INTERPOL LANCE UN MANDAT D’ARRET CONTRE TROIS (EX) MINISTRES DU DICTATEUR EN HERBE ZELAYA ACCUSES DE CORRUPTION

 

12 août 2009 

 

Voici le régime que défendent l’UE, l’ONU, l’OEA, les USA et la France ! 

En résumé, trois ex-ministres de Zelaya, Enrique Florez Lanza (Présidence), Rebeca Santos (Finances) et Rixi Moncada (Energie) viennent d’être mis sur la liste rouge d’Interpol. 

 

Ils sont en fuite depuis que Mel Zelaya a été déposé le 28 juin pour trahison après sa tentative avortée de référendum pour se maintenir au pouvoir ad vitam aeternam. 

 

Ces ministres et d’autres ex-hauts fonctionnaires honduriens ont loué en janvier 2009, pour un million de dollars par an, un immeuble sans réaliser les soumissions préalables dans tout marché public. Pis encore :  ils ont retiré 2,1 millions de dollars de la Banque centrale du Honduras pour financer et appuyer le référendum illégal prévu par Zelaya le 28 juin ! 

Pour mémoire, je vous reporte par ailleurs à l’article récent de Mary Anastasia O’Grady dans le Wall Street Journal sur le financement des partisans de Zelaya par les FARC, démontré par de nouveaux documents. Il a été posté par Fabio. Je n’ai pas eu le temps de le traduire de l’anglais. 


Archives pour la catégorie INTERPOL

EN COLOMBIE, LA COUR SUPREME AUX ORDRES DES FARC ET DU NARCOTRAFIC POURSUIT 86 DEPUTES FAVORABLES A LA POSSIBILITE D’UN NOUVEAU MANDAT POUR ALVARO URIBE PAR REFERENDUM

 

  

7 août 2009 

Qu’attend  la presse colombienne, sans parler des médias internationaux, pour dénoncer ce coup d’Etat légal contre la démocratie ? 86 députés sont appelés à s’expliquer devant la Cour suprême de Bogota, pour avoir voté en 2008 en faveur de la tenue d’un référendum (toujours pas décidé) sur la possibilité d’Alvaro Uribe de se présenter pour un nouveau mandat présidentiel en 2010. 

 

La gangrène du terrorisme et de la cocaïne touche y compris cette Cour suprême. Je vous en ai déjà parlé à satiété. Le silence des démocraties occidentales fait le jeu de ces clones de la corruption en Colombie. 

 

Comment une telle dégénérescence peut-elle être acceptée par les grands médias colombiens, et la presse internationale, sans la moindre réaction ?

  

Malgré l’appui de 79% des 45 millions de Colombiens cette semaine à leur président Alvaro Uribe dans le dernier sondage après sept ans à la tête de l’Etat, malgré la signature de plus de 4 millions de Colombiens favorables à un référendum sur la possibilité pour le chef de l’Etat de se représenter, malgré les succès du pouvoir contre les terroristes des FARC, les relais de la guérilla et du narcotrafic dans les organes judiciaires continuent d’imposer leur loi, celle de la complicité avec l’ordre castriste.

Cette indécente partialité de la Cour suprême explique pourquoi le principe du référendum n'a toujours pas été adopté par le Congrès. Les représentants et sénateurs craignent également de modifier la Constitution pour permettre à Uribe de se représenter en 2010. En deux mots, la Cour suprême tient l'agenda politique de la Colombie, avec un glaive à la main droite, et le poing gauche qui écrase la balance de la justice…

Je n’en crois pas mes yeux ni mes oreilles. L’un des trois magistrats colombiens de la Cour suprême, Yesid Ramirez, qui a voté, avec une certaine Maria del Rosario Gonzalez, la demande d’enquête contre les 86 députés favorables à un référendum (contre la seule opposition de Jorge Luis Quintero Milanes), est un présumé délinquant ! Je l’ai prouvé ici. 

 

Les rapports de l’UIAF (département d’enquêtes du ministère des Finances, équivalent du Tracfin français) sur trois hauts magistrats présumés coupables d’activités illégales, ont épinglé en 2008 quatre personnes: le président du Conseil d’Etat : Rafael Ostau de la Font, le magistrat de la Cour Suprême Yesid Ramírez (son ancien président), le magistrat du Conseil supérieur de la Judicature, José Alfredo Escobar Araújo, et l’ex-président de la Cour suprême Carlos Isaac Nader.  Mario Iguaran, alors procureur  général, connu pour ses liens avec l’extrême gauche, avait classé le dossier sans suite, malgré l’amoncellement des indices.  

 

Je vous rappelle que ces magistrats sont soupçonnés de contacts étroits avec Giorgio Sale, homme d’affaires italien arrêté et détenu dans son pays depuis novembre 2006 pour trafic de drogue et blanchiment d’argent. Il était lié à Salvatore Mancuso, le chef des paramilitaires colombiens extradé aux USA le 15 mai 2008 avec 14 autres « paras ».  

 

Selon une enquête de la revue Semana en juin 2006, 20 des 23 juges de la Cour suprême ont accepté une invitation de se rendre à Neiva (800 km au sud de Bogota) avec leurs épouses, le 9 juin de cette année-là, pour célébrer la désignation de Yesid Ramirez Bastidas par ses pairs comme président de la Cour. Les frais de voyage aérien aller-retour Bogota-Neiva (plus de 10.000 dollars), d’hôtel et de ces agapes (pour un montant indéterminé) ont été réglés par un certain Ascencio Reyes Serrano. Propriétaire de l’agence de voyage « Viajes y Turismo Basan », ce personnage possède un immeuble en co-propriété avec José Maria Ortiz Pinilla, extradé aux USA en 2007 pour trafic de drogue. «Nous n’avions pas à vérifier qui payait les frais de notre voyage et n’avons vu aucun mal dans ce déplacement », avait répondu sans s’identifier l’un des magistrats à la revue Semana. Cette réaction en dit long sur les facilités de la prévarication au sein de la Cour suprême, qui n’a rien à voir avec celles des USA.    

 

Yesid Ramirez Bastidas a également reçu en cadeau, en 2006, une montre en or onéreuse, de marque Locman, offerte par Giorgio Sale. Il l’a déjà reconnu !  

Mais qu’attend le pouvoir colombien, et la presse colombienne, pour dénoncer ce coup d’Etat permanent contre la volonté populaire ? 



QU’ATTEND BERNARD KOUCHNER POUR PRESENTER SES EXCUSES A LA COLOMBIE ?

 

20 juillet 2009 

 

Le ministre français des Affaires étrangères, renégat du parti socialiste au sein du gouvernement de droite, se doit de présenter ses excuses au régime démocratique colombien présidé par Alvaro Uribe.

 

Au lendemain de l’élimination de Raul Reyes, n°2 des FARC, le 1er mars 2008, l’ex-patron de Médecins sans frontières avait qualifié sa mort de « mauvaise nouvelle ». Sa naïveté lui avait laissé croire que Reyes pouvait à l’époque aider à la libération d’Ingrid Betancur. 

 

L’explosive vidéo de Jorge Briceno, alias « Mono Jojoy », remise aujourd’hui à Interpol par Bogota, confirme la véracité des fichiers saisis dans les ordinateurs de Reyes. Certains d’entre eux prouvaient que les FARC n’avaient aucune intention de libérer Ingrid Betancur. 

 

Nous attendons avec impatience l’acte de repentance que se doit de manifester Bernard Kouchner en présentant ses excuses au président Alvaro Uribe, pour avoir ainsi dénigré l’exécution d’un chef terroriste au sein d’une guérilla qui retient des otages depuis 12 ans.

EQUATEUR : LE PRESIDENT RAFAEL CORREA DEVRA DEMISSIONNER QUAND INTERPOL CONFIRMERA, CE QUI NE FAIT AUCUN DOUTE, L’AUTHENTICITE DE LA VIDEO DES FARC SUR LEUR FINANCEMENT DE SA CAMPAGNE

20 juillet 2009 

 

Le bloc castriste en Amérique Latine va se lézarder avec la confirmation attendue, par Interpol, de la véracité de la vidéo sur le financement de la campagne électorale de Rafael Correa, en 2006, par les terroristes des FARC. 

