MUR DE BERLIN, 9 NOVEMBRE 1989: SARKOZY N’Y ETAIT PAS, MALGRE SES AFFIRMATIONS !

10 novembre 2009 

L’habileté des politiques à maquiller la réalité pour l’enjoliver vient d’être démontée à leurs dépens dans l’affaire de la chute du Mur de Berlin le 9 novembre 1989. 

A l'occasion d'un déplacement en Moselle lundi, le chef du gouvernement, François Fillon, a affirmé qu'entre le 7 et le 10 novembre 1989 il se trouvait à Berlin et que dans la soirée du 9 novembre, il avait bien rencontré Nicolas Sarkozy alors que des témoins de l'époque ont mis en avant des incohérences dans le récit du chef de l'Etat.

Photo à l'appui, le président a raconté ce week-end sur Facebook comment le 9 novembre, il a donné des “coups de pioche” dans le Mur, porte de Brandebourg, juste après son ouverture.

“J'étais à Berlin depuis le 7 novembre, je participais à un colloque organisé (…) sur les relations est-ouest”, avait ainsi indiqué François Fillon, qui était alors député.

Mais le Journal officiel est formel: le 8 novembre 1989, François Fillon était à l'Assemblée nationale. Selon le compte-rendu de ce jour-là, il a notamment apostrophé Pierre Bérégovoy, alors ministre de l'Economie.

Interrogé sur cette discordance par l'AFP, Matignon a indiqué “s'en tenir aux commentaires” du Premier ministre.

François Fillon est lui-même revenu sur une imprécision de sa narration, ajoutant à cet embrouillamini historico-politique.

Lundi, il affirmait avoir rencontré dans la soirée du 9 novembre une équipe de TF1 conduite par Ulysse Gosset, ce que ce dernier a démenti. Le Premier ministre a ensuite indiqué avoir “confondu”, peut-être avec un autre journaliste. Il a cité Patrick Bourrat, décédé en décembre 2002 lors d'un reportage.

Les souvenirs brumeux de l'ancien Premier ministre Alain Juppé avaient déjà jeté le trouble, alors que Nicolas Sarkozy et François Fillon assurent qu'il était aussi à Berlin le 9 novembre. Une dépêche de l’AFP en date du 17 novembre 1989 fait état du retour à Paris d’Alain Juppé après un séjour « express » à Berlin, en compagnie de Sarkozy !

Sur le web, les internautes se sont déchaînés. Ainsi Libération a mis en ligne une série de photos détournées sur lesquelles on voit Nicolas Sarkozy assister aux grands événements qui ont jalonné l'histoire, de la prise de la Bastille en 1789 aux événements tragiques de la Place Tiananmen deux cents ans plus tard, en passant par les premiers pas des Américains sur la lune.

Plus sérieusement, la gauche s'est indignée d'un “mensonge” dans lequel le chef de l'Etat a embarqué le gouvernement.

“C'est dérisoire parce qu'il (M. Sarkozy) y était le 16 novembre, apparemment tout le monde converge, mais on oblige des gens à mentir pour dire qu'il y était le 9. Vraiment, ça a quel sens?” s'est interrogée Cécile Duflot, secrétaire nationale des Verts.

Débat “grotesque”, “dérisoire”, ont de leur côté réagi des membres du gouvernement.

“La polémique autour de cette date, de ce qui se serait passé, me paraît grotesque au regard de l'ampleur de cet événement et des cérémonies de commémoration”, a dit le porte-parole et ministre de l'Education Luc Chatel, confirmant au passage le récit du président.

Pour Bernard Kouchner, tout cela est “dérisoire”. Le chef de la diplomatie française n'a aucun doute sur la version de Nicolas Sarkozy: “j'ai entendu le président (…) je crois ce que dit le président, systématiquement”.

Le dérisoire concerne la lamentable série d’affirmations mensongères proférées par les hommes du pouvoir sur leur présence impossible à Berlin le 9 novembre 1989, afin de se faire mousser. Tristes tropiques…


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LA PATRONNE DU PARTI SOCIALISTE, MARTINE AUBRY, SE DEFAUSSE FACE AU SCANDALE DU MINISTRE PEDOPHILE FREDERIC MITTERRAND : ELLE « N’A PAS LU SON LIVRE » !

 

7 octobre 2009 

 

Principale responsable du naufrage de la France, avec sa loi de 1997 sur les 35 heures de travail hebdomadaire qui a fait s’esclaffer le monde entier, et pleurer ceux qui bâtissent l’avenir de notre pays, Martine Aubry, ex-ministre socialiste et chef du PS, ménage le président Sarkozy qui n’a toujours pas limogé son ministre de la Culture pédophile, Frédéric Mitterrand. 

 

Incroyable mais vrai. Elle a osé affirmer ce mercredi n’avoir pas lu le livre pédophile du ministre ! Quand on sait combien tous les politiques, de gauche à droite, sont réceptifs à toutes les informations en temps réel, on peut s’étonner que la patronne de la gauche, possible candidate à la présidence de la France en 2012, n’ait pas encore eu connaissance des confessions pédophiles publiées par Mitterrand en …2005, dans son livre La Mauvaise Vie ! 

 

Martine Aubry (PS), tout en déclarant ne pas “imaginer” que Frédéric Mitterrand se soit livré à une “apologie du tourisme sexuel”, a indiqué mercredi ne pas avoir lu le livre du ministre de la Culture, “La mauvaise vie”, au centre d'une polémique lancée par le Front national.

Interrogée, à l'issue d'une déclaration devant la presse à Solférino, sur le commentaire très critique du porte-parole du PS Benoît Hamon, la première secrétaire du parti a indiqué ne pas connaître l'ouvrage litigieux, publié en 2005.
“Je ne l'ai pas lu”, mais “je n'imagine pas un seul instant, je ne peux pas imaginer que Frédéric Mitterrand ait pu faire l'apologie du tourisme sexuel, je vais regarder ce qu'il en est”, a ajouté Mme Aubry.
“Je ne peux pas imaginer que celui qui est devenu notre ministre de la Culture (en juin 2009, ndlr) ait pu faire cette chose”, a-t-elle insisté.
La lutte contre le tourisme sexuel est “un combat très fort de tous ceux qui défendent les droits de l'Homme et les droits de l'enfant”, selon la maire de Lille.
Comme on lui objectait que M. Hamon avait jugé choquant “qu'un homme puisse justifier, à l'abri d'un récit littéraire, le tourisme sexuel”, Mme Aubry a répondu: “il a peut-être lu le livre, moi pas”.

Interrogé en marge du point de presse, le porte-parole du parti socialiste, Benoît Hamon, a assuré: “je n'avais pas lu le livre, je viens de prendre connaissance de ce livre”. Il a précisé avoir lu “les passages incriminés”.”
“On me pose la question comme dirigeant politique: cela vous choque-t-il? Si cela n'est pas grave, je ne sais pas qu'est-ce qui est grave dans ce pays !”, s'est exclamé le porte-parole.
“S'il faut tout relativiser, on excuse tout parce que Frédéric Mitterrand est connu. Moi, je n'excuse pas”, a tranché M. Hamon

 

“C'est grave, très grave, c'est au chef de l'Etat et au Premier ministre de décider”, a-t-il déclaré ce soir sur la télévision privée Canal +, en réponse à une question sur un éventuel appel à une démission du ministre pédophile.



LE POIGNANT TEMOIGNAGE DE MARTINE, L’EPOUSE FRANCAISE DE L’EX-PRESIDENT DU CONGRES COLOMBIEN ET NEUROCHIRURGIEN CARLOS GARCIA ORJUELA, ACCUSé SANS AUCUNE PREUVE DE PARAPOLITIQUE PAR LES JUGES DE LA COUR SUPREME COMPLICES DES FARC

24 MAI 2009

Le scandale de la Cour suprême colombienne, aux liens avérés avec les terroristes des FARC, est en passe de rebondir avec les révélations de ce blog sur ce qui suit.

Martine Garcia-Jacquier, l'épouse française de Carlos Garcia Orjuela, ex-président du Congrès et ancien président du parti de la U (uribiste), détenu depuis juillet 2008 pour de présumés liens avec la parapolitique, vient de m'envoyer le commentaire que je publie ci-dessous dans son intégralité.

Ce médecin, diplômé en neurochirurgie à l'Univertsité de Lyon en 1983 après des études à Bruxelles (Belgique), nie toute complicité avec les paramilitaires, et, surtout, n'a même pu présenter sa défense. Le 24 juillet, il fournit au juge de la Cour suprême chargé de l'entendre 350 documents pour justifier de son innocence. Trois heures plus tard, il était incarcéré sans que le juge n'ait ouvert le dossier. Dix mois plus tard, il continue de pourrir dans la prison de la Picota à Bogota, à côté de criminels, de tueurs à gages, de terroristes et de traficants de drogue.

Un tel scandale exige de la France une action urgente pour permettre à ce détenu de faire valoir ses droits. Paris doit intervenir immédiatement auprès de la Cour suprème, comme il l'a fait pendant six ans pour Ingrid Betancur, considérée par nos gouvernants comme “franco-colombienne”, pour que le franco-colombien Carlos Garcia Orjuela bénéficie du même soutien.

Voici la lettre de son épouse, Martine Garcia-Jacquier:

Bonjour,
Votre article me met “du baume au cœur” en tant qu’épouse d’un politicien colombien - français par le mariage et formé en neurochirurgie en France (ce que peu de gens savent)- Carlos Garcia Orjuela, injustement accusé et détenu pour « parapolitique ».
Il est en détention préventive à la prison de la Picota depuis le 25 juillet dernier pour collusion (présumée….) avec les milices paramilitaires du Tolima (Bloc Tolima). L’accusation est basée sur 4 témoignages d’ex-paramilitaires condamnés à des peines supérieures à 20 ans, cherchant explicitement entrer dans le cadre de la « loi justice et paix »attendant explicitement des remises de peine et dont les dires sont pleins d’imprécisions et de contradictions ; de nombreuses réponses ont un caractère induit.
Ses positions autant privées que publiques contre les violents de « tous bords » ont toujours été claires et en juin 2002, alors qu’il était président du Congrès, il fut le signataire en 8eme débat, de la loi qui permit à la Colombie d’entrer dans le groupe des pays sous l’autorité de la Cour Pénale Internationale, ayant adopte le Statut de Rome…
Je ne sais pas si vous avez entendu (ou entendu parler) de l’entretien entre Julio Sanchez Cristo de la w.radio le 14 mai dernier et l’ex-magistrat auxiliaire auprès de la Salle Pénale de la Cour Suprême de Justice, monsieur Fabio Ortega, démis de ses fonctions 3 jours auparavant . Officiellement, pour raison disciplinaire. Officieusement parce qu’il avait été en désaccord avec les procédés de la Salle Pénale, n’ayant produit aucune condamnation ni ouvert aucune enquête sur la parapolitique durant son passage par cette dernière. Lors de l’entrevue (que je suis en train de traduire en français, car il analyse avec beaucoup de finesse et d’objectivité la manière dont doivent être évaluées les preuves ), il est visiblement gêné et le journaliste lui demande pourquoi il est aussi timide ce jour-là. A la question : « Y a-t-il actuellement en prison des gens qui ne devraient pas être incarcérés ? », il répond après quelques ambages, que selon lui, « le docteur Garcia Orjuela ne devrait pas être en prison ». Et il connait le cas puisqu’il a reçu la déposition de CGO durant 2 jours/6 (soit 10 heures) en juillet dernier.
Mon mari avait apporté le 24 juillet à 11 :30 350 folios de preuves (de son innocence) et le mandat d’arrêt fut émis le même jour a 14 :30… Durant l’interrogatoire, il était évident que le magistrat auxiliaire qui l’interrogeait n’en avait pas eu connaissance. Par contre, il était urgent de mettre mon mari sous les verrous… Le fiscal délégué auprès de la Cour a confirme l’accusation, décision qui a été appelé en mars… Nous sommes en attente de la décision du Vice-Fiscal. Aura-t-il la volonté et le courage de désavouer la Cour Suprême? Nous l’esperons.
Nous avons assumé une position discrète et respectueuse des institutions, croyant en la Justice. Mais l’in-justice est par trop criante… Risquer 6 à 7 ans de prison ferme quand on est innocent et que l’on ne peut pas accepter des charges - étant innocent- , c’est le comble !
Merci pour mettre en lumière que l’image nationale et internationale d’un organisme que l’on voudrait prestigieux, ne correspond nullement avec ses pratiques …

