LA COLOMBIE VA, HELAS, RETOMBER EN ENFER

08 février 2010

 

 Avec l’avènement d’Alvaro Uribe au pouvoir en 2002, j’ai sincèrement cru qu’enfin cette admirable Colombie, pour les qualités de son peuple, allait enfin se dépouiller de sa vieille défroque : violence, drogue, terrorisme, corruption, pour rejoindre le Premier monde. 

Mes espoirs s’évanouissent au fil de l’eau, ou plutôt des torrents de sang, de boue et de pourriture que véhicule l’actualité du pays andin. 

La Colombie va retomber en enfer, après avoir réussi à en faire émerger sa tête, grâce, il faut le dire, à l’action d’un président énergique, mais aux pieds d’argile. 

Le 31 mai prochain, les 46 millions de Colombiens vont se donner un nouveau président, qui ne sera plus Alvaro Uribe. Quel que soit le nouvel élu – probablement Juan Manuel Santos, héritier du groupe qui dirige les médias locaux avec le quotidien El Tiempo et l’hebdomadaire Semana -, je crains cette rechute, tant les programmes des candidats à la succession manquent d’une totale originalité. 

Je souhaite me tromper, bien entendu, pour le bien de la Colombie, dont les travailleurs, employés, cadres et femmes ou hommes de bien – l’énorme majorité – ne méritent pas un tel retour en arrière. 

Voyons d’abord le bilan d’Alvaro Uribe : 

-        En 2002, il hérite d’un Etat confronté à 3.200 enlèvements perpétrés chaque année par la guérilla. 

-        En 2009, le chiffre tombe à moins de 200 par an. 

-        Les crimes passent dans le même temps de 45.000 à 15.000 par an. 

-        Trafiquants de drogue, dirigeants des FARC et chefs des paramilitaires sont extradés aux USA pour y être jugés, par centaines. 

-        30.000 paramilitaires se rendent et déposent les armes, dans le cadre de la loi Justice et Paix. 

-        Le n°2 des FARC, Raul Reyes, est abattu par l’armée colombienne le 1er mars 2008. 

-        Les héros de l’opération Jaque, le 2 juillet 2008, tous des agents secrets colombiens, libèrent Ingrid Beancourt et 14 autres otages des FARC, dont 3 Américains enchaînés depuis cinq ans dans la jungle. 

Dans le même temps, quel est le passif : 

-        Les cultures de coca, base de la cocaïne, continuent dans les mêmes proportions malgré les six milliards de dollars apportés par les USA, grâce au démocrate Bill Clinton, pour éradiquer les plantations. 

-        AUCUNE ambassade colombienne n’a jamais rapporté en public ni les succès ni les projets du gouvernement colombien à l’étranger, notamment à Paris pendant les six ans du scandale Ingrid Betancourt (un scandale français !). 

-        Uribe s’est entouré de personnages peu recommandables, comme son ministre de l’Intérieur Fabio Valencia Cossio, ou son ex-conseiller José Obdulio Gaviria. 

-        L’armée, respectable à la base, subit le contrecoup des accusations contre les « faux positifs », ces centaines de jeunes gens de la banlieue abattus comme s’ils avaient été tués par la guérilla, pour renforcer les bilans des succès militaires. 

-        Les procureurs successifs, censés représenter la Nation souveraine comme dans n’importe quel Etat de droit, n’ont jamais entamé la moindre poursuite contre les complices des FARC au plus haut niveau, comme la sénatrice proche de la guérilla Piedad Cordoba, et les membres de la Cour suprême en cheville avec la mafia. 

-        Pis encore : jamais le pouvoir n’a daigné défendre le colonel Alfonso Plazas, héros de la libération du palais de justice de Bogota en 1985, mais incarcéré depuis deux ans sans aucune preuve que de faux témoignages pour la présumée disparition de 11 personnes, alors que ni le président de l’époque Belisario Betancur, ni les chefs de l’Etat-major n’ont été inquiétés, pas même entendus ! 

-        Le président est entouré de marionnettes incapables de signifier à l’international la réalité du pays. Le dernier exemple est tragique : les autorités se sont emballées à réagir aux attaques de l’ONG amie des FARC, HRW, sur la résurgence des paramilitaires, au lieu de répondre par une démonstration de la terreur qui frappe le pays : celle des tereroristes, FARC et ELN. Hugo Chavez avait expulsé les dirigeants de HRW l’an dernier, mais Alvaro Uribe accepte qu’ils viennent dans son pays pour cracher sur lui, ce qui est positif, sans leur mettre les vrais points sur les « i ». 

Je pourrais continuer, mais cette démonstration suffit à conclure sur la tragédie qui attend la Colombie, en l’absence d’une véritable équipe désintéressée, sans aucun lien avec les élites qui continuent de sucer le suc du pays.


Archives pour la catégorie FARC

LA BARBARIE DES FARC EN COLOMBIE: LA PREUVE NOIR SUR BLANC DE LEUR RACKET AVEC MENACES DE MORT SUR CE BLOG !

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05 février 2010

 

 

Voici la copie d'une lettre de menaces de mort avec demande de rançon envoyée par le front 42 des FARC à l'un de mes lecteurs, qui me l'a adressée. Les noms bien évidemment ont été noircis par sécurité. J'ai l'original avec les identités des personnes visées.

Le ”commandant des finances” du front 42 des FARC, Giovanny, exige une “collaboration monétaire” du destinataire, qui est “suivi” par les terroristes, de même que des membres de sa famille en Colombie et à l'étranger. Pour “éviter des préjudices” à lui et à sa famille, Giovanny lui ordonne de ne pas informer la police de ce racket.

C'est le chef de ces criminels, Manuel Marulanda, que Nicolas Sarkozy avait traité de “Monsieur” pour le supplier de libérer Ingrid Betancur en 2007 et 2008. Elle avait été sauvée par un commando des services secrets colombiens le 2 juillet 2008… 

Qu'attend Human Rights Watch (HRW) et son directeur Amériques Miguel Vivanco pour enquêter sur ces horreurs des FARC?



L’INCROYABLE MYOPIE DE L‘ONG « HUMAN RIGHTS WATCH » (HRW): ELLE VOIT DES PARAMILTAIRES PARTOUT MAIS AUCUN TERRORISTE DES FARC EN COLOMBIE

03 février 2010 

Je n’aurais consacré aucune ligne à ce lamentable rapport de 126 pages présenté ce mercredi à Bogota par HRW sur les « Héritiers des paramilitaires. Le nouveau visage de la violence en Colombie », si les autorités colombiennes n’avaient commis l’erreur de réagir en annonçant des réponses détaillées. 

Le Chilien Miguel Vivanco, hurluberlu directeur de la division Amériques de HRW depuis des lustres, vit aux dépens de ceux qui le paient pour croire en ses sornettes. Comme il est « persona non grata » au Venezuela, d’où Hugo Chavez l’a expulsé manu militari l’an dernier, il se rabat sur la démocratie colombienne sans jamais dénoncer les atrocités commises par les FARC, comme l’égorgement du gouverneur du Caqueta le 21 décembre dernier. Il justifie ainsi son juteux salaire de témoin sur la Colombie, où jamais il ne passe plus d’une semaine dans les grands hôtels pour sa pub, aux dépens d’un pays qui l’a toujours reçu malgré ses mensonges. 

« Les groupes paramilitaires continuent de commettre des atrocités », affirme son rapport en 126 pages, sans jamais enquêter sur les horreurs des FARC qui détiennent des otages depuis plus de 12 ans, enchaînés dans la jungle ! 

Jamais la Colombie n’a atteint un tel degré de sécurité, avec moins de 200 enlèvements en 2009 contre 3200 en 2001, avant l’élection d’Alvaro Uribe, sans parler des crimes et des attentats contre des syndicalistes, en régression notoire. 

Pourquoi donc le pouvoir s’abaisse-t-il à répondre à ces rapports qui n’auraient qu’une destinée sans ces réactions inopportunes : un tiroir dans le bureau de Miguel Vivanco ?

Pourquoi la presse colombienne ne lui met-il pas les pieds dans le plat quand il vient pérorer dans son hôtel 5 étoiles ?

REVELATION DU BLOG : PIEDAD CORDOBA, COMPLICE DES FARC, VA DISPARAITRE DE LA VIE POLITIQUE EN COLOMBIE

03 février 2010 

Aucun média colombien ne l’a relevé, mais la sénatrice au turban, connue pour ses liens avec les terroristes des FARC, ne sera plus qu’un mauvais souvenir après les élections parlementaires du 14 mars en Colombie. 

Son mouvement, le Parti Libéral, dirigé par l’ex-ministre Rafael Pardo, l’a reléguée à la 100° et dernière position sur sa liste pour le Sénat ! Elle n’a donc aucune chance d’être réélue, puisque le Sénat ne compte que 100 sièges. Par contre l’ex-otage Clara Rojas se trouve en 16° position dans la liste, avec toutes les chances d’arriver au Congrès. 

Candidat à la présidentielle de mai prochain, Rafael Pardo a indiqué à Piedad Cordoba, selon elle, qu’il ne lui donnait pas la tête de liste parce qu’elle « discréditait le parti » et « lui enlevait des voix ».

La complice des FARC, outragée, a décidé de pas participer à la présentation officielle de la liste du Parti Libéral, qui, selon elle, lui a “déclaré la guerre”.

