sólo atino responder su requerimiento con los destellantes versos épicos del poeta Luis Vidales: “Canto Colombia a Manuel, el guerrillero/ es éste, América Latina, el que yo canto/ a éste, mundo de hoy, os lo presento/ Manuel es el padre de la selva colombiana/ es el pastor de la paz en el rebaño/ Manuel es hermano de los ríos y del viento/ y allá donde es más libre la montaña/ dulce patria hacia el cielo, allá lo siento/ En su loor la noche iluminada/ suelta su tiroteo de luceros/ Las altas tierras limpias lo vieron colombiano/ y el aire puro le fue dócil a su sueño/ El águila que pasa es un disparo/ cada ave es como un papel que cruza el cielo/ Para hablarle de patria los árboles susurran/ y el mástil de la palma flamea su bandera/ para indicar que pasa el guerrillero/ ¡Un momento! le dice la límpida mañana/ y sobre un risco del ande americano/ le saca una foto espectral de cuerpo entero/ Los árboles son como escuadras de su ejército/ por defensor del pobre, pariente próximo del trigo/ como a éste le sucede: que cuarenta veces lo han dejado muerto/ sólo para quedar cuarenta veces vivo.    

    Murió el comandante Marulanda en un mal momento para las FARC; el mes de marzo fue muy duro para la organización insurgente; perdieron no sólo a Raúl Reyes y a Iván Ríos… ¿Qué comentario le merecen las circunstancias que caracterizaron este marzo de trances tan luctuosos? Los revolucionarios no escogemos un momento para morir, pero en cualquier lugar donde nos sorprenda la muerte, bienvenida sea, como dice el Che, siempre que éste, nuestro grito de lucha –y esto lo digo yo- de lucha por la paz con justicia social, de independencia, de Socialismo y Patria Grande, llegue a un oído receptivo. La lucha que libramos es hasta las últimas consecuencias por que “en una revolución se triunfa o se muere si es verdadera”. Los desenlaces dolorosos son previsibles en una confrontación y mucho más si se enfrenta a un enemigo con un gran poder de fuego, que ha llevado la guerra a la degradación y que tiene todo el respaldo de la tecnología militar de punta y los dólares que le proporciona el gobierno de los Estados Unidos en el marco de su expoliadora estrategia de predominio y subyugación. Pero podemos afirmar que pese al triunfalismo mediático, estamos saliendo de la horrible noche de marzo con nuevas experiencias y con un horizonte claro para continuar la pelea por la paz, la justicia social, la democracia verdadera y la dignidad.   