VENDREDI SAINT : LA CRUCIFIXION DE LA LIBRE PAROLE

10 avril 2009 

Un haut-le-cœur a saisi la France en cette Semaine sainte, face au traitement par le pouvoir, les corps constitués et hélas les médias, de l’agression d’un « sale Français » dans un bus parisien par des voyous. 

Malgré les milliers et milliers de réactions contre cet acte raciste sur les sites internet, comme Le Post, le silence glacial observé par l’Elysée, la ministre de l’Intérieur, le Premier ministre, les élus, l’UMP, le PS, les syndicats, la Halde, la LICRA, le MRAP, la Ligue des droits de l’homme et bien d’autres, ONG comprises, finit par effrayer. 

La crucifixion de la libre parole est en route, dans ce pays de la pensée unique, et laisse ainsi la voie libre aux éternels Judas.    

Résumons l’affaire. Le 7 décembre 2008, un jeune passager du Noctilien, bus de nuit qui traverse Paris, est assailli par quatre voyous près de la gare du Nord (voir la vidéo sur le site russe rutube). Je décris la scène, car les vidéos ont été supprimées sur la plupart des sites français. L’un des bandits tente de lui voler sa montre, l’autre lui subtilise son portefeuille. Quand le garçon tente sans violence aucune de récupérer son bien, il est tabassé pendant près de cinq minutes. Le chauffeur du bus continue de rouler, sans bloquer les portes. L’agression se poursuit, à coups de poing et de pieds, aux cris de « sale Français ». La victime finit par s’appuyer sur le bras du chauffeur, pour implorer secours, mais ce dernier ne bouge pas de son siège. Le plus violent des quatre voyous revient frapper le jeune homme à coups redoublés. 

Quatre mois plus tard, l’enregistrement de cette séquence, digne d’Orange Mécanique, est diffusé sur internet. Le scandale éclate, mais pas où il le devrait : 

-        La RATP porte plainte pour diffusion de la séquence, filmée par les caméras de la régie. 

-        Un policier, soupçonné de cette révélation, est mis en garde à vue (une survivance de pratiques moyenâgeuses, où le citoyen concerné est dévêtu, privé de cravate et lacets, et fait l’objet d’un toucher rectal). 

-        Le policier a été suspendu. 

-        Trois des quatre voyous ont été interpellés, mais un seul a été incarcéré, selon Le Post. 

-        Auteur principal de la diffusion de la vidéo dès le lundi  6 avril, Le Post (lepost.fr, propriété du Monde et de Lagardère), finit par évoquer jeudi un « buzz raciste », avant de bloquer la transmission des commentaires. Les racistes ne sont plus les agresseurs, mais ceux qui évoquent leur lâcheté.

-        Aucune des autorités citées ne bronche, ni Julien Dray, fondateur de SOS Racisme, quand cette ONG finit hier soir par dénoncer l’acte de « racisme », pour mieux critiquer ceux qui en font état. 

 

Cette crucifixion de la libre parole illustre le fossé gigantesque désormais évident entre les pouvoirs publics, les ONG, la grande presse, et le peuple. Même les syndicats de policiers restent muets. 

Heureusement, cette agression a eu l’heur d’être filmée, quand toutes les autres, de plus en plus courantes dans Paris ou les banlieues, restent méconnues. Il suffit de lire les commentaires des internautes, victimes d’agressions similaires, sur les sites internet, véritables reflets de la réalité vécue. 

Quand Marie Leblanc a porté plainte le 10 juillet 2004, pour une fausse agression dans le RER D près de Sarcelles, la France entière monta au créneau. Elle avait affirmé avoir été attaquée par six Maghrébins, qui lui  avaient tracé des croix gammées sur le ventre, la croyant d’origine juive. Dans la même heure, Villepin, alors ministre de l’Intérieur, puis Chirac, président, avaient dénoncé cet acte raciste. Les manifestations se sont alors succédé, avec des piles d’articles contre l’antisémitisme. C’était faux ! La jeune femme avait avoué son mensonge. Elle voulait, par cette dénonciation gratuite, que  se parents et son copain « s’occupent d’elle ». Le tribunal l’avait condamnée 15 jours plus tard à…quatre mois de prison avec sursis.

Pourquoi le vacarme hier, et le silence aujourd'hui ?

INGRID, RENDEZ S’IL VOUS PLAIT L’ARGENT QUE LA FRANCE A DEPENSE POUR VOUS, ET LAISSEZ VOTRE PRIX PRINCE DES ASTURIES A CHRISTOPHE BECK !

4 mars 2009

Votre silence, Ingrid Betancur, confine à un aveu face aux mises en cause en série dont vous faites l’objet dans deux livres, signés par rien moins que Noël Saez, l’émissaire français qui a risqué sa vie pour tenter d’obtenir auprès des FARC votre libération entre 2002 et 2008, et par les trois Américains ex-otages avec vous de cette guérilla avant votre libération commune par les services secrets colombiens le 2 juillet 2008.

Noël Saez vous a traitée d’ « ingrate », pour ne pas avoir daigné le remercier pour ses 30 séjours en Colombie chez les FARC, et les Américains vous accusent de les avoir catalogués comme agents de la CIA, au point d’aider les FARC à fouiller les affaires des otages, entre autre, pour ne pas parler de la nourriture, des livres et de la radio que, selon eux, vous gardiez par devers vous.

Les Colombiens, par centaines, vous incendient sur les sites internet des médias locaux. Votre mutisme alimente les spéculations les plus folles sur votre attitude. Les Français ne comprennent pas pourquoi vous êtes apparue en pleine santé le jour de votre libération, avec trois jours consécutifs de spectacle en Colombie puis à Paris, alors que votre famille, et le ministre français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, vous donnaient la veille « à l’article de la mort ».

 

Avant de vous condamner à un oubli irrémédiable, vos attitudes consternantes, décriées maintenant y compris par un honorable fonctionnaire français comme Noël Saez, exigent de votre part une rectification, que vous saurez observer eu égard à votre dévotion pour la Vierge Marie, consacrée par votre voyage dans la grotte de Lourdes puis au Vatican, avec votre réception, en compagnie de votre mère Yolanda et de votre sœur Astrid, par le Pape, qui n’a pas pris ombrage de vos divorces à toutes les trois.

 

Les prix que vous avez recus, notamment les 70.000 euros du trophée de la Concorde décerné par le Prince des Asturies, Felipe, héritier de la Couronne d’Espagne, se doivent de revenir à leurs véritables récipiendaires. Nous vous avions demandé ici de léguer ce prix à Christophe Beck, un ex-otage français de la guérilla colombienne. Votre bonté s’irradierait de lumière sainte si vous condescendiez à verser  ces quelques euros, une paille pour votre riche famille, à un homme ruiné par la vente de ses biens pour payer la rançon de 600.000 dollars exigée par les terroristes.

Mais notre humble requête ne peut s’arrêter en si bon chemin de Damas. La France, en ruines, accumule les déficits. Pourquoi ne pas prendre le taureau par les cornes de votre indéfectible passion mariste pour rembourser les frais engagés par la France depuis votre enlèvement en 2002 ?

Si j’en crois les augures, vous allez toucher près de un million d’euros pour publier vos mémoires d’otage chez un éditeur français. Vous seriez à jamais remerciée de votre geste si vous reversez cette somme au Trésor français. Votre image ne pourra ainsi que regagner les points que les livres cités vous ont fait perdre dans les sondages.



LA CAPITULATION DE SARKOZY EN GUADELOUPE : LE TEXTE HALLUCINANT DE L’ACCORD SALARIAL SUR LES 200 EUROS (NET) D’AUGMENTATION DANS LE PRIVé

 

28 février 2009 

 

Voici le texte intégral de l’accord salarial, dont la signature a été refusée par plusieurs syndicats de petits patrons. 

 

On remarque que tous les salariés du privé qui gagnent jusqu’à 1800 euros toucheront dès demain 1er mars 200 euros (net). Ceux qui gagnent de 1800 à 2000 euros toucheront au moins 6% de hausse, à négocier, et au-delà au moins 3% de hausse, à négocier aussi, d’ici 30 jours ! 

 

Je rappelle que c’est le contribuable qui va tout payer : les 100 euros de l’Etat, c’est une prime du pouvoir à mon avis illégale dans l’UE, les 50 et 50 restants étant à la charge des collectivités locales (arrosées par l’Etat) et des patrons (qui pendant 36 moins déduiront toutes les charges salariales et patronales). 

 

Aucun média français ne vous relate ce scandale. L’un de vous est-il expert en droit du travail pour nous dire la validité ou pas d’un tel accord, baptisé Jacques Bino, du nom du syndicaliste récemment tué à coups de fusil de chasse à Pointe-à-Pitre à un barrage d’émeutiers. 

 

Et ce n’est pas fini…Il reste 141 points à négocier, a déjà annoncé le LKP.

N'oublions pas que l'ineffable “Mr Bean” (le sous-ministre Yves Jégo) a déjà avancé que ce modèle pourrait être étendu à tout l'Outremer…

Enfin, tirons notre chapeau à la ministre de l'Intérieur et de l'Outremer, l'absente Michèle Alliot-Marie. Elle n'a pas mis un pied aux Antilles depuis le début du conflit, mais elle assistait au match de rugby France-Galles hier soir au stade de France !!!

