REPORTERS SANS FRONTIERES (RSF) SE DECONSIDERE AVEC SON APPUI A HOLLMAN MORRIS, COMPLICE DES FARC TERRORISTES

 

25 septembre 2009 

 

Journaliste professionnel, il m’en coûte de dénoncer un organisme, RSF, censé représenter les médias du monde en proie à des menaces, attentats ou meurtres. 

 

RSF vient de s’immiscer gravement dans les affaires intérieures de Colombie avec son appui au sinistre Hollman Morris, pseudo-journaliste ici signalé sur mon blog, pour sa collaboration éhontée avec les FARC. RSF ose demander au président de Colombie de « respecter la liberté de la presse » quand jamais les médias colombiens n’ont été aussi libres. 

 

Voici le communiqué de RSF, j’allais écrire des FARC, tant son contenu choque tout connaisseur de la Colombie : 

 

 

« Le programme Contravía revient à l'écran demain 17 septembre 2009 après huit mois d'interruption, sur la chaîne publique Canal Uno. Conduit par le journaliste indépendant Hollman Morris, cette émission occupe une place fondamentale dans l'espace médiatique, notamment pour son traitement du conflit armé qui mine le pays depuis près d'un demi-siècle. 

Reporters sans frontières salue ce retour à l'antenne et plaide pour la sécurité de l'équipe de Contravía, régulièrement menacée et dans le collimateur du gouvernement d'Alvaro Uribe.  


Récompensé de plusieurs prix colombiens et internationaux pour la qualité de sa production et son engagement en faveur des droits de l'homme, Contravía constitue l'un des rares lieux du paysage médiatique colombien à donner la parole aux victimes de la guerre, aux communautés indigènes et d'ascendance africaine.

“L'existence de médias indépendants et de qualité est essentielle pour que les nombreuses victimes du conflit colombien ne soient pas oubliées. Sa reprise est donc une excellente nouvelle pour le pluralisme et la diversité de la presse en Colombie”, a déclaré Reporters sans frontières.

Contravía est né juin 2003 d'une initiative du Programme andin pour la démocratie et les droits de l'Homme, qui souhaitait promouvoir l'exercice démocratique des communautés avec le support d'une émission télévisée. A raison d'une diffusion hebdomadaire sur Canal Uno, Contravía connaît un rapide succès grâce la qualité de son contenu journalistique, sa réussite pédagogique et son apport à la culture de la démocratie en Colombie. 


“Pourtant, le chemin n'a pas été facile”, a confié Hollman Morris à Reporters sans frontières, rappelant que le programme a dû être interrompu pour des raisons de sécurité en décembre 2008. “Nous avons été victimes de menaces et de tentatives de discrédit, de la part d'acteurs armés, mais aussi du président de la République lui-même, Alvaro Uribe.”

Hollman Morris et son équipe ont essuyé des intimidations de l'armée lors de la récente couverture d'une libération d'otages de la guérilla des FARC (lire le communiqué du 4 février 2009), mais surtout la mise sur écoute de plusieurs journalistes colombiens au ton critique, dont Hollman Morris, par le Département administratif de sécurité (DAS, service de renseignements) (lire le communiqué du 27 février 2009).

Quelques heures avant la reprise du programme, Hollman Morris nous a confié la peur persistante de l'équipe de Contravía. Crainte qu'un jour, au cours d'un reportage, l'un d'eux ne soit victime d'un “accident” ou d'une détention arbitraire, comme par le passé.

Reporters sans frontières appelle en conséquence les autorités colombiennes à offrir toutes les garanties de sécurité à l'équipe de Contravía. “Nous demandons tout particulièrement au président de la République, Alvaro Uribe, de respecter la liberté de la presse, comme principe constitutionnel dont il est le garant, en permettant à l'ensemble de l'équipe d'exercer son travail autrement que dans la crainte”, a conclu l'organisation ». 


Archives pour la catégorie HOLLMAN MORRIS

L’ODIEUX CHANTAGE DES FARC CONTINUE, Y COMPRIS AVEC LE CADAVRE D’UN OTAGE, LE MAJOR GUEVARA, MORT DEPUIS 3 ANS !

 3 mai 2009  Encore un petit effort, et la mouvance terroriste aura bientôt réussi, à force d’un odieux chantage, à faire passer le président Alvaro Uribe pour le responsable d’une double horreur : 

-        Le maintien en captivité par les FARC du caporal Pablo Emilio Moncayo, otage depuis 12 ans. 

-        La non remise par les FARC à sa famille du cadavre du major Julian Ernesto Guevara, séquestré en 1997 par la guérilla et qui s’est laissé mourir en janvier 2006. Le 16 avril, les FARC ont annoncé la libération du premier et la remise du cadavre du second, à la condition que cette opération soit coordonnée par la sénatrice Piedad Cordoba, proche de la guérilla. Le 25 avril, Alvaro Uribe répond : seules la Croix rouge internationale (CICR) et l’Eglise catholique sont autorisées à  intervenir. 

Depuis un mois et demi maintenant, le président colombien a fait une concession de taille aux FARC, en les invitant à un dialogue de paix pour un échange entre les otages et les guérilleros détenus en Colombie, sans autre exigence qu’un cessez-le-feu de quatre mois pour permettre une telle négociation. Les FARC n’ont jamais répondu à cette offre.   Nouveau rebondissement jeudi 30 avril : les FARC se moquent de la réponse de Bogota et réitèrent leur exigence d’avoir Piedad Cordoba comme interlocutrice pour la libération de Moncayo et la remise du cadavre du major, « comme garantie de transparence ». Ce chantage devient infamant, répugnant et insupportable. Dans les deux cas, les FARC parlent d’opération « humanitaire ». Quel terme pour la mise aux fers pendant douze ans du caporal Moncayo !  Quel adjectif pour la mémoire d’un officier mort enchaîné ! 

Voyez dans quelles conditions est décédé le major Guevara en 2006. Son ami, le sergent John Jairo Duran, l’un des 15 otages dont Ingrid libérés par le commando des services secrets colombiens le 2 juillet 2008 dans l’opération « Jaque » (Mise en échec), l’a relaté dès le 6 juillet suivant à Bogota. Avec un nœud dans la gorge, il a raconté au palais présidentiel que le major Guevara s’était laissé mourir, sans pratiquement manger, pour ne pas fléchir face aux humiliations de ses geôliers, qui exigeaient de lui, parce qu’il était un officier supérieur, qu’il les suppliât de lui donner sa nourriture ou qu’il insultât la police nationale.  « Savoir cela m’a rempli de fierté, parce que je sais que Julián n’aurait jamais permis qu’on maltraite ses hommes ou qu’on les humilie. C’était ça, mon fils », avait alors dit la mère de l’officier, Emperatriz,  les yeux baignés de larmes. Le sergent Duran a conservé durant plus de deux ans, depuis ce matin de janvier 2006, les cahiers personnels dans lesquels le capitaine faisait le récit de ses journées dans la jungle.  Il devait les remettre à sa mère  au cours d’une cérémonie officielle.

On peut s'attendre à une campagne de la mouvance terroriste pour dénoncer “l'intransigeance” du président colombien ! Comme cela a été le cas  pendant six ans pour Ingrid Betancur avant l'opération Jaque. Je me souviens entre autre avoir entendu à la télévision, dans l'émission “Revu et corrigé” de Paul Amar, qui n'avait rien revu ni corrigé, un ancien journaliste de la radio Europe 1, Ivan Levai, avancer au printemps 2008 que “si Ingrid venait à décéder aux mains de la guérilla,  ce serait autant la faute d'Uribe que des FARC”.

Quel chef d'Etat peut-il accepter la permanente surenchère de terroristes détenteurs d'otages ? Rappelons nous deux choses:

1- récemment, l'armée française a abattu plusieurs preneurs d'otages somaliens qui détenaient des Français sur un voilier français au large du Golfe. 

2- quand Uribe a eu la faiblesse, le 1er mars dernier, de laisser Piedad Cordoba, à la demande des FARC, coordonner la libération par la guérilla de quatre officier otages, cette opération a donné lieu à une propagande éhontée: la sénatrice enturbannée était accompagnée de militants proches des FARC qui ont proféré des accusations mensongères sur les menaces de l'armée pendant ces libérations. Pis encore: le pseudo-journaliste colombien Hollman Morris, proche des FARC, a osé interviewé les quatre officiers avant leur libération, pour leur faire dire que tout avait été magnifique pendant leur séquestration. S'ils ne l'avaient pas fait, ils auraient été ou exécutés, ou au minimum gardés comme otages. Ce Morris avait tenté de vendre cette ignominie à la chaîne de télévision Al Jazeera pour 4000 dollars Ni ce canal ni Morris n'avaient répondu à mes demandes d'explication.