 

L’enregistrement, remis à Interpol par Bogota aujourd'hui, montre le chef militaire des FARC, Jorge Briceno, alias « Mono Jojoy », dans une intervention en pleine jungle face à ses hommes peu après la mort, le 26 mars 2008, de Manuel Marulanda, fondateur de cette guérilla terroriste colombienne. 

 « Mono Jojoy » y lit un texte de Marulanda, écrit le 21 mars 2008, cinq jours avant sa mort, où le chef des FARC évoque « les dollars versés » pour la campagne de Rafael Correa, président d’Equateur, et les rapports avec Hugo Chavez, président du Venezuela. 

 

Ces preuves étaient déjà contenues dans les ordinateurs de Raul Reyes, l’ex-n°2 des FARC abattu par l’armée colombienne le 1er mars 2008, mais Correa les avait rejetées malgré la validation de ces contenus par Interpol. 

 

Rafael Correa a déjà qualifié de « montage » la vidéo, mais sa validation à attendre par Interpol prouvera qu’il a menti. Il ne lui restera plus qu’à démissionner, si la justice ne l’arrête pas auparavant pour complicité avec le terrorisme international. 

INTERPOL REFUSE LE MANDAT D’ARRET DE L’EQUATEUR CONTRE L’EX-MINISTRE DE LA DEFENSE COLOMBIEN JUAN MANUEL SANTOS

5 juillet 2009

La Colombie a affirmé samedi qu'Interpol refusait de relayer le mandat d'arrêt lancé par l'Equateur à l'encontre de l'ex-ministre de la Défense colombien Juan-Manuel Santos, poursuivi pour un raid contre la guérilla des Farc en territoire équatorien. Le directeur des services de renseignement colombiens, Felipe Muñoz, a déclaré que l'organisme international de coopération policière, qui a son siège en France, avait «rejeté la requête visant à faire capturer l'ancien ministre». «Ce message vient d'être transmis au bureau d'Interpol à Bogota», a-t-il affirmé à la presse. La demande de la justice équatorienne a été rejetée parce qu'elle était en contradiction avec les statuts d'Interpol, qui exclut d'intervenir sur des «thèmes politiques, militaires, raciaux ou religieux», selon M. Muñoz.

L'ex-ministre, qui a quitté son poste pour pouvoir éventuellement se présenter à l'élection présidentielle de 2010 en Colombie, est poursuivi en Equateur pour avoir ordonné le 1er mars 2008 le bombardement d'un camp de la guérilla terroriste, situé de l'autre côté de la frontière. Ce raid avait tué 25 personnes, dont le numéro 2 des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc), Raul Reyes, provoquant la rupture des relations diplomatiques entre les deux voisins sud-américains. Le mandat d'arrêt, qui a été lancé lundi dernier par le juge équatorien Daniel Mendez, a ravivé les frictions avec le gouvernement colombien, qui a rejeté cette demande d'incarcération. Le président Alvaro Uribe a vivement réagi vendredi à cette annonce, en assurant qu'il ne laisserait «personne toucher» à M. Santos. En début de semaine, son ministre de l'Intérieur Fabio Valencia avait souligné qu'aucune «action contre le terrorisme» ne pouvait être considérée comme «illicite».



L’EQUATEUR PROVOQUE LA COLOMBIE AVEC UN MANDAT D’ARRET CONTRE L’EX-MINISTRE DE LA DEFENSE DE BOGOTA, JUAN MANUEL SANTOS

4 JUILLET 2009 

L'Equateur a transmis officiellement vendredi à Interpol un mandat un d'arrêt contre l'ex-ministre de la Défense colombien Juan-Manuel Santos, poursuivi pour avoir ordonné le raid contre la guérilla terroriste des Farc en territoire équatorien le 1er mars 2008. Le n° 2 des FARC, Raul Reyes, avait été tué dans le bombardement de l'armée colombienne.
“L'ordre de capture est arrivé aujourd'hui à la centrale d'Interpol à Quito”, a annoncé à l'AFP le directeur national de la police judiciaire, Rafael Yepez.
L'organisme international de coopération policière, dont le siège se trouve à Lyon, devra préciser s'il relaye ou non ce mandat d'arrêt, a précisé M. Yepez, qui représente Interpol en Equateur.
Prétendant à la présidentielle de 2010 en Colombie, Juan Manuel Santos, qui a quitté en mai son poste pour pouvoir se présenter, était aux commandes lorsque l'armée a bombardé le 1er mars 2008 un camp de la guérilla marxiste, situé de l'autre côté de la frontière.
Ce raid avait tué 25 personnes, dont le numéro 2 des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc), Raul Reyes, provoquant la rupture des relations diplomatiques entre les deux voisins sud-américains.
Le mandat d'arrêt, qui a été lancé lundi dernier par le juge équatorien Daniel Mendez, a ravivé les frictions avec le gouvernement colombien, qui a rejeté cette demande d'incarcération.
Le président colombien Alvaro Uribe a vivement réagi vendredi à cette annonce, en assurant qu'il ne laisserait “personne toucher” à son ancien ministre de la Défense.
M. Santos se trouve actuellement à Londres et il est muni d'un passeport diplomatique, a-t-il indiqué à des journalistes à Bogota.
Contestant la procédure entreprise par le juge équatorien, M. Uribe a affirmé qu'il déposerait “plainte auprès d'Interpol”.
En début de semaine, le ministre colombien de l'Intérieur Fabio Valencia avait souligné cette semaine qu'aucune “action contre le terrorisme”, ne pouvait être considérée comme “illicite”.

AVEC LE SAUVETAGE SANGLANT DES OTAGES FRANÇAIS DU VOILIER TANIT EN SOMALIE, PARIS A FAIT CE QU’IL INTERDISAIT AU GOUVERNEMENT COLOMBIEN POUR LIBERER INGRID BETANCOURT

12 AVRIL 2009 

Quand l’ex-candidate colombienne à la présidentielle de Bogota a été arrachée à ses geôliers des FARC avec 14 autres otages le 2 juillet 2008 par un commando d’agents secrets colombiens, aucune goutte de sang n’a coulé. 

Vendredi, au large de la Somalie, un commando de l’armée française est intervenu sur le voilier français Tanit, dont les occupants étaient otages de pirates locaux. Le propriétaire du bateau, Florent Lemaçon, a été tué dans l’échange de tirs. Il laisse une veuve et un orphelin. Le ministre français de la Défense, Hervé Morin, a avoué qu’il avait offert de payer une rançon aux pirates, et que la victime pourrait avoir été tuée par un tir français.

Je ne porte aucune critique contre cette action militaire, mais elle confirme ce que je dénonce ici à longueur de blog : le double langage de nos dirigeants politiques. 

Depuis l’enlèvement d’Ingrid Betancourt en 2002, l’Elysée n’a cessé de se conduire comme un empire colonial, en interdisant au président Alvaro Uribe de tenter une opération de sauvetage de l’otage. Le président colombien n’en a pas tenu compte, et l’Opération Mise en échec (« Jaque ») a été couronnée de succès. 

Quant aux rançons, Paris avait jusqu’ici démenti en faire usage dans les affaires d’otages, malgré tous les indices contraires. Nul n’ignore qu’au Proche-Orient ou en Irak, Paris a versé des sommes considérables aux geôliers de journalistes enlevés. En Colombie, je maintiens, malgré les dénégations de notre agent secret Noël Saez (« 008 »), que cet émissaire, chargé de négocier avec les FARC la libération d’Ingrid Betancourt, a versé une importante somme d’argent à de faux guérilleros. Cette révélation est contenue dans mon livre « Les secrets de l’opération Betancourt » (Fayard). 