 

Accord régional interprofessionnel sur les salaires en Guadeloupe (Accord Jacques Bino) 

Entre les signataires soussignés : 

- Pour les organisations professionnelles d'employeurs UMPEG, UCEG, CRTG, OPGSS, UNAPL ; 

- Pour les organisations syndicales de salariés 

CGTG, CFDT, CTU, CFTC, CGT-FO, UGTG, UNSA regroupées au sein de Liyannaj Kont Pwofitasyon (LKP), 

 

En présence de Monsieur DESFORGES, Préfet de région Guadeloupe et sous la médiation de Messieurs BESSIERE, LOPEZ, LEMAIRE et ARCONTE Directeurs du Travail. 

 

Préambule 

- Considérant que la situation économique et sociale actuelle existant en Guadeloupe résulte de la pérennisation du modèle de l'économie de plantation. 

- Considérant que cette économie s'appuie sur des rentes de situation de monopole, des abus de positions dominantes qui génèrent des injustices. 

- Considérant que ces injustices touchent aussi bien les travailleurs, que les acteurs économiques endogènes. 

- Considérant que ce sont autant d'obstacles au développement économique endogène et à l'épanouissement social. 

- Considérant la nécessité de faire tomber tous ces obstacles en instaurant un ordre économique nouveau prônant une revalorisation du travail de chacun (chefs d'entreprise et salariés) et promouvant de nouveaux rapports sociaux. 

- Considérant que les parties conviennent à ce titre de la nécessité d'une revalorisation substantielle du pouvoir d'achat par un relèvement des bas salaires selon les modalités qui suivent. 

Les organisations signataires conviennent : 

 

Article I : Objet du présent accord 

En réponse aux revendications posées par les organisations syndicales de salariés CGTG, CFDT, CTU, CFTC, FO, UGTG, UNSA regroupées au sein de Liyannaj Kont Pwofitasyon (LKP), les parties signataires du présent accord interprofessionnel conviennent du dispositif suivant relatif aux salaires. 

 

Article II : Conditions d'attribution 

- Tous les salariés dont le salaire horaire de base (hors prime et accessoires de salaire) est égal au Smic et jusqu'à 1,4 Smic inclus voient leur revenu mensuel augmenter de 200 euros nets. (cf tableau prévu à l'article 3). 

- Les rémunérations des salariés percevant un salaire supérieur à 1,4 Smic et inférieur à 1,6 Smic seront fixées dans le cadre de négociations de branche ou d'entreprise qui s'ouvriront sur la base d'une augmentation minimale de 6% et cela dans un délai de trente jours à compter de la signature du présent accord. 

- Les rémunérations des salariés percevant un salaire supérieur à 1,6 Smic seront fixées dans le cadre de négociations de branche ou d'entreprise qui s'ouvriront sur la base d'une augmentation minimale de 3% et cela dans un délai de trente jours à compter de la signature du présent accord. 

- Les salariés à temps partiel bénéficient d'une augmentation de leur revenu calculé au prorata du temps de travail. 

Les dispositions ci-dessus s'appliquent sur l'ensemble du territoire de la Région Guadeloupe pour toutes les entreprises et établissements du secteur privé employant des salariés sous contrat de droit privé. 

Pour l'application des dispositions arrêtées ci-dessus, les entreprises adhérentes aux organisations patronales signataires du présent accord et leurs salariés bénéficieront de la contribution de l'Etat et des collectivités locales (Région et Département) conformément à leur engagement respectif attesté par les documents joints en annexe. 

 

Article III : Financement du dispositif  

 

Article IV : Modalités de versement 

La part employeur est versée directement par l'employeur et est exonérée des charges patronales et salariales à l'exception de la CSG et de la CRDS. 

La part de l'Etat (Revenu Supplémentaire Temporaire d'Activité) et des Collectivités (Région et département) est versée directement aux salariés suivant le dispositif joint en annexe. 

 

Article V : Clause de convertibilité 

Au terme du délai des aides de l'Etat (36 mois) et des Collectivités (12 mois), l'augmentation de salaire de 200 euros nets est intégrée dans la rémunération des salariés à la charge de l'employeur sans préjudice d'éventuelles exonérations. 

 

Article VI : Durée de l'accord 

L'accord est conclu pour une durée indéterminée. 

 

Article VII : Adhésion 

Toute Organisation Syndicale représentative de salariés ainsi que toute organisation patronale ou Associations d'employeurs ou des employeurs pris individuellement peuvent adhérer au présent accord dans les conditions prévues par l'article L 2261-3 du code du travail. 

 

Article VIII : Commission paritaire de suivi et d'interprétation 

Les difficultés d'application du présent accord seront soumises à une commission paritaire de suivi et d'interprétation composée de 10 représentants des Organisations Syndicales de salariés regroupées au soin de LKP et de 10 représentants des Organisations d'Employeurs et présidée alternativement par chacune des parties selon une périodicité semestrielle. 

Afin de faciliter la participation des salariés aux négociations et aux réunions des instances paritaires, ils bénéficient : 

- Du droit de s'absenter de leur travail, de la compensation ou maintien de leur rémunération, De l'indemnisation de leurs frais de déplacement. 

 

Article IX : Demande d'extension 

Conformément aux dispositions des articles L2261-15 et suivants du code du travail, les parties conviennent de demander l'extension du présent accord. La procédure sera engagée par l'Organisation signataire la plus diligente. 

 

Article X Droit d'opposition 

La validité de cet accord est subordonnée à l'absence d'opposition de la majorité des Organisations Syndicales de salariés représentatives dans son champ d'application. Ce droit est exprimé dans les conditions prévues à l'article L 2231-8 du code du travail. 

 

Article XI : Dispositions diverses 

Par la conclusion de cet accord interprofessionnel sur les salaires « Accord Jacques Bino » , les Organisations signataires entendent agir pour développer la négociation collective tant au niveau des branches que des entreprises. 

Dans l'immédiat, dans les branches dépourvues d'accord collectif, la négociation d'un accord spécifique sur les salaires devra s'engager dans les 30 jours suivant la signature du présent accord et dans les 60 jours sur les autres thèmes (Emploi, Formation, Durée de travail, Quafication, etc.). 

Les Organisations Syndicales Ouvrières et Patronales liées par des accords ou convention de branche devront se conformer aux obligations des articles L2241-1 et suivants du code du travail. 

 

Article XII : Dépôt de l'accord 

Après l'expiration du délai d'opposition visé ci-dessus, le présent accord est déposé auprès des services centraux du Ministère du Travail à Paris. 

 

Article XIII : Date d'application 

Le présent accord est applicable à compter du 1er Mars 2009. 

 

Fait à Pointe-à-Pitre, le 26 Février 2009 

- Article III : Financement du dispositif 


 

Il est entendu que l'effectif à prendre en compte pour déterminer la tranche à laquelle appartient l'entreprise concerne la totalité des salariés titulaires d'un contrat de travail (temps plein ou temps partiel : un salarié à temps partiel = un salarié). 

Tout ou partie de la progression des salaires prévue dans le présent accord au titre des années 2009, 2010 et 2011 sera versée sous forme de bonus exceptionnel d'un montant maximum de 1 500 euros par an. 

Sous réserve d'une mesure législative que les Signataires sollicitent auprès du Gouvernement et des Parlementaires, le montant de ce bonus exceptionnel sera exonéré de toute contribution ou cotisations d'origine légale ou conventionnelle rendue obligatoire par la loi, à l'exception de la CSG et de la CRDS. 

Ce bonus ne peut se substituer à des augmentations de rémunérations et à des primes conventionnelles prévues par la convention ou l'accord de branche, un accord salarial antérieur ou le contrat de travail. 

UN REFERENDUM IMMEDIAT POUR L’INDEPENDANCE DE LA GUADELOUPE ET DES AUTRES DOM S’IMPOSE

ETES-VOUS D’ACCORD AVEC LA TENUE D’UN REFERENDUM POUR TOUS LES FRANCAIS SUR L’INDEPENDANCE DE LA GUADELOUPE ?

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27 FEVRIER 2009

C'en est trop. La Martinique à feu et à sang, avec 9 policiers blessés dont 2 par balle, 50 magasins pillés (non pour voler de la nourriture, mais des articles de sport), des voitures incendiées. La Guadeloupe où le chef des émeutiers saute sur la table des négociations pour agresser le chef local du Medef, après les pillages, et surtout l'assassinat d'un syndicaliste par des balles de calibre 12 depuis un barrage des émeutiers. Et pour comble la capitulation du pouvoir qui accepte de faire payer par les Français les exigences des nantis antillais pour 200 euros d'augmentations aux salaires de 1800 euros par mois ou moins.

UN référendum s'impose immédiatement sur l'indépendance, pour tous les Français en âge de voter.

Si le pouvoir continue de baisser les bras,  nous n'allons pas l'imiter. La prise en charge par l'Etat des 200 euros est anticonstitutionnelle, et contraire aux règles de l'Union européenne, puisque les subventions de ce type sont formellement interdites.

 

 

LES EMEUTIERS DU LKP OCCUPENT LA TV-RADIO NATIONALE RFO AVEC LEUR LEADER ELIE DOMOTA POUR DIFFUSER LEUR PROPAGANDE

27 FEVRIER 2009

Les locaux de RFO-Guadeloupe ont été envahis par des centaines de manifestants du collectif LKP et cinq d'entre eux se sont exprimés durant une demi-heure à l'antenne de la station.


A l'écran, les cinq militants du collectif se sont relayés pour faire valoir leurs revendications, après avoir été présentés par le rédacteur en chef de RFO-Guadeloupe, François-Joseph Josselin, qui leur a donné la parole.
Plus tôt dans l'après-midi, plusieurs centaines de partisans du LKP avaient envahi sans incidents les locaux de la station, en grève depuis plusieurs semaines et qui ne diffusait plus aucun programme depuis jeudi dernier.
Les manifestants sont “partout dans les couloirs, les salles, les jardins et le parking” de la station, avait déclaré à l'AFP le rédacteur en chef, ajoutant qu'ils avaient demandé “la possibilité de s'exprimer”.
L'un des militants qui a pris la parole à l'antenne, Alex Lollia, a affirmé que les négociations LKP-patronat “butent sur l'intransigeance du Medef” qui refuse de “se prononcer sur un accord interprofessionnel”, en privilégiant “des accords de branches dans des branches qui n'existent pas”.
“Nous sommes bien déterminés à aller jusqu'au bout et notre détermination peut déplacer des montagnes”, a affirmé M. Lollia.
Après leur prise de parole, une mire est apparue, barrée d'un texte affirmant que “dans le cadre de la mobilisation générale en Guadeloupe, le personnel technique de RFO est en grève illimitée pour demander l'arrêt du projet de diffusion de Télé Guadeloupe depuis Paris”.
Ce projet est au coeur du combat des grévistes de la station.
Les militants du LKP ont fait valoir leur soutien aux grévistes de RFO sur ce point, a ajouté François-Joseph Ousselin.
Selon la SNJ-CGT de l'audiovisuel et la CSA (Confédération des syndicats autonomes), première organisation syndicale de RFO outre-mer, le leader du LKP, Elie Domota, figurait parmi les manifestants présents dans les locaux, mais il ne s'est pas exprimé à l'antenne.