Une fois de plus, je pose la question à l'Elysée et au Quai d'Orsay: pourquoi la France n'intervient-elle pas pour demander aux FARC de libérer Moncayo mais aussi tous les otages, de remettre le corps de Guevara, et d'accepter le dialogue offert par Uribe ?

 



LE REPRESENTANT AMERICAIN JIM MCGOVERN CONTINUE DE SAPER LA DEMOCRATIE COLOMBIENNE, ET CETTE FOIS AVEC LE COMPLICE DES FARC HOLLMAN MORRIS

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 Jim McGovern, au côté de Piedad Cordoba (à g., Nancy Pelosi, speaker de la Chambre des Représentants)

26 MARS 2009

Dans un papier du 21 janvier (cf. archives), je dénonçais les liens du Représentant américain (démocrate) du Massachusetts, James (Jim) McGovern, avec les FARC, comme le prouvent les documents de Raul Reyes. Ce parlementaire, déjà à l’origine du refus des USA à l’entrée de la Colombie dans le traité de libre commerce (TLC), s’en prend maintenant à la justice colombienne.

Ce politicien a attaqué le ministère public colombien (Fiscalia) devant le Congrès de Washington DC hier, en l’accusant de poursuivre indûment selon lui des activistes d’ONG proches de la guérilla, et menace Bogota de perdre les 20 millions de dollars d’aide annuelle que reçoit la Colombie chaque année pour réformer sa justice.

Comme témoin de ses dires, McGovern n’a pas trouvé de meilleur « témoin » que…Hollman Morris, ce pseudo-journaliste complice des FARC, comme cela a été démontré ici ainsi que dans la lettre adressée par trois journalistes (dont moi-même) à l’ONU et à l’OEA pour protester contre l’appui de ces organisations à cet individu. Morris avait accepté d’interviewer quatre soldats colombiens otages des FARC, obligés sous la contrainte de dire monts et merveilles des rebelles pour ne pas être exécutés. Le porte-micro des FARC avait alors tenté de vendre cet horrible « entretien » au canal TV Al Jazeera pour des milliers de dollars. Ce Hollman Morris se trouvait aux côtés de McGovern au Congrès américain ! Qui a payé son voyage et son séjour ?

J’attends de voir ce qu’en dit McGovern sur son blog pour lui poser les questions sans réponse.

L’UNION EUROPEENNE A FINANCE UN FAUX REPORTAGE DU “JOURNALISTE” SUR UN DISPARU, EN FAIT UN GUERILLERO DES FARC

13 mars 2009

Voyez cette enquête publiée sur U Tube:

http://www.youtube.com/watch?v=mJt23AxVoZM&feature=email 

Jusqu'à quand nos impôts vont-ils servir à financer de telles abjections payées par les subventions de l'UE ? Ce pseudo “journaliste” colombien, correspondant de Telesur, d'Al Jazeera et de Radio  France Internationale, fait honte à la profession. Voyez nos articles antérieurs. Ce triste sire s'est distingué en tentant de vendre à Al Jazeera l'interview des quatre soldats colombiens réalisée sous la menace des FARC avant leur libération, pour qu'ils disent le plus grand bien des terroristes.

Dans ce document de U Tube, on le voit parler avec l'épouse d'une présumé disparu enlevé par l'armée. La vérité éclate par la suite: elle a été payée pour mentir, et son mari apparaît pour révéler qu'il était à l'époque dans les rangs des FARC, et pas du tout “disparu”.

La presse colombienne manifeste une étonnante discrétion sur ce scandale. Quant à la presse européenne, elle ne s'intéresse plus à la Colombie depuis qu'Ingrid Betancur a été libérée.

 

COMMENT LE « JOURNALISTE » HOLLMAN MORRIS A JOUé LE JEU DES FARC

7 MARS 2009 

Défendu par l’ONU, l’OEA et RSF, ce correspondant colombien de Telesur (chaîne de Hugo Chavez) et de Radio France Internationale (RFI) s’est disqualifié aux yeux de la profession par sa collusion abjecte avec les FARC. 

Une enquête de l’hebdo colombien Cambio confirme aujourd’hui sa complicité avec les terroristes, révélée par ce blog. Voyez la lettre adressée à l’ONU et à l’OEA par trois journalistes – dont votre serviteur – pour dénoncer leur appui à cet homme sans scrupules. 

Contre mes amis du blog, je l’avais d’abord défendu quand il avait couvert la libération des quatre soldats par la guérilla le mois dernier. Ce que j’ignorais, c’est qu’il avait tenté de vendre à Al Jazeera l’atroce interview qu’il avait faite des quatre militaires sous la contrainte. Les FARC avaient menacé les otages de ne pas les libérer ou de même les tuer s’ils ne disaient pas le plus grand bien de leurs geôliers. 

L’enquête de Cambio publie des échanges de courriels entre Hollman Morris et Raul Reyes, le n°2 des FARC. L’étroite relation entre le « journaliste » et les terroristes saute aux yeux. Morris donne du « viejo » au commandant des FARC Rodrigo Granda dans un courriel. C’est comme si j’avais dit « ma vieille » au chef des Farc quand je l’ai rencontré dans son campement. Morris est cité dans 101 messages ! 

Ce « journaliste » se convertit en intermédiaire des FARC dans les mails de Reyes, qui l’a accrédité le 21 avril 2004 pour susciter une rencontre entre lui et l’ambassadeur de France Daniel Parfait. Soit un mois et demi après ma rencontre avec Raul Reyes ! Je faisais mon métier, mais Morris jouait le jeu de la guérilla. Ainsi, dans un courrier à la guérilla, il lui propose de réaliser « un documentaire qui serait diffusé par les principales chaînes de toute l’Europe avec une bonne publicité. J’ai des contacts qui me le garantissent. Rappelle-toi que dans les moments de crise il a suffi d’un bon film ou d’une belle image ou d’un bon documentaire pour amener la fragile opinion publique à exiger des accords » avec les FARC pour l'échange d'otages contre les rebelles détenus. Hollman Morris a abandonné son rôle de témoin pour celui de conseiller de la guérilla ! 

Selon l’hebdo Cambio, le Parquet pourrait enfin engager des poursuites contre lui, ainsi que contre Carlos Lozano, l’un des chefs du parti communiste colombien (légal, faut-il le préciser pour ceux qui traitent le régime démocratique colombien de « fasciste »…), mais aussi contre l’émissaire suisse Jean-Pierre Gontard. 

Voici le texte de Cambio : 

El proceso de la 'farcpolítica' está llegando a la hora de las decisiones. Fiscales de la Unidad Antiterrorismo están a punto de definir la situación jurídica de Carlos Lozano, director del semanario Voz, y del asesor suizo Jean Pierre Gontard, y no descartan la posibilidad de ordenar la captura del ex ministro Álvaro Leiva y del periodista William Parra, cuyos nombres figuran en los expedientes por cuenta de las múltiples menciones que aparecen en el computador de 'Raúl Reyes', y quienes hasta ahora no han atendido las citaciones a rendir indagatoria. 

Pero también empiezan a abrirse otros capítulos, entre ellos el del periodista Holman Morris, a quien la Fiscalía 11 de esa unidad lo investiga por una denuncia penal que formularon en su contra los agentes de la Policía Walter José Lozano, Alexis Torres y Juan Fernando Galicia, y el soldado William Giovanny Domínguez, que estuvieron en poder de las Farc y lo acusan de haberles hecho una entrevista bajo presión horas antes de ser liberados el 1° de febrero de este año. 

Los testimonios de los uniformados no son los únicos que obran contra Morris. CAMBIO conoció que la semana pasada la Fiscalía aportó al proceso copias de 101 mensajes encontrados en el computador de 'Reyes' en los que el periodista aparece mencionado. El director del programa de televisión Contravía y uno de los más destacados reporteros en el tema del conflicto armado y los derechos humanos se verá en la obligación de explicarle a la Justicia sus contactos con las Farc, pues a juzgar por el contenido de las comunicaciones con el extinto número dos de esa guerrilla, la Fiscalía no descarta que el trabajo de Morris  haya podido rebasar el fuero profesional. 

Canje, a la orden del día 

Algunos de los mensajes datan de 2004, cuando las Farc estaban moviendo el tema del canje humanitario de secuestrados por guerrilleros presos y buscaban ambientar el reconocimiento del estatus de beligerancia. En uno de los mensajes, fechado el 21 de abril, 'Reyes' le escribe a 'Ricardo', uno de sus contactos en Bogotá y le da instrucciones para una reunión con el Embajador de Francia. “Esta entrevista se hace por medio de Holman Morris -escribió 'Reyes'-. Él estaría allá y conviene que los dos se puedan encontrar antes. Usted me daría un teléfono celular por el que se encontraría con Holman. Si su tiempo alcanza, el encuentro se efectuaría el próximo miércoles 28 en la Embajada de ese país”. 