COMMENT LE PREMIER ET SEUL INCULPé DE LA FARC-POLITIQUE, L’EX-DEPUTE FERNANDO ALMARIO, TENTE D’ECHAPPER A LA JUSTICE MALGRE L’ACCUSATION DE MEURTRES EN SERIE

26 MARS 2009 Cette macabre histoire de la famille Turbay Cote illustre le drame actuel de la Colombie : l’impunité dont bénéficient les complices de la guérilla à tous les niveaux de la société, y compris dans la justice. 

Le 29 décembre 2001, Inès Turbay Cote et son fils Diego, parlementaire colombien, avaient été interceptés par un commando des FARC alors qu’ils circulaient en voiture dans le département du Caqueta, au centre de la Colombie. Le député, sa mère, et leurs cinq gardes du corps avaient été allongés sur le sol, puis criblés de balles. Près de neuf ans après, l’auteur intellectuel présumé de ce massacre, l’ex-député conservateur Fernando Almario, a enfin été arrêté et inculpé pour meurtre. Ce cacique du département du Meta (de Florencia exactement. Villavicencio en est la capitale - Merci Gato Negro de rectifier cette erreur !) est un ancien communiste devenu une taupe de la guérilla au sein du parti conservateur. 

Grâce à un référé, ce premier inculpé de la FARC-politique avait obtenu le mois dernier d’être jugé chez lui, à Florencia, et non pas à Bogota. On imagine quelle aurait été sa peine (voire le non lieu) s’il avait pu concrétiser cette décision, prise par un obscur Conseil de la judicature alors que la Colombie dispose d’un ministère public (Fiscalia), d’une Cour suprême, et d’un Conseil constitutionnel. Les autorités ont finalement cassé le référé, et Almario sera jugé à Bogota. La fille d’Inès Turbay Cote, Constanza, réfugiée politique en Suisse à Zürich, depuis le massacre de ses proches, vient d’écrire au président Alvaro Uribe, avec copie aux organismes internationaux, y compris au Français Philippe Texier, ex-président du comité des droits économiques, sociaux et culturels de l’ON. Elle s’y inquiète des risques d’impunité dans le procès à venir. Elle affirme surtout que 38 témoins cités dans l’enquête ont été assassinés depuis son ouverture ! Je vous joins ci-dessous la copie de son poignant courrier. 

En Colombie, plus de 50 parlementaire ou anciens députés ont été inculpés depuis 18 mois dans le cadre de la parapolitique pour leurs liens présumés avec les paramilitaires d’extrême droite, mais seul Almario l’a été jusqu’ici dans la FARC-politique ! La Cour suprême n’a encore poursuivi aucun de tous les politiciens cités dans les ordinateurs de Raul Reyes, et ils sont légion ! Piedad Cordoba continue ainsi de plastronner, tout comme le communiste-journaliste Carlos Lozano, l’activiste Gloria Cuartas, ou encore le pseudo-journaliste Hollman Morris. Pour votre édification, INTERPOL, qui a validé le contenu de ces ordinateurs, vient de donner la liste des personnes les plus recherchées dans le monde par cette police mondiale des polices. En Colombie, cette liste concerne 299 guérilleros (dont 264 des FARC) et 32 paramilitaires. 

La carta enviada por Constanza Turbay Cote al presidente Uribe 

  El Espectador, Bogota 

25 de marzo de 2009 Zurich, marzo 10, 2009
Excelentísimo Señor Presidente
Álvaro Uribe Velez
Enviada vía email
Señor Presidente de los Colombianos, Dignísimo mandatario, gestor del cambio en Colombia:

Hace algunos años cuando mi familia fue asesinada y mi sangre fue dispersa en el suelo caqueteño como se dispersa el trigo para ser separado de la cizaña, terminé sola en mi amada tierra y el día que yo desaparezca, desaparecerá el último vestigio de mi estirpe Turbay Cote. Sin embargo, apreciado Presidente, esta realidad no me mortifica, ni siquiera me intimida, esa sentencia a muerte, impuesta por quienes no terminaron de arrasar por completo con los Turbay Cote. Me preocupan, Señor Presidente, la injusticia, la impunidad, la indolencia y la miseria que se ciernen contra la Justicia de nuestro país. Me refiero a la decisión que va a tomar el Consejo Superior de la Judicatura acerca de la jurisdicción en donde se adelantará el proceso penal en el que está involucrado el autor intelectual del asesinato de mi madre, mi hermano y sus cinco acompañantes.

Todos los organismos judiciales, (Corte Suprema de Justicia, Fiscalía y Procuraduría), que han tenido la investigación en este último año, coinciden en su veredicto. Las pruebas son tan contundentes, cristalinas y sólidas que conducen a esta unidad de pensamiento. Estos mismos organismos son los que hoy condenan enfáticamente las burdas y no transparentes pretensiones del sindicado de trasladar el proceso en la etapa fundamental del Juicio, a un despacho donde espera su absolución. El ex parlamentario Fernando Almario, en una más de sus reconocidas argucias, recurre al Consejo de la Judicatura de Cundinamarca, Tribunal que falla en favor de sus pretensiones y ordena el traslado del proceso en mención a Florencia (Caquetá), concediéndole a Almario prácticamente la posibilidad de escoger el juez a su medida y conveniencia.

Coincidencialmente, lo trasladan al Juzgado Primero Penal del Circuito en Florencia, juzgado que tiene antecedentes de favorecimiento en favor de los Almario; como es el caso de su hermano Gerson Almario, implicado en la muerte de un menor, suceso ampliamente denunciado por los medios de comunicación. El Derecho a la vida es una razón de orden mayor y justificación suficiente para solicitar que el proceso se lleve en la capital del país. La vida del abogado, la de las personas que vayan a declarar y la mía, en el Caquetá corren inminente y grave peligro. Lo digo basada en el doloroso listado de 38 asesinatos de testigos y personas relacionadas con el hecho, que impunemente han tenido que sepultar sus vidas y sus sueños. Lo pido también sustentada en el último estudio de seguridad de la Policía Nacional, en donde recientemente me consideró en Alto Riesgo. No necesito mencionar la evidente falta de garantías, que se derivan del inmenso poder político y judicial que el sindicado tiene en el Caquetá.

Si lo que está por pasar sucediera bajo el mandato de otro colombiano que no fuera usted, yo me resignaría silenciosa en el difícil exilio al que me veo expuesta; pero como lo que pasará signará de forma significativa su mandato, el cual sin duda ha resultado de esperanza, es por ello que recurro a usted, para que en su condición de Jefe de Estado pueda contribuir a detener este exabrupto y honrrar así el compromiso que su gobierno adquirió ante la comunidad internacional de convertir en un “Propósito de Estado”, la defensa de los Derechos Humanos en Colombia.  No podemos tener un juez elegido por su reo, no podemos enviar al reo donde tiene su cubil, no podemos dejar al reo que manipule a sus anchas su propio proceso, pues las garantías procesales también deben proteger a las víctimas, quienes en este caso específico, solamente atinamos a preguntarnos:

Qué garantías y cuál transparencia se pueden derivar de un tribunal en el cual algunos de sus miembros fueron elegidos en los tiempos en que Fernando Almario ofició como Representante elector y el hoy presidente de dicha sala, Dr. Angelino Lizcano (leal amigo del sindicado Almario), siendo el Secretario General de la Cámara fue el inscriptor y coordinador de dichas elecciones ? Aún más grave resulta la situación evidente mediante la cual, si un Magistrado del Consejo Superior de la Judicatura resultara denunciado disciplinaria o penalmente por alguna conducta suya, su juez natural es la Comisión de Acusaciones de la Cámara de Representantes, en donde se encuentra el otro alfil del ex-congresista Almario, Reinaldo Duque, secretario de la comisión. Se constituye así, en la Justicia colombiana, el perverso “Triángulo de las Bermudas de Almario”, en donde por arte de magia se desaparece cualquier esperanza de Justicia.