LA TERREUR EN MARTINIQUE : 12 POLICIERS BLESSES DONT 2 PAR BALLE, 22 COUPS DE FEU TIRES PAR LES EMEUTIERS, 50 MAGASINS PILLES

26 février 2009 

Voici le bilan des violences en Martinique la nuit dernière : une cinquantaine de commerces pillés, quinze véhicules incendiés sur deux nuits, trois gendarmes et neuf policiers blessés, dont deux policiers atteints par balle.

 

Craignant une troisième nuit d'émeute, les autorités demandent à la population de ne pas sortir “sans raison valable” après 19 heures. Ce n’est pas un couvre-feu, assure le préfet Ange Mancini, ancien patron du RAID ! 


22 coups de feu ont été tirés cette nuit “en direction pour la plupart des forces de l'ordre”, a-t-il révélé dans une conférence de presse. Les médias de métropole n’en ont rien dit. 

“Ce n'est pas un couvre-feu mais une demande de participation à la sécurité générale de tous”. “Il ne se passe rien après 19 heures” lance le préfet aux curieux. “Aucun couvre-feu n’est instauré à Fort de France mais” le préfet “recommande simplement après 19h de ne pas circuler dans les rues de Fort de France à tous ceux qui n’ont pas de raisons professionnelles ou personnelles urgentes de le faire”.
Ensuite, il demande “aux parents d'interdire à leurs enfants de sortir en ville” après 19 heures.
Un appel qui trouve un écho du côté du ministère public qui précise que la responsabilité pénale des parents peut-être engagée par leurs enfants.

Le ministère public veut se montrer ferme. “Nous ferons respecter l'Etat de droit” promet Claude Bellenger, Procureur de la république. “J'observe que les pillages ne concernent pas des produits de première nécessité, mais de produits de luxe.” 

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Le procureur promet qu'il fera requérir avec la plus grande sévérité contre les personnes interpellées. Il annonce en particulier vouloir faire appliquer les “peines-plancher” pour les récidivistes. En clair, 10 ans de prison pour un vol avec violence en récidive, 3 ans pour un attroupement armé (5 ans, s'il ne se disperse pas après sommation).

Selon les informations du parquet, les casseurs interpellés seraient pour la plupart de majeurs. 27 doivent être jugés dans la journée.

 

Ces émeutes sont intervenues alors que l'Etat venait d'accorder aux contestataires des Antilles une hausse de salaires de 200 euros payés par les contribuables de métropole pour tous ceux qui gagnent jusqu'à 1800 euros par mois…

 

 

LA GUADELOUPE PAVOISE: « LES 200 EUROS, ON LES A ATTRAPES !»

26 février 2009 Dès cette nuit je vous avais annoncé la couleur avant même la réaction du LKP : Nicolas Sarkozy et ses clones muets (François Fillon et Yves Jego) ont capitulé en rase  campagne en , et les émeutiers de Guadeloupe vont dire oui et crier victoire.  C’est fait. Voici ce qu’écrit l’envoyé spécial du Monde :

« A zéro heure, jeudi 26 février, après neuf heures de négociations, un membre du Collectif LKP est venu annoncer, devant la capitainerie de Pointe-à-Pitre, sous les applaudissements et les cris : “Les 200 euros on les a attrapés !”

Les contribuables français vont donc payer les 200 euros, ainsi que je vous l’ai expliqué. Comme je m’y attendais, hélas, aucun média hexagonal ne le dit ! Ils ne parlent que « d’accord en vue » sans émettre la moindre analyse sur les scandaleuses conditions de l’accord. Pis encore : « Mr Bean » (le surnom de Jego aux Antilles) continue de plastronner depuis les rues de Paris, un micro de BFM à la main, en disant tout et n’importe quoi ! Au lieu de défendre l’Etat à Pointe-à-Pitre, il a encore aggravé le désastre en annonçant que « tout ce qui sera appliqué en Guadeloupe sera possible dans les quatre départements d’Outre-mer » (outre la Guadeloupe, la Martinique, la Réunion et la Guyane). 

Ce naufrage de l’Etat met doublement en danger la République.  1-  Pour la première fois dans l’histoire, c’est le budget de la Nation qui se substitue au patronat pour une augmentation de salaires. Le fumeux « Revenu supplémentaire temporaire d’activité » (RSTA), sorti d’un mouchoir dans les mains de Sarkozy, n’est qu’un financement par l’Etat de près de 100 euros. Les autres contributions, pour boucler les 200 euros, seront payées par l’Etat encore, avec moitié-moitié à la charge des collectivités locales (arrosées par les contribuables dans les cadre de l’aide annuelle aux DOM-TOM) et des entreprises (en fait la sécurité sociale et autres charges dont les patrons locaux ne paieront plus les charges). 2-  Pour la première fois dans l’histoire encore, une seule partie du territoire français obtient une revalorisation de son pouvoir d’achat, ce qui était la base du programme répété à satiété par Sarkozy pendant sa campagne à l’intention de TOUS les Français. 

51% DES FRANÇAIS POUR L’INDEPENDANCE DE LA GUADELOUPE, SELON UN SONDAGE

26 février 2009

L’enquête a été réalisée pour le Figaro Magazine par Opinionway du 21 au 23 février.

51% des Français sont pour, 49% contre, mais en Guadeloupe 80% sont contre l’indépendance.

L’ETAT LACHE TOUT EN GUADELOUPE !

25 février 2009 

La capitulation du pouvoir face aux émeutiers s’avère totale en Guadeloupe avec les nouvelles concessions offertes tout à l’heure par le gouvernement. C’est gravissime pour la stabilité du pays. 

Tous les salariés qui touchent jusqu’à 1,4 SMIC, soit 1800 euros/mois, vont être augmentés de 200 euros payés par les contribuables français. 

Voici le subterfuge utilisé par le pouvoir, tel qu’il a été annoncé par Matignon : 

1- Un “Revenu supplémentaire temporaire d'activité” (RSTA) de 80 euros mensuels sera versé aux 45.000 salariés de Guadeloupe ayant un salaire inférieur à 1,4 Smic, et remplacera le Revenu de solidarité active (RSA) qui ne devait être mis en place qu’en 2010 à la place du RMI. '”On reviendrait au RSA à l'horizon 2011″, indique Matignon sans autre précision. Le forfait sera versé indépendamment de la situation familiale. Cet effort coûtera près de 60 millions d’euros. 

2- .Selon une autre source gouvernementale, pour arriver “à peu près” aux 200 euros réclamés par le LKP depuis le début du conflit, un “bonus” qui pourrait être de 50 à 90 euros pourrait être versé par les entreprises qui seront “exonérées de toutes charges salariales et patronales”.  

3- Une “aide des collectivités locales”, autour de 50 euros, pourrait être ajoutée. 

 

4- Pour ceux qui ont un salaire supérieur à 1,4 Smic et qui auraient dû bénéficier du RSA, soit environ 1.000 à 2.000 salariés, l'Etat garde une “petite enveloppe”, a indiqué cette même source, sans en donner le montant. 

 

Mon commentaire : le contribuable français va tout payer ! Même les patrons antillais ne sortiront pas un kopek de leur poche puisque le « bonus » de 50 à 90 euros sera compensé par la suppression des charges salariales et patronales (avec donc un moins perçu par la sécurité sociale et les allocations familiales). On attend avec impatience le Carnaval que va pouvoir célébrer avec un peu de retard le LKP. Et on attend aussi ce qu’il en sera des autres 131 concessions déjà prévues par le pré-accord du 8 février, dont un ersatz de primauté à l’embauche pour les Guadeloupéens aux dépens des métropolitains. 

La Guadeloupe montre l’exemple aux Français de métropole. Face à un Etat déjà en faillite, endetté de 2.000 milliards de dollars, qui renfloue par dizaines de milliards les banques privées sans aucune contrepartie, les barricades de Pointe-à-Pitre ont suffi à faire péter les plombs à un pouvoir liquéfié. 

EXIGEONS EN FRANCE CE QUE SARKOZY VA DONNER A LA GUADELOUPE : 200 EUROS PAR MOIS DE PLUS AU SMIC

19 février 2009 

La lâcheté du pouvoir va éclater d’un moment à l’autre. Au lieu d’avoir le courage de lancer un référendum sur l’indépendance des DOM-TOM, le Premier ministre et le président sont sur le point d’augmenter les bas salaires de 200 euros par mois dans les Antilles! 

Si je ne m’abuse, le bas salaire, c’est le SMIC (1321 euros), en Guadeloupe comme en métropole. Avec 200 de plus, l’objectif du PS sera ainsi atteint : 1500 euros, grâce à un président qui moquait cette prétention. 

Les Français, qui arrosent les Antilles dans un assistanat démesuré, ne manqueront pas d’exiger les mêmes faveurs. 

Demain, on rase gratis !

URGENT ! UN REFERENDUM S’IMPOSE SUR L’INDEPENDANCE DE LA GUADELOUPE ET DES DOM-TOM

17 février 2009 

Halluciné mais non surpris par la spirale de la violence en Guadeloupe, je reprends la plume pour vous révéler ce que les médias français, une nouvelle fois aveugles et sourds, ne vous révèlent pas face au scandale de ce « confetti de l’Empire », et de tous les départements ou territoires d’Outre-mer. 

Les agitateurs du LKP guadeloupéen (le syndicat extrémiste) sont en train de scier la branche sur laquelle les Antillais et les autres îles françaises sont assises : un assistanat outrancier par la métropole, un mépris du métropolitain, et le refus de travailler comme les îles voisines le font, notamment à Saint-Domingue. 

 

Le jusqu’au-boutisme des Antillais n’est montré à la TV ou dans la presse écrite qu’avec les images de barrages, voitures brûlées ou gendarmes mobiles. Aucune rédaction ne s’est installée encore à Pointe-à-Pitre pour y réaliser ses journaux, comme elles l’ont fait en se déplaçant en bloc à Washington pour la prise de fonctions d’Obama. Pis encore, aucune information ne nous a été fournie sur les 131 propositions faites par l’Etat il y a une semaine. Elles témoignent non pas du mépris de Paris, mais de sa totale lâcheté, avec une cascade de concessions incroyables du sous-ministre Yves Jego, pourtant refusées par les meneurs. 

 

Le blocage des îles a été motivé par la cherté de la vie outre-mer. Faut-il rappeler que ce phénomène est mondial dans le climat de crise universelle, et frappe en premier lieu les travailleurs de métropole ? Sur ce point, les réunions d’Yves  Jego en Guadeloupe ont abouti à la décision d’une baisse, au niveau de la métropole, du prix des 100 produits de première nécessité. 

La seule incertitude concerne  la prime de 200 euros au 1er avril hâtivement accordée aux revenus de 51.000 foyers par Jego. 