    Para muchos, estos golpes, estas muertes, dejan a las FARC en difícil situación. Hay varios analistas que consideran que esta guerrilla está casi derrotada militarmente. ¿Están en lo cierto? No conocen a las FARC. Confunden el deseo con la realidad y se engañan con sus propias fantasías. Las FARC no son un ejército de soldados bisoños. A estas les sucede lo que a Bolívar, que se crecía en medio de la adversidad. Del fin del fin de las FARC están hablando desde el ataque a Marquetalia en mayo de 1964. En 44 años han lanzado todos los planes y operaciones militares para aniquilarlas, y no han podido… Primero, el Plan LASO, sigla en inglés que significa Operación Latinoamericana de Seguridad; el objetivo: impedir el surgimiento de una nueva Cuba en el continente, ese era el propósito de la Operación Marquetalia. Luego desplegaron la operación Sonora que buscaba derrotar militarmente a las FARC en la Cordillera Central, pero no tuvieron en cuenta que enfrentaban a los guerreros de Manuel. Después lanzaron la Operación Centauro o Casa Verde, pero los agresores tuvieron que regresar con el rabo entre las piernas a Tolemaida, donde los esperaban sus mentores e instructores norteamericanos. A estas agresiones le siguieron como oleadas los planes Thanatos, Destructor 1, Destructor 2, el Plan Colombia; y paralelamente a estos desataron el horror del paramilitarismo, criminal estrategia contrainsurgente del Estado que buscaba destruir lo que consideraban bases sociales de la guerrilla a través de las masacres, las fosas comunes y las motosierras. Y ahora con el Plan Patriota diseñado por los estrategas del Comando Sur del ejército de los Estados Unidos, con el uso de sofisticadas tecnologías militares, con satélites, con aviones y aparatos no tripulados, con un pie de fuerza que sobrepasa los 400 mil efectivos y miles de asesores y mercenarios gringos, con la “ayuda” militar de Washington con decenas de helicópteros y 10 mil millones de dólares en el último período, aspiran en un esfuerzo desesperado a derrotar a la insurgencia y el descontento popular. Ni el fuego, ni las bombas de las operaciones militares de las oligarquías y el imperio, ni las marchas manipuladas lograrán desarticular la resistencia y la lucha por una Colombia Nueva, bolivariana. La lucha armada en Colombia es vigente y tiene lugar porque los problemas políticos, económicos y sociales que la motivaron no han desaparecido. En 1984, con el Acuerdo de La Uribe, intentamos la lucha por la vía electoral, pero la alternativa política que planteamos, la Unión patriótica, fue barrida a tiros. Cinco mil fueron los muertos por la intransigencia del régimen santanderista que oprime a Colombia. Por eso ahora luchamos clandestinamente a través del Movimiento Bolivariano por la Nueva Colombia. En las FARC hay gente de principios. Somos indios bravos. No nos seducen con cantos de sirenas. Estamos listos para entrarle al combate, con paso de vencedores, al Ayacucho del siglo XXI, al cual convocamos a todos los pueblos de Nuestra América. Parafraseando a Bolívar: estamos como el sol; brotando rayos por todas partes.    ¿Qué nos puede decir de la versión del Presidente Uribe y del ministro de defensa de Colombia Juan Manuel Santos, quienes insisten en que el comandante Marulanda murió no como consecuencia de un paro cardiaco, sino por los intensos bombardeos o por susto? Con tal ocurrencia tanto el Presidente Uribe, como el ministro de defensa Santos, están haciendo uso de la más increíble como extraordinaria asnalidad. Sólo a un imbécil le podría caber en la cabeza que el legendario guerrillero que se enfrentó durante 60 años a 17 gobiernos y a todos los estados mayores de las fuerzas armadas oficiales en ese lapso, pudiera morir de susto. Esa pretensión de tontivanos sólo provoca hilaridad e indignación. Como dijo el mismo comandante Manuel: “a uno no lo pueden matar con disparos de palabras”. 

    ¿Cómo se decidió la designación de Alfonso Cano como comandante máximo de las FARC y qué variaciones implica esta determinación en la conducción de la organización? Implica la continuidad de los planes. Y en cuanto a cómo se designó a Alfonso como nuevo comandante de las FARC, debo decir que por unanimidad el 27 de marzo, cuando nos enteramos de la infausta noticia del deceso del Comandante en Jefe. Ese mismo día tomamos la decisión también de posponer esta información hasta el 23 de mayo para hacerlo en el marco del 44 aniversario de las FARC. Todo el Estado Mayor Central, el Secretariado y los combatientes farianos rodean férreamente unidos al comandante Alfonso Cano.   Muchos críticos  y analistas aseguran que con la llegada del comandante  Cano se abren nuevas posibilidades para iniciar una negociación; una nueva oportunidad para el intercambio humanitario y la paz. ¿Qué valoración le da a estas afirmaciones? Las políticas de las FARC ya están definidas, determinadas por nuestras Conferencias Nacionales y los Plenos del Estado Mayor Central. Hay una línea táctica y estratégica elaborada colectivamente. La paz ha sido siempre nuestro principal objetivo estratégico, y en esto coincidimos con el Libertador para quien “la insurrección se anuncia con el espíritu de paz, se resiste contra el despotismo porque éste destruye la paz, y no toma las armas sino para obligar a sus enemigos a la paz”.  