Peut-être que l'ex-terroriste du M-19, Gustavo Petro, amnistié malgré ses crimes et candidat du Pôle démocratique (gauche) à la présidentielle, la prendra sous son aile pour lui éviter une inexorable chute aux enfers ? N'a-t-il pas annoncé qu'il allait prendre une femme sur son ticket pour la vice-présidence ? S'il le fait, il obtiendra encore moins de voix que ce qu'il peut escompter, et qui ne va pas au-delà des 10%, tant la sénatrice Cordoba est honnie par les Colombiens.

A suivre…

URGENT : CHAVEZ MENACE LA FRANCE APRES LES CRITIQUES DE PARIS SUR LA CENSURE AU VENEZUELA

26 janvier 2010 

Le régime castriste de Hugo Chavez, allié des terroristes colombiens des FARC, menace depuis une heure la France de « réviser ses relations avec la France » si Paris ne « rectifie » pas ses critiques sur le censure de télévisions par câble, dont RCTV, au Venezuela. 

Va-t-on vers une crise diplomatique comme celles déjà connues par les USA, le Chili ou le Pérou ? Nicolas Sarkozy et Bernard Kouchner doivent se mordre les doigts d'avoir soupé à Paris avec le dictateur, accompagné de l'agente des FARC, la sénatrice colombienne Piedad Cordoba, avant d'avoir pris à sa table une longue cuiller…le 20 novembre 2007, quand Chavez leur avait fait croire qu'il allait faire libérer Ingrid Betancourt, sans même leur apporter la preuve de vie promise de la Colombienne, sauvée par la magnifique Opération Jaque des agents secrets colombiens le 2 juillet 2008.

Le Venezuela demande “au gouvernement de la République française de rectifier rapidement sa position (…) qui pourrait conduire le gouvernement de la République bolivarienne du Venezuela à réviser ses relations avec la France”, selon un communiqué du ministère des Affaires étrangères. 


La France avait exprimé lundi, par le biais du porte-parole du ministère français des Affaires étrangères, Bernard Valero, sa “préoccupation” après le retrait dimanche du réseau câblé de RCTV, une chaîne de télévision très critique envers le gouvernement socialiste vénézuélien.
“Nous espérons vivement que les autorités vénézuéliennes reviendront très vite sur cette décision”, avait dit M. Valero dans un communiqué.
“Le pluralisme de l'information constitue un des éléments constitutifs de la liberté de la presse, qui est essentielle au bon fonctionnement d'un régime démocratique. Nous appelons les autorités vénézuéliennes à le garantir pleinement”, poursuivait-il. 


“Les commentaires proférés par le porte-parole du ministère des Affaires étrangères français sont inacceptables” et “portent atteinte au principe de non ingérence dans les affaires intérieures des Etats”, ajoute le communiqué du ministère vénézuélien, qui a prévu de convoquer l'ambassadeur de France à Caracas, Jean-Marc Laforêt, pour “lui remettre une note de protestation”.
Le Venezuela, “en tant que pays indépendant, libre et profondément démocratique, prend des décisions souveraines qui garantissent l'application de la Constitution et des lois”, poursuit le communiqué.
RCTV et cinq autres stations ont vu leur diffusion suspendue dimanche par les câblo-opérateurs en vertu d'une nouvelle réglementation qui oblige les télévisions “nationales” –au moins 30% de contenus produits au Venezuela– à retransmettre les discours fleuve de M. Chavez.
Vendredi et samedi, RCTV n'avait pas diffusé ses deux dernières allocutions. La chaîne se considère comme une station “internationale”, ce qui l'en dispense à ses yeux, mais pour le gouvernement elle est “nationale”.
La chaîne a dit vouloir déposer un recours contre la réglementation.
Depuis 2007, date à laquelle sa licence hertzienne lui avait été retirée, RCTV diffusait sur le câble, de Miami, sous le nom de RCTV International. 


De nombreuses entreprises françaises sont présentes à Caracas, dont la compagnie pétrolière Total et le groupe industriel Alstom. La semaine dernière, Chavez avait nationalisé les hypermarchés Exito, propriété du groupe français Casino. 



FAUT-IL OU NON ENCORE PARLER DU LIVRE DE JUAN CARLOS LECOMPTE, MARI D’INGRID BETANCOURT ?

26 janvier 2010 

Une petite controverse soulevée par LEMON & Fabio dans leurs posts m'amène à ces quelques réflexions. 

Vouloir ignorer ce que révèle le mari d’Ingrid revient à oublier combien cette affaire politico-médiatique, depuis 2002, a fait d’elle en France une sainte, fait des FARC de braves guérilleros, et fait du président colombien le coupable de sa séquestration prolongée. Juan Carlos Lecompte a été l’un de ceux qui ont été le plus impliqués pour obtenir sa libération, il a tout laissé tomber, mais comme il ne fait pas partie de l’élite de Bogota (il est costeno), il a été dès le départ détesté par la belle-mère et la belle-sœur, et JAMAIS invité à aller à l’Elysée, ou alors une seule fois. 

La médiatisation énorme opérée en France en faveur d’une Colombienne qui n’avait que 0,4% d’intentions de vote aux élections présidentielles de mai 2002, et que l’on va retrouver quand elle va sortir son propre bouquin à Paris (prenons date), exige quand même de savoir que cette Sainte a notamment envoyé un avocat à l’hôpital de Bogota en janvier 2009, où se mourait le père de Juan Carlos, pour exiger qu’il signe les papiers du divorce qu’elle demandait…et que, toujours selon son livre, elle lui a téléphoné par portable pour le relancer à ce sujet quand il descendait en terre le cercueil de son père. 

Puisque nous avons subi cette médiatisation d’un seul côté jusqu’ici, ne faut-il pas connaître l’autre face de la monnaie ? Y compris ce que demande Lemmon, et que j’ai déjà révélé ici pour le seul second semestre 2008, sur les coûts pour la France de cette assistance depuis 2002. 

Oui ou non ? 

LE MARI D’INGRID « REGRETTE » TOUT CE QU’IL A FAIT POUR ELLE PENDANT SA CAPTIVITE (lexpress.fr)

 

25 janvier 2010 

 

Voici les réponses de Juan Carlos Lecompte aux internautes ce matin à Paris sur le site de lexpresse.fr. 

 

Le pauvre bougre ose encore affirmer que dans l’Opération Jaque qui a permis à 13 héros des services secrets colombiens de sauver celle qui veut maintenant divorcer de lui et 14 autres otages des terroristes des FARC, les autorités colombiennes « ont payé ». Qui va lui rappeler dans ce médias que l’un des deux geôliers a été extradé aux USA pour y être incarcéré, et que l’autre est détenu en Colombie ? 

 

Mais il cartonne encore contre Ingrid, sur son « manque de militantisme » en faveur des otages en Colombie, « regrette » d’avoir tout laissé tomber pour l’aider, et trouve « un peu ridicule » l’image d’Ingrid en France. 

 

Voici  le texte: 

 

Juan Carlos Lecompte, ex-mari de la Franco-Colombienne qui fut otage des Farc pendant six ans, publie un livre dans lequel il dit ne plus la reconnaître… Il a répondu à vos questions, ce lundi matin. 

Francesco78 : Pourquoi avoir écrit ce livre? 

J'ai écrit le livre pour nettoyer mon âme, pour me purifier, pour prendre du recul et voir les choses qui se sont passées après la libération d'Ingrid. Pendant l'écriture, j'ai regardé les choses avec une certaine perspective et mis de la distance, voire de l'humour, entre moi et certaines événements qui m'avaient touché. 

Pierre : Est ce que vous découvrez une autre Ingrid, ou bien se révèle t elle telle qu'elle est en réalité? 

L'enlèvement change les personnes, c'est certain, surtout un enlèvement si long et dans des conditions extrêmes. Elle a changé, mais ce n'est pas de sa faute. 

sonyca : J'avais bien sûr remarqué sa froideur à votre égard…. Avait elle reçu les photos des enfants que vous aviez fait jeter d'avion dans la jungle? Aujourd'hui, avez vous des rapports avec Mélanie et Lorenzo? Je suis touchée par votre livre. 

Merci beaucoup… Elle n'a pas reçu les photos, malheureusement, mais elle savait que je jetais ces photos au-dessus de la jungle. Je lui ai montré, ensuite, les photos en question. Malheureusement, les enfants et moi n'avons plus de rapports depuis un an. 

bibi : quelles étaient vos relations avec les enfants d'Ingrid Betancourt? 

Je n'ai plus aucun contact avec Ingrid et ses enfants, Lorenzo et Mélanie 

Nous étions très proches, nous étions des amis. Nous nous entendions très bien. Malheureusement et malgré nous, après tout ce qui s'est passé, nous avons pris des distances. 

Candelaria : Señor LECOMPTE reciba un cordial saludo, y mi solidaridad por los sentimientos de pérdida, ingratitud y decepción que puedan estar lastimandole.
Soy colombiana y como muchos, fui testigo de todos los hechos que rodearon la vida de Ingrid Betancourt antes y después de su secuestro. Quisiera saber cuáles de los rasgos de su ex mujer, que ahora usted revela en su libro, eran evidentes ya antes del cautiverio. Se lo pregunto porque me parece que se le han atribuido en Francia muchos rasgos heroicos, tipo Juana de Arco, que en mi opinión nunca ha tenido.
Gracias por su sinceridad

Traduction de la question par LEXPRESS.fr: En tant que Colombienne, j'ai suivi le parcours d'Ingrid Betancourt. Quels sont les traits de caractère, que vous révélez dans votre livre, qui étaient déjà présents avant son enlèvement? Il me semble qu'on lui a prêté des traits héroïques… dont elle était dépourvue, selon moi. 