Mais dans les faits les cadeaux de Jego dépassent l’entendement. Ils incluent une baisse à venir des tarifs bancaires ! Aucune mesure de ce type n’a été prise en métropole face aux abus des banques malgré les milliards versés à elles par Sarkozy ! Si cette mesure venait à être confirmée, elle devrait faire tache d’huile en métropole. Les avocats n’auront aucune peine à gagner les procès à venir pour l’obtention des mêmes baisses ici, devant le Conseil d’Etat. 

 

Pour le reste, il faut savoir que 30% environ de cette île vit du RMI (contre 2% en métropole), que 38% de ses salariés sont des fonctionnaires, et que l’une des 131 propositions prévoit l’octroi du RSA dès cette année à la Guadeloupe. 76% des foyers fiscaux ne paient pas d’impôt direct. Je ne parle évidemment pas des avantages inconnus dans les îles voisines, comme les allocations familiales, allocations de femme seule, aide au logement, sécurité sociale gratuite pour tous. 

Je connais bien les Caraïbes. Les seules îles où le tourisme ne marche pas sont la Guadeloupe et la Martinique. Pourquoi les Français vont-ils en vacances à Punta Cana (côte est de la République dominicaine, où l’on parle uniquement l’espagnol), à raison de 300.000 par an, plutôt que sur les plages de la Guadeloupe ou de la Martinique ? Parce que dans nos Antilles, où l’on parle français et pas seulement le créole, le service y est nul. Les clients ne sont pas bien traités. Regardez les commentaires des internautes sur les sites internet y compris de Libération, un quotidien de gauche, et vous serez édifiés. Autant les peuples des autres îles sont accueillants, chaleureux, et ouverts au tourisme, autant les Guadeloupéens donnent une image contraire. Ils détestent en majorité les métropolitains, et pas seulement les békés. Dans les 131 propositions figure l’aide à venir par l’Etat aux hôtels Kalenda de Guadeloupe et de Martinique. Il s’agit de l’ancien Méridien. Kalenda, tombé en faillite, est en redressement judiciaire ! 

 

Maintenant, la grande question que personne ne pose, ni dans ces îles ni dans les médias ni au sommet de l’Etat, c’est celle de l’indépendance. 

Et pour cause ! Dans un tel état d’assistanat, personne ne demande la séparation d’avec le « colonisateur » ! C’est la même chose à Tahiti, en Guyane, à la Réunion, à Mayotte, (nous reviendrons sur cet autre scandale d’une île où bientôt toute l’Afrique viendra accoucher pour y avoir un enfant français), etc. Tous leurs habitants préfèrent tirer sur les mamelles de la France bienfaitrice que se tirer de son giron. 

L’urgence, c’est la convocation d’un référendum national sur l’indépendance des DOM-TOM. Je sais ne pas être le seul à y voir l’unique solution dans ce climat de faillite. La France des droits de l’Homme ne pourra plus être accusée de manquer à ses devoirs en faveur de la liberté pour les peuples, y compris pour ses anciens esclaves qui ne cessent d’exiger la repentance. 

Ci-joint la liste des 131 points de négociation acquis en Guadeloupe (avec la réserve en cours sur la prime de 200 euros) : 

 

Les 131 POINTS du projet de synthèse des négociations 

France-Antilles Guadeloupe 

Au terme de quarante heures de négociations, qui se sont tenues, à la préfecture de Basse-Terre, du jeudi 5 au dimanche 8 février, l'Etat, la Région, le Département, l'Association des maires de Guadeloupe, les organisations socioprofessionnelles et le collectif LKP ont examiné les 146 points de revendications du collectif. A l'issue des discussions, certains points ne suscitent pas de désaccords, les 131 points que nous publions dans ces deux pages, d'autres restent à approfondir. 

1. Mise en place par l'Etat et la grande distribution avant la fin du mois de février d'une liste de 100 produits de première nécessité repérables par les consommateurs et qui seraient commercialisés à un prix le plus proche de celui de la métropole. Ces produits devraient aussi être mis à la disposition des petits commerçants, en particulier du milieu non urbain. 

2. Baisse de 50% de l'octroi de mer sur les produits de première nécessité. Effort des collectivités : 7,2 MEuros. 

3. Répercussion immédiate, par les Entrepreneurs de Guadeloupe, de toutes les baisses consenties par les collectivités territoriales et l'Etat pour améliorer le pouvoir d'achat de l'ensemble de la population. 

4. Répercussion par les entreprises d'importation de produits alimentaires de Guadeloupe de toute baisse des fournisseurs, des taxes (TVA et octroi de mer) et à les accompagner. 

5. Création, par l'Etat en 2009, d'une enveloppe de 13 MEuros qui permettra de diminuer le coût des produits importés avec une priorité aux produits de première nécessité pour les produits de l'agriculture. L'Etat s'engage à mettre en place les moyens de contrôle pour que cette aide bénéficie directement aux consommateurs. 

6. Création par l'Etat d'une enveloppe de 2 MEuros pour augmenter la prestation de restauration scolaire (PARS) en contrepartie d'un engagement des cantines d'offrir aux élèves plus de 50% de produits issus de l'agriculture locale et à réduire les tarifs supportés par les familles. L'Etat formalisera, avec tous les collectivités bénéficiaires de ce dispositif et la Chambre d'Agriculture, une convention permettant de vérifier la bonne répercussion pour les Guadeloupéens et pour l'économie agricole de cet engagement. 

7. Réduction du prix des repas des lycéens (50 Euros par lycéen). Effort de la Région : 1 MEuros. 

8. Baisse par la Région du taux de l'octroi de mer sur l'eau potable à 1%. 

9. Etude de l'Iedom sur le coût des services bancaires et mesures de publicité des résultats. 

10. Réalisation, à la demande des collectivités, par le CESR d'une étude sur le prix des services bancaires. 

11. Contrôle des coûts des services bancaires par la DRCCRF et actualisation d'un tableau comparatif des services bancaires. 

12. Communication par les établissements de crédit à partir de 2009 d'un récapitulatif des sommes perçues au cours de l'année précédente. 

13. Charte de baisse des tarifs bancaires avec les banques de la place (baisse moyenne de 5 à 10% de trois produits courants par banque). 

14. Etude technique et organisationnelle des systèmes de gestion de l'eau et des transports pour aboutir à une baisse des tarifs perçus en Guadeloupe. 

15. Inscription dans la loi de la facturation à la seconde des télécommunications. 

CARBURANTS 

16. Soutien par l'Etat à toute proposition de nouveau dispositif de gestion du carburant, permettant une plus grande concurrence, une plus grande transparence et une répercussion plus rapide des effets positifs des baisses du cours mondial du pétrole. 

17. Baisse des prix du carburant de 6 cts Euros dès lundi 9 février, hors effet de la baisse de l'octroi de mer. 

18. Engagement de l'Etat à prendre les dispositions nécessaires pour que les taxes soient collectées sur les volumes réels de carburants livrés aux distributeurs. 

19. Vigilance des collectivités sur les suites données à la mission d'inspection sur les prix des carburants. 

20. Abondement d'un fonds régional de la formation professionnelle par les crédits potentiels provenant des sommes éventuellement conservées par la SARA sans justification. 

TRANSPARENCE DES PRIX 

21. Engagement de l'Etat à donner à l'Observatoire des prix les moyens nécessaires au contrôle de la formation des prix et faire toute la transparence grâce à un indicateur fondé sur les relevés de prix de 50 produits d'un chariot-type tous les 15 jours. 

22. Examen par l'Observatoire des prix des conditions de fixation du prix de l'eau et appui à toute démarche permettant la rationalisation des organisations existantes en matière de gestion de l'eau. 

23. Proposition par les collectivités territoriales de confier des « études de transparence » à l'Office de l'Eau et au Conseil économique et social régional. 

24. Engagement de l'Etat à restructurer la DDCCRF pour créer une brigade de contrôleurs qui pourra contrôler et sanctionner les dérives à la demande des organisations représentatives des simples consommateurs (mise en place d'un numéro vert « SOS augmentation » ). Chaque enquête fera l'objet d'une synthèse explicative fournie à chaque membre de l'Observatoire des prix. 

25. Soutien, par les collectivités, à hauteur de 100 000 Euros à la création d'un bureau d'études ouvrières, à condition qu'il associe les associations de consommateurs et que ses travaux soient accessibles aux deux financeurs. 

26. Engagement de l'Etat à apporter un soutien de 100 000 Euros à l'élaboration du projet de « bureau d'études ouvrières » et avis favorable à toute évolution législative rendue nécessaire pour la réalisation de ce projet. 

27. Accord des Entrepreneurs de Guadeloupe à la création d'un tel organisme de contrôle. 

TRANSPORTS 

28. Mise à disposition par l'Etat, dans le cadre de sa nouvelle politique de continuité territoriale, de 40 000 billets A/R Pointe-à-Pitre-Paris en 2009 au prix de 340 Euros (hors taxes d'aéroport) en faveur des familles modestes de Guadeloupe afin de faciliter pour les plus démunis le maintien des liens familiaux avec la métropole. 

29. Accord entre l'Etat et la Région pour une gestion conjointe de ce nouveau dispositif de continuité territoriale. 

30. Baisse de 20% des prix des transports routiers interurbains. Effort du département : 3 MEuros. 

31. Mise en place d'une tarification spécifique pour les demandeurs d'emploi, en partenariat avec le Pôle emploi. Effort des partenaires : 0,7 MEuros. 

32. Octroi, par la Région, d'une carte transport aux stagiaires de la formation professionnelle. 

33. Instauration d'une tarification spécifique en faveur des personnes âgées, des personnes handicapées et des étudiants. Effort du département : 1,3 MEuros. 

34. Finalisation de l'étude par le Département d'une tarification dédiée aux personnes handicapées. 

35. Evaluation par le Département de la mise en oeuvre des délégations de service de transport non urbain et campagne de contrôle pour vérifier le respect des cahiers des charges. 

36. Aide possible du Conseil Général à la mise en place des Autorités organisatrices de transport urbain. 

JUSTICE FISCALE 

37. 76% des foyers fiscaux guadeloupéens ne paient pas d'impôts sur leur revenu grâce aux mesures mises en place par l'Etat, en particulier l'abattement spécifique pour l'Outre-Mer. 

38. Engagement de l'association des maires à sensibiliser les chefs d'édilité à la mise en oeuvre de l'amélioration de l'adressage. 

Logement 

39. Mobilisation par l'Etat des moyens financiers pour produire au moins 3 000 logements sociaux de plus en 2009 qui seront mis à disposition des familles modestes. 

40. Poursuite par l'Etat de toutes ses politiques en faveur du logement, en particulier celles liées à la restructuration urbaine ou à la réhabilitation des logements insalubres. 

41. Participation de la Région et du Département aux programmes ANRU de Pointe-à-Pître et des Abymes pour un montant cumulé de plus de 85 MEuros. 

42. Recapitalisation, par la Région et le Département, de la SEMAG et de la Pointoise de HLM. 

43. Octroi par la Région et le Département de garanties d'emprunts pour le lancement de la construction en 2009 de plus de 3 000 logements. 