    Los acontecimientos del 2 de julio que desembocaron en la liberación de 15 prisioneros parecieran indicar que los rescates militares son una solución al problema. ¿Que sucedió en las selvas del Guaviare? En el inesperado rescate de 15 prisioneros de guerra en las selvas del Guaviare, ni Uribe ni Santos, ni los generales Padilla ni Montoya son los héroes que se reclaman. En la pretendida operación sólo colocaron los helicópteros; todo el trabajo fue realizado por dos traidores, quienes a su vez resultaron traicionados por los generales y el gobierno. El suceso fue utilizado a fondo para echarle flores al Presidente, a los militares, a la política de Seguridad Democrática, y sobre todo, para tapar la escandalosa ilegitimidad e ilegalidad del segundo mandato del señor Uribe, surgido del delito de cohecho que favoreció su reelección inmediata. Buscaba el Presidente Uribe disimular su talante de desaforado dictador que ataca con todos los fuegos de su ira los fallos de la Corte que le son adversos. Actuando por fuera de su propio estado de derecho pretende derribar desde el Palacio de Nariño, con poderosas cargas explosivas, la independencia de la Corte. Ya tiene sometida la rama legislativa del poder público; ahora va por la jurisdiccional. A propósito de esta liberación del 2 de julio el comandante Fidel Castro ha dicho que las FARC jamás debieron capturar a Ingrid Betancurt y que tampoco debieron tener en las condiciones de la selva en prisión a los soldados y a los civiles que tenían las FARC, y esto lo señala como un acto de crueldad. ¿Qué opina sobre ese argumento del comandante? No quisiera exteriorizar sentimientos que provocan este tipo de posiciones. Solamente quiero decir que las FARC están en todo su derecho de buscar por todos los medios la libertad de los combatientes guerrilleros presos tanto en las cárceles del régimen como en las del imperio. Buscamos una salida que ponga término al sufrimiento del cautiverio de los prisioneros de las dos  partes contendientes. Hay que pensar también en la crueldad y en las cadenas que soportan los nuestros en las mazmorras del régimen uribista y en las del imperio, que son las mismas que padecen los 5 héroes cubanos y los miles de prisioneros violentados en sus derechos como ocurre en las cárceles de Abu Graih y de Guantánamo. Quiero agregar que en Colombia algunos dirigentes políticos son más militaritas y guerreristas que los propios militares. Muchos de ellos instrumentan y son protagonistas activos de la legislación de guerra y de la represión contra el pueblo de Colombia por cuenta del terrorismo de Estado. 

    El presidente Uribe habla de cercos humanitarios sobre los posibles campamentos donde se encuentran los prisioneros de guerra. ¿Qué significado tiene para las FARC este anuncio; continúa la orden de no permitir el rescate a sangre y fuego? No existen cercos humanitarios, sino cercos militares. Lo de los cercos humanitarios es un engaño para dar la sensación de un control territorial que nunca ha existido. De por medio lo que existe es una orden infame del Presidente Uribe a sus generales de rescatar a sangre y fuego a los prisioneros, sin que importen las consecuencias. En estas circunstancias, cualquier desenlace fatal será responsabilidad del señor Uribe. El gobierno francés ha ofrecido recibir a  todos los miembros de las FARC que estén incluidos en el intercambio. ¿Si se concreta el intercambio, estarían las FARC dispuestas a dejar que los guerrilleros liberados, vayan a otro país? Ese planteamiento es de por sí una afrenta a la dignidad de los guerrilleros de las FARC. Los verdaderos combatientes no cambian las montañas de la patria ni sus convicciones por un humillante destierro en ultramar.  