El 4 de mayo, 'Reyes' se declara satisfecho por el informe de 'Ricardo' sobre su entrevista con el embajador Daniel Perfait, pero le llama la atención por no contarle nada acerca del papel de Holman: “Leí detenidamente su informe sobre la entrevista con el Embajador. Creo que fue una oportunidad para darle a conocer a ese gobierno nuestras propuestas políticas y nuestras preocupaciones por el futuro de los prisioneros. Nada comenta usted de Holman, este seguirá siendo el canal para dicha comunicación”. Y agrega: “A Iván (¿'Iván Márquez'?) le mando completo su informe, a los demás camaradas solo lo pertinente de la entrevista. Vamos a ver si más adelante avanzamos en nuevas conversaciones hasta plantearles nos den el reconocimiento de fuerza beligerante”. 

Tres días después, Morris le escribe un correo a 'Rodrigo Granda'. Le dice que se siente alegre por haber contribuido al acercamiento con Francia y le hace una propuesta: “Viejo, quiero que pensemos y estudiemos la posibilidad de elaborar un buen documental sobre el tema del canje. Yo tengo algunos contactos que desde ya me dicen que lo colocarían en los primeros canales de sintonía de toda Europa con un buen despliegue publicitario. Recuerda que en momentos de crisis ha bastado con una buena película o con una buena imagen o un buen documental para volcar la frágil opinión pública a pregonar acuerdos y pedir verdades. Considero que en este momento es pertinente, cuando despliegues ponen en peligro la vida de los P (prisioneros) el decir sobre Europa generaría muchas cosas, pero mejor decirlo con imágenes y con testimonios de la población civil y de los muchachos”. 

A partir del 13 de junio 'Raúl Reyes' comienza a ver con buenos ojos la propuesta de Morris de planear una visita del embajador francés a su campamento antes de que el diplomático regrese a París para hacerse cargo del Departamento de Relaciones con América Latina. Dos días más tarde,  Morris le escribe un correo a 'Granda': “Ayer se celebró el día nacional de F. Me vi con el señor E y me manifestó que él estaría dispuesto a viajar entre los días 27 de julio hasta el 3 de agosto. El discurso ante decenas de invitados fue importante. Recalcó su respaldo a la posibilidad de intercambio y no a la represión para el tema de cultivos (…)”.  

Y agrega: “Yo viajo a Barcelona el lunes 19 llegando para hacer la vuelta el 26 o 27. Te confirmo por esta vía. De tal manera que pudiera verme con nuestro amigo hacia el 29 tentativamente. Igualmente mi colega de Londres que estuvo conmigo abajo estaría el 29 en Colombia. Trae una propuesta muy importante, pero hay que tener en cuenta que mi colega y el señor E no se pueden cruzar en los viajes, por el mismo carácter de la misión que emprenderemos con el E. Coméntale a Darío (otro alias de 'Reyes') que le llevo el portátil que le prometí y copia de lo que grabamos hace unos meses. Un saludo solidario y esperando comentarios. H.M.” 

La visita del embajador Parfait al campamento de 'Reyes' se vio frustrada porque Morris  y un periodista italiano de la BBC de Londres fueron detenidos en el sur del país, situación que el jefe guerrillero les confirma en un correo a 'Ricardo' y a 'Hermes', otro de sus contactos. “Holman y Guillermo de la BBC  alcanzaron a llegar hasta donde mí y a la salida fueron capturados en el río Putumayo -escribe 'Reyes'-. Por lo que dicen las noticias ellos alcanzaron a comunicar a sus agencias y los soltaron, por fortuna nada mío llevaban porque decidí a última hora no darles la entrevista. Hablamos los temas del Embajador y de trabajos a largo plazo”. 

Al día siguiente, Morris le confirma a 'Granda' su detención pero lo tranquiliza  diciéndole que no hay razón para preocuparse porque las autoridades no le han encontrado “nada comprometedor”. Y agrega: “Me imagino que ya sabes las noticias de Colombia y el anuncio del Gobierno para arrancar con el intercambio teniendo como apoyo al Gobierno francés y al suizo. Yo tengo dudas de lo que sostiene el Gobierno. ¿Tú qué opinas? ¿De verdad recibieron la propuesta que dice el Gobierno? Te lo pregunto porque precisamente en los últimos días hay una creciente energía para trabajar unidos por el acuerdo desde ex presidentes, intelectuales y periodistas, digamos que existe un buen momento para jugársela fuerte en la opinión pública”. 

A mediados de 2006, las relaciones de Morris con las Farc parecen sufrir una fractura. El periodista denuncia una serie de amenazas en su contra y aunque le ha dicho a 'Reyes' que provenían de la mesa de Ralito, públicamente declara que podrían ser de cualquier actor armado. El 28 de mayo, 'Reyes' le escribe a uno de sus enlaces identificado como 'Sara' y le dice: “Con la cobarde respuesta de Holman, menos creo ahora en los cuentos de la amenaza contra este personaje. Además de cobarde, es irresponsable y oportunista. No se deje conseguir de ese tipo para nada”. 

En octubre, 'Sara' le dice a 'Reyes' que 'Aníbal' -al parecer un jefe de frente- está preocupado porque el Eln le está copando su territorio y porque algunos de sus cuadros se pasean por allí con Morris y con Manuel Rozenthal, un amigo de este. En esos momentos las Farc y el Eln libran una cruenta guerra por el control territorial en Cauca y Arauca. 

A partir de entonces, las Farc deciden hacerle inteligencia a Morris por medio de un hombre identificado como 'Javier'. En el computador de 'Reyes' aparece un mensaje de 'Natacha' según el cual “el periodista Holman le ha confirmado a 'Javier' que él es un cuadro de las Farc y que por gusto no lo fuese a comentar por ahí” (…). 'Reyes' le responde: “Es bueno que tú, el Partido y 'Javier' sepan que el periodista Holman Morris no es militante de las Farc y mucho menos un cuadro. Se trata de un farsante y oportunista empeñado en conseguir dinero por todos lados a costa del trabajo de los revolucionarios. Ojalá 'Javier' exprese sus satisfacciones aportando honramente a nuestra causa. Sí, me parece válida la relación de 'Javier' con Holman para acopiar información y conocer más de sus andanzas y relaciones”. 

¿Cómo reanudó Morris sus contactos con las Farc para, entre otras cosas, lograr estar presente el día en que, gracias a Colombianos por la Paz, estas liberaron en forma unilateral a los cuatro uniformados que lo denunciaron ante la Fiscalía? CAMBIO se comunicó con el periodista quien dijo que no le concede mayor importancia al asunto, pero aceptó que podría haber enviado cuatro o cinco mensajes.  “Los envié a jefes de las Farc para gestionar entrevistas en cumplimiento de mi deber profesional -aseguró-. Por lo demás, no me cabe duda de que se trata de textos apócrifos elaborados por quienes buscan hacerme daño a como dé lugar”. 



LE SCANDALE HOLLMAN MORRIS: NOTRE LETTRE A L’ONU ET A L’OEA

27 février 2009 

Voici le courrier que deux collègues et moi-même avons adressé à l'ONU et à l'OEA à propos de cette affaire: 

Madame Leticia LINN 

 

Responsable de presse du Rapporteur spécial pour la liberté d'expression de l'Organisation des Nations Unies, 


1889 F Street, N.W., Washington, D.C.

  20006 

E-mail : llinn@oas.org 

 

 Paris, 23 février 2009 

 

  

 

Chère Madame Linn, 

 

Nous avons lu la déclaration de Monsieur Frank La Rue, Rapporteur des Nations Unies (ONU) pour la Liberté d’Expression, et de Mme Catalina Botero, Rapporteur Spécial pour la Liberté d’expression de la Commission Interaméricaine des Droits de l’Homme (CIDH)  de l'Organisation des États Américains (OEA), sur les récentes déclarations des autorités colombiennes « à l’encontre du journaliste Hollman Morris ». 

  

En notre qualité de journalistes indépendants nous nous permettons de déclarer : cela fait longtemps que nous n’avions pas lu une analyse émanant d'un organisme officiel des Nations Unies et de l'OEA aussi partielle et aussi incomplète que celle-là. Nous sommes véritablement perplexes devant la fragilité des arguments et des accusations que ce rapport contient. 