Señor Presidente, llevo nueve años de paciente silencio; ya llegó la hora de la verdad, verdad que clama su cooperación. Es cierto, apreciado Señor Presidente, que los miembros de mi familia fueron sus amigos, recuerdo con gratitud que usted nos honró con su solidaridad y presencia en los oficios religiosos. También es muy cierto que este proceso retomó vida gracias al periodismo investigativo de la revista Cambio y a las valerosas denuncias que hizo el Senador Gustavo Petro en debate realizado en el Senado de la República en diciembre del 2007, quienes dieron a conocer a la opinión pública nacional e internacional el fenómeno conocido como Farcpolítica y cuyo único caso debidamente judicializado es el del ex representante Fernando Almario.Este caso no es una jugada de la oposición, tampoco es un simple evento de corrupción política, es uno de los mayores ejemplos de impunidad en la historia jurídica de Colombia; al cual le solicito a usted, Señor Presidente, la mayor atención por parte de todas las Instituciones del Estado, ya que en ese fenómeno confluyen las organizaciones armadas ilegales, el poder político y los intereses del narcotráfico.  El vil asesinato de mi madre, mis dos únicos hermanos y las 38 personas correlacionadas con el hecho, es un crimen de LESA HUMANIDAD que clama justicia. 

Pido al Altísimo que lo ilumine, para que libre a Colombia de este terrible flagelo y sea usted el líder que no duda en marcar este precedente por EL RESPETO A LA VIDA. Se lo solicito, por la vida de los que tanto amamos, por la vida de las nuevas generaciones, por la vida de quienes como su padre, todos los míos y otro sinfín de colombianos, partieron en estas violentas y muy dolorosas circunstancias. De usted,
Con sentimientos de admiración y aprecio
Constanza Turbay Cote

C.C. Dr. Francisco Santos, Vicepresidente de la República; Dr. Nilson Pinilla, Presidente Corte Constitucional; Dr. Julio Enrique Socha Salamanca,Presidente Sala Penal Corte Suprema de Justicia;Dr. Mario Iguaran, Fiscal General de la Nación; Dr. Orlando Ordonez, Procurador General de la Nación; Senador Gustavo Petro; Srs. Corte Penal Internacional; Sr. Leandro Despouy, Relator Especial de Naciones Unidas sobre independencia del Poder Judicial; Sr. Eugeni Gay Montalvo, Misión de Magistrados Independientes Europeos; Sr. Philipe Texier, Presidente del Comite de los Derechos Económicos y Sociales de la ONU; Sr. Santiago Canton, Secretario General de la Comisión Interamericana de Derechos Humanos; Sra. Hellen Flautre, Presidente del Subcomite de Derechos Humanos Diputados Europeos; Familiares de víctimas; Jefes de Redacción: El Tiempo, El Espectador, Cambio, Semana, CMI, RCN, Caracol.  



UN AN APRES L’ELIMINATION DU N°2 DES FARC, LA COUR PENALE INTERNATIONALE ENQUETE SUR LES ORDINATEURS DE RAUL REYES POUR ENTENDRE LES ETRANGERS QUI FURENT EN CONTACT AVEC LUI 

1ER MARS 2009 

(Merci à Fabio d’avoir repéré cette donnée noyée dans un papier d’El Espectador. Je suis surpris par la discrétion des médias sur ce thème explosif. Heureusement, vous avez ce blog. Les médias peuvent m’appeler !…) 

Cette révélation du quotidien de Bogota va faire trembler nombre de chancelleries, notamment celles de France, Suisse, Equateur, Nicaragua, et même des USA. 

Selon ce média, la Cour pénale internationale (CPI), qui poursuit les auteurs et complices de crimes contre l’humanité, a demandé et obtenu du pouvoir colombien, il y a moins de dix jours, les ordinateurs, disques durs et clefs USB de Raul Reyes. Saisis dans son campement le 1er mars 2008 après la mort du chef guérillero, les 37.000 fichiers avaient été analysés et validés par Interpol. 

La CPI compte analyser les dossiers, puis convoquer pour une audition les personnes non colombiennes que Reyes mentionne. 

Dans la liste figurent déjà les noms suivants : 

-        Hugo Chavez, président du Venezuela 

-        Rafael Correa, président de l’Equateur 

-        Daniel Ortega, président du Nicaragua 

-        Jacques Chirac, ex-président de la France 

-        Le Français Noël Saez 

-        Le franco-suisse Jean-Pierre Gontard

-   Le député américain (Démocrate) James McGovern

-        Le professeur américain James Jones 

-        La députée équatorienne Maria Augusta Calle 

-        L’ex-ministre équatorien Gustavo Larrea 

-        L’ex-ministre vénézuélien Ramon Rodriguez Chacin, 

Et bien d’autres. 

A suivre donc…

LES CHEFS DES FARC EN FRANCE, SUISSE, ITALIE, ESPAGNE ET AUSTRALIE SUR LA LISTE NOIRE DES ORGANISATIONS FINANCIERES AMERICAINES

14 janvier 2009 Les sanctions prises mercredi par le Département du Trésor des USA visent à geler les actifs de ces délégués du terrorisme colombien dans des sociétés américaines, et à interdire toute transaction financière ou commerciale entre des entreprises ou des citoyens américains avec les personnes concernées. 

Le Trésor américain justifie cette décision par le fait que « ces individus, en tant que représentants des FARC et membres de leur Commission internationale, tentent de recruter des militants et d’obtenir appui et protection pour les activités des FARC dans le trafic de drogue et le terrorisme ». La mesure concerne : 

-        Omar Arturo Zabala Padilla, alias Lucas Galdron. Selon le Trésor, « il dirige près de 80% des activités des FARC en Europe », comme responsable pour la France, la Suisse et l’Italie. -        Vlaudin Rodrigo Vega, alias « Carlos Vlaudin », dirige les FARC en Australie. 

-        Maria Remedios Garcia Albert, alias Irene ou Soraya, dirige les FARC en Espagne. Arrêtée le 26 juillet dernier à Madrid, elle a été relâchée aussitôt par le juge Baltasar Garzon après le paiement d’une caution de 12.000 euros. Mon commentaire : 

-        Mes lecteurs n’ignorent rien de la présence de Lucas Galdron en Suisse. Ce professeur de philo a enseigné sans aucun problème à Lausanne, où il réside. Dans mon récent livre sur « Les secrets de l’opération Betancourt » (Fayard), je cite son entretien au quotidien Le Temps de Genève du 15 mars 2007. Il y confirme ma version sur le fait qu’Ingrid Betancur s’était volontairement jetée dans la gueule du loup le 23 février 2002 pour être enlevée par les FARC en Colombie, croyant qu’elle le serait pour quelques semaines, afin de remonter dans les sondages pour l’élection présidentielle de mai 2002.  Elle n’avait que 0,3% d’intentions de vote ! -        La déléguée en Espagne a trouvé en 24 heures 12.000 euros pour payer une caution. Je m’interroge sur l’origine de ces fonds. S’il me fallait sortir une telle somme, je n’y parviendrais pas, et surtout pas en 24 heures ! 

-        Le délégué en Australie. J’aimerais savoir quelle est l’opinion de l’ex-Premier ministre Howard, que mes lecteurs citent sur mon site pour ses déclaration sur l’intégration des immigrés (« où vous vous intégrez, ou vous partez »). -        Je reste ébahi par la naïveté des USA. Pourquoi leur a-t-il fallu tant de temps pour prendre une telle décision ? Le contenu des ordinateurs de Raul Reyes, cité par les Américains pour justifier leurs mesures, est connu depuis mars 2008 ! 