    Francia asumió el primero de julio la presidencia de la Unión Europea. ¿Por el interés de este país en el intercambio humanitario, las FARC pensarán la posibilidad de buscar el reconocimiento político, el reconocimiento de beligerancia y el retiro de su nombre de la lista de grupos terroristas? De hecho somos una fuerza beligerante a la espera de que quienes quieran coadyuvar a la paz de Colombia, hagan ese reconocimiento. Es una condición temporal mientras se resuelve el conflicto de legitimidades. El calificativo de terroristas no es más que una imposición del más grande terrorista que ha tenido la humanidad: el gobierno de los Estados Unidos.   Los medios hablan profusamente de unas FARC golpeadas política y militarmente, y diezmadas tanto en número de combatientes como en recursos económicos. Expresan los analistas que las FARC pasan por el peor momento de su historia; ¿Qué tan golpeadas están las FARC? En realidad lo que les preocupa es un eventual desencadenamiento de la inconformidad social con la existencia de una guerrilla bolivariana como las FARC, que ya ha completado el despliegue estratégico de su fuerza por todo el territorio nacional. Por eso el Plan patriota. Por eso el escalamiento de la intervención militar de los Estados Unidos en Colombia. Por eso la conversión de la base aérea de Tres Esquinas, en base militar estadounidense en la amazonía que codician. Si las FARC estuviesen resquebrajadas no estarían anunciando el traslado de la base de Manta para Colombia. Lo que se está resquebrajando es la podrida institucionalidad colombiana salpicada de sangre y cocaína, narco-paramilitarismo e ilegitimidad.  

    ¿En los actuales momentos es posible que se pueda llegar a una negociación de paz con el gobierno Uribe? Con Uribe la paz no es más que una quimera. La solución política del conflicto sólo es posible con otro gobierno, y mucho más si es el resultado de un Gran Acuerdo Nacional en el que jueguen papel protagónico las fuerzas del cambio y el soberano que es el pueblo. Un nuevo gobierno que haciendo de la paz su objetivo cimero recoja las tropas en sus cuarteles y mande a los gringos para su casa. Cuál es la caracterización que las FARC tienen en este momento del gobierno de Uribe y de la situación de la institucionalidad colombiana en medio del aquelarre de la narco-para-política y otros escándalos más como el de la Yidis-política? Es un gobierno narco-paramilitar, ilegítimo e ilegal. Sólo lo sostiene el criminal apoyo del gobierno de Washington, el terrorismo de Estado, la manipulación de la opinión a través de campañas mediáticas, las masacres, el despojo de tierras, el desplazamiento forzoso, la motosierra, los fraudes y el cohecho. Estados Unidos necesita un régimen como el de Colombia, para utilizarlo como cabeza de playa para el asalto neoliberal al continente. 

    Las FARC han dicho que el gobierno de Uribe Vélez es ilegal e ilegítimo. ¿Por qué entonces se mantiene, según lo difunde la prensa colombiana, en los más altos niveles de popularidad; por qué no cae este gobierno? Las encuestas no consultan el 70 por ciento de la población que se debate en la pobreza y en la miseria, ni a los más de 4 millones de desplazados por el terrorismo de Estado. No consultan al 50 por ciento de la población económicamente activa que sufre la angustia cotidiana del desempleo y del subempleo. No consultan a los sindicalistas perseguidos, ni a los indígenas violentados, ni a las negritudes olvidadas, ni a los estudiantes reprimidos. El 80 por ciento de la popularidad de Uribe es una farsa y es el resultado de la más asquerosa manipulación de la opinión. ¿Qué se puede esperar de la nueva generación de comandantes que ha asumido la conducción de las FARC: una línea militar más dura o por el contrario el arribo a la política total? Continuar el camino trazado por el inolvidable Comandante en jefe Manuel Marulanda Vélez, es decir, el de la política total, que es la lucha estratégica por la toma del poder por la vía de las armas y de la insurrección con lo que se llegaría a un gobierno revolucionario, o por la vía de las alianzas políticas hacia la instauración de un gobierno verdaderamente democrático, en consonancia con la Plataforma Bolivariana por la Nueva Colombia.  