44. Mise à disposition gratuite de terrains par la Région et le Département aux bailleurs sociaux. 

45. Financement par la Région et le Département du fonds régional d'aménagement foncier et urbain (FRAFU) dans sa déclinaison contrat d'action foncière (CAFO) pour 6 MEuros. 

46. Effort de la région et du département en faveur de l'amélioration de l'habitat : 13 MEuros. 

47. Engagement des bailleurs sociaux à mettre en oeuvre un dispositif de gel des augmentations de loyers garantissant que le reste à payer pour les locataires guadeloupéens sera équivalent à celui payé en 2008. 

48. Constitution d'une « commission de sortie du gel » , sous l'autorité du directeur départemental de l'équipement, avec les bailleurs sociaux et les représentants des locataires. 

49. Création de l'Observatoire des loyers avant le 15 mars. 

50. Elaboration d'une charte de prévention des expulsions avant l'été. 

51. Etablissement d'une grille de vétusté des logements sociaux avant l'été. 

52. Alignement du forfait charge sur celui de la métropole. Cette mesure touchera 37 000 familles. 

53. Augmentation de 50% du fonds de solidarité logement. Effort du département : 1,5 MEuros. 

54. Enquête de la Chambre régionale des Comptes sur la gestion et les pratiques des bailleurs de Guadeloupe. 

55. Information des locataires sur leurs droits nouveaux issus de la loi DALO de janvier 2008. 

56. Réactivation par l'Etat de la commission de surendettement. 

57. Mission de médiation confié par le Secrétaire d'Etat à l'Outre-Mer au directeur départemental de l'équipement sur le conflit entre les locataires de la Jaille et leur bailleur. Dans l'attente des conclusions de cette mission, le Préfet n'accordera pas le concours de la force publique pour les expulsions. 

Salaires et revenus 

58. Versement d'une prime exceptionnelle de 200 euros, dès le mois d'avril, aux 51 000 foyers guadeloupéens qui perçoivent les plus bas revenus. Effort de l'Etat : + 10,2 MEuros. 

59. Anticipation de l'application du RSA en Guadeloupe dès 2009, ce qui représente en année pleine une dépense supplémentaire de 66 MEuros de pouvoir d'achat au profit de 25 000 familles aux revenus modestes. 

60. Création d'un fonds de soutien exceptionnel doté de 3 MEuros à destination des personnes âgées démunies et des personnes handicapées, en particulier les 17 000 allocataires du minimum vieillesse et les 7 000 allocataires de l'allocation adulte handicapé. Le Préfet sera chargé d'élaborer, en concertation avec les acteurs locaux, les modalités d'emploi de ce fonds qui, notamment au travers du fonds de solidarité logement et du fonds de continuité territoriale, aura vocation à apporter une prime de vie chère et à aider à l'entretien et à l'aménagement des domiciles. 

61. Versement d'une prime exceptionnelle de 150 Euros aux 61 000 foyers guadeloupéens qui perçoivent les plus bas revenus. Effort du département : 9 MEuros. 

62. Baisse dès 2009 de 9% de la taxe d'habitation et de 7% de la taxe sur le foncier bâti. Effort du département : 6 MEuros. 

63. Doublement du nombre de contrats aidés en 2009 en le portant à 2000. Effort du département : 4 MEuros. 

64. Versement d'une prime exceptionnelle de 150 Euros aux 128 000 foyers situés dans la tranche la plus basse au titre de l'impôt sur le revenu. Effort de la Région : 20 MEuros. 

65. Augmentation de 200 Euros des bourses régionales accordées aux étudiants inscrits en Guadeloupe. Effort de la Région : 0,2 MEuros. 

66. Création d'un salaire minimum guadeloupéen à examiner dans le cadre de négociations collectives interprofessionnelles. 

Education 

67. Mise en oeuvre par l'Etat en 2009 de mesures transitoires aux dispositions prévoyant le recrutement au niveau master. 

68. Soutien par l'Etat de l'Université des Antilles-Guyane pour la bonne mise en place de la réforme de la formation des maîtres et envoi d'une mission de l'inspection de l'éducation nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche. 

69. Elaboration avant l'été d'un plan de soutien à l'intégration des enseignants contractuels. 

70. Propositions de l'Etat aux 19 enseignants ayant réussi le concours. 

71. Engagement des collectivités à consolider les emplois TOS. 

Formation professionnelle 

72. Examen par la Région de la création d'une structure de coopération sous forme de GIP ou de SEM voire d'agence pour assurer une coordination des actions de formation. 

73. Apport par l'Etat en 2009 de 33 MEuros pour la formation des Guadeloupéens. 

74. Augmentation par l'Etat des effectifs du SMA en Guadeloupe (450 jeunes Guadeloupéens contre 324 en 2008). 

75. Mise en place, par la Région, du comité de coordination de l'emploi et de la formation professionnelle. 

76. Inscription de 50 MEuros pour la formation professionnelle des demandeurs d'emploi au budget primitif 2009 de la Région. 

77. Création, par la Région d'un groupement d'employeurs multi-sectoriels permettant d'employer plus de 100 contrats professionnels mutualisés. 

78. Participation des entrepreneurs de Guadeloupe à la mise en place d'un fonds de capital-risque. 

Emplois 

79. Elaboration par l'Etat avant l'été d'un programme « d'égalité des chances et de volontarisme républicain » en partenariat avec le monde économique en vue notamment de signer une charte de l'embauche locale, un programme porté par l'Etat de formation des cadres originaires et un plan de formation des fonctionnaires de l'Etat originaires. 

80. Engagement de l'Etat à sensibiliser, avec l'AGEFIPH, les entreprises et à appliquer dès 2009 les pénalités aux entreprises ne respectant pas leur quota d'embauche de travailleurs handicapés. 

81. Appui des collectivités locales à une charte pour l'emploi local. 

82. Proposition par la Région de la signature d'une Charte Excellence-Formation. 

83. Financement par la Région de la préparation des jeunes guadeloupéens aux concours administratifs. 

84. Priorité aux cadres locaux dans le fonds régional d'aide à l'innovation géré par OSEO / AFD. 

85. Extension par la Région du dispositif « emplois tremplins » aux contrats à durée déterminée de 12 à 18 mois pour les entreprises de moins de 5 salariés et cumul de ce dispositif avec les contrats d'accès à l'emploi pour les publics en difficulté, les personnes handicapées et des jeunes diplômés de niveau bac + 2. 

86. Augmentation du taux de participation de la Région pour les contrats d'avenir et les contrats d'accompagnement à l'emploi. 

87. Aide supplémentaire de la Région aux associations qui recrutent des éducateurs sportifs et sociaux. 

88. Augmentation du nombre de bénéficiaires du dispositif « chèque-qualification » . 

89. Application effective par le groupe Langley de l'accord déjà conclu avec la Région prévoyant une augmentation régulière et très significative de l'emploi local à l'Hôtel Fort-Royal. 

90. Affectation du remboursement des 380 000 Euros avancés par la Région pour le paiement des salariés de l'hôtel Kalenda à des actions de formation pour ces salariés. 

Santé 

91. Engagement de l'Etat à la reconstruction du CHU pour un budget de programme de 500 MEuros. 

92. Contribution des collectivités par la mise à niveau des voiries de desserte. 

93. Engagement de l'Etat dans un plan de remise en état de l'actuel CHU. 

Agriculture et pêche 

94. Tenue à l'automne d'Etats généraux de l'agriculture en Guadeloupe afin d'élaborer un plan « Agriculture 2020 » destiné à promouvoir le développement agricole de l île et le soutien aux agriculteurs. 

95. Désignation de l'agro-production comme l'un des secteurs prioritaires de la zone franche globale d'activité qui sera mise en place sur tout le territoire de la Guadeloupe. 

96. Appui de l'Etat aux projets de valorisation des produits, en particulier par la création d'un label « France Saveurs d'Outre-Mer » . 

97. Dispositif d'aide au désendettement des agriculteurs avec l'AFD grâce à des prêts à taux préférentiels. 

98. Appui de l'Etat à l'installation de jeunes agriculteurs sur le site de Campêche. 

99. Mise à disposition de foncier par la Région et le Département aux ex-salariés de la ferme le foncier nécessaire à la mise en oeuvre d'une activité agricole à Campêche. 

100. Appui au maintien des SICA dans le circuit des subventions agricoles. 

101. Exonération par l'Etat de la taxe foncière sur les propriétés non bâties utilisées par des exploitants agricoles (2 MEuros). 

102. Maintien des financements de l'Etat pour l'irrigation (47 MEuros) et l'électrification rurale (4 MEuros) et du département pour l'irrigation (25 MEuros). 

103. Suppression par les collectivités de l'octroi de mer sur les intrants agricoles sauf pour les désherbants et certains engrais qui comportent des risques pour l'homme et l'environnement. La détaxe est acquise pour le gazole agricole. 

104. Vote par la Région d'une aide aux intrants pour la filière canne. 

105. Engagement de l'Etat à payer au cours du mois de février la totalité des aides en retard (2007) dues aux agriculteurs. 

106. Examen par l'Etat d'un plan de désendettement des agriculteurs. 

107. Appui de l'Etat à la valorisation des co-produits pour la production d'énergie, l'alimentation du bétail ou la fertilisation des terres. 

108. Soutien de l'Etat à la proposition de réserver 60 000 ha pour les terres agricoles dans le cadre de l'élaboration du SAR. 

109. Suivi par la Région de la charte d'engagements issue des Assises de l'agriculture. 

110. Accompagnement par les collectivités territoriales des projets agricoles permettant de rechercher l'autosuffisance alimentaire ou de structurer la filière élevage. 

111. Engagement des collectivités à financer la construction d'un deuxième abattoir en région sud Basse-Terre (4 MEuros). 

112. Demande des collectivités de revaloriser le revenu des planteurs de canne. 

113. Relance par l'Etat des négociations bilatérales avec les Etats voisins sur les questions de pêche. 

114. Appui par l'Etat et la Région, à hauteur de 350 KEuros chacun, pour l'équipement des pêcheurs. 

115. Reconduction si nécessaire par le Département de la contribution financière de 125 000 Euros à la COMAPE-GA. 

116. Soutien de l'Etat à un traitement local du dossier concernant les exonérations au titre de l'URSSAF des marins-pêcheurs embarqués seuls. 

Tourisme 

117. Inscription du secteur du tourisme parmi le secteurs prioritaires de la LODEOM. 

118. Soutien à la rénovation du parc hôtelier à hauteur de 5 000 Euros par chambre, soit un effort global de 3 MEuros ; le Gouvernement proposera un amendement à la LODEOM pour porter l'effort à 7 500 Euros. 

119. Réunion par le Préfet d'un comité stratégique pour le tourisme associant les collectivités et les professionnels. 

120. Appui de l'Etat aux professionnels pour les aider à concevoir des stratégies fortes, grâce notamment au financement de plans d'actions par ODIT France. 

121. Aide de la Région sur ses crédits et sur les fonds européens qu'elle gère aux repreneurs crédibles qui s'engageront à maintenir l'activité hôtelière. 