Elle a toujours été une femme très courageuse et habitée par une cause. A sa sortie, je l'ai trouvée froide, calculatrice, et pas comme avant. En tout cas, moi je ne la connaissais pas ainsi. Quant à son image en France, à l'époque, elle me semble un peu ridicule. 

Pepito Perez : Pourquoi croyez-vous que I.Betancourt était si “rayonnante et fraîche” au moment de sa libération? Quelles étaient, d'après vous, ses conditions de détention durant les mois qui précédèrent sa libération? 

C'est vrai que pour moi, c'était surprenant aussi. D'après ce qu'on m'a dit, les conditions de détention étaient assez extrêmes, on les traitait comme des animaux. J'ai été épaté de la voir si fraîche. Ceci dit, je n'ai pas pu lui poser la question depuis, j'aurais bien aimé avoir un moment pour la lui poser… 

 

medorabyron : J'ai eu un choc lorsque Ingrid s'est jetée dans les bras de sa mère et…un geste humiliant pour son mari et que je l'ai vue partir en France sans lui!Actuellement, je suis scandalisée qu'elle ne milite pas pour la libération de TOUS les autres otages des FARC, pourquoi? 

C'est vrai, ça m'étonne aussi, ce manque de militantisme d'Ingrid. D'autres otages sont dans la jungle depuis 10 ou 12 ans. Au début, les mères et les familles des otages ont essayé de parler avec moi pour que j'intercède auprès d'elle. Mais je n'ai plus de contact avec elle. 

Juan Valdez : Est-ce que Mme Betancour aurait été libérée contre payement d'une rançon, et que “l'opération de sauvetage” n'aurait été qu'un simulacre de libération? 

Je suis persuadé qu'ils ont payé. C'est vrai que l'opération a été excellente, quinze otages ont été libéré sans qu'un coup de feu ne soit tiré… Mais c'est sûr qu'il y a eu de l'argent. 

Badoumba : Bonjour. On est loin de l'image quasi-sainte qu'Ingrid Betancourt avait en France il y a encore deux ou trois ans. Comment expliquez-vous le mouvement de sympathie ressenti par les Français à l'époque? Merci. 

Je ne peux pas répondre parce que je ne comprends pas moi même ce phénomène. C'est incompréhensible pour moi. 

Vicky 85 : Bonjour :Ingrid Betancourt a berné tout le monde (je la croyais vraiment sincère) qu'elle mascarade elle nous a fait elle et sa famille c'est un silence radio depuis sa libération de leur part J'ai des doutes sur son “enlèvement” et d'avoir été “l'otage des Farc” Dite-moi si je me trompe ? Merci pour la réponse 

Vous vous trompez. L'enlèvement a été réel, il a été dur, très difficile. Et moi je ne souhaiterais ce type de souffrance ni aux otages ni à leurs familles qui ont aussi vécu des moments très difficiles. 

aubeline : Bonjour Juan, votre démarche est honorable.
Je comprends votre ressentiment et approuve vos déclarations. La captivité doit probablement modifier beaucoup de choses mais ne croyez vous pas que le fond reste le même et que son comportement est loin d'être en accord avec sa foi? 

Il y a une vraie contradiction entre son comportement et la foi qu'elle dit avoir. Si elle était aussi forte qu'elle le déclare, elle devrait être en Colombie, en train de lutter pour les autres otages qui sont là depuis parfois le double de temps qu'elle est restée aux mains des Farc. 

alexandrine62 : quels sont vos rapports aujourd'hui avec Ingrid Betancourt? 

Aucun rapport. 

Koulou : J'ai vécu 28 ans sur la ceinture équatoriale : 2 ans en Afrique, 5 ans en Guyane frse et enfin 11 ans en Amazonie brésilienne (Belem do Para). J'ai passé de nombreuses semaines dans la selva amazonienne. Je connais parfaitement de biotope. Immergée dedans pour des périodes de 2 semaines, j'en suis toujours ressortie pleine de marques de piqûres de moustiques, aoutas et autres insectes, partout sur le visage et les avants-bras. Comment a fait Ingrid Bettencourt pour ressortir de 6 ans de jungle avec une peau de bébé, fraîche comme une rose?…Elle y était VRAIMENT dans la jungle? Parce que mon mari et moi-même, nous avons encore aujourd'hui des cicatrices de ces piqûres… 

C'est vrai que moi pour l'opération du 14 juillet de D. de Villepin, j'ai passé deux semaines dans la jungle et j'ai failli être hospitalisé après, à cause des piqûres. Le fait de voir Ingrid si fraîche et “avec une peau de bébé” m'a beaucoup surpris aussi. Peut-être que les gens qui passent beaucoup de temps, un an, dans la jungle produisent une protection naturelle, des anticorps peut-être, contre ces piqûres. Mais je n'en sais rien… 

 

 

Rakam : Comment se reconstruit-on après une telle”humiliation publique”, comme vous dites dans le livre ? Avec quelle force ? 

Pendant 6 ou 7 mois après la libération, j'ai beaucoup souffert, j'avais honte. Mais après avoir écrit le livre, et laissé couler le temps, je mets les choses en perspective, je me moque de choses qui m'ont affecté. Je continue à vivre, à travailler, à passer du temps avec des amis, des gens qui m'aident à retrouver ma place dans la vie et vers l'avenir. 

Colombien. : Vous pensez que la libération d'Ingrid contribuera à celles des autres otages? Depuis qu'elle est en liberté elle ne cesse d'envoyer des messages incitant à la violence contre la guérilla ce qui ne fait qu'aggraver le conflit. Est-ce possible de récupérer l'ancienne Ingrid, celle qui luttait contre la corruption et qui ne se mettait pas du côté de l'établissement, celle dont vous êtes tombé amoureux? Car c'est triste de constater qu'elle est devenue un icône de ceux qui soutiennent l'état d'opinion en Colombie. actuellement. 

Vous dites vrai. Ca m'a beaucoup étonné d'entendre Ingrid parler ainsi. Avant, nous partagions l'opinion d'une solution pacifique au problème de la guérilla, que la violence ne permettrait pas de sortir de la violence. Mais un enlèvement comme le sien peut changer les perspectives et les opinions. Pour ma part, je continue de penser que la sortie du conflit passe par le dialogue. 

michel : est-elle fortunée ? ses enfants ont quel âge ? qu'ont t'ils fait pandant la captivité ? sont-il vraiment heureux de la retrouver ? Que deviennent ils maintenant ? 

Lors de l'enlèvement, les enfants étaient à l'école. Maintenant, ils font des études universitaires. En ce qui concerne sa fortune, je ne sais pas si elle a de l'argent maintenant. Bien sûr qu'ils sont heureux de retrouver leur mère. 

bernard81 : bonjour, comment expliquez vous que Ingrid Betancourt soirt ainsi devenue , comme vous l'ecrivez, egoiste, focalisee sur l'argent , hantee par Dieu ? est ce la detention qui l'a transformee ou etait elle ainsi, a un moindre degre, avant sa capture ? 

Tout à fait. Un enlèvement pareil pourrait changer n'importe qui. Ce n'est pas de sa faute, c'est la faute de la guérilla, de la violence, de l'enlèvement. 

marieloupe : Quel est le futur politique d'Ingrid Betancourt? Va-elle retourner à la vie politique en Colombie? Si oui, dans quelle position? Si ce n'est pas en Colombie, dans quel pays et dans quelles circonstances? 

Moi j'aimerais beaucoup la voir faire de la politique en Colombie, qu'elle continue à faire ce qu'elle faisait avant, c'est-à-dire lutter contre la corruption et changer le système politique colombien. Mais je ne sais pas quels sont ses plans, si elle va revenir en Colombie et refaire de la politique et dans quelles circonstances. 

yves21 : Sur les photos au retour d'Ingrid Betancourt à Bogota, ce qui me frappe c'est le regard que vous lance la mère d'Ingrid Betancourt… Quelles étaient vos relations avec la mère d'Ingrid Betancourt avant la captivité de votre femme? et pendant? Quelle est la part de responsabilité de la famille, de l'entourage, d'Ingrid Betancourt dans son éloignement de vous? 

Le livre pourrait servir à lui rappeler qui elle était, avant… 

Je n'ai jamais eu de bonnes relations avec la mère d'Ingrid, ni avant, ni pendant, ni après l'enlèvement. Pendant l'enlèvement, on m'a dit qu'elle avait envoyé des messages à sa fille en lui disant que je l'avais trahie, que je ne me comportais pas correctement. C'était stupide: que pouvait faire Ingrid au milieu de la jungle, à part souffrir? 

katysada : Nous nous sommes battus, à vos cotés, pour la liberté d Ingrid, je fais partie de la FICIB(ex fédération des comités de soutien à Ingrid Betancourt), et je vous trouve très dur…Comment ne pas changer au bout de 6ans,traitée comme un animal…Pourquoi ce livre, au lieu d'attendre son rétablissement psychologique?Vous l attaquez sur sn attirance pour l argent…Pourquoi faites vous ce livre? 

J'ai commencé à écrire ce livre un an après sa libération, pour nettoyer mon âme et mon corps, pour me purifier et prendre du recul. Je trouve intéressant que les Français aient l'occasion de lire ma version des faits. Comme vous, j'ai lutté pendant 6 ans et demi, et après sa libération je n'ai pas eu droit à deux heures de conversation en tête à tête avec elle. Pourtant, je crois que je le méritais. 

charlie : Pensez-vous que votre livre, un cri d'amour en quelques sortes, lui fasse réaliser certaines choses, afin qu'elle aspire à redevenir la personne que vous avez connue et aimée? Bon courage pour la suite. 