 

Ce rapport néglige totalement les faits. Il ignore ce qui s’est passé lors des premiers jours de février 2009 dans le sud du Caquetá (Colombie), pendant la mise en liberté de six otages qui étaient dans les mains des FARC. Au lieu d'essayer de comprendre ce qui est passé là-bas et d'analyser le rôle joué dans cet événement par Monsieur Hollman Morris,  les Rapporteurs ont essayé de construire une nouvelle attaque contre le chef d'État colombien, un président démocrate élu deux fois par le peuple colombien dans des élections libres. 

 

Quand on est un Rapporteur d'organismes officiels de l'ONU et de l'OEA on est obligé d’avoir un minimum d'honnêteté et d'examiner les faits avec le plus grand soin pour pouvoir arriver à une conclusion équilibrée qui coïncide et reflète la réalité matérielle de ces faits et ne pas lancer, en revanche, des accusations sans fondement. 

 

La déclaration des Rapporteurs ignore (car elle ne les mentionne pas) les faits suivants : 

 

1.     Le journaliste Hollman Morris a accepté d'être guidé par les FARC jusqu'au campement clandestin dans lequel celles-ci allaient mettre en liberté quatre personnes kidnappées, le 1er février 2009. Avec l'apparition de Hollman Morris dans ce campement, et celle d'autres collaborateurs de l'hebdomadaire communiste colombien Voz, les FARC ont violé l'accord qu'elles avaient établi avec la Croix Rouge Internationale, avec le gouvernement du Brésil et avec la mission humanitaire. Cet accord ne prévoyait aucunement la présence de journalistes dans cette opération –ni celle de Morris ni celle des autres compagnons de celui-ci.  Les FARC ont ainsi mis en danger la vie des otages et ont été sur le point de faire capoter l'opération de mise en liberté des otages. En  se faisant conduire par des guérilleros jusqu'au campement clandestin des FARC, Hollman Morris a mis en danger sa propre vie et a violé le protocole de mesures préventives et de protection qui le lient à la CIDH depuis 2000. 

 

2.     Avant la mise en liberté des otages, le journaliste Hollman Morris a accepté de poser des questions à quatre d’entre eux, encore aux mains des FARC. Ces victimes avaient été menacées de mort par leurs geôliers si elles ne disaient pas au journaliste ce que celles-ci voulaient qu'ils disent. Interviewer le captif d'une organisation terroriste, en présence d'hommes en armes et sans avoir la moindre garantie que cette personne ne parlera pas sans crainte (crainte qui était évidente dans le cas des otages que Morris a interviewés), viole non seulement l'éthique et la déontologie du journalisme, mais tout sens de  ce qui est humain. 

 

3.     Camilo Raigozo, du groupe de Hollman Morris, a commis un autre abus pendant l'opération de libération des otages. Il a interrogé, devant une caméra de télévision,  trois membres de la mission humanitaire. Ces entrevues n'étaient pas prévues par la mission humanitaire. L’un des interviewés, Daniel Samper, est un journaliste connu en Colombie. Mais dans cette mission il n'était pas là en qualité d’éditorialiste ni de journaliste mais en tant que « garant » de la mission. Ces trois personnes ont été interrogées devant un « commandant » des FARC qui était armé et en permanente communication, par radio, avec d'autres chefs des FARC. 

 

4.    Après avoir été libérés, les quatre otages ont demandé que les entrevues effectuées par Hollman Morris ne fussent livrées ni diffusées par aucun média ou par la presse. Malgré cela, Hollman Morris a tenté de vendre ces entrevues illégitimes à la chaîne Aljazeera (ce que celle-ci a refusé). Jorge Enrique Botero, un autre journaliste du groupe d’Hollman Morris, et membre de la mission, a vendu à l'agence Associated Press des photos des otages qu’il avait pris abusivement. D'un ton fortement antigouvernemental, la vidéo de Camilo Raigozo a été diffusée par le journal colombien El Espectador

 

5.    Pendant la rencontre entre la mission humanitaire et le détachement des FARC, le 1er février 2009, les deux « commandants » de l’organisation terroriste ont attaqué  verbalement et lancé des menaces à peine voilées à l’encontre de la Croix Rouge Internationale.   

 

6.       Après la libération des quatre otages, Jorge Enrique Botero, a dit des mensonges à la presse et a occulté la tentative des FARC de manipuler les otages et les membres de la mission humanitaire. Botero a occulté également le fait que les FARC avaient menacé les délégués de la Croix Rouge Internationale. Par contre, Botero a accusé l'Armée colombienne « d'avoir attaqué »  la colonne des FARC qui conduisait les otages au point de rencontre, affirmation réfutée ensuite par les ex otages libérés le 1er février, par le gouvernement colombien et par le colonel brésilien Aquiles Furlán,  qui supervisait l'opération de sauvetage. 

 

  

 

Les Rapporteurs Franck  La  Rue et Catalina Botero devraient savoir que la liberté de faire circuler des informations et des opinions est une chose, et que la diffusion de fausses nouvelles, la dissimulation de faits réels, la production d'accusations sans preuve, la déformation des faits en est une autre. La première est très légitime ; la seconde est interdite aux journalistes par les nombreux statuts et chartes qui parlent des devoirs et des obligations des journalistes. 

 

Interviewer une personne est une chose ; obtenir des informations par des méthodes déloyales (comme interroger un ou plusieurs otages en profitant du fait que ceux-ci sont dans les mains d'une organisation terroriste, ou interroger des personnes dans un campement terroriste et sous le regard d’un chef terroriste) en est une autre. « Le pluralisme et la tolérance », valeurs évoquées par les Rapporteurs, sont une chose ; la manipulation et la désinformation en sont une autre. 

 

Quand un journaliste s'embarque dans des activités douteuses pour  faire écho à une organisation illégale et armée, ou pour doubler et prendre par surprise ses confrères  (dans le cas de Hollman Morris et de ses amis, des recherches devraient être faites pour savoir ce qui a prévalu) il viole l'éthique de la profession et il met à mal la crédibilité de la presse et des journalistes. 

 

En tant que journalistes, nous sommes très surpris de voir que Frank La Rue, Rapporteur des Nations Unies (ONU) pour la Liberté  d'Expression, et Catalina Botero, Rapporteur Spécial pour la Liberté d'Expression de la Commission Interaméricaine des Droits Humains (CIDH) de l'Organisation des États Américains (OEA), au lieu de défendre et d’exiger le respect de l'éthique du journalisme, éthique sans laquelle ne peut exister la véritable liberté d'expression (car la liberté d'expression n'existe pas en des termes absolus mais dans le cadre fixé par la loi et par le droit d’autrui), acceptent de passer à côté des graves erreurs d'éthique commises par les journalistes Hollman Morris et Jorge Enrique Botero et leurs amis, dans cet épisode de libération d’otages. 

 

Nous nous permettons donc d'inviter les Rapporteurs Frank  la Rue et Catalina Botero à ouvrir une enquête sur ce qui s'est passé réellement dans le campement clandestin et provisoire des FARC le 1er février 2009, au sud du Caquetá, et à produire un nouveau document officiel dans lequel ils expliquent si les actes ici évoqués ont été  une application légitime du droit d'expression ou s'ils constituent des faits qui bafouent la décence et l'éthique journalistique. 

 

Nous incluons, à titre d'information complémentaire, les références de trois articles que nous avons écrit sur le cas Morris : 

 

Lettre ouverte de Jacques Thomet à Hollman Morris 

http://jacquesthomet.unblog.fr/tag/hollman-morris/ 

 

Qu'est-ce que les FARC voulaient donc faire « payer » à la Croix Rouge le 1er février ? 

Par Eduardo Mackenzie 

18 février 2009 

http://webarticulista.net.free.fr/em200918022151+Eduardo-Mackenzie.html 

 

Le cas Morris : l'éthique journalistique a volé en éclats 

Par Eduardo Mackenzie 

19 février 2009 

http://www.gees.org/articulo/6230/17 

 

Paix et « accord humanitaire » 

Par Jaime Jaramillo Panesso 

El Mundo, Medellín 

8 février 2009 

http://www.elmundo.com/sitio/noticia_detalle.php?idedicion=1264&idcuerpo=1&dscuerpo=SecciónA&idseccion=3&dsseccion=Opinión&idnoticia=107549 

 

 

Cordialement, 

 

Eduardo Mackenzie 

Journaliste 

Paris, France 

 

Jaime Jaramillo Panesso 

Journaliste 

Medellín, Colombie 

 

Jacques Thomet 

Journaliste 

Paris, France 

LETTRE OUVERTE A HOLLMAN MORRIS, UN « JOURNALISTE » A LA SOLDE DES FARC JUSQU’A NOUVEL ORDRE

19 FEVRIER 2009 

Depuis dix jours, j’ai attendu en vain ta réponse à la question urgente que je t’ai posée sur tes deux adresses électroniques : OUI ou NON, as-tu proposé à la chaîne arabe de télévision Al Jazeera, contre de l’argent ou non (la presse colombienne parle de 3.000 dollars), tes interviews forcées de quatre otages colombiens des FARC avant leur libération le 1er février par ce groupe terroriste, comme l’a révélé l’hebdo Semana ? 