122. Engagement de discussions entre l'Etat et les collectivités territoriales pour maintenir une activité hôtelière sur le site du Kalenda. 

123. Mise en place par le Préfet d'un comité de coordination sur l'hôtel Kalenda. 

Culture 

124. Examen par l'Etat de propositions concrètes émanant du collectif comme le double fléchage des bâtiments publics. 

125. Engagement des collectivités à poursuivre leurs efforts en matière de valorisation de la langue créole (bureau de développement de la langue et de la culture créoles). 

126. Examen par l'Etat des projets qui lui seront soumis par les collectivités concernant la création d'un institut culturel « Papa yaya » à Capesterre Belle-Eau. 

Dialogue social 

127. Etablissement par le directeur départemental du travail sous quinze jours de la liste des organismes paritaires où ne sont pas représentés les syndicats guadeloupéens ; afin d'améliorer la représentation des syndicats guadeloupéens dans les organismes paritaires, L'Etat proposera les modifications nécessaires par voie réglementaire et accueillera favorablement les amendements parlementaires les permettant. 

128. Désignation par l'Etat du Sous-Préfet de Pointe-à-Pître comme médiateur pour participer à la sortie des conflits de l'aéroport et de RFO et désignation du Secrétaire général de la préfecture comme médiateur pour le conflit à Goyave. 

129. Engagement de l'Etat à faire respecter tout accord conclu entre les partenaires sociaux. 

130. Saisine par le Secrétaire d'Etat chargé de l'Outre-Mer du Médiateur de la République afin que celui-ci, au-delà des décisions de justice, puisse trouver une solution de compromis s'agissant des mutuelles. 

131. Engagement de l'Etat à mettre en oeuvre avec volontarisme toutes les mesures du plan départemental de lutte contre les violences faites aux femmes. 

LA COLOMBIENNE INGRID BETANCUR DEVIENT AMBASSADRICE ITINERANTE DE LA FRANCE !

 30 novembre 2008
    

Ce n’est pas pour rien que ce blog continue (et continuera) à suivre de près les évolutions de la supercherie Betancourt (Ingrid s’appelle en fait Betancur). L’ex-sénatrice colombienne vient d’endosser le rôle objectif d’ambassadrice du président Nicolas Sarkozy en Amérique Latine. Les diplomates du Quai d'Orsay vont-ils avaler sans réagir cette nouvelle couleuvre (un anaconda, plutôt) après la nomination de l'ex-mari d'Ingrid, Fabrice Delloye, comme ambassadeur de France au Costa Rica.

L'ancienne otage des Farc, libérée le 2 juillet par l’armée colombienne, vient de retourner hier pour la première fois depuis cette date à Bogota, dans le cadre d’une visite à venir dans huit pays latino-américains. Elle a annoncé qu'elle avait remis au président colombien Alvaro Uribe une lettre de son homologue Nicolas Sarkozy dans laquelle la France s'engage à oeuvrer pour “une solution négociée” avec la guérilla. Elle était accompagnée au palais de Narino de l'ambassadeur de France en Colombie, Jean-Michel Marlaud, réduit au rôle de porte-serviette de la Colombienne.

Voici un câble de l’AFP de Bogota:


« Arrivée samedi en fin d'après-midi à Bogota, où elle effectuait sa première visite depuis sa libération le 2 juillet, elle a indiqué lors d'une conférence de presse être porteuse d'une lettre “de Nicolas Sarkozy, très belle, dans laquelle il dit à Uribe tout son respect et son attachement et lui confirme certains points sur lesquels la France souhaite s'engager”.
“Ces points sont en premier lieu que la France souhaite rechercher une solution négociée (au conflit entre la guérilla marxiste et l'armée, ndlr)” et “la confirmation de la volonté de la France de recevoir l'ex-guérillero” déserteur Wilson Bueno Largo, alias “Isaza”, qui avait permis la fuite de l'ex-otage Oscar Tulio Lizcano, le 26 octobre.
Mme Betancourt avait auparavant été reçue pendant une heure et demie par le président colombien, avec qui elle a notamment évoqué la situation de ce guérillero. Elle s'est déclarée “immensement heureuse” d'être en Colombie, avant de s'excuser de ne pas avoir participé à un grand défilé organisé pour les otages dans les principales villes du pays vendredi, pour des “raisons de sécurité”.
“Les organismes de sécurité français et colombien m'ont dit que ce n'était pas possible, et dans ces cas je me soumets”, a-t-elle déclaré en précisant que selon des rapports des services de renseignement les Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc, marxistes) voulaient “mener des actions en représailles de l'Opération Jaque”, qui avait permis le 2 juillet sa libération et celle de 14 autres otages dits politiques des Farc.
Au sujet de cette opération, Mme Betancourt a estimé qu'elle ne pourrait plus être “rééditée”, et n'a pas souhaité d'autres actions militaires du genre. “Je crains qu'il puisse s'agir d'un événement sanglant. Je préfère l'option du dialogue”, a-t-elle déclaré en invitant les Farc “à la réflexion”.
“Les gens des Farc sont très intelligents, même s'ils se trompent sur leurs méthodes d'action”, a-t-elle déclaré.
Ingrid Betancourt ne séjourne que 24 heures en Colombie, où elle doit aussi rencontrer des familles d'otages dimanche. Depuis son arrivée à Bogota, l'ex-otage, entourée de hautes mesures de sécurité, n'a pas mis un pied dans la rue, circulant toujours en convoi, en compagnie de sa mère Yolanda Pulecio.
A partir de dimanche soir elle se rendra dans sept pays latino-américains (Equateur, Argentine, Brésil, Chili, Pérou, Bolivie, Venezuela), une tournée d'une semaine pour “remercier” les chefs d'Etat qui ont oeuvré pour sa libération et les inciter à continuer leurs efforts pour ceux qui restent en captivité.
Elle a précisé qu'elle “espérait” pouvoir s'entretenir avec le président vénézuélien Hugo Chavez, pour qui elle ressent “une immense admiration”. 

LE ROYAUME UNI ET L’ESPAGNE REFUSENT L’ASILE AU FILS DE BEN LADEN MAIS LA FRANCE LE DONNE AUX FAMILLES DES TERRORISTES COLOMBIENS

06 novembre 2008

Dans mon livre Les secrets de l'opération Betancourt (Fayard), je révèle que la France a donné l'asile politique aux familles de chefs terroristes colombiens,  dont l'ancien n°2 des FARC, Raul Reyes (éliminé par l'armée colombienne le 1er mars dernier), avec tous les avantages à la clef (plus de mille euros par mois, logement social prioritaire avant les milliers de Français sans logement, nationalité française en 5 ans).

Ils vivent dans la banlieue parisienne, à Montauban (sud-ouest) ou encore dans le nord des Alpes. Je n'en dis pas plus, et vous invite à vous procurer mon enquête…

Cette singularité se retrouve en pleine actualité ce matin dans l'Union européenne, qui maintient les FARC depuis 2002 dans la liste des organisations terroristes. L'Espagne vient en effet de refuser l'asile à Omar Ben Laden, fils du chef d'Al Qaida, l'organisation terroriste bien connue. Le Royaume Uni lui avait déjà refusé un visa cette année.

 

 

«Pour Betancourt, la France s’est compromise avec les Farc» (mon interview à lefigaro.fr)

 

  • Propos recueillis par Jérôme Bouin (lefigaro.fr)
    03/11/2008 | Mise à jour : 13:52 |
    Commentaires 42

    INTERVIEW VIDÉO - Jacques Thomet, ancien journaliste de l'AFP à Bogota, tente de faire la lumière sur les coulisses de la libération de l'otage franco-olombienne le 2 juillet 2008. Une affaire pas vraiment glorieuse pour les autorités françaises.

    ************************

     

    Début 2006, Jacques Thomet publiait un livre sans concession sur l'affaire Betancourt. Sans concession pour les proches de celle qui était encore aux mains des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc) et qui, selon l'auteur, n'avaient de cesse d'accabler le président colombien, coupable à leurs yeux de saper les efforts destinés à la libérer. Sans concession non plus pour la France qui s'est notamment fourvoyée dans une expédition-fiasco en 2003, menée sans même avertir les autorités sud-américaines. Sans concession enfin pour Ingrid Betancourt, icône médiatique en France, beaucoup moins à Bogota, dont les liens privilégiés avec Dominique de Villepin ont contribué à rendre la cause prioritaire aux yeux des Français. Ingrid Betancourt libre, Jacques Thomet, ancien journaliste de l'AFP à Bogota, a souhaité revenir sur ces six années de séquestration. Il tente de faire la lumière sur le rôle respectif de la France, de la Colombie, mais aussi des pays voisins, dans les négociations, les opérations secrètes menées six années durant et qui ont abouti à la libération de l'otage.

    LEFIGARO.FR. - Quel a été le rôle de la France dans les négociations multiples menées pour obtenir la libération d'Ingrid Betancourt ?

    Jacques THOMET. - La France n'a eu absolument aucun rôle dans cette libération puisque l'opération «Jaque» (mise en échec) a été réalisée par le président Uribe sans en informer au préalable Paris. Au contraire, la France a servi d'appât puisque, la veille de la libération, la présidence colombienne a annoncé que Noël Saez, l'émissaire français auprès des Farc, et son homologue suisse, étaient partis à la rencontre d'Alfonso Cano (chef des Farc depuis la mort de Manuel Marulanda, ndlr). Il s'agissait d'un écran de fumée destiné à cacher l'opération en cours.

    Mais la France n'est pas restée les bras croisés pendant ces six années de détention …

    Tout ce qu'a fait la France a contribué à braquer le régime colombien, par des initiatives visant à attaquer la position de Bogota. À tel point qu'on croyait, en France, que c'était le régime colombien qui était responsable du drame d'Ingrid Betancourt. Pendant ce temps, la France ne «tapait» pas sur les principaux responsables : les terroristes de la guérilla. Je rappelle d'ailleurs que l'Union européenne a classé les Farc sur la liste des organisations terroristes depuis 2002. On a évoqué en France la seule affaire Betancourt alors que des gens sont aux mains de cette guérilla depuis onze ans.

    Peut-on au moins concéder un certain volontarisme à Nicolas Sarkozy ?

    Non. Il n'a fait qu'empirer les choses. J'ai été choqué qu'à deux reprises il puisse s'adresser au chef des Farc, en l'appelant ‘Monsieur'. On ne traite pas avec tant d'égards le chef d'un groupe terroriste qui enlève même des enfants. Lors d'une visite au Proche-Orient, Sarkozy avait dit qu'il ne discuterait avec aucun groupe terroriste. Au même moment, des émissaires français tentaient de rencontrer les Farc. Ce double langage est révoltant. Sans compter qu'en demandant des concessions au gouvernement colombien, qui en a déjà fait beaucoup, la France a fait monter la valeur de Betancourt aux yeux des Farc. Rappelons que les intentions de vote en sa faveur étaient de 0,2% quand elle a été enlevée en 2002, à quelques mois de la présidentielle. Elle est ensuite devenue ‘la poule aux œufs d'or'. On sait aujourd'hui, à travers certains courriers de la guérilla, que les Farc n'avaient pas l'intention de la libérer.