-        Ma surprise concerne aussi la Suisse. Dans mon livre, je vous révèle la réponse de la ministre helvète des Affaires étrangères, Micheline Calmy-Rey, à mes questions sur la présence de Lucas Galdron en Suisse. Selon elle, les représentants des FARC n’y ont aucune activité criminelle ou délictueuse. Washington va-t-il condamner Berne, comme complice des terroristes colombiens ? -        Une dernière question : comment Lucas Galdron a-t-il pu passer impunément trois mois à Paris après son entretien avec Le Temps en 2007, sans faire l’objet d’aucun contrôle policier de la DGSE ou de la DST ? C'est une autre révélation de mon livre. Pour ne pas froisser les FARC, dont Paris attendait inutilement un geste : la libération de la Colombienne Ingrid Betancur. J’enlève le point d’interrogation, car la réponse est celle-là.  Les chefs rebelles, dont Raul Reyes, connaissaient déjà le talon d’Achille français : ils y avaient envoyé leurs familles profiter en France des libéralités de notre pays, avec aide financière, logement social, etc. Une fois encore, les détails sont contenus dans mon livre…Il aura fallu 9 agents secrets colombiens pour libérer Ingrid dans l’opération Jaque, au péril de leur vie, sans aucune aide de la France… 

*Une toute dernière remarque : qui sait si les biens financiers des FARC ne se sont pas envolés en fumée dans les hedge funds des banques et de Bernie Maddox, l’escroc aux 50 milliards de dollars, approvisionné comme vous le savez par des banques françaises, suisses et espagnoles ! Y aurait-il un ersatz de morale dans cette histoire ??? 

LE NOUVEAU CHANTAGE DES FARC POUR LIBERER SIX OTAGES TOURNE A L’ABJECTION EN COLOMBIE

Me revoici en action, plus que jamais, sur ce blog !

 

07 janvier 2009 

 

La libération de six otages par les FARC, annoncée en décembre 2008, a été remise en cause soudainement par la surenchère habituelle des guérilleros, la nuit dernière, dans un communiqué à l'agence ANNCOL, proche des FARC et basée en Suède. Je le redoutais, et j'eûs aimé me tromper…

Le président démocratique de Colombie, Alvaro Uribe, avait-il à peine imposé la présence du CICR et accepté les conditions des FARC, soit la remise des six séquestrés à la sénatrice d’extrême gauche Piedad Cordoba, que la subversion annonçait deux exigences supplémentaires pour concrétiser ces libérations: 

-     La présence d’un délégué du mouvement « Colombiens pour la paix », formé de crypto-guérilleros ou sympathisants des FARC, dont les leaders trotskystes français Alain Krivine et Olivier Besancenot, deux anciens candidats à la présidence de la République française. 

-     La présence également d’une « personnalité démocratique d’un pays frère ou de la communauté internationale pour servir également de garant ». 

La palinodie tortionnaire est devenue un gène chez les terroristes colombiens. Les FARC reviennent en arrière, et torturent les familles des 28 otages « politiques » dans une pression mentale que je connais bien pour avoir travaillé comme journaliste de l’AFP sous le régime cubain de 1979 à 1981. 

Imaginez le cauchemar collectif en cours chez les proches des 28 otages, tous enchaînés depuis plus de six ans : ils redoutent désormais que les six victimes – trois policiers, un soldat, l’ex-gouverneur Alan Jara, et l’ancien député Sigifredo Lopez – restent attachés à leur arbre ad vitam aeternam. Et les noms des quatre officiers en passe de recouvrer la liberté n’ont toujours pas été révélés par les FARC ! 

 

Les terroristes sont encouragés dans leur jusqu’au-boutisme par le silence du pouvoir français, d’Ingrid B., de sa famille, des comités pro-Ingrid (dont l'ineffable Olivier Roubi) et des médias hexagonaux depuis la libération de Mme Betancur. Paris avait pourtant affirmé vouloir se battre pour tous les otages des FARC. Ce n’était qu’un vœu pieu. La presse française avait transformé en show l’arrivée en France le 3 juillet d’Ingrid Betancur, avant de taire désormais la barbarie en cours en Colombie. 

 

Ce nouveau chantage vise à donner une publicité politique aux terroristes des FARC si les deux délégués en question participent aux opérations de libération. 

Les heureux élus ne manqueront pas de vanter à tout coup les louanges d’une guérilla « humaine » avec cet acte unilatéral, quand bien même elle séquestre dans des conditions infra-humaines plus de 800 civils en plus des 28 politiques. 

Aucune démocratie ne peut accepter un tel chantage. Qu’attend Nicolas Sarkozy pour le dénoncer, lui qui avait exigé la libération unilatérale de TOUS les otages l’an dernier ? 

CONTRAIREMENT A SON ATTITUDE DANS LE SCANDALE INGRID BETANCUR, PARIS APPELLE A LA “DISCRETION” FACE AUX MENACES CONTRE L’OTAGE FRANCAIS DANY EGRETEAU EN AFGHANISTAN

 

 

27 novembre 2008

 

Si vous n'avez pas vu cette atroce photo du coopérant humanitaire français Dany Egreteau, otage depuis un mois en Afghanistan, regardez-la. Ce compatriote  apparaît avec deux canons de Kalashnikov appuyés sur son visage. 

Face à cette révélation, le ministère français des Affaires étrangères a appelé les médias à la “discrétion” et à la “responsabilité”, en invoquant la sécurité de l'otage.

Ainsi, la France fait le contraire de ce qu'elle a réalisé pendant les 6 ans de la séquestration de la Colombienne Ingrid Betancur. Depuis l'enlèvement d'Ingrid en 2002 par les FARC, Paris n'a cessé d'intervenir PUBLIQUEMENT en faveur de l'otage, et son ex-mari Fabrice Delloye (récompensé par le poste d'ambassadeur au Costa Rica ce mois-ci) a insulté sans relâche le gouvernement colombien en prenant position pour les exigences des terroristes des FARC.

Ce Français enlevé le 3 novembre à Kaboul implore le secours dans une vidéo, obtenue mercredi 26 novembre par Reuters. Dany Egreteau, âgé de 32 ans, travaille pour l'ONG Solidarité laïque. Il dit être enchaîné dans une petite pièce, les yeux bandés.

“Je ne peux pas bouger. C'est un cauchemar. Je vous en prie, payez l'argent (…). Faites vite. C'est un cauchemar ici. Je suis complètement dans le noir, jour et nuit, et je deviens complètement fou (….). Je ne vais pas pouvoir supporter ça longtemps”, déclare l'otage dans ce message. Les ravisseurs sont invisibles sur l'enregistrement, mais on peut les entendre lui ordonner de continuer à parler.

Voici ce que dit le Quai d'Orsay à ce sujet:
“A la suite d'informations relatives au contenu d'une cassette vidéo dans laquelle apparaît notre compatriote Dany Egreteau, enlevé le 3 novembre à Kaboul, le ministère des Affaires étrangères et européennes en appelle à la responsabilité de tous: dans ce type de situation, par égard vis a vis de la famille et des proches de Dany Egreteau et dans l'intérêt même de sa sécurité, la discrétion s'impose”, écrit le Quai d'Orsay dans un communiqué.
“Les services de l'Etat sont mobilisés depuis le 3 novembre et mettent tout en oeuvre afin d'obtenir la libération de notre compatriote. Nous sommes en liaison constante avec la famille de Dany Egreteau, avec l'ONG pour laquelle il travaille ainsi qu'avec les autorités afghanes”, poursuit le communiqué.
“La France condamne à nouveau l'enlèvement de Dany Egreteau : prendre pour cible le personnel humanitaire est totalement inacceptable”, ajoute le texte.
Des dizaines de ressortissants étrangers ont été enlevés ces deux dernières années en Afghanistan par les insurgés talibans ou des groupes crapuleux. La plupart de ces personnes ont été libérées saines et sauves mais certains rapts ont connu des dénouements tragiques.

INGRID, RENDEZ L’ARGENT !

 

  

25 novembre 2008 

 

 

En France, les frais de sauvetage engagés par les pompiers et la sécurité civile pour tirer d’affaire les aventuriers en danger, notamment en haute montagne par hélico, doivent désormais être remboursés par les contrevenants aux consignes. 

 

La Colombienne Ingrid Betancur a contrevenu aux consignes de l’armée colombienne le 23 février 2002, en refusant de faire demi-tour avec son 4×4, pour se rendre à San Vicente del Caguan malgré les exigences des militaires et des services secrets. J’en détiens la preuve dans un document officiel que m’a adressé l’ancien président de la République colombienne, Andrés Pastrana. Ingrid Betancur et sa famille doivent donc rendre l’argent à l’Etat français ! 