Tu n’as pas daigné répondre à mon appel. Je me vois donc contraint de t’écrire via cette lettre ouverte, pour te manifester le malaise que j’éprouve à l’égard de ton attitude. 

L’appui aveugle que t’ont donné a priori l’ONU, Reporters sans frontières (RSF), et Human Rights Watch (HWR), après les critiques du pouvoir colombien contre ton initiative, ne te dispensent pas d’avoir le courage de dire la vérité. 

Dans ta qualité de soi-disant « journaliste » (je mets des guillemets jusqu’à nouvel ordre), tu as osé arracher les confessions sous la menace de quatre malheureux otages des FARC (trois policiers et un soldat) avant leur libération, le 1er février 2009. 

Menacés d’exécution ou de ne pas être libérés s’ils ne faisaient pas l’apologie de leurs geôliers,  ils ont récité le texte exigé par les terroristes, et tu as enregistré cette tragédie sans mot dire. Quand le pot aux roses a été découvert, grâce au courage des quatre ex-otages dès leur retour à la liberté, tu as affirmé avoir pris leurs déclarations sans intention de les diffuser. Radio France International, dont tu es le correspondant, m’a confirmé tes dires : selon son directeur, tu n’as pas proposé l’enregistrement en question à cette radio. Dont acte. Je l'ai publié sur ce blog. 

Mais qu’en est-il de ta proposition à la chaîne de télévision Al Jazeera de diffuser cette vidéo contre 3000 dollars ? Ce canal, heureusement pour toi, n’a pas accepté ta proposition, selon Semana, qui a révélé tes intentions, non démenties par toi que je sache. 

Al Jazeera n’a pas daigné plus que toi répondre à mes demandes d’explication écrite sur cette présumée forfaiture via leur site internet. 

Ton silence équivaut à un aveu. Ta complicité avec un acte répugnant t’exclut à jamais de la communauté journalistique si tu ne t’expliques pas. Tes galons de soi-disant défenseur de la liberté d’expression correspondraient alors à celle qui est en vigueur à Cuba ou au Zimbabwe, mais pas dans les pays libres. 

J’avais cru bon te défendre quand tu étais attaqué pour avoir été présent chez les FARC avant la libération des otages, malgré les critiques dont j’ai été l’objet sur mon blog. Bec et ongles, j’avais appuyé ta recherche de la « chiva », le scoop. J’ignorais tes arrière-pensées, contraires à la déontologie  journalistique, si j’en crois ton mutisme. 

Mais ta complicité avérée avec la barbarie me révulse si tu maintiens un tel silence. Tu usurperais le rôle de journaliste, confondu par toi dans ce cas avec celui de porte-parole au service d’une cause terroriste.

Dans mon pays, celui des droits de l’Homme, la France, qui vient d’accueillir Wilson Bueno, alias Isaza, parce que ce guérillero des FARC a libéré l’un de ses otages (Oscar Tulio Lizcano), n’importe quel journaliste aurait été, avec raison, poursuivi en justice s’il avait osé jouer un tel jeu avec un groupe terroriste, si tant est que tu l'as réellement joué. 

Toi, tu n’as même pas eu les tripes de faire amende honorable jusqu'ici. Mais il n’est jamais trop tard pour bien faire. Je compte sur toi, afin de pouvoir à nouveau te considérer comme un journaliste, sans guillemets. 

LE JOURNALISTE COLOMBIEN HOLLMAN MORRIS AURAIT TENTE DE VENDRE POUR 3000 DOLLARS A AL JAZEERA, SANS SUCCES, SES INTERVIEWS FORCEES DE QUATRE OTAGES DES FARC AVANT LEUR LIBERATION

10 FEVRIER 2009 

Cette information, datée de samedi sur le site de Semana - le plus grand hebdo de Colombie -, n’a suscité aucune réaction ni la moindre enquête dans la presse colombienne, alors qu’elle est gravissime si elle est avérée. Un lecteur m’a envoyé ce texte court de la revue (voir plus bas), qui n’a pas demandé à Hollman Morris son point de vue. J’ignorais que Hollman Morris était le correspondant de Al Jazeera, la chaîne de télévision arabe qui reçoit les messages d'Al Qaida, en plus de RFI. 

Je tente de joindre ce journaliste pour qu’il confirme ou démente la version de Semana. Je l’avais défendu ici la semaine dernière (et reçu une volée de bois vert) quand il avait affirmé n’avoir pas voulu divulguer ces interviews forcées où les quatre otages (un soldat et trois policiers) avaient été contraints de dire le plus grand bien des FARC sous peine de ne pas être libérés ou même d’être exécutés. Mon article publiait aussi la réaction de RFI, affirmant que Morris n’avait pas proposé à la radio française la diffusion de ces interviews forcées. 

Mon exigence de vérité ne peut admettre, sous prétexte d’une prétendue solidarité journalistique (qui m’a été reprochée à tort par certains d’entre vous), qu’un collègue ait pu tenter de diffuser, et pis encore de vendre, des enregistrements avec des otages non encore libérés, contraints de dire ce que leur commandent leurs geôliers sous peine d’être liquidés. C'est pourtant ce qu'affirme Semana. Hollman Morris aurait offert ses enregistrements contre 3000 dollars à Al Jazeera, qui aurait décidé de ne pas les publier pour n'être plus dans l'actualité, selon l'hebdomadaire.

S’il est vrai que le journaliste en question a dérogé à cette règle de base, mais j’attends son explication, il ne sera pas épargné. Si cette allégation est fausse, Semana devra s’excuser.

Voici le texte de la revue:

Se dañó la chiva 

Sábado 7 Febrero 2009 

LIBERACIONES 

Lo que sucedió hora a hora hasta el emocionante final
 

Los policías Alexis Torres, Walter Lozano, Juan F. Galicia y el soldado William Domínguez llegaron sanos y salvos a las 7 p.m. al aeropuerto de Villavicencio.  

Artículo | Estos son los cuatro uniformados liberados 

Artículo | “Estoy dispuesta a ir sola para sacar a los secuestrados”: Piedad Córdoba 

Multimedia | Video: Familias de secuestrados celebrarán Navidad tardía 

DEBATE 

Las liberaciones y la ética periodística  

El gobierno acusó al periodista Hollman Morris de prestarse a la manipulación de las Farc. El reportero respondió que se le obstaculizó su libertad de informar. ¿Hasta dónde cada parte tiene la razón?  

Artículo | Samper y Morris revelan detalles de la operación de liberación 

Video | Lecciones para no frustrar una liberación 

Se está esclareciendo la controversia que tuvo lugar alrededor de unas supuestas entrevistas antigobiernistas que el periodista Hollman Morris les habría hecho a los policías y al soldado que iban a ser liberados la semana pasada, antes de que llegara la misión humanitaria. Morris dijo que esas entrevistas no serían publicadas como chivas. Sin embargo, posteriormente se supo que esa misma tarde había enviado con uno de los integrantes de la misión las grabaciones, para que fueran transmitidas en la noche por la cadena de televisión árabe Al Jazeera. Morris pedía por ese material 3.000 dólares. Como los videos llegaron sólo el lunes, los productores de la cadena decidieron que habían perdido actualidad y no los compraron 

 



Le cas Morris : lorsque l’éthique journalistique vole en éclats (par Eduardo MacKenzie)

Le 5 février 2009

Voici la traduction annoncée par COLIBRI que nous remercions chaudement !

“La présence, dimanche 1er février 2009, des journalistes Hollman Morris, Leonardo Acevedo et Camilo Raigozo (le premier, correspondant de Radio France Internationale, RFI, et les deux autres de l’hebdomadaire communiste colombien Voz), sur le lieu choisi par les FARC pour remettre en liberté les quatre otages (policiers et militaires), a mis en péril leur vie tout autant que la réalisation de cette opération de sauvetage.

Ce sont elles, les FARC, et non le gouvernement, qui ont mis sur pied cette provocation, peut-être avec l’intention que l’armée les attaque et que tout cela se termine dans un bain de sang. Ce qui est grave, c’est qu’un media français (RFI) et l’organe de presse du Parti communiste colombien sont impliqués dans cette provocation. Ce qui est grave aussi, c’est qu’au demeurant, personne n’en fait aujourd’hui le reproche aux FARC, alors que les medias, en revanche, répercutent, sans prendre aucune distance critique avec cette affirmation, le mensonge inventé par le journaliste Enrique Botero, membre de la mission humanitaire, selon lequel l’Armée colombienne a tenté d’“entraver” ce sauvetage.