    Paris a toujours nié avoir versé de l'argent aux Farc pour obtenir la libération de la franco-colombienne. Sur quelle base pouvez-vous aujourd'hui affirmer le contraire ?

    Le 1er mars 2008, le bombardement du camp de Raul Reyes, numéro deux de la guérilla, a permis à l'armée de retrouver du matériel informatique. Les 38.000 dossiers mis à jour ont été analysés et validés par Interpol. Dans un d'entre eux, une lettre de Reyes à l'émissaire français Noël Saez, le premier reproche au second d'avoir versé de l'argent, au nom de la France, non aux Farc mais à une autre organisation. De l'argent perdu. Rappelons qu'aucun de ces fichiers n'a été démenti jusqu'à maintenant*.

    A travers ce livre, ne risquez vous pas d'être suspecté de militer en faveur d'Alvaro Uribe, le président colombien ?

    Non. Notez que je n'ai jamais eu de réponse à mes demandes d'interviews d'Uribe. Au contraire, il ne m'a jamais pardonné d'avoir été interviewer Raul Reyes dans la jungle, alors même qu'il n'y avait plus à cette époque de négociations de paix, et sans demander aucune autorisation. Tout ce que je rappelle sur cette affaire et qui me vaut en France les critiques d'observateurs qui ne connaissent rien à la Colombie, notamment les comités Betancourt, c'est que le régime colombien n'est pas dictatorial. C'est un régime démocratique. Le président a été élu à deux reprises, à chaque fois au premier tour.

    La France a évoqué récemment la possibilité d'accueillir un ancien guérillero dont la défection a permis la libération d'un otage. Paris s'est-elle déjà illustrée par des concessions de ce genre ?

    Plus d'une dizaine de proches de chefs de la guérilla sont actuellement hébergés en France, notamment en région parisienne, avec le statut de réfugiés politiques. Ils touchent même des subsides de plus de 1000 euros par mois. On en a la preuve à travers les courriers de Reyes.

    Mais ces personnes seraient sans doute en danger si elles étaient restées en Colombie …

    Oui mais il est déplorable qu'il faille lire les courriers de Raul Reyes pour que cela se sache. Il s'agit d'argent public. Plus grave, je pense qu'il s'agit de concessions faites par la France pour obtenir des contreparties de la guérilla. Seulement cette dernière n'en n'a jamais faite aucune.

    La libération de quinze otages dont Ingrid Betancourt le 2 juillet dernier a-t-elle affaibli définitivement les Farc ?

    Absolument. Mais cet affaiblissement tient avant tout à la disparition de plusieurs leaders des Farc : Raul Reyes, mais aussi le numéro trois Ivan Rios, et Manuel Marulanda, le fondateur de la guérilla. D'autres se sont rendus ou ont été éliminés. Le chef actuel, Alfonso Cano, se trouve isolé par l'armée au centre du pays. C'est une véritable débandade.

    Croyez-vous qu'Ingrid Betancourt ait définitivement renoncé à son rêve de devenir présidente de la Colombie ?

    Plus le temps passe, plus elle est discréditée en Colombie. Elle n'a pas participé, trois semaines après sa libération, avec des millions de Colombiens, à une marche contre les prises d'otages. Cela a nui à son image là-bas. Elle se dit menacée, mais tous les députés sont menacés en Colombie. Le plus exposé, n'est-ce pas le président colombien ? Il risque sa peau tous les jours.

    * Ces fichiers ont aussi prouvé la bienveillance dont les Farc ont bénéficié de la part des autorités vénézuéliennes et équatoriennes.

    Les secrets de l'opération Betancourt, Fayard, 18 euros.

    » Le blog de Jacques Thomet

    » DOSSIER SPÉCIAL : Ingrid Betancourt

  • L’AGENCE DE VOYAGES « QUAI D’ORSAY » AUX TERRORISTES MONDIAUX : VENEZ VOUS ABRITER A PARIS !

      

    27 octobre 2008 

    C’est une parodie, mais tellement proche de la réalité…La décision française d’accueillir le terroriste des FARC Isaza et sa maîtresse guérillera avec le statut de réfugiés politiques et l’aide financière afférente constitue un hallucinant précédent. Ce rebelle est ainsi récompensé pour s’être rendu hier sous la pression de l’armée colombienne avec son otage, le député Oscar Tulio Lizcano, qu’il maintenait enchaîné depuis 8 ans à un arbre ! 

    Grâce à Nicolas Sarkozy, François Fillon et Bernard Kouchner, le Quai d’Orsay menace de se transformer en agence de voyages pour FARC et consorts, comme Al Qaida ou le Hamas, si je sais lire entre les lignes. 

    La France a en effet honoré sa promesse de recevoir les guérilleros colombiens qui se rendraient avec leurs otages. On peut imaginer une réaction similaire des 8.000 terroristes des FARC : pourquoi ne pas décider, au terme d’un Politburo spécial, une reddition totale avec la remise parallèle aux autorités des 800 otages entre leurs mains ? 

    L’agence « Quai d’Orsay » devra alors affréter une quarantaine de vols par Airbus pour ramener ces « réfugiés » en France. Pour les héberger, ce sera une autre paire de manches.

    Avec la crise du logement, il conviendra de réquisitionner à leur profit toutes les chambres des hôtels de luxe à Paris comme le Meurice, le George V, le Ritz, le Crillon, le Hilton Tour Eiffel, le Fouquet’s, puisqu’Ingrid Betancur a eu accès au Raphael. 

    Il sera nécessaire également de mobiliser 18.000 gardes du corps dans la police française pour les 8.000 rebelles et les 800 ex-otages. 

    Cet événement aura à tout le moins un aspect positif : la fourniture de 8.800 voitures pour tous ces réfugiés par l’Etat, ce qui relancera ainsi les chaînes de Peugeot et Renault actuellement arrêtées. 

    LA FRANCE CONTINUE DE MISER SUR LE MAUVAIS CHEVAL, HUGO CHAVEZ, CETTE FOIS POUR REGLER LA CRISE DU NUCLEAIRE AVEC L’IRAN

     

      

    08 octobre 2008 

     

    Attention ! Le krach financier en cours est déjà utilisé et va continuer d’être mis à profit pour occulter des scandales en cours. Sans vouloir dramatiser, je vous rappelle qu’après le krach de 1929 et la crise mondiale Adolf Hitler est arrivé tranquillement au pouvoir par la voie des urnes en 1933, avant la reddition de Munich en 1938. Il faut donc être vigilant. 

     

    La question du nucléaire en Iran n’est pas une anecdote. Ce régime islamiste, avec à sa tête le président Ahmadinejad, a promis de rayer d’un trait Israël de la carte mondiale. Téhéran continue de réaliser des expériences nucléaires sans qu’il soit possible de savoir si ce n’est pas à des fins militaires. On imagine ce qui attend le peuple juif, et le reste du monde avec les représailles à la clef, si ces menaces sont mises à exécution. 

     

    Or notre ministre des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, vient de commettre une nouvelle erreur magistrale. “Nous sommes prêts à dialoguer avec nos amis vénézuéliens, qui transmettraient aux Iraniens que nos offres de dialogue sont réelles”, a-t-il annoncé le 2 octobre à l'issue d'une rencontre à Paris avec son homologue vénézuélien Nicolas Maduro. Le fondateur de Médecins sans frontières a déjà oublié qui est Hugo Chavez, le président du Venezuela. Avec Nicolas Sarkozy, il n’a cessé depuis mai 2007 de lui confier la mission de sauver Ingrid Betancur. Non seulement Chavez n’a jamais rien fait pour y parvenir, puisque c’est un groupe d’agents spéciaux de l’armée colombienne qui a libéré l’otage colombienne le 2 juillet dernier, mais il en avait profité pour reconnaître dès le 10 janvier les FARC, groupe terroriste pour l’Union européenne, comme une force politique ! Les documents découverts dans les ordinateurs de Raul Reyes l’accablent. Il a reçu de l’argent de l’argent des FARC, puis a donné des millions de dollars aux rebelles colombiens. Plus de mille guérilleros des FARC s’abritent au Venezuela, dont les commandants Jésus Santrich, Ivan Marquez, et Rodrigo Granda, celui que Nicolas Sarkozy a fait libérer de prison en juin 2007 contre un rôle de médiateur qu’il n’a jamais endossé pour faire libérer Mme Betancur.   

          Le mandat confié par Kouchner à Chavez, un castriste avoué, revient à mettre le loup dans la bergerie. Il va endormir Paris et permettre à Téhéran, pendant ce sommeil, de peaufiner sa bombe atomique. Mais qui conseille donc nos gouvernants ? 

          Nul n’ignore que Caracas veut aussi du nucléaire. La firme française Areva aurait déjà été contactée. C’est d’autant plus surprenant que le Venezuela dispose de réserves de pétrole pour au moins 30 ans. La France va-t-elle fournir ses secrets, pour ne pas dire son « know-how » en la matière, à cet ami de l’Iran, de Cuba, de l’ex-président Saddam Hussein, de la Russie ?  

     

    A Caracas, le groupe d'opposition vénézuélien 400+ de défense des institutions démocratiques a reproché par lettre au ministre français des Affaires étrangères Bernard Kouchner d'avoir sollicité la médiation vénézuélienne auprès de l'Iran sur le dossier nucléaire.
    “Ce nouveau rapprochement diplomatique de votre pays avec le régime vénézuélien (…) favorise celui de ces deux régimes - le Venezuela et l’Iran - étroitement liés dans leurs objectifs de nuire à la paix dans le monde, ne peut que mériter notre refus le plus absolu”, souligne le groupe dans sa missive dont l'AFP a obtenu la copie.

     

     La France fait partie, avec les Etats-Unis, la Russie, la Chine, la Grande-Bretagne et l'Allemagne, des six puissances engagées dans la recherche d'un accord avec l'Iran.
    “Il nous semble particulièrement difficile à comprendre que la France (…) n’ait pas cru nécessaire de consulter les autres membres du Conseil, ainsi que les membres non permanents de notre région- le Costa Rica et le Panama - sur la pertinence de s’adresser à un régime militariste et autoritaire comme celui du Venezuela“, a ajouté le groupe dans sa lettre de protestation.
    Le groupe 400+ “pluraliste et indépendant” est notamment composé d'ex-ministres, de politiciens, d'intellectuels, d'entrepreneurs et d'artistes. 

     

    VOICI LA COUVERTURE ET LE VERSO (4E DE COUVERTURE) DE MON LIVRE: LES SECRETS DE L’OPERATION BETANCOURT (FAYARD)

    fayardcouveet4e081020081.pdf

    Mon enquête sort le 3 novembre 2008 en librairie. Réservez-le livre, publié chez Fayard !

    Jacques Thomet