Oui pourquoi pas. Le livre pourrait servir à ça, à lui rappeler qui elle était avant. 

fratnat : Je comprends pourquoi vous avez écrit, mais pourquoi publiez-vous ce texte ? N'est-ce pas un texte qui devrait plutôt resté privé, réservé aux protagonistes ? N'y-a-t-il pas maintenant un acharnement contre elle, peut-être pas plus juste que l'admiration énorme que tout le monde avant ? 

Je pense que c'est une bonne idée d'avoir plusieurs versions des choses. Je pense que mon livre donne ma version et c'est bien que les gens aient la possibilité d'entendre aussi ma version. Notre histoire est une histoire d'amour qui est devenue tragique à cause de l'enlèvement et qui n'a pas eu une fin heureuse. Je veux montrer ça et le fait que le mythe Ingrid de femme intouchable n'est pas la réalité. Je ne vois pas l'acharnement dont vous parlez. 

Babette : Bonjour! J'ai lu les livres d'Ingrid. Je pense qu'elle est une femme extraordinaire, qui est intelligente, brave, et chaleureux. Bien sûr je ne l'a connais pas intimement, comme vous, il y a longtemps, il y a toute une vie. Sa vie a ete extraordinaire, le temps dans le jungle aussi. Personne n'a le droit de la juger! Je comprends que vous avez fait de gros efforts pour elle pendant sa captivité, alors donnez cela - soyez genereux! Elle est genereuse par ses actes! 

Bien sûr que ce n'est pas faute à elle, c'est la faute de la guérilla, de la violence, de l'enlèvement. 

charlie : Pensez-vous que la France en a trop fait pour sa libération, compte tenu des milliers d'autres otages dans le monde non médiatisés? 

La France a fait ce qu'elle devait faire. Le gouvernement est un gouvernement responsable qui protège ses citoyens. En Colombie, nous avons encore beaucoup d'otages, parmi lesquels se trouvent des soldats et des policiers qui sont dans la jungle depuis dix ans ou plus. A cause du manque de médiatisation, on les a oubliés. Etant donné qu'ils sont colombiens, personne ne répond pour eux. Le gouvernement colombien est irresponsable et ne protège pas ses citoyens. 

samofaha : Est-ce que vous regrettez d'avoir mis votre vie entre parenthèse durant toute ses annèes? 

A l'époque, cela me semblait une bonne idée. Je voulais lutter pour sa libération. Maintenant, je le regrette 

INGRID BETANCOURT DOIT REMBOURSER LES FRAIS ENGAGES POUR ELLE PAR LA FRANCE

 

18 JANVIER 2010 

 

Le scandale en France sur les ignobles attaques proférées par l’Elysée contre deux journalistes de la télévision publique FR3, enlevés il y a trois semaines en Afghanistan, aura des répercussions pour la Colombienne Ingrid Betancourt. 

 

Puisque le chef de l’Etat, relayé par le secrétaire général de l’Elysée Claude Guéant hier soir, dénoncent « l’imprudence coupable » des deux reporters et évoquent « les coûts » pour les sauver, « plus d’un million d’euros déjà », on attend qu’ils en fassent autant pour l’ex-candidate colombienne à la présidence de Colombie. 

 

Je détiens le document des services secrets colombiens qui démontre « l’imprudence coupable » d’Ingrid Betancourt avant son enlèvement par les FARC le 23 février 2002.  Cette lettre adressée à l’ex-candidate le 22 février souligne la possibilité que des « groupes en marge de la loi (les FARC) attentent à son intégrité personnelle et à celle de ses accompagnateurs », et « le risque énorme que comporte un tel déplacement » alors qu’elle se préparait à partir en voiture depuis Florencia pour San Vicente del Caguan. 

 

Ingrid Betancourt a désobéi aux instructions, a passé six ans sous le joug des FARC, mais la France ne lui a jusqu’ici demandé aucun compte. Au contraire, des sommes astronomiques continuent d’être dépensées pour elle, Colombienne (divorcée depuis 20 ans déjà d’un mari français), y compris l’entretien, le salaire et les déplacements de deux agents de police français pour « assurer sa sécurité » urbi et orbi. 

 

J’espère que les médias français ne manqueront pas de relever le contraste entre deux traitements : celui de deux journalistes français qui n’ont fait que leur travail, et celui d’une candidate colombienne à la présidence de Colombie qui avait la chance d’avoir été l’amie intime de Dominique de Vellepin… 

 

Conclusion : Mme Betancourt, rendez à la France l’argent qu’elle a dépensé pour vous !   



HUGO CHAVEZ, L’AMI DE NICOLAS SARKOZY, NATIONALISE LES SUPERMARCHES DU GROUPE FRANÇAIS CASINO AU VENEZUELA

 

18 JANVIER 2010 

Le régime castriste de Chavez continue de frapper. Le président (à vie ?) a nationalisé hier la chaîne Exito au Venezuela, propriété du groupe français Casino. Le même sort attend-il le groupe Total, tout-puissant dans la patrie de Simon Bolivar ?

Qu’en dit le chef de l’Etat français, lui qui avait reçu sur tapis rouge (de circonstance) à l’Elysée le dictateur vénézuélien, complice des FARC, le 20 novembre 207, avec son succédané colombien, la sénatrice au turban Piedad Cordoba ? Chavez ne lui avait même pas apporté la preuve de vie, promise par lui, d’Ingrid Betancur, alors que Sarkozy avait fait libérer en juin 2007, par le président colombien Alvaro Uribe, le terroriste des FARC Rodrigo Granda, pour faire plaisir à Chavez chez qui le guérillero avait été arrêté en 2004 par des agents au service de la Colombie !!! Granda a non seulement enfreint l'accord alors passé avec la France, puisqu'il devait jouer le rôle d'un négociateur de paix en Colombie en échange de sa liberté, mais il est retourné dans les rangs terroristes des FARC et prône la guerre à outrance contre le régime démocratique de Colombie… 

Serait-ce une rétorsion du moulin à rata vénézuélien, qui parle qui parle qui parle mais ne peut fournir ni eau ni courant à son peuple malgré les 80 milliards de dollars par an que rapport le pétrole ? Je veux dire : le possible achat par la Colombie de 40 chars Leclerc (cf. mes archives ) à la France ? 

Voici les infos : 

Le président socialiste du Venezuela Hugo Chavez a ordonné dimanche l'expropriation de la chaîne d'hypermarchés franco-colombienne Exito (groupe Casino), accusée d'avoir augmenté ses prix à des fins “spéculatives” après la dévaluation de la monnaie locale le 8 janvier.
“La chaîne Exito passe sous contrôle de la République, en raison de nombreuses infractions aux lois vénézuéliennes”, a déclaré M. Chavez sous les applaudissements lors de son programme radio-télévisé hebdomadaire, “Alo Presidente” (Allo Président).
“Jusqu'à quand allons-nous permettre qu'une multinationale vienne faire cela ici? J'ordonne que l'on ouvre une enquête et j'attends la nouvelle loi pour entamer une procédure d'expropriation de la chaîne Exito”, a ajouté le chef de file de la gauche radicale latino-américaine.
M. Chavez a demandé au parlement, où ses partisans sont largement majoritaires, d'adopter “en urgence” une réforme de la loi de défense du consommateur, afin de permettre à l'Etat d'”exproprier” les commerces qui augmentent leurs prix à des fins “spéculatives”.
La chaîne colombienne Exito, dont l'actionnaire majoritaire est le groupe français Casino, possède plusieurs grands magasins au Venezuela.
“Cela doit passer sous contrôle de la nation. Cela peut faire partie de Comerso”, a affirmé M. Chavez, en faisant référence à la Corporation de Marchés socialistes, un nouveau réseau de commerces vendant à des prix cassés divers types de produits.
Il y a dix jours, le gouvernement a dévalué le bolivar, qui s'échangeait depuis 2005 au taux de 2,15 bolivars pour un dollar, et instauré un double taux de change pour stimuler la production nationale, dans un pays largement importateur.
Le bolivar s'échange désormais à 2,60 bolivars pour un dollar pour les importations des produits de base (santé, alimentation, équipements) et à 4,30 bolivars pour les autres (voitures, télécommunications, électronique…).
Les économistes redoutent que cette dévaluation n'alimente l'inflation dans un pays où les prix ont augmenté de 25% en 2009.
Par peur d'une valse des étiquettes, bon nombre de Vénézuéliens se sont rués dans les magasins au lendemain de l'annonce gouvernementale pour acheter notamment des appareils électroménagers importés.
En réaction, le président Hugo Chavez avait menacé d'exproprier les commerçants qui augmenteraient les prix de manière abusive.
Peu après, un hypermarché de Caracas appartenant au groupe Exito avait été le premier magasin investi par la garde nationale. Des dizaines d'autres commerces ont depuis subi le même sort.
M. Chavez, arrivé au pouvoir en 1999, a déjà exproprié plusieurs entreprises vénézuéliennes et étrangères depuis 2007 dans le cadre de sa politique de nationalisations de plusieurs secteurs stratégiques, comme le pétrole, l'électricité, les télécommunications, la sidérurgie, le ciment ou les banques 

Le groupe français de distribution Casino a indiqué lundi que la nationalisation par le président Hugo Chavez au Venezuela de sa filiale Exito “ne change rien aux perspectives de croissance et de rentabilité”, selon une porte-parole lundi.
Au Venezuela, Exito représente “environ 1%” du chiffre d'affaires actuel du groupe et la contribution de la filiale vénézuélienne au résultat 2009 de Casino “est quasi nulle”, a précisé la même source.
La nationalisation “ne change rien aux perspectives de croissance et rentabilité du groupe”, a-t-elle ajouté.
A la question de savoir s'il y aurait un recours juridique, elle a répondu: “ils sont en train d'analyser la situation”.
Au Venezuela, Casino détient 67,1% du capital Cativen, filiale qui exploite six hypermarchés Exito et 35 supermarchés Cada.  Casino détient en Colombie une filiale baptisée Exito.