Il est évident que le but des quatre journalistes impliqués dans cette affaire (Botero, Morris, Acevedo et Raigozo) n’était pas de contribuer au succès de la mission humanitaire, mais d’aider à mettre sur pied une opération de propagande en faveur des FARC, lors même que cela ferait courir des risques aux otages. Par là-même, les FARC ont rompu l’accord qu’elles avaient avec la Croix Rouge Internationale en invitant et en incluant subrepticement trois personnes (Morris, Acevedo et Raigozo), qui n’étaient pas prévues dans les plans de la mission, afin qu’elles arrivent dans la zone de la libération avant la mission humanitaire. Une telle incursion, abusive et extrêmement dangereuse, était impossible à réaliser sans une aide directe des FARC (du fait des anneaux de sécurité - ceux des FARC comme ceux de l’Armée - et des mines antipersonnelles qui entourent certains des campements des FARC).

Les trois étaient donc de mèche avec les ravisseurs, puisque seules les FARC, les autorités brésiliennes et la Croix rouge internationale connaissaient les coordonnées de l’endroit où se trouvaient les otages. Par ailleurs, Jorge Enrique Botero, l’auteur de la fausse information ultérieure sur les “opérations militaires” qui auraient “entravé” la remise des quatre otages –élément qui a été démenti par les quatre libérés, par les autorités colombiennes et par le colonel brésilien Aquiles Furlán, lequel a nié catégoriquement au micro de la radio colombienne qu’il y ait eu dimanche des tirs ou quoi que ce soit de semblable dirigés contre eux, - a vendu à la presse nord-américaine, spécifiquement à Associated Press, quelques photos de cet évènement (publiées par le Washington Post le 2 février), ce qui prouve qu’il ne figurait pas, au sein de cette mission de sauvetage des otages, en qualité de témoin et de garant, mais bien en tant que journaliste et agitateur.

Botero, qui affirme que des avions militaires colombiens ont effectué des survols “en cercle” au-dessus du point où se trouvaient les quatre otages, a révélé en outre qu’il était arrivé au campement de la guerrilla porteur d’un équipement électronique qui lui a permis d’enregistrer “ les conversations des équipages militaires qui (sic) donnent des ordres et disent qu’il faut aller les chercher par la voie terrestre” (source : El Espectador, Bogotá, 2 février 2009). Tout indique que l’équipement électronique sophistiqué utilisé par Jorge Enrique Botero appartient à Telesur.

Botero est le correspondant de cette agence de presse vénézuélienne. Néanmoins, sa présence au sein de cette mission n’avait rien à voir avec le journalisme, aux termes d’un accord qu’il avait accepté et dont il a ensuite violé les termes. A la différence de Botero, le journaliste Daniel Samper Pizano, qui a également fait partie de cette mission humanitaire, en qualité de garant, a eu un comportement de respect absolu du statut de neutralité exigé des membres de cette mission.

Comme l’équipage de l’hélicoptère brésilien impliqué dans la mission humanitaire n’a pas accepté de transporter Hollman Morris après le sauvetage des otages, au motif qu’il ne faisait pas partie de la mission, le journaliste a quitté le campement de la guerrilla par la voie terrestre et à été soumis ultérieurement, à Unión Peneya, à un contrôle de la part des militaires.
Un communiqué du ministère colombien des relations extérieures reconnaît ce fait et explique que “le commandant de la base militaire lui a proposé, à titre préventif, une protection, que Monsieur Morris a rejetée”. La chancellerie colombienne a souligné qu’Hollman Morris “bénéficie de mesures préventives sollicitées par la Commission interaméricaine des droits de l’homme” et que “bien qu’il invoque un risque extraordinaire pour sa vie, il s’est exposé à un risque extrême [en se rendant dans le campement des FARC], sans informer l’Etat dont il revendique la protection”.

Le ministère public colombien (le parquet) a ouvert une enquête préliminaire pour déterminer si Hollman Morris s’est rendu coupable du “délit de contrainte illégale, de menace ou autre délit, au cours des faits vécus par les agents de force publique avant leur libération” (source : El País, Cali, 4 février 2009). Mais il ne s’est pas prononcé sur le rôle joué par Jorge Enrique Botero et par les journalistes de Voz dans les faits qui se sont déroulés dimanche dernier 1er février.

Quant à RFI, tout indique que cette radio essaie de prendre ses distances avec l’affaire dans laquelle est impliqué son correspondant en Colombie. Dans un communiqué, RFI a indiqué qu’“aucune interview liée à cette libération [des policiers et du militaire] n’a été proposée par Hollman Morris ” à RFI et que ladite radio ne lui en avait pas demandé. Le communiqué ajoute qu“aucune déclaration des otages n’a été diffusée ou utilisée dans les programmes de RFI”. Si Morris n’a pas enregistré ces déclarations pour RFI, on ne comprend pas pourquoi il a accepté de courir de tels risques énormes, pour sa vie et pour celle des otages. Il ne faut pas oublier ceci, les déclarations très claires des ex-otages libérés le 1er février, surtout celles de Juan Fernando Galicia et de Walter José Lozano. Ceux-ci ont expliqué à Bogotá comment les hommes des FARC les avaient préparés et obligés, eux, les otages “libérables”, sous la menace de les tuer ou de ne pas les remettre en liberté, à mentir à des journalistes qui allaient les interviewer (Morris, Acevedo y Raigozo), avant leur libération.

Le président Alvaro Uribe, qui a suspendu les survols dans la zone de libération des otages, même à une altitude supérieure à 20 000 pieds, a expliqué que les survols militaires du 1er février avaient été inclus dans les accords passés avec la mission humanitaire. Le chef d’Etat a critiqué avec force l’attitude de Jorge Enrique Botero et d’Hollman Morris, qui, selon lui, ont profité de la mission pour se faire “les complices permissifs du terrorisme”. Uribe a particulièrement critiqué l’attitude de Botero qui “n’a pas respecté les règles du jeu” de la mission humanitaire. “Il ne s’y est pas joint en tant que garant, mais en tant que publiciste du terrorisme. La liberté de la presse, c’est une chose, mais c’en est une autre d’utiliser la carte de journaliste pour se transformer en publiciste du terrorisme”.

Botero, Morris, Acevedo et Raigozo sont une honte, un discrédit pour la profession de journaliste. Ce qu’ils ont fait dans ces circonstances est une insulte pour tout journaliste qui se respecte. Ils ne se sont pas rendus dans ces endroits pour obtenir honnêtement des informations pour leurs lecteurs. Ils se sont déplacés là-bas pour y jouer un rôle écrit à l’avance par d’autres, pour se mettre au service d’une propagande, de la propagande d’un groupe terroriste. Avec cette manœuvre, les FARC ont violé les termes de leur accord avec la Croix rouge internationale et se sont moqué du reste des journalistes du pays et du monde. Dans deux lettres adressées à Antoine Schwarts, président de RFI, et à la Commission interaméricaine des droits de l’homme, les ex-otages libérés, Walter José Lozano Guarnizo, Alexis Torres Zapata, Juan Fernando Galicia Uribe et William Giovanny Domínguez Castro ont demandé que les déclarations forcées et recueillies sous la menace de la mort qu’ils ont données au correspondant de RFI ne soient pas diffusées. Les méthodes utilisées par les FARC, consistant à intimider et à faire mentir leurs victimes sans défense pour essayer de se donner une image internationale positive, expliquent ce qui s’est produit ensuit : la libération de l’otage Alan Jara a été suivie de déclarations inadmissibles de la part de celui-ci.

Nul ne peut plus en douter: les FARC soumettent leurs otages à des menaces et à un traitement psychologique dévastateur pour que ceux-ci, même après avoir retrouvé leur liberté, jouent un rôle néfaste en faveur des terroristes, comme si cela était la chose la plus naturelle qui soit. Espérons qu’avec le temps qui passe, Alan Jara récupérera sa véritable identité morale et intellectuelle et rejettera les violentes déclarations qu’il a lancées contre le gouvernement colombien et contre le pays en général, tout en parsemant son propos d’amabilités et de nuances tendant à atténuer la culpabilité de ses ex-bourreaux, les FARC. Jara a dit, par exemple, que les guerrilleros mettaient des chaînes aux otages, “par mesure de sécurité, pas en tant que méthode de torture”. Quelles nouvelles manigances et quelles provocations les FARC auront-elles conçues pour exploiter la remise en liberté de Sigifredo López? La Colombie devrait ouvrir les yeux face aux manœuvres médiatiques sophistiquées des FARC.