 

Dans mon dernier livre « Les secrets de l’opération Betancourt » - Fayard, je révèle la supercherie de cette affaire en France, où les politiques ont tous été complices d’un scandale d’Etat dissimulé par une presse aux ordres. Ingrid Betancur – son vrai nom francisé par elle – s’est jetée dans la gueule du loup ce 23 février 2002, comme l’ont confirmé les faits bruts et le témoin Alain Keler, photographe pris comme otage avec Ingrid pendant 24 heures (cf. mon premier livre sur « Ingrid Betancourt – Histoire de cœur ou raison d’Etat ? » - Hugo Doc). 

 

En une phrase, pour les paresseux incapables de lire mon livre, Paris a dépensé POUR RIEN une fortune pour cette Colombienne, sauvée par les services secrets de l’armée colombienne. En voici les principaux chapitres budgétaires: 

-       une trentaine de voyages de notre espion Noël Saez, « 008 », en Colombie. 

-       Une forte rançon payée par « 008 » à de faux FARC. 

-       Le fiasco d’une expédition de 11 espions français en Amazonie 

-       L’échec du Falcon 50 de Bernard Kouchner en avril 2008 

-       L’accueil et hébergement en France de familles entières des chefs des FARC 

-       D’innombrables voyages de la famille Betancourt et d’autres espions français

-  Les subventions publiques françaises aux Comités Betancourt

Ingrid, rendez l'argent ! Nous ne cesserons de l'exiger, à vous qui n'avez même pas la dignité de retourner en Colombie pour défendre les centaines d'otages aux mains des FARC.

Ingrid, rendez l'argent ! Qu'attendez-vous pour vous mêler aux millions de Colombiens qui défileront le 28 novembre pour exiger la libération des otages avant Noël ?

VOICI LA COUVERTURE ET LE VERSO (4E DE COUVERTURE) DE MON LIVRE: LES SECRETS DE L’OPERATION BETANCOURT (FAYARD)

fayardcouveet4e081020081.pdf

Mon enquête sort le 3 novembre 2008 en librairie. Réservez-le livre, publié chez Fayard !

Jacques Thomet

UNE ENTREPRISE VENEZUELIENNE BASEE EN COLOMBIE FINANCE PIEDAD CORDOBA ET LE MOUVEMENT BOLIVARIEN DES FARC (avec précisions)

 18 août 2008 Ce scandale est dénoncé par le quotidien colombien de gauche El Espectador. Il concerne la société Monomeros, dont le siège se trouve à Barranquilla, sur la côte caraïbe. Le capital de cette entreprise est détenu à hauteur de 94,47% par la société vénézuélienne Pequiven. Cette entreprise, me signale Colibri, n’est autre que la filiale pétrochimique de PDVSA, la compagnie pétrolière publique vénézuélienne, dont le président est rien moins que Rafael Ramirez, par ailleurs ministre du pouvoir populaire pour l’énergie et le pétrole de la République bolivarienne du Venezuela.

Deux des principaux dirigeants colombiens de Monomeros, le gérant Héctor Rodelo, et le directeur financier, Gian Piero Celia, ont récemment démissionné, pour protester contre les ordres donnés par Caracas de virer des sommes d’argent importantes à des personnes proches des FARC, dont la sénatrice Piedad Cordoba. Selon le quotidien El Tiempo de Bogota, Monomeros a versé 125.000 dollars aux bénéficiaires dont la sénatrice d'extrême gauche. Sur le site internet de Piedad Cordoba, celle-ci a reconnu depuis Asuncion (Paraguay) la véracité de ces informations: “Es cierto que la empresa Monómeros decidió apoyar el proceso de Acuerdo Humanitario en una cuantía cuyo monto no estoy en condiciones de precisar, pero que en todo caso tenía la estricta finalidad de respaldar la realización de eventos culturales y de opinión pública en solidaridad con el Acuerdo Humanitario, pues el gobierno colombiano no ofreció ningún apoyo efectivo para ese costoso y complejo proceso. Ayuda igualmente solicitada a Naciones Unidas”.

LE PROCUREUR DE LA COUR PENALE INTERNATIONALE EN COLOMBIE LE 25 AOUT POUR ENQUETER SUR LES PROCES EN COURS FACE AUX AUTEURS DE CRIMES CONTRE L’HUMANITE, NOTAMMENT LES PARAMILITAIRES

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17 août 2008 

 

Procureur de la La Cour pénale internationale  de La Haye (CPI) depuis 2003, le juge argentin Luis Moreno Ocampo (photo) avait provoqué un coup d’éclat le 14 juillet dernier en engageant officiellement des poursuites contre le Président du Soudan, Hassan Ahmad AL BASHIR, « pour génocide, crimes contre l’humanité et crimes de guerre au Darfour ». 

 

Dans une lettre adressée en juin dernier à l'ambassadeur colombien à La Haye, Luis Moreno s'interroge notamment sur le cas des chefs paramilitaires qui ont été extradés aux Etats-Unis, où ils sont poursuivis pour trafic de drogue. “Comment sera assuré le jugement des principaux responsables de crimes, qui pourraient relever de la compétence de la CPI”, écrit M. Moreno. Le procureur mentionne le cas des dirigeants politiques suspectés de liens avec les paramilitaires.
Le procureur de la CPI rappelle que le dossier des paramilitaires colombiens “continue de faire l'objet d'un examen”, n'excluant pas de lancer des poursuites.

 

Bogota a extradé cette année aux Etats-Unis quatorze chefs des Autodéfenses Unies de Colombie  (AUC), milices d'extrême-droite dont les 32.000 combattants ont rendu les armes à la suite d'un accord en 2003 avec les autorités prévoyant des limitations de peine à 8 ans de prison en cas d'aveux, même pour des massacres.

Une soixantaine d'hommes politiques sont impliqués à divers degrés avec ces groupes paramilitaires, dont 32 actuels ou anciens membres du Congrès déjà emprisonnés.

  

On imagine que le procureur de la CPI s'intéressera aussi aux procès en cours de la Farc-politique, avec déjà 14 poursuites engagées.

LE TERRORISTE DES FARC RODRIGO GRANDA, LIBERE EN 2007 A LA DEMANDE DE SARKOZY, SUR LA LISTE ROUGE D’INTERPOL

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De gauche à droite: Jesus Santrich, Rodrigo Granda, Piedad Cordoba et Ivan Marquez, à Caracas, en octobre 2007

14 août 2008 

C’est ce que vient de demander à Interpol le président colombien après avoir retiré aujourd’hui à ce commandant de la guérilla terroriste son statut privilégié de «médiateur de paix ». 

L’affaire Rodrigo Granda constitue l’une des multiples facettes que comporte le scandale Ingrid Betancourt. Ce chef rebelle avait été libéré en mai 2007 par Alvaro Uribe à la demande de Nicolas Sarkozy, avec pour mission d’aider à la libération des otages des FARC. 

Ce guérillero n’a non seulement rien fait en ce sens, mais son curriculum suinte le sang. Il fait l’objet d’un mandat d’arrêt au Paraguay pour sa présumée complicité dans l’enlèvement en octobre 2004 suivi de l’assassinat de la fille de l’ancien président Raul Cubas, Cecilia, malgré le paiement d’une rançon de 800.000 dollars. 

Rodrigo Granda avait été arrêté en décembre 2004 au Venezuela par un commando puis déporté en Colombie pour y être emprisonné. Il venait d’avoir des contacts avec l’ambassade de France à Caracas pour tenter de trouver une issue à la séquestration d’Ingrid Betancourt. C’est pour cette raison que le président français avait demandé son élargissement à Alvaro Uribe, dans l’espoir que le dialogue avec les FARC reprendrait avec succès. 

Il n’en a rien été. Au contraire, Granda vient de réaffirmer le dogme de la lutte armée en Colombie, depuis son refuge au Venezuela. Il y est abrité ainsi que d’autres « commandants » d’aucune troupe rebelle, comme Ivan Marquez et Jesus Santrich, avec le bon vouloir du président vénézuélien Hugo Chavez. 