    Según los supuestos computadores incautados al comandante Raúl Reyes las FARC han sido financiadas por el gobierno del Presidente Hugo Chávez. ¿Qué hay de cierto en eso? Si eso hubiese sido así, ya habríamos tumbado a este gobierno títere de los Estados Unidos. Esa afirmación es un pretexto intervencionista. Lo que debe llamar la atención de Latinoamérica y el mundo son los 10 mil millones de dólares que la Casa Blanca ha aportado al gobierno terrorista de Uribe para masacrar al pueblo, desaparecerlo, despojarlo, desplazarlo… Colombia es el primer receptor de ayuda militar de los Estados Unidos en el hemisferio, y el tercer receptor en el mundo. Claro, el gobierno de Washington apoya de esta manera a su testaferro predilecto en la desestabilización de la región, pensando en la contención de la poderosa fuerza bolivariana que ya se ve venir en el horizonte de este siglo. Un tribunal de los pueblos debe conducir al banquillo de los acusados al imperio rapaz y violento que quiere seguir subyugando a los pueblos. ¿Financiaron las FARC la campaña presidencial de Rafael Correa en Ecuador? ¿Y con qué? Eso es un contrasentido. Son las FARC las que necesitan la acción del internacionalismo solidario de los pueblos del mundo. 

    ¿Con todas las dificultades que se han presentado en torno al tema de la presencia guerrillera como excusa que ha generado la crisis diplomática entre Colombia y Ecuador ó Colombia y Venezuela, no se plantea la necesidad de un replanteamiento en la persistencia de esta forma de lucha, sobre todo cuando está latente la amenaza de Estados Unidos con el argumento de que actuará contra quienes consideren que apoyan el terrorismo? La lucha armada no está en cuestión. Las causas que la motivaron no se han modificado. Las oligarquías sólo quieren una paz que no toque sus privilegios, que no modifique las injustas estructuras políticas, económicas y sociales que han causado la pobreza pública. La estrategia de dominación de los Estados Unidos ya está trazada y el pretexto es lo de menos. Lo que los gringos quieren es el petróleo de Venezuela, el gas de Bolivia, las riquezas de la Amazonia, y la miseria para nuestros pueblos. Lo que se impone es la articulación de la resistencia a las políticas agresivas del imperio. Quiero recordar que en los fusiles guerrilleros de las FARC resisten los pueblos de Nuestra América. Y en cuanto a la pertinencia de la lucha armada, una reflexión del Libertador: “Aun cuando sean alarmantes las consecuencias de la resistencia al poder, no es menos cierto que existe en la naturaleza del hombre social un derecho inalienable que legitima la insurrección”. Mientras existan las FARC nadie podrá quitarle el fusil al Che. ¿La Guajira es de Venezuela como dice el Presidente Chávez? Sin duda, la Guajira pertenece a la Colombia de Bolívar y del primer precursor de la independencia de Nuestra América, el generalísimo Francisco de Miranda. Nuestro criterio es el mismo expuesto por el libertador a Páez: “Se me olvidó decir a usted que hemos pensado fundir juntas dos o tres mitades de los departamentos de Boyacá, Zulia y Barinas para que no haya más frontera de Venezuela ni de Nueva Granada, porque esta división es la que nos está matando, y por lo mismo debemos destruirla”. Una reafirmación final: Hemos jurado vencer, y Venceremos. 

    MI ENTREVISTA CON “CONEXION COLOMBIA” / MON INTERVIEW A “CONEXION COLOMBIA” (por Natalia Gnecco)

    Por: Natalia Gnecco
    natalia_gnecco@yahoo.com

    Entrevista a Jacques Thomet

    Jacques Thomet periodista francés, ex director de la Agencia de prensa Francesa AFP durante 32 años, autor del controvertido libro sobre Ingrid Betancourt “Razón del Corazón o Razón de Estado” licenciado en historia y graduado del Centro de Formación de Periodistas (CFJ), cuenta con una amplia trayectoria periodística en Cuba, Washington, Paris, Brasil, Colombia, Venezuela y Ecuador. Después de su más reciente publicación AFP Los soldados de la Información, abrió un blog en Internet desde donde pretende combatir la manipulación de los medios de comunicación. Jacques habló en exclusiva desde España para Conexión Colombia sobre la noticia más publicitada en estos momentos: Ingrid Betancourt.