Les journalistes devraient se poser cette question: comment est-il possible qu’un journaliste accepte de jouer un rôle dans une opération de propagande des FARC? Comment est-il possible qu’un journaliste interroge de manière insistante une personne qui vient de sortir de plus de sept ans de séquestration aux mains des FARC, comme c’est le cas d’Alan Jara ? Un être humain qui a souffert d’un tel isolement et de tels traumatismes peut-il répondre aux questions et aux insinuations des journalistes ? Je ne le crois pas. C’est une chose de donner la parole aux otages, pour qu’ils s’expriment librement, comme ce fut le cas à la Casa de Nariño ; c’en est une autre de les soumettre, comme ce fut le cas pour Jara à Villavicencio, à une rafale de questions difficiles. Nous autres journalistes devrions nous refuser à profiter de la faiblesse d’ex-séquestrés pour leur soutirer des déclarations de haute politique qu’ils pourraient ensuite devoir regretter. Ce qui s’est passé avec les journalistes Morris, Acevedo, Raigozo et Botero montre jusqu’à quel point les FARC sont parvenues à pénétrer le monde de la presse. Cela doit attirer notre attention. La profession doit trouver un correctif à cette faille, ou, à défaut, les FARC, et les autres acteurs de la subversion, parviendront de plus en plus à imposer leur volonté aux médias colombiens. La déontologie du journalisme existe, et nous autres journalistes devons lutter pour empêcher que des [groupes] violents la détruisent”.

LES LETTRES DES 4 POLICIERS SUR LEUR INTERVIEW A HOLLMAN MORRIS SOUS LA MENACE DES FARC AVANT LEUR LIBERATION

5 février 2009

 

A mes chers lecteurs colombiens prompts à la critique de mon point de vue dans l'affaire Hollman Morris, ce que j'accepte volontiers, je suggère de réserver aussi leurs piques à l'ambassade de Colombie à Paris sur un autre scandale: la manière de votre Chancellerie parisienne d'informer les médias sur les lettres des 4 otages après leur interview sous la menace des FARC par Hollman Morris.

 

Ainsi que d'autres journalistes, voici ce que j'ai reçu de l'ambassadeur par courriel: deux lignes  de texte, sans aucune explication sur ce dont il s'agit, sans aucune mise en situation, sans rappel du contexte, et sans même une copie d'un texte sur le sujet publié à Bogota par le ministre Jaime Bermudez !

 

Cerise sur ce gâteau aigre: les deux lettres des 4 soldats sont expédiées sous Adobe, dans leur version espagnole. L'ambassade n'a trouvé apparemment aucun diplomate dans son personnel grassement payé et nombreux pour traduire les lettres en français, alors que cette affaire concerne la radio RFI basée à Paris !

 

Voici donc l'ensemble, tel que, en espérant que vous pourrez ouvrir les fichiers.

Je vous suggère de demander d'urgence une traduction française à votre ambassade.

JT  

 

 

 

cartaradiofrancia1.pdf

 

cartacomisininteramericana1.pdf

 

 

 

Mesdames, Messieurs, 

  

Nous vous remercions de bien vouloir prendre en compte les importants éclaircissements et mises au point que les deux lettres que nous vous joignons apportent. 

  

Salutations distinguées. 

  

Fernando CEPEDA ULLOA 

Ambassadeur de Colombie en France 

  

 

 

 

El caso Morris: la ética periodística vuela en pedazos (Por Eduardo Mackenzie)

Voici la version de mon confrère, avec qui je ne suis pas d'accord sur le cas Morris. Je n'ai pas le temps de la traduire en français. Qui le fera ? 

5 de febrero de 2009

 

La presencia, el domingo 1 de febrero de 2009, de los periodistas Hollman Morris, Leonardo Acevedo y Camilo Raigozo (el primero corresponsal de Radio France Internationale, RFI, y los dos otros del semanario comunista colombiano Voz), en el lugar escogido por las Farc para poner en libertad los cuatro rehenes (policías y militares), puso en peligro la vida de éstos y puso en peligro la realización de ese rescate.

Son ellas, las Farc, las que montaron esa provocación, no el Gobierno, quizás con la intención de que el Ejército las atacara y todo concluyera en un baño de sangre. Lo grave es que en esa provocación está involucrado un media francés (RFI) y el órgano del Partido Comunista colombiano. Lo grave también es que, sin embargo, nadie le recrimina eso hoy a las Farc, mientras que los media, por el contrario, difundieron de manera acrítica el infundio inventado por el periodista Jorge Enrique Botero, miembro de la misión humanitaria, en el sentido de que el Ejército colombiano intentó “entorpecer” ese rescate.

Es obvio que el propósito de los cuatro periodistas involucrados en ese asunto (Botero, Morris, Acevedo y Raigozo) no era contribuir al éxito de la misión humanitaria sino ayudar a montar una operación de propaganda en favor de las Farc, así ello hiciera correr riesgos a los secuestrados. Las Farc rompieron de esa manera el acuerdo que tenían con la Cruz Roja Internacional al invitar y al internar subrepticiamente a tres personas (Morris, Acevedo y Raigozo) que no estaban previstas en los planes de la mision, para que llegaran a la zona del rescate antes que la misión humanitaria. Tal incursión, abusiva y peligrosísima, era imposible de realizar sin la ayuda directa de las Farc (por los anillos de seguridad de éstas y del Ejército y por las minas antipersonas que rodean algunos campamentos de las Farc).

Los tres estaban, pues, en contubernio con los secuestradores ya que las coordenadas del lugar donde estaban los rehenes no las conocían sino las Farc, las autoridades brasileñas y la CRI. Por otra parte, Jorge Enrique Botero, autor de la falsa información ulterior acerca las “operaciones militares” que habrían “entorpecido” la entrega de los cuatro rehenes, elemento desmentido por los cuatro liberados, por las autoridades colombianas y por el coronel brasileño Aquiles Furlán, quien negó rotundamente ante la radio colombiana que el domingo hubiera habido disparos o cosa parecida contra ellos, le vendió a la prensa norteamericana, a la Associated Press en particular, algunas fotos de ese evento (el Washington Post publicó esas fotos el 2 de febrero) lo que prueba que él, Jorge Enrique Botero, no estaba en esa misión de rescate de rehenes en calidad de testigo y garante sino en calidad de periodista y agitador.

Botero quien afirmó que aviones militares colombianos hicieron sobrevuelos “en círculos” sobre el punto donde se encontraban los cuatro secuestrados, reveló, además, que llegó al campamento guerrillero portando equipo electrónico que le permitió grabar las “conversaciones de tripulantes militares que (sic) dan órdenes y dicen que hay que buscarlos por tierra”. (El Espectador, Bogotá, 2 de febrero de 2009). Todo indica que el sofisticado equipo electrónico utilizado por Jorge Enrique Botero es propiedad de Telesur.

Botero es el corresponsal de esa agencia de prensa venezolana. Sin embargo, su presencia en esa misión no tenía nada que ver con el periodismo, acuerdo que el aceptó y luego violó. A diferencia de Botero, el periodista Daniel Samper Pizano, quien también hizo parte de esa misión humanitaria, en calidad de garante, tuvo un comportamiento de total respeto al estatuto de neutralidad exigido a los miembros de esa misión. Como la tripulación del helicóptero brasileño involucrado de la misión humanitaria no aceptó transportar a Hollman Morris luego del rescate de los rehenes, por no hacer éste parte de la misión, el periodista abandonó el campamento guerrillero por tierra y fue sometido ulteriormente, en la Unión Peneya, a un control por parte de los militares.

Un comunicado del ministerio colombiano de Relaciones Exteriores admitió ese hecho y explicó que “el comandante de la base militar le ofreció, de manera preventiva, protección, lo que fue rechazado por el señor Morris.” La cancillería colombiana subrayó que Hollman Morris “cuenta con medidas cautelares solicitadas por la Comisión Interamericana de Derechos Humanos” y que “a pesar de alegar riesgo extraordinario para su vida, [él] se sometió a riesgo extremo [al viajar al campamento de las Farc], sin informar al Estado del cual demanda protección.”

El ministerio público colombiano (Fiscalía) abrió una investigación preliminar para determinar si Hollman Morris incurrió “en el delito de constrenimiento ilegal, amenaza u otro delito, en los hechos que vivieron los uniformados antes de la liberación”. (El País, Cali, 4 de febrero de 2009). Pero no se ha pronunciado sobre el papel jugado por Jorge Enrique Botero y los dos periodistas de Voz, en los hechos del domingo 1 de febrero pasado.