UNE NOUVELLE VIDEO SUR LES HEROS DE L’OPERATION JAQUE

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L'un des hélicoptères MI17 de l'armée colombienne, au moment où il est repeint en blanc pour l'opération Jaque

5 août 2008

Vous allez être tous bouleversés par ces images.

Voyez ces liens:

http://www.youtube.com/view_play_list?p=B7E724D5BB991A4B

http://www.lepoint.fr/actualites-monde/regardez-des-images-inedites-de-la-liberation-d-ingrid-betancourt/924/0/265184

La vidéo sur l'opération Jaque, sa préparation, et la détention de César et Gafas, littéralement KO! Jusqu'ici on n'avait eu qu'une séquence de 2 minutes. 

C'est la TV RCN qui a diffusé cette exclusivité hier soir. Le programme a duré une heure.

Inutile de vous connecter sur RCN, ils n'ont laissé que 2 minutes de vidéo sur leur site.

LA FRANCE VA-T-ELLE IMITER L’ESPAGNE ET ARRETER LES ANTENNES DES FARC DANS L’HEXAGONE ?

 

  

28 juillet 2008 

 

La chasse aux FARC en Europe et dans le monde a commencé et ne devrait plus s’arrêter, à condition de maintenir la pression sur les pays complices de ces antennes de la guérilla. L’Espagne a donné l’hallali, avec la détention de la déléguée des FARC, « Irène ». Elle a été laissé en liberté provisoire hier soir par le juge Baltasar Garzon, avec obligation de payer une caution de 12.000 euros cette semaine. 

 

En France, les services secrets n’ignorent rien des coordonnées de ces terroristes en civil, souvent dissimulés sous le statut de pseudo réfugiés politiques, avec rente à vie et logement social. Le pays des droits de l'Homme ne peut confondre ses principes avec la cécité face aux complices du terrorisme colombien.  

 

En Suède, membre de l’Union européenne (UE), les agents des FARC ont pignon sur rue avec l’agence ANNCOL, bras politique de la guérilla terroriste. Il suffit de lire le contenu de cette agence pour en avoir conscience. 

 

En Suisse, non membre de l’UE, les délégués des FARC prolifèrent. Berne ne pourra maintenir bien longtemps sa politique de l’autruche. 

 

J’invite les lecteurs de ce blog à réagir et à compléter ce panorama avec des informations concrètes sur cette diaspora hyperactive.   

LE NON D’IVAN MARQUEZ A LA FRANCE ET A URIBE (TRADUCTION INTEGRALE PAR COLIBRI)

Voici la traduction COMPLETE en français par Colibri, que nous remercions une fois de plus!

Entretien avec Iván Márquez, du secrétariat des FARC
Vendredi 25 juillet 2008

Les agences Anncol et ABP Noticias présentent à leurs lecteurs la transcription des réponses apportées par le Commandant Iván Márquez, membre du secrétariat de l’Etat-major central des FARC-Armée du peuple, aux questions du journaliste William Parra de Telesur, sur différents thèmes relatifs à la réalité de la confrontation politique et sociale que connaît la Colombie.

Q : en premier lieu, que représente la mort du commandant Manuel Marulanda Vélez et comment la disparition de leur chef historique a-t-elle été digérée par les FARC ?

R : elle représente l’absence douloureuse d’un être indispensable ; du bâtisseur de l’Armée du Peuple ; du stratège de la Campagne bolivarienne pour la Nouvelle Colombie ; du commandant légendaire, artisan de la conception tactique, opérationnelle et stratégique des FARC et de la guerre de guerrillas mobiles ; du dirigeant politique de l’insurrection …. Manuel Marulanda Vélez – comme dans les vers de Neruda – ‘n’est pas mort. Il est au milieu de la poudre, debout, tel une mèche allumée’. Il continue à combattre depuis les montagnes rebelles de l’éternité. Il demeure vivant dans les fusils des guerrilleros des FARC, dans le Plan stratégique, dans la Plateforme bolivarienne pour la Nouvelle Colombie, et dans l’aspiration collective à la Grande Patrie et au Socialisme, qui sont comme un immense drapeau au vent. Devant notre Commandant en chef, sur l’autel de la patrie, nous avons juré de vaincre, et nous vaincrons. Comment digérons-nous cette absence? En réaffirmant notre détermination à lutter. En renforçant notre cohésion. En nous ancrant dans nos principes. En empoignant avec davantage de force le livre et les fusils du bouclier invincible de la guerrilla des FARC.

Q : de votre point de vue, quel est le principal héritage laissé par Manuel Marulanda Vélez au pays ?

R : d’avoir jeté les bases du Nouveau Pouvoir avec la construction d’une armée populaire bolivarienne, cohérent dans ses structures, organisé autour du Plan Stratégique, déterminé de manière irréversible à prendre le pouvoir pour le peuple. Manuel Marulanda Vélez est un exemple de conviction, de persévérance et de lutte acharnée. Jamais nous ne serons inférieurs à la foi déposée par les peuples de Notre Amérique dans la lutte de résistance des FARC. Leurs manifestations impressionnantes de solidarité nous font nous exclamer, comme le Libérateur Simón Bolívar que ‘notre résolution est imperturbable : l’indépendance, sinon rien’.

Q : pourriez-vous nous dresser un brève portrait de Manuel Marulanda Vélez ?

R : je travaille en ce moment à un portrait de lui intitulé ‘Manuel Marulanda Vélez, le héros insurgé de la Colombie de Bolívar’. Pour le moment, je ne trouve à répondre à votre demande qu’en vous citant les vers épiques et étincelants du poète Luis Vidales : ‘Je chante, Colombie, pour Manuel, le guerrillero/ C’est lui, Amérique latine, que je chante/ C’est lui, monde d’aujourd’hui, que je vous présente / Manuel est le père de la jungle colombienne / il est le berger de la paix dans le troupeau / Manuel est frère des fleuves et du vent / et là-bas où la montagne est plus libre / douce patrie vers le ciel, là-bas je le sens / dans sa louange la nuit illuminée / lâche sa fusillade d’étoiles / Les hautes terres propres l’ont vu colombien / et l’air pur fut doux à son sommeil / L’aigle qui passe est un tir d’arme à feu / chaque oiseau est comme un papier qui traverse le ciel / Pour lui parler de la patrie les arbres murmurent / et le tronc du palmier fait flamber sa bannière / pour indiquer que passe le guerrillero / Un moment ! lui dit l’aube limpide / et, sur un rocher de l’Ande américaine / elle fait de lui en pied une photo spectrale / Les arbres sont comme des escadres de son armée / en tant que défenseur du pauvre, proche parent du blé / il en est de lui comme de celui-là: quarante fois on l’a laissé pour mort / et quarante fois il est demeuré vivant.

Q : le commandant Marulanda est mort à un mauvais moment pour les FARC : le mois de mars a été très dur pour l’organisation insurgée ; vous avez perdu non seulement Raúl Reyes et Iván Ríos… Quel commentaire vous inspirent les circonstances qui ont caractérisé ce moment de mars si triste ?

R : nous autres révolutionnaires nous ne choisissons pas le moment de notre mort, mais en quelque endroit que la mort nous surprenne, qu’elle soit la bienvenue, comme dit le Che, pour autant –et ça, c’est moi qui le dis – que notre cri de lutte, de lutte pour la paix et la justice sociale, notre cri d’indépendance, de socialisme et Grande Patrie, parvienne à une oreille réceptive. La lutte que nous livrons est une lutte menée jusqu’à ses ultimes conséquences, car, ‘dans une révolution, si elle est sincère, on triomphe ou on meurt’. Les dénouements douloureux sont prévisibles dans toute confrontation, et à plus forte raison si l’on affronte un ennemi doté d’un grand pouvoir de feu, qui a amené la guerre au stade de la dégradation et qui bénéficie de l’appui entier des technologies militaires de pointe et des dollars que lui fournit le gouvernement des Etats-Unis dans le cadre de sa stratégie spoliatrice de domination et d’asservissement. Mais nous pouvons affirmer, malgré le triomphalisme médiatique, que nous sommes en train de sortir de l’horrible nuit de mars forts d’une expérience nouvelle et avec un horizon clair afin de continuer la bataille pour la paix, la justice sociale, la démocratie véritable et la dignité.