 

LE MARI INGRID BETANCOURT L’IMMOLE DANS SON DERNIER LIVRE

Qui n'aura pas la nausée à lire ce lignes ??? 

 

14 janvier 2010 

 

Extraits exclusifs d'Ingrid et moi (Alphée), le livre de l'ex-mari d'Ingrid Betancourt, Juan Carlos Lecompte, publiés dans L’Express : 

Sur le tarmac 

Ingrid est descendue de la passerelle sans l'aide de personne. […] Je veux voir ses yeux. Je cherche son regard, il est ailleurs. Ingrid se love dans les bras de sa mère. Elles s'embrassent. Longtemps, dans une belle étreinte. Des retrouvailles entre deux êtres qui s'aiment… Les caméras de la télévision colombienne captent la scène. Une belle scène d'amour. Je voudrais déjà être ailleurs. Avec elle, mais dans un autre cadre. C'est mon tour de lui ouvrir mes bras. J'ai tellement envie de la serrer contre moi. Je suis vite refroidi. Ingrid me sourit et me donne… une accolade. 

Si vous saviez le mal que j'ai eu à mettre un mot sur cette rencontre manquée, ces retrouvailles sans émotion entre nos deux corps. Je suis son mari, je me bats pour elle depuis six ans et, soudain, ma présence semble incongrue, déplacée. Je lui ai donné un bisou sur la joue, elle ne me l'a pas rendu. Elle a préféré se coller contre sa mère. Elle a juste dégagé un bras pour me prendre le menton et me dire: “Je suis vivante, je suis là.” Et elle m'a tapoté la joue. Ce geste, anodin, maladroit, me poursuit toujours aujourd'hui. Il arrive encore que des inconnus miment ce geste pour se moquer gentiment de moi. Je le prends bien. Mieux vaut faire envie (de rire) que pitié, je suppose! C'est comme ça. En descendant de l'avion, Ingrid m'a rassuré comme on calme un gentil chien trop empressé. Elle m'a tapoté la joue, et moi je l'ai pris comme une claque. En m'efforçant de n'en tirer aucune conclusion. Après tout, ma psy m'avait prévenu: “Quand Ingrid sera libérée, sa réaction pourra te surprendre…” 

 

Nous sommes restés deux heures à l'aéroport. Ingrid a fait plusieurs déclarations et répondu à des dizaines d'interviews. Consciemment ou pas, ma femme a commencé à m'ignorer encore davantage. J'ai vraiment voulu disparaître sous terre quand, lors de son premier discours, elle a remercié la terre entière, sauf moi. Tout le monde y était. Dieu, sa mère, ses enfants, sa soeur, son ex-mari, le président colombien Uribe, le président français Sarkozy, Jacques Chirac, Dominique de Villepin et même sa femme, Marie-Laure de Villepin. Je ne peux pas croire qu'elle m'ait oublié exprès. Il n'empêche, elle l'a fait. Je ne cours pas après les honneurs, mais pas après l'humiliation publique non plus… Mon stoïcisme a ses limites. Ma mère, mes amis, plein d'inconnus m'ont fait la réflexion depuis. Je l'ai pris comme une nouvelle gifle. J'ai encaissé. Evidemment, sur le moment, il semblait bien malvenu de lui faire la réflexion. J'aurais peut-être dû. 

Dieu 

Le soir de la libération d'Ingrid, Juan Carlos accompagne sa femme et sa belle-mère chez cette dernière. 

Il est très tard. Mais Ingrid a commencé à parler, parler et parler, sans s'arrêter. On ne lui a posé aucune question. De toute façon, on n'aurait pas pu l'interrompre. Comme s'il lui fallait dérouler, là, maintenant, une première pelote de souvenirs douloureux. Elle a raconté, en vrac, sa vie en captivité. Les marches interminables, la moiteur, la boue, les reptiles, se laver dans les rivières, la nourriture… Le peu qu'elle nous a dit de ses geôliers nous a glacés. Cette nuit-là, Ingrid a beaucoup parlé de Dieu. Je l'ai toujours connue croyante. Mais soudain, elle était en boucle avec Dieu, accrochée à son chapelet et à son rosaire. 

Visiblement elle s'est barricadée peu à peu dans la religion pour tenir pendant ses six ans de captivité. Elle semblait maintenant vraiment habitée par sa foi. Elle a notamment tenu à nous raconter, assez longuement, qu'elle avait vu la Vierge dans un rêve, deux semaines avant sa libération. Cette apparition l'aurait avertie qu'il allait lui arriver quelque chose de “grand”, d'”aussi énorme qu'une libération”… On n'a pas osé l'interrompre. Elle nous a assuré que la Vierge l'avait regardée dans les yeux. Elle était en transe, au bord des larmes. Yolanda, plus croyante que moi, s'est mise à pleurer. Je ne savais pas quoi dire. 

La première preuve de vie 

En six ans, je n'ai “vu” ma femme que quatre fois. A chaque fois grâce à des “preuves de vie” comme ils disent. La première est arrivée chez sa soeur, Astrid, en juillet 2002. Cette première vidéo, personne ne l'a vue à part nous. Nous ne l'avons jamais montrée aux médias par respect pour la dignité d'Ingrid. C'est un témoignage poignant. On y voit Ingrid qui, pendant quatorze minutes, ne fait que pleurer la mort de son père. Elle l'a apprise par hasard, dans la jungle, un mois après son décès, en lisant un vieux journal qui avait servi à éplucher des légumes. C'est insoutenable. Ingrid était brisée. Moi-même je n'ai vu la vidéo qu'une fois. Elle est arrivée chez Astrid et c'est elle qui l'a conservée par la suite. 

 

 

Je regrette un peu aujourd'hui de ne pas avoir insisté davantage pour récupérer la bande ou me la faire prêter. Car il y avait aussi une déclaration de six minutes de Clara Rojas, pour sa maman, à la fin de cette première vidéo. Or sa mère ne l'a jamais vue. Astrid avait tellement peur que les images éplorées d'Ingrid ne circulent qu'elle n'a même pas averti la mère de Clara que sa fille était en vie. Nous aurions dû lui faire visionner cette bande. Mais ce jour-là, en particulier, nous avons été très égoïstes. Ce n'était pas bien de notre part de laisser Astrid s'accaparer cette première preuve de vie et de laisser une mère sans nouvelles. 

 

Ingrid et sa mère 

Ingrid et Yolanda ont toujours nourri une relation assez fusionnelle, ce qui n'a pas toujours été facile pour moi. Tant qu'Ingrid était là, on se supportait. Mais quand elle a été enlevée, on s'est vite heurtés. Yolanda ne m'écoutait jamais. Elle se barricadait dans ses certitudes. Elle ne supportait pas la moindre remarque, même sur des choses aussi anodines que son “look”, par exemple. Je trouvais ma belle-mère beaucoup trop “bling bling” quand elle passait à la télé. Avec ses lunettes griffées, ses grosses boucles d'oreilles et ses bijoux, j'avais fini par la surnommer “Sophia Loren”… Elle détonnait vraiment à côté des autres familles d'otages. 

Mais elle ne voulait jamais rien entendre. “Non, je suis comme je suis, tu n'as pas à me faire de remarques!” me rabrouait-elle. Elle donnait l'impression d'appartenir à une famille très fortunée, ce qui était loin d'être le cas. Du coup, j'avais très peur qu'Ingrid apparaisse comme une privilégiée. Déjà qu'on tirait beaucoup la couverture médiatique à nous… Je ne voulais pas, en plus, que l'on envisage son kidnapping comme un revers du destin après une existence trop facile… 

L'argent 

Quand j'y repense, nous avons beaucoup, même essentiellement, parlé de choses matérielles pendant ce mois de juillet. Ingrid était en boucle sur l'argent. En même temps, c'était bien normal: elle voulait profiter de sa liberté retrouvée. “La vie à Paris coûte cher, Juanqui, m'expliquait-elle. Et puis je veux emmener les enfants aux Seychelles, alors j'ai vraiment besoin d'argent.” Pour vivre à Paris et emmener Mélanie et Lorenzo en vacances, Ingrid me réclamait 50 000 dollars. J'ignorais alors qu'elle vivait aux frais de la République française à Paris (et qu'elle serait finalement invitée sur place par le président des Seychelles). Je lui ai proposé de lui transférer 30 000 dollars immédiatement, soit le montant du “prix Rome pour la paix et l'action humanitaire” que j'avais reçu en son nom et que j'avais mis de côté en attendant son retour. Pour elle, ce n'était pas assez. 