En cuanto a RFI todo indica que esa radio trata de distanciarse del asunto en que está involucrado su corresponsal en Colombia. En un comunicado, RFI indicó que “ninguna entrevista relacionada con esta liberación [de los policías y militares] fue propuesta por Hollman Morris” a RFI y que esa radio no se la había encargado. “Ninguna declaración de los rehenes fue difundida o utilizada en los programas de RFI”, agregó el comunicado. Si no Morris no tomó esas declaraciones para RFI no se entiende por qué aceptó correr tan enormes riesgos vitales, para él y para los rehenes. Un hecho que no debe ser olvidado: las declaraciones muy claras de los ex rehenes liberados el 1 de diciembre, sobre todo las de Juan Fernando Galicia y Walter José Lozano. Ellos explicaron en Bogotá cómo los hombres de las Farc los habían preparado y obligado, a ellos, los rehenes “liberables”, bajo la amenaza de matarlos o de no dejarlos en libertad, para que dijeran mentiras a unos periodistas que los iban a entrevistar (Morris, Acevedo y Raigozo), antes del rescate.

El presidente Alvaro Uribe quien suspendió los sobrevuelos en zona de liberación de secuestrados, aún a altura superior a los 20 mil pies, explicó que los sobrevuelos militares del l de febrero habían estado incluidos en los acuerdos con la misión humanitaria. El jefe de Estado criticó con fuerza la actitud de Jorge Enrique Botero y Hollman Morris, quienes, según él, aprovecharon la misión humanitaria para ser “cómplices permisivos del terrorismo”. Uribe cuestionó en particular la actitud de Botero quien “incumplió las reglas de juego” de la misión humanitaria. “No fue de garante, dijo, sino de publicista del terrorismo. Una cosa es la libertad de la prensa y otra utilizar el carné de periodista para convertirse en publicista del terrorismo”.

Botero, Morris, Acevedo y Raigozo son una verguenza, un descrédito, para la profesión de periodista. Lo que hicieron en esta ocasión es un insulto para todo periodista que se respete. Ellos no fueron a esos lugares para conseguir honestamente información para los lectores. Fueron allí para jugar un papel preconcebido por otros, para ponerse al servicio de una propaganda, de la propaganda de un grupo terrorista. Con esa maniobra, las Farc violaron su acuerdo con la CRI y se burlaron del resto de los periodistas del país y del mundo. En dos cartas dirigidas a Antoine Schwarts, presidente de RFI, y a la Comisión Interamericana de Derechos Humanos, los ex rehenes liberados, Walter José Lozano Guarnizo, Alexis Torres Zapata, Juan Fernando Galicia Uribe y William Giovanny Domínguez Castro, pidieron que las declaraciones forzadas y bajo amenazas de muerte que ellos les dieron al corresponsal de RFI no sean difundidas. Los métodos utilizados por las Farc, consistentes en intimidar y hacer mentir a sus víctimas indefensas para tratar de darse una imagen internacional positiva, explica lo que ocurrió después: la liberación del rehén Alan Jara fue seguida de unas declaraciones inadmisibles de éste.

 

Nadie puede dudar más: las Farc someten a sus rehenes a amenazas y a un tratamiento psicológico devastador para que éstos, aún después de alcanzar la libertad, jueguen un papel nefasto en favor de los terroristas, como la cosa más natural. Esperemos que con el paso del tiempo, Alan Jara recupere su verdadera identidad moral e intelectual y rechace las violentas declaraciones que lanzó contra el gobierno colombiano y contra el país en general, preñadas a su vez de amabilidades y matices disculpadores para sus ex-verdugos, las Farc. Jara dijo, por ejemplo, que los guerrilleros les ponen cadenas a los secuestrados “por seguridad, más no como método de tortura”. ¿Qué nuevos embuchados y que nuevas provocaciones habrán montado las Farc para explotar la puesta en libertad de Sigifredo López? Colombia debería abrir los ojos ante las sofisticadas maniobras mediáticas de las Farc.

 

Los periodistas deberían plantearse esta pregunta: ¿Cómo es posible que un periodista acepte jugar un papel en una operación de propaganda de las Farc? ¿Cómo es posible que un periodista interroge de manera insistente a una persona que acababa de salir de más de siete años de cautiverio en manos de las Farc, como lo fue Alan Jara? ¿Un ser humano que ha sufrido tal aislamiento y tales traumatismos puede responder a las preguntas y a las insinuaciones de los periodistas? Yo no lo creo. Una cosa es darle la palabra a los ex rehenes, para que se expresen libremente, como ocurrió en la Casa de Nariño, y otra someterlos, como fue el caso de Jara en Villavicencio, a una ametralladora de preguntas dificiles. Los periodistas deberíamos negarnos a aprovechar la debilidad de los ex secuestrados para sonsacarles declaraciones de alta política que éste puede más tarde deplorar. Lo ocurrido con los periodistas Morris, Acevedo, Raigozo y Botero muestra hasta qué punto las Farc han logrado penetrar el mundo de la prensa. Eso debe llamarnos la atención. La profesión debe encontrar un correctivo para esa falla, o de lo contrario las Farc, y los demás actores de la subversión, lograrán imponer cada vez más su voluntad a los media colombianos. La deontología del periodismo existe y todos los periodistas debemos luchar para impedir que los violentos la destruyan.

NE CONDAMNONS PAS SANS PREUVE LE JOURNALISTE COLOMBIEN HOLLMAN MORRIS DANS L’AFFAIRE DES OTAGES

 

4 février 2009 

 

Connu pour ses positions de gauche et sa lutte contre Alvaro Uribe, Hollman Morris fait l’objet d’une enquête judiciaire dilligentée par le procureur Mario Iguaran après une plainte des quatre otages (trois policiers et un militaire), libérés dimanche par les FARC. Il lui est reproché l’interview forcée qu’ils lui ont accordée avant d’être relâchés, avec l’obligation par leurs geôliers de dire le plus grand bien de la guérilla sous peine de ne pas être libérés, voire d’être exécutés. 

 

Aucun d’entre nous ne se trouvait dans la zone du Guaviare où les otages ont été remis au CICR. Les paroles des uns (Morris) se heurtent à celles des autres (le ministre de la Défense Juan Carlos Santos). Même si je ne partage pas l’opinion de ce collègue, dont l’émission de TV « Contravia » colporte des points de vue proches de la guérilla, je respecte sa mission. 

 

Il se trouvait dans la zone des FARC au moment de la libération des quatre otages ? Pour moi, il n’a fait que son travail, même s’il a été aide par les rebelles pour ne pas sauter sur les mines antipersonnel placées par les FARC autour de la zone prévue pour ces libérations. Dans la recherche de l’information, toutes les sources doivent être recherchées, sous peine de n’être qu’un porte-parole du pouvoir établi. 

 

Hollman Morris a effectivement interviewé les otages, qui ont prononcé les textes exigés par les FARC. Mais il n’en a pas fait état, ni pour RFI, dont il est le correspondant, ni pour aucun autre média. S’il avait refusé d’enregistrer, il devenait à son tour un ennemi des FARC, et perdait ses sources. 

 

Avait-il l’intention de produire par la suite ces confessions forcées, si les quatre otages avaient décidé de ne pas les dénoncer après leur libération, par crainte pour leur vie et celle de leurs proches ?

 

A cette question, la réponse appartient au seul journaliste incriminé aujourd’hui par la justice, et j’espère qu’elle était négative, mais, dans les faits avérés, faute d’autre preuve tangente, même si les quatre ex-otages ont eu le courage de révéler le montage de la guérilla, il n’a commis aucun délit.     

 

Je vous joins le communiqué de RFI de ce soir sur cette affaire : 

 

Précisions de RFI sur la  mise en cause 

de l’un de ses correspondants en Colombie 

 

 

Hollman Morris, l’un des correspondants de RFI en Colombie, se trouvait dimanche 1er février sur les lieux de la libération de 4 otages détenus par les Farc depuis 2007 pour les besoins d’un documentaire dans le cadre de son métier de journaliste. Il est aujourd’hui accusé par le ministre colombien de la Défense, Juan-Manuel Santos, « d’affinités avec les Farc ». 

 

RFI souhaite préciser qu’aucune interview liée à cette libération n’a été proposée par Hollman Morris ou commandée par la radio. 

 

Hollman Morris  a uniquement réalisé deux correspondances sur la libération des otages pour RFI. 

 

Aucun propos des otages n’a été diffusé ou utilisé sur l’antenne de RFI. 

 

Hollman Morris est également directeur d’une émission de télévision consacrée aux droits de l’Homme et a été primé pour son travail par l’organisation Human Rights Watch. 

 

RFI a toujours soutenu la liberté de l’information dans le monde, a toujours respecté le principe d’impartialité de ses antennes et de ses journalistes.