    C.C ¿En qué consiste la investigación que podría hacer el Parlamento Francés sobre el caso Betancourt?

    La Asamblea Nacional Francesa tiene todo el derecho de abrir una Comisión de investigación parlamentaria (Commission d’enquête parlementaire) para estudiar porqué, cómo y cuánto dinero del erario público se gastó desde el 2002 para intervenir en Colombia y en Francia a favor de la liberación de la Colombiana Ingrid Betancourt. El gobierno francés no hizo nada a favor de Aïda Duvaltier, la Francesa secuestrada por la guerrilla colombiana en el 2001, quien murió en cautiverio en el 2006 después de haber sustituido a su marido secuestrado porque era enfermo del corazón. El contribuyente francés tiene todo el derecho de saber las razones por las que Francia envió un Hércules C-130 hacia Manaos (Amazonas Brasilero) con 11 espías a bordo en julio del 2003 para intentar sacar a Ingrid Betancourt de la selva, sin ningún éxito, bajo la orden del entonces canciller francés Dominique de Villepin (Primer Ministro después, del 2005 a 2007). También debe saber porqué, y a qué costo, Bernard Kouchner, canciller francés, envió un avión de la fuerza aérea francés Falcon-50 en abril del 2008 hacia Bogotá, otra vez sin éxito alguno, para una supuesta ayuda a Ingrid Betancourt, aparentemente enferma de “hepatitis B, leishmaniasis y paludismo”, lo que era falso, como lo confirmó el chequeo médico que recibió ella en el hospital Val de Grâce en Paris esta semana.

    C.C Para nadie es desconocido que Francia es un país defensor número uno de los derechos humanos, sin embargo, muchos periodistas canadienses e incluso franceses residentes en Québec no alcanzan a entender porqué hay tanto interés por parte del Gobierno Francés en la liberación de Ingrid Betancourt y cuál es la relación de ella con Francia

    El tema Ingrid se volvió un asunto “afectivo y sentimental”, como lo reconoció el ex-embajador francés en Bogotá, Camille Rohou. Ingrid fue una amiga muy cercana a Dominique de Villepin cuando este fue su profesor en ciencias políticas en Paris en el 1981. Su hermana Astrid Betancourt fue amante de Daniel Parfait, embajador francés del 2000 al 2004 en Colombia, quien se divorció de su esposa para luego casarse con esta señora. Se trata a todos los niveles de un conflicto de interés mayor, que debe investigar tal Comisión de Investigación Parlamentaria, si un día la nombran.

    C.C. ¿Qué opina usted del cubrimiento de los medios de comunicación franceses sobre la liberación de Ingrid Betancourt y su regreso a Paris después de su cautiverio?

    Fue una cobertura parcial, sin distanciarse, bajo el efecto emocional de la liberación, con medios que casi nunca, en los seis últimos años investigaron sobre este conflicto de interés, y dejaron creer que el secuestro de Ingrid era responsabilidad del gobierno colombiano, cuando eran las FARC las que la martirizaban. Nunca la guerrilla aceptó el dialogo propuesto por Alvaro Uribe. Peor todavía, el gobierno francés actuó permanentemente en contra del presidente colombiano en declaraciones públicas, exigiéndole desistir de cualquier intervención militar para liberar a Ingrid. La liberación de Ingrid y de otros 14 rehenes en la Operación Jaque fue, además de un total éxito, una bofetada contra el gobierno francés en este sentido, ya que fue una obra de los servicios secretos del Ejercito colombiano. Hay que recordar que en su video del 30 de agosto del 2003, Ingrid había pedido a Uribe mandar un comando para liberar los rehenes, incluso a ella, pero los medios nunca recordaron este hecho. Yo no me cansé de decirlo en mi blog.