 

J'étais un peu surpris. Je lui ai dit que je ne pouvais lui envoyer que 10 000 dollars supplémentaires. Et encore, en vidant mon compte. Elle les a pris. Je n'ai pas bronché. C'est mon côté macho: chez nous, un homme doit pouvoir subvenir aux besoins de sa femme. Ingrid ignorait peut-être, à l'époque, que j'avais arrêté de travailler cinq ans pour la faire libérer et que j'avais dû vendre mon appartement. Ingrid n'a pas été très sensible au geste. Elle a encaissé le chèque en jugeant la somme encore nettement insuffisante. Elle m'a même demandé de m'endetter. “Si tu n'as plus d'argent, tu n'as qu'à t'en faire prêter, disait-elle sèchement. Demande à tes amis !” 

Le divorce 

Les choses se sont gâtées à partir du 1er janvier 2009, quand elle a commencé à me harceler pour que l'on divorce à l'amiable. Le 10 janvier, les médecins m'ont prévenu que mon père allait mourir dans la semaine. J'ai dit à Ingrid: “S'il te plaît, patiente juste un peu que mon père s'en aille et après, promis, je te signe tous les papiers que tu veux.” Je pensais qu'elle montrerait un peu de compassion. Je croyais qu'elle avait une certaine tendresse pour lui. Ils s'étaient déjà vus plusieurs fois. Mon père, en tout cas, aimait beaucoup Ingrid. Il lui avait même écrit un poème bouleversant, en 2005, pendant sa captivité. Mais il en fallait apparemment plus pour l'émouvoir. Ingrid a refusé d'attendre. C'était comme un caprice. Plus rien n'avait d'importance, même pas la mort de mon père. Elle a dépêché un avocat le lendemain, le 11 janvier, à l'hôpital. C'est le jour où, officiellement, j'ai cessé de l'aimer. Je ne reconnaissais plus ma femme. 

Ingrid et les autres otages 

Aujourd'hui je pense à mon amie Magdalena notamment. Son fils, Elkin Hernández Rivas, est aux mains des Farc depuis le 14 octobre 1998. Il a été capturé à l'âge de 22 ans. La première année après la libération d'Ingrid, n'ayant aucun moyen de la joindre, Magdalena m'appelait tous les mois pour me demander de la convaincre de se mobiliser pour son fils et les autres otages: “Je suis désespérée, s'il te plaît, dis à Ingrid de nous aider !” Au début, je lui répondais qu'Ingrid devait se reposer un peu. Depuis, Magdalena a dit publiquement qu'Ingrid les a oubliés. Ces familles ne comprennent pas que, pour elle, il soit plus important d'écrire un livre que d'aider ses compagnons otages. Ils disent qu'elle sait mieux que quiconque ce que c'est d'être prisonnier, qu'elle pourrait vraiment faire bouger les choses grâce à son immense notoriété et ses contacts, qu'elle pourrait parler à de nombreux présidents. Ils ne comprennent pas pourquoi elle les a lâchés.

COLOMBIE: 223 SEQUESTRES EN 2009, DONT 160 SAUVES PAR LES AUTORITES, CONTRE 3.200 EN 2001

06 JANVIER 2010

La sécurité retrouvée en Colombie, grâce à la politique “mano dura” d'Alvaro Uribe, est illustrée par ce dernier bilan officiel de la police. 223 personnes enlevées en 2009, soit 51% de moins qu'en 2008, et 160 d'entre elles sauvées par les forces de l'ordre.

Avant la prise de fonctions en 2002 du président Alvaro Uribe, 3.200 Colombiens avaient été pris en otages, surtout par les FARC, en 2001.

Sans commentaire.

 

LES BARBARES DES FARC AVOUENT AVOIR EGORGE LE GOUVERNEUR DU CAQUETA

06 janvier 2010 

Les terroristes des Farc ont revendiqué dans un communiqué diffusé sur internet l'enlèvement puis l'assassinat “non souhaité”, le 21 décembre, d'un gouverneur du sud de la Colombie.

“L'objectif de la rétention (du gouverneur, ndlr) n'était ni de l'exécuter, ni de formuler des exigences économiques (pour sa libération) mais de réaliser son procès politique pour corruption”, a déclaré le bloc sud des Farc (Forces armées révolutionnaires de Colombie) dans un communiqué diffusé par l'agence Anncol, souvent utilisée pour diffuser les messages de la guérilla.

Dans ce texte daté du 24 décembre et diffusé mardi, le groupe rebelle assure que le “dénouement tragique et non désiré”, a été provoqué par l'ordre donné par le chef de l'Etat Alvaro Uribe aux forces armées de lancer une offensive armée pour sauver le gouverneur Luis Francisco Cuellar.
Le responsable avait été enlevé dans la soirée du 21 décembre chez lui, à Florencia (capitale du département de Caqueta, 590 km au sud-ouest de Bogota), par un commando armé qui a aussi tué un policier assurant sa protection.

L'homme politique, traîné hors de sa résidence en pyjama et sans chaussures, a été égorgé la veille de ses 69 ans, une heure après son enlèvement, selon l'Institut de médecine légale.
La guérilla, accusée par les autorités d'avoir enlevé et tué le gouverneur dès le 22 décembre, ne s'était jusque-là pas prononcée.
Il s'agit du plus haut responsable enlevé par la guérilla des Farc - fondée en 1964 et comptant encore entre 6.000 et 10.000 combattants - depuis 2002.

25 TERRORISTES DES FARC, DONT 3 DE LEURS CHEFS, ONT ETE ABATTUS PAR L’ARMEE DANS LA NUIT DE LA ST-SYLVESTRE EN COLOMBIE

03 JANVIER 2010 

L'armée colombienne a tué 25 guérilleros des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc) dans le bombardement d'un camp de la guérilla dans le centre du pays, selon un dernier bilan officiel annoncé dimanche.
Le général Javier Florez, commandant d'une unité spéciale chargée de la lutte anti-guérilla, a précisé à la presse que trois importants chefs régionaux des Farc, commandés par leur numéro deux, Jorge Briceño, alias “Mono Jojoy”, avaient trouvé la mort dans cette opération menée vendredi dans le département du Meta (centre).
Huit rebelles se sont rendus, parmi eux cinq blessés qui ont été hospitalisés, a-t-il ajouté.
En annonçant vendredi cette opération de l'armée, le ministre de la Défense Gabriel Silva avait affirmé qu'elle “démontre que la politique de sécurité démocratique continue, avance et se consolide chaque jour un peu plus. Tandis que nos compatriotes fêtent en famille le Nouvel An, nos soldats poursuivent leur lutte contre le narco-terrorisme”.
Des avions des forces aériennes ont bombardé deux camps des Farc abritant 200 guérilleros, avec l'appui des forces spéciales terrestres qui ont combattu les rebelles, selon les autorités.
Cette offensive fait suite à l'assassinat il y a dix jours, par les Farc, du gouverneur du département de Caqueta (sud), Luis Francisco Cuellar, égorgé par les terroristes. 

Le bilan de l’armée colombienne en 2009 face aux FARC n’est pas aussi positif qu’il n’est présenté par les autorités dans un compte-rendu officiel. 2.844 rebelles ont été « neutralisés », dont 507 tués, les autres étant soit prisonniers soit démobilisés, contre 968 pertes dans les rangs militaires. 

INGRID BETANCOURT APPUIE L’OPTION MILITAIRE POUR LIBERER LES OTAGES EN COLOMBIE

02 janvier 2010 

L'ex-otage colombienne Ingrid Betancourt, libérée par l'armée colombienne le 2 juillet 2008 après six années de captivité aux mains des Farc, s'est dite favorable jeudi à l'organisation d'autres opérations militaires pour libérer les otages de cette guérilla marxiste.


“Quand on est aux mains des Farc (Forces armées révolutionnaires de Colombie), on souhaite être libéré par l'armée. (Le 31 décembre) est le moment le plus difficile de l'année. Quand on regarde vers l'avenir et qu'on ne voit pas le bout du tunnel, on souhaite que cette situation s'achève, qu'il y ait une opération pour nous libérer ou que l'on finisse par mourir”, a déclaré Betancourt à la radio privée Caracol.
“Comme (ancienne) prisonnière, je suis d'accord avec le président (Alvaro Uribe). Il faut tout tenter pour que les gars rentrent chez eux”, a-t-elle ajouté.

Je rappelle que l'ancienne otage avait toujours préconisé l'intervention de l'armée colombienne pour tenter de la sortir de captivité, dans ses deux vidéos filmées par les FARC en 2002 et 2003,
Ingrid Betancourt, enlevée en 2002 alors qu'elle était en campagne présidentielle pour un parti écologiste, avait été libérée en juillet 2008 dans le cadre de l'opération militaire “Jaque” qui avait aussi permis de délivrer trois Américains et onze militaires colombiens. Elle vit depuis aux USA.
Les proches des otages sont hostiles aux tentatives de libération militaires en raison des risques qu'elles représentent, mais selon Mme Betancourt, “dans la jungle, la vie est toujours en danger”.
Elle estime par ailleurs que les libérations sont “les meilleurs cartes” dont disposent les dirigeants des Farc. “C'est pour cela que je pense qu'il va y avoir des libérations. Reporter une décision de libération ne fait que renforcer le rejet de la société colombienne à leur égard”, a-t-elle ajouté.
Les Farc ont proposé depuis plusieurs mois de libérer deux otages militaires, le caporal Pablo Emilio Moncayo et le soldat Livio Calvo, mais elles ont encore exigé dimanche que le gouvernement colombien leur fournisse des garanties pour mener à bien cette opération. Le président Uribe a rejeté cette proposition et demandé à l'armée de libérer tous les otages.Ce n'est qu'une excuse des FARC pour ne pas respecter leur engagement à libérer ces deux otages. Le sergent Moncayo est enchaîné depuis maintenant 12 ans par les terroristes, mais aucun appui ne lui a été manifesté en France par le président Sarkozy ni par les anciens porte-parole des comités pour la libération d'Ingrid et des otages en Colombie. Leur mutisme est hallucinant. 

Les Farc détiennent encore 24 otages dits politiques, soit des militaires ou des policiers, qu'elles voudraient échanger contre 500 de leurs combattants emprisonnés.

LES FARC ONT EGORGE LE GOUVERNEUR DE FLORENCIA

23 décembre 2009 

 

Le cadavre égorgé du gouverneur du département de Caqueta, enlevé lundi par un commando terroriste des Farc, a été découvert mardi, a confirmé le président colombien Alvaro Uribe.
Au cours d'une allocution radio-télévisée prononcée dans la soirée, M. Uribe a précisé que le gouverneur a été égorgé par ses ravisseurs, membres des Farc.
“Nous ignorons à quelle heure il a été assassiné mais ce que nous savons, c'est qu'il a été égorgé”, a-t-il déclaré. “Poursuivis par les forces de l'ordre, les terroristes ont évité d'user d'une arme à feu et ont égorgé le gouverneur”, a expliqué M. Uribe.
Peu auparavant, la gouverneure par intérim de l'Etat de Caqueta, Olga Patricia Vega, avait indiqué à radio Caracol que le ministre de la Défense, Gabriel Silva, l'avait appelée pour lui annoncer que le cadavre de Luis Francisco Cuellar avait été retrouvé.
Le président colombien avait demandé mardi à l'armée d'intervenir pour libérer le gouverneur, séquestré par la guérilla des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc) et considéré comme le plus grave survenu au cours de son mandat.
Il s'agit en effet du premier enlèvement d'un haut fonctionnaire depuis l'arrivée de M. Uribe au pouvoir en août 2002 et le lancement de sa politique de “sécurité démocratique”, consistant à utiliser la méthode armée pour combattre les guérilleros d'extrême-gauche.
M. Cuellar a été enlevé lundi par un commando qui a lancé une grenade contre sa résidence à Florencia, capitale du département, tuant un policier et en blessant deux autres. Les hommes armés avaient ensuite emmené leur otage vers une direction inconnue.
Le gouverneur Cuellar, 69 ans, se déplaçait avec difficulté, ce qui pourrait expliquer son assassinat par ses ravisseurs.
Selon Mme Vega, son corps a été découvert à quelques mètres du véhicule qui a servi à le transporter après l'enlèvement. Le véhicule a été incendié.
Le dernier enlèvement d'un gouverneur régional date d'avril 2002. Les Farc avaient alors pris en otage le gouverneur du département d'Antioquia, Guillermo Gaviria, abattu par les FARC au cours d'une tentative de libération ratée en 2003.

LES TERRORISTES DES FARC, AMIS DE LA SENATRICE PIEDAD CORDOBA, ENLEVENT LE GOUVERNEUR DE FLORENCIA EN COLOMBIE

22 décembre 2009 

Depuis un café internet en Espagne, je vous envoie cette info qui illustre le scandaleux double jeu des FARC et de leur complice, la sénatrice Piedad Cordoba. Je reviendrai bientôt parmi vous à plein temps, quand j'aurai internet à mon domicile espagnol.

Alors que cette égérie de Hugo Chavez et du castrisme stalinien a été habilitée par le président colombien comme médiatrice dans la libération, promise par les FARC, du sergent Pablo Emilio Moncayo, otage des terroristes depuis plus de 12 ans, cette même guérilla vient d’enlever le gouverneur du département de Caqueta, dans le sud de la Colombie. 

Un commando terroriste a donné l'assaut contre sa résidence, lancé une grenade contre la résidence de Luis Francisco Cuellar à Florencia, capitale du département, puis échangé des coups de feu avec ses gardes du corps, avant de l'emmener vers une direction inconnue. 

L’un des gardes du corps du gouverneur, qui a eu 69 ans aujourd’hui, a été tué par les rebelles. A quatre reprises dans le passé, il avait déjà été enlevé… 

Les FARC détiennent encore au moins 24 otages dits politiques qu'elle souhaite échanger contre plusieurs centaines de leurs combattants emprisonnés.

LA COLOMBIE LANCE UN MANDAT D’ARRET AUPRES D’INTERPOL CONTRE UN DEPUTE VENEZUELIEN COMPLICE DES FARC

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6 décembre 2009

La justice colombienne vient enfin de se réveiller et d'ouvrir l'enquête sur la Farc-politique, avec le mandat d'arrêt adressé à Interpol par le ministère public contre ce député, Amilcar Figueroa (photo), alias “Tino” dans les messages découverts dans les ordinateurs de Raul Reyes, l'ex-nº2 des FARC tué par l'armée colombienne en 2008. C'est un complice des terroristes colombiens, et un homme de Hugo Chavez. 

Voici un article de El Tiempo. Je suis sur la route et n'ai pas le temps de traduire:

Amílcar Figueroa es figura relevante en la izquierda venezolana y cercano al Gobierno de Chávez.

 

Además, es representante de su país en el Parlamento Latino y aparece mencionado en decenas de correos hallados en el PC de 'Raúl Reyes'.

Un juez de Bogotá dictó la que es la primera orden de captura contra uno de los ciudadanos extranjeros investigados por la 'Farc política' y lo hizo bajo cargos de apoyar a una organización terrorista (concierto para delinquir con fines de secuestro, financiación de terrorismo y entrenamiento de grupos ilegales).

El jueves en la noche, por petición de un fiscal de la Unidad Antiterrorismo, el juez ordenó la detención. EL TIEMPO confirmó que la decisión del juez colombiano ya fue notificada a Interpol, donde Figueroa tiene un pedido de circular azul (de ubicación) firmado por la Policía colombiana, precisamente por la información encontrada el computador de 'Reyes'.

En esos archivos, Figueroa aparece con el alias de 'Tino'. El político, según informaron varias fuentes, tiene inmunidad diplomática y por ello, al menos por ahora, no sería viable una circular roja (orden de captura internacional) de Interpol.

Esta semana estuvo en Panamá, donde fue detenido por algunas horas por una antigua orden de captura relacionada con una demanda en Venezuela.

Tras gestiones directas de la Embajada de Caracas en Panamá fue dejado libre. Sin embargo, ya se anunció que el Gobierno pedirá explicaciones por la retención de su representante en la XXV Asamblea Ordinaria del Parlatino.

El proceso data de 1989 y, según Figueroa, nunca había tenido problemas de migración por ese caso.

Menos de un día después de ordenarse la captura del político, las autoridades de Colombia enviaron un documento a Interpol Panamá. En él informaron de los requerimientos de la justicia, del trámite que se adelanta para expedir la circular azul y pidieron su deportación o su extradición para que comparezca ante los jueces colombianos.

“De lograrse su ubicación, se solicita estudiar la posibilidad de aplicar una medida migratoria de deportación hacia nuestro país, o que se informe del procedimiento que se debe seguir para lograr su extradición a colombia”, dice.

Contacto de Farc en Venezuela

Para la justicia colombiana, Figueroa es uno de los principales contactos de los jefes de las Farc en Venezuela. Más allá de los contactos políticos, los correos de 'Tino' lo ponen como intermediario en negocios de armas para la guerrilla.

Uno de esos mensajes lo envió 'Iván Márquez' al secretariado hace dos años: “Estuve hablando con 'Tino', nuestro amigo de Caracas, sobre diversos temas. En su viaje a China, 'Tino' visitó la fábrica de misiles antiaéreos y la Norinco. Trajo catálogos de ofertas (fusiles AK, ametralladoras livianas, punto 50 y antiaéreas. También RPG7) (…) Trajo una especie de impermeable que evita la detección satelital de instalaciones, vehículos y personas, sobre los negocios nosotros nos beneficiamos con un porcentaje”.

Otro correo hace referencia a la labor que supuestamente realiza como integrante de los llamados círculos bolivarianos en Latinoamérica, junto con personas de otros países, para buscar apoyo a las Farc.

La Fiscalía, ante la probable ausencia de Figueroa en el proceso, seguirá adelante con la etapa de imputación de cargos. “Es considerada como una persona de alta peligrosidad”, señaló una fuente del caso. En las próximas semanas, agregó, se tomarán decisiones frente a otros extranjeros -los ecuatorianos Marcelo Larrea y María Augusta Calle- también señalados como contactos internacionales de las Farc.

Recientemente la lista de investigados por la justicia colombiana se amplió a Manuel Francisco Olate Céspedes, 'Roque', un chileno que aparece en correos y fotografías de 'Reyes' y que lo visitó en su campamento en Ecuador.

La decisión del juez sobre Figueroa se da en momentos en los que la tensión con Venezuela sigue aumentando tras el acuerdo que permitirá que Estados Unidos utilice al menos siete bases militares colombianas y que el Gobierno Chávez considera como una amenaza.

Los correos que lo comprometen

Dos de los mensajes encontrados en el PC de 'Raúl Reyes' en los que es mencionado el diputado venezolano Amílcar Jesús Figueroa Salazar:

“Con relación a los círculos bolivarianos hablamos con Amílcar (jefe operativo), con Manuel y con Mauricio, chileno del MIR que trabaja con ellos (…) Aparte Amílcar nos sugiere algunos trabajos financieros como captura de carros transportadores de valores y una que otra retención (…)”.