    C.C Es cierto que alguien trató de intimidarlo recientemente para que no diera su punto de vista sobre todo el asunto que rodea la liberación de Betancourt?

    Si, en el canal I-Televisión, un tal Olivier Roubi, miembro de los Comités Betancourt en Paris, pidió en directo a este canal no darme más la palabra. Estuve varias veces censurado en otros canales, como en TF1, el mayor de ellos en audiencia, porque yo criticaba a Dominique de Villepin. También me intentó intimidar en Colombia el ex-rehen Luis Eladio Pérez (hoy refugiado en Miami en extrañas circunstancias), diciendo a Radio Caracol que “un periodista francés” (era yo) tenia que “temblar” porque Ingrid me iba a demandar por mi libro. Ni tiemblo ni tengo miedo al respecto. Todas las últimas noticias, que relato en mi blog (www.jacquesthomet.unblog.fr), me dan la razón sobre la familia Betancourt y el poder francés. Espero que me persigan, con mucho interés…

    C.C Qué opinión le merece la columna de su coterránea francesa Florence Thomas en El Tiempo “palabras para un viaje de regreso”?

    ¿Cómo se puede comparar este cautiverio con el holocausto que vivieron Primo Levi y Simone Veil? No tiene nada que ver.

    C.C. ¿Qué piensa del cambio de posición de la familia Betancourt con respecto al Presidente Uribe? ¿Cree usted que de alguna manera ellos han manipulado la opinión pública en Francia?

    Ingrid dijo y sigue diciendo todo lo contrario a lo que dice su familia sobre Uribe, apoyando su reelección, cuando su madre y su hermana no pararon durante seis años de criticar al presidente colombiano y de defender las FARC. La prensa francesa se dejó manipular por los Delloye y Betancourt sin el menor espíritu critico.

    C.C ¿Qué piensa sobre la propuesta de la Presidenta de Chile sobre proponer a Ingrid Betancourt como Premio Nóbel de la Paz?

    Si un Premio Nóbel de la Paz es merecido, es para todos los secuestrados, y/o Herbin Hoyos, este héroe quien diariamente da la palabra a las familias de los rehenes desde su programa de radio “la Voz del Secuestro”

    C.C ¿Cuál cree usted que serán las opciones o retos a las cuales se enfrenta Ingrid Betancourt en el futuro?

    La actitud de Ingrid, quien se queda en Francia en lugar de estar presente en su país, es ya muy mal percibida. Nadie entiende porqué no participará en la marcha del 20 de julio en Bogotá para exigir la liberación de todos los rehenes de las FARC. Ni tiene 8% de intención de votos en los últimos sondeos en Colombia, contra 73% por Álvaro Uribe. Me parece que ella intentará entrar en la política francesa, como diputada de los Verdes. Quien sabe si Sarkozy no la nombrará Ministra…

    Quiero agregar que lamento mucho la manera como Paris trató a Colombia durante seis años a raíz del tema Ingrid, como si fuera una dictadura, cuando no hay un país más democrático, digno y trabajador en América Latina. Incluso el “cantor” francés (que habla y no canta) Renaud calificó a Uribe de “fascista” en el 2006.Si hubo una República Bananera en este asunto, fue Francia con su desfachatez frente al drama colombiano.

    Además, no aceptaré nunca que autores de crímenes de lesa humanidad como los de las FARC puedan un día llegar a Francia como asilados políticos, como ya lo propusieron el Primer Ministro François Fillon, y el Presidente Nicolás Sarkozy. Estos criminales tienen que sentarse un día en el banquillo de la Corte Penal Internacional de La Haya.