Los correos que las autoridades relacionan con Figueroa también mencionan supuestos envíos de dinero a las Farc: “Tino nos dio saludos y con ellos 10 de los grandes, así las cuentas quedan de la siguiente forma: el año pasado quedaron 1,100 CUC”.

CLARA ROJAS VEUT DEVENIR DEPUTEE EN COLOMBIE

1er décembre 2009 

Clara Rojas, enlevée en 2002 avec Ingrid Betancurt dont elle dirigeait la campagne, et libérée en janvier 2008, sera candidate aux élections législatives de mars 2010 en Colombie, pour le compte du Parti libéral (opposition), a-t-elle annoncé dans un communiqué.
“Madame Clara Rojas, qui va bientôt fêter ses deux ans de liberté, a décidé de briguer un mandat au Sénat, pour le Parti libéral”, indique son service de presse dans un communiqué.
Selon ses services Mme Rojas devrait officiellement s'inscrire sur les listes de candidats mardi.
Clara Rojas avait été enlevée par les Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc, groupe terroriste pour l'Union européenne) au côté d'Ingrid Betancur le 23 février 2002, en pleine campagne de cette dernière pour l'élection présidentielle, pour le compte du parti Vert Oxygène.
Libérée le 9 janvier 2008, l'avocate aujourd'hui âgée de 45 ans a donné naissance le 16 avril 2004, en pleine jungle, à Emmanuel, fruit d'une liaison avec un guérillero.
L'enfant fut séparé d'elle et confié à des paysans, puis à l'assistance publique, avant que l'Etat colombien ne retrouve sa trace, également en janvier 2008.
Dans un livre publié en avril, “Captive”, Clara Rojas dépeint ses six ans dans la jungle et trace un portrait cinglant d'Ingrid Betancur, dont elle s'est éloignée pendant ses années aux mains des Farc.

Gloria Cuartas y la « traición a la patria » (por Eduardo Mackenzie)

Voici un article d'Eduardo. Je rappelle que Gloria Cuartas, pasionaria occulte de la guérilla terroriste, est invitée dans le monde entier comme “défenseur de droits de la femme” !…

 

 28 de noviembre de 2009 

Sólo el cinismo  y  la incapacidad para reconocer la verdad  le permite a la ex alcaldesa Gloria Cuartas decir que el acuerdo entre Bogotá y Washington sobre las bases colombianas es un “atentado” contra la soberanía del país. Quien dice eso, atreviéndose, de paso, a acusar al presidente Álvaro Uribe de “traición  a la patria”, es la misma que aplaudía hace unos años la ocupación de Europa del Este por las tropas del Pacto de Varsovia.  La misma que veía en la URSS y en la Alemania del Este ejemplos para la humanidad. Entre tanto, la URSS y sus regímenes satélites  se derrumbaron, gracias a una serie de revoluciones políticas donde las “masas populares”, para emplear el manido cliché leninista, jugaron el papel decisivo. 

Gloria Cuartas y el Partido Comunista Colombiano, dirigentes a su vez del Polo Democrático y de algunos grupúsculos chavistas, no dejaron de lamentar ese desplome. En el fondo, ellos siguen esperando hacer de Colombia y Venezuela un rebrote de eso, un infierno socialista, sin libertades, sin economía y sin futuro.   En estos días se celebra en todas partes el 20 aniversario de la caída del muro de Berlín. Gloria Cuartas, quien habla de “soberanía nacional”,   olvida que la RDA estaba ocupada por 300 000 soldados soviéticos, es decir que ese país no tenía rastro alguno de soberanía nacional. 

Gloria Cuartas y sus amigos, quienes hablan de “traición a la patria”, olvidan  que Raúl Reyes fue formado en la RDA para que regresara a Colombia a perfeccionar la maquinaria para matar colombianos.  Ella y su “colectivo Las Polas”, que dicen preocuparse por  “la violencia política contra las mujeres”, ocultan lo que ocurrió el 17 de junio de 1953 en Berlín Oriental cuando el levantamiento popular contra el régimen comunista fue aplastado por los blindados soviéticos. Entre el centenar de manifestantes que murieron en las calles había decenas de mujeres.  ¿No saben que, además, los tribunales comunistas ordenaron fusilar a 20 huelguistas arrestados en esa jornada de lucha? Gloria Cuartas y sus amigos no protestaron jamás por eso, ni protestaron  en 1961 cuando Khruchtchev ordenó la construcción del muro de Berlín. 

Ellos quieren que los colombianos olviden lo que ocurría en las sociedades que los soviéticos sometieron. Quieren que ignoremos que entre octubre de  1949 y el 13 de agosto de 1961, fecha de la construcción del infame muro, 3,5 millones de alemanes huyeron hacia Occidente pues no podían soportar ese Estado “de obreros y campesinos”, donde, los campesinos habían perdido sus tierras, los médicos e ingenieros debían convertirse en funcionarios y donde los institutores perdían su empleo por no ser comunistas. Quieren que olvidemos que entre 1949 y 1989, 200 000 personas fueron encarceladas en la RDA por motivos políticos, que  entre 1961 y 1983, cerca de 1 200 personas murieron tratando de cruzar el muro de Berlín. A los activistas que capitanea Gloria Cuartas, enfermos de anti uribismo, habría que recordarles lo que fue la RDA, para sólo hablar de uno de los regímenes totalitarios  que ellos tanto admiran. Recordarles que la STASI, la policía política de Alemania del Este, creada bajo el modelo de la Checa soviética y la Gestapo alemana, llegó a tener, hasta  octubre de 1989, al final del gobierno de Erich Honecker,  91 000 agentes permanentes y 61 000 más ocasionales, para vigilar a diario los hechos y gestos más íntimos de los 17 millones de habitantes de ese pobre país. 

Que la población de la RDA, sobre todo los funcionarios, los intelectuales, los  jóvenes, los obreros, las iglesias, las universidades, eran espiados por el gobierno. La STASI  podía interceptar  las conversaciones telefónicas que quería y poner los micrófonos que quería y donde quería. Ese ministerio,  encargado de defender al Partido Socialista Unificado (el partido comunista) y combatir  a “los enemigos del socialismo”,  como decían sus estatutos, podía firmar órdenes de captura sin pasar por la oficina de un juez y abría, a diario, 90 000 cartas privadas. Esa policía alcanzó a redactar seis millones de expedientes individuales, y a tomar un millón y medio de fotos de sus víctimas. Todo eso puede ser consultado y dos millones y medios de alemanes lo han consultado.  “Las Polas”,  las Piedades y las Glorias quieren que olvidemos que  las técnicas de represión más feroces fueron utilizadas allí, sobre todo en el primer periodo de la RDA: desde las torturas y los fusilamientos clandestinos,  hasta los métodos más sofisticados de tortura psicológica para destruir la personalidad de los detenidos, mediante drogas, intimidaciones, humillaciones y la falta de sueño. La STASI y todo ese andamiaje criminal se derrumbó pues el PSU estaba minado por dentro. Los que gritan contra Colombia saben todo esto y sueñan con aplicar esos métodos y construir ese tipo de sociedad policiaca, pero se cuidan de decirlo a sus seguidores y electores. Saben que el acuerdo militar con Estados Unidos es un obstáculo más a sus bellos planes. Por eso inventan fábulas. Cada vez que esa gente se atreva a hablar de “soberanía nacional” y de “traición a la patria” habrá que confrontarlos a sus mentiras y a su memoria culpable. 

LA CAPITULATION DES COLOMBIENS FACE A L’ARBITRAIRE OUVRE LA VOIE AU CASTRISME

27    NOVEMBRE 2009 

Tôt ou tard, la Colombie va sombrer dans un régime de type castriste, contre la volonté du peuple, malgré son rejet des FARC, son appui au président Alvaro Uribe, mais à raison de sa capitulation face à l’arbitraire. 

Je serai court : 

-        Quand les terroristes des FARC ont brûlé vifs cette semaine huit civils dans un bus, dont deux enfants, aucun de leurs compatriotes n’a levé le petit doigt. Aucune manifestation populaire n’a eu lieu. Les ONG ont observé un total silence. Cette passivité a favorisé le mutisme de la communauté internationale. L’ONU, Amnesty International, Human Rights Watch, la France, etc, n’ont rien dit. 

 

-        La Cour suprême de justice, infestée par la mafia et la guérilla, continue depuis quatre mois de refuser la sélection de l’avocat général parmi les trois candidats présentés par le gouvernement. La rue ne s’en émeut pas. 

 

 

-        Le colonel Alfonso Plazas, héros de la Colombie, pourrit en prison depuis deux ans après avoir sauvé près de 200 otages en 1985 quand le M-19 terroriste les avait séquestrés avant d’incendier le palais de justice et d’assassiner 70 juges. De faux témoignages l’accusent d’avoir fait disparaître 11 personnes à cette occasion. Aucun Colombien n’a manifesté pour l’appuyer et exiger sa libération. 

 

-        Le gouvernement vient de donner le feu vert à la sénatrice proche des FARC, Piedad Cordoba, pour lui permettre de faire sa publicité, et celle de la guérilla, dans la libération du sergent Pablo Moncayo promise par les FARC si cet otage, depuis 12 ans enchaîné, est remis à cette complice des terroristes. 

 

Cette passivité, jointe à la faiblesse des autorités, fait le jeu des ennemis de la démocratie colombienne. La chute de la Colombie dans un régime castriste, à l’image du Venezuela, n’est plus qu’une question de temps…