Q : pour beaucoup, ces coups reçus, ces morts, laissent les FARC dans une situation difficile. Plusieurs analystes considèrent que cette guerrilla est pratiquement vaincue sur le plan militaire ? Ont-ils raison ?

R : ils ne connaissent pas les FARC. Ils prennent leurs désirs pour la réalité et se bernent avec leurs propres illusions. Les FARC, ce n’est pas une armée de jeunes bleus. Il leur arrive, aux FARC, la même chose qu’à Bolívar, qui croissait dans l’adversité. La fin de la fin des FARC, on en parle depuis l’attaque de Marquetalia en mai 1964. En 44 ans, ils ont lancé toutes sortes de plans et d’opérations militaires pour les annihiler, et ils n’y ont pas réussi.. D’abord le plan LASO, acronyme anglais qui signifie Opération latino-américaine de sécurité, avec pour objectif d’empêcher l’émergence d’un nouveau Cuba sur le continent ; tel était le but de l’opération Marquetalia. Ensuite, ils ont mis sur pied l’opération Sonora qui cherchait à vaincre militairement les FARC dans la Cordillère centrale, mais ils n’ont pas intégré le fait qu’ils combattaient les guerriers de Manuel. Ensuite, ils ont lancé l’opération Centaure ou Maison verte, mais les agresseurs ont dû s’en retourner la queue entre les jambes à Tolemaida, où les attendaient leurs mentors et instructeurs nord-américains. Ces agressions ont été suivies, comme autant de vagues, par les plans Thanatos, Destructor 1, Destructor 2 et le plan Colombie. Et, parallèlement à cela, ils ont déclenché l’horreur du paramilitarisme, stratégie criminelle de contre-insurrection de l’Etat qui cherchait à détruire à travers les massacres, les fosses communes et les tronçonneuses ce qu’il tenait pour les bases sociales de la guerrilla. Et maintenant, avec le Plan patriote conçu par les stratèges du Commandement sud de l’armée des Etats-Unis, avec l’utilisation de technologies militaires sophistiquées, de satellites, d’avions et de drones, avec des troupes qui dépassent les 400 000 soldats et des milliers de conseillers et de mercenaires gringos, avec l’aide militaire de Washington sous forme de dizaines d’hélicoptères et de milliards de dollars sur la période la plus récente, ils aspirent, dans un effort désespéré, à vaincre l’insurrection et le mécontentement populaire. Ni le feu, ni les bombes des opérations militaires des oligarchies et de l’empire, ni les marches manipulées ne parviendront à désarticuler la résistance et la lutte pour une Colombie Nouvelle, bolivarienne. La lutte armée est toujours à l’ordre du jour en Colombie, et ce parce que les problèmes politiques, économiques et sociaux qui l’ont motivée n’ont pas disparu. En 1984, avec l’accord de La Uribe, nous avons essayé la lutte par le voie électorale, mais l’alternative politique que nous proposions, l’Union patriotique, a été balayée à coups de feu. A 5 000 s’est élevé le nombre de morts du fait de l’intransigeance du régime santandériste qui opprime la Colombie. C’est pour cela qu’aujourd’hui nous luttons clandestinement à travers le Mouvement Bolivarien pour la Nouvelle Colombie. Dans les FARC, il y a des gens avec des principes. Nous sommes des indiens courageux. On ne nous séduit pas avec le chant des sirènes. Nous sommes prêts pour engager le combat, avec le pas des vainqueurs, prêts pour la bataille d’Ayacucho du XXième siècle, à laquelle nous convions tous les peuples de Notre Amérique. Pour paraphraser Bolivar, nous sommes comme le soleil, dardant nos rayons de toutes parts.

Q : que pouvez-vous nous dire de la version du président Uribe et du ministre de la défense de Colombie, Jaun Manuel Santos, qui insistent sur le fait que le commandant Marulanda n’est pas mort des suites d’un arrêt cardiaque, mais de peur ou du fait de bombardements intensifs ?

R : avec des idées pareilles, aussi bien le président Uribe que le ministre de la défense Santos, témoignent d’une ânerie aussi incroyable qu’extraordinaire. Seul un imbécile pourrait avaler le fait que le guerrillero légendaire, qui a fait front durant 60 ans à 17 gouvernements et, durant ce laps de temps, à tous les Etats-majors des Forces armées officielles, puisse mourir de peur. La prétention de ces benêts ne peut provoquer que l’hilarité et l’indignation. Comme l’a dit le commandant Manuel lui-même : ‘on ne peut tuer personne avec une rafale de mots’.

Q: comment a été décidée la désignation d’Alfonso Cano comme chef suprême des FARC et quels changements cela suppose-t-il dans la définition de la conduite de l’organisation ?

R : cela pose la continuité des plans. Et, pour ce qui est de la façon dont a été désigné Alfonso comme nouveau commandant des FARC, je dois dire que cela s’est fait à l’unanimité le 27 mars, lorsque nous avons appris la malheureuse nouvelle du décès du Commandant en chef. Ce même jour, nous avons pris également la décision de différer l’annonce de cette information pour la faire coïncider avec le 44ème anniversaire des FARC. L’ensemble de l’Etat-major central, du secrétariat et des combattants des FARC sont unis de manière inébranlable autour du commandant Alfonso Cano.

Q : beaucoup d’analystes et de commentateurs assurent qu’avec l’arrivée du commandant Cano s’ouvrent de nouvelles possibilités pour engager une négociation, et se présente une nouvelle possibilité pour l’échange humanitaire et la paix ? Quel jugement portez-vous sur ces affirmations ?

R: les politiques de FARC sont déjà définies et déterminées par nos Conférences nationales et les Plénums de l’Etat-major central. Il y a une ligne tactique et stratégique qui est élaborée collectivement. La paix a toujours été notre principal objectif stratégique, et, de ce point de vue, nous nous retrouvons avec le Libérateur pour qui ‘l’insurrection s’annonce avec un esprit de paix ; elle résiste au despotisme car celui-ci détruit la paix ; et elle ne prend les armes que pour obliger ses ennemis à la paix’.

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La suite, toujours avec Colibri aux manettes:

Q : les évènements du 2 juillet qui ont débouché sur la libération de 15 prisonniers paraîtraient indiquer que les opérations militaires de libération constituent une solution au problème. Que s’est-il passé dans la jungle du Guaviare ?

R : dans la libération inattendue de 15 prisonniers de guerre dans la jungle du Guaviare, ni Uribe ni Santos, ni les généraux Padilla et Montoya ne sont les héros qu’ils prétendent être. Dans cette prétendue opération, la seule chose qu’ils aient faite, c’est de fournir les hélicos ; tout le travail a été réalisé par deux traîtres qui, à leur tour, ont été trahis par les généraux et par le gouvernement. L’opération a été utilisée à fond pour lancer des fleurs au Président, aux militaires, à la politique de Sécurité démocratique et, surtout, pour masquer l’illégitimité et l’illégalité scandaleuses du second mandat de monsieur Uribe, fruit du délit de subornation qui a permis sa réélection immédiate. Le président Uribe cherchait à dissimuler son talent d’épouvantable dictateur qui attaque avec tous les feux de sa colère les arrêts de la Cour qui lui sont défavorables. En agissant hors du cadre de son propre état de droit, il prétend vaincre, depuis le palais de Nariño, l’indépendance de la Cour à coups de puissantes charges explosives. Il a déjà soumis la branche législative du pouvoir ; il s’attaque maintenant à la branche judiciaire.

Q : au sujet de cette libération du 2 juillet, le commandant Fidel Castro a dit que les FARC n’auraient jamais du capturer Ingrid Betancurt [NDT : sic] et qu’elles ne devraient pas non plus maintenir les soldats et les civils en leur pouvoir dans les conditions de vie qui sont celles de la jungle, ce qu’il considère comme un acte de cruauté. Que pensez-vous de cet argument du commandant ?

R : je ne voudrais pas extérioriser les sentiments que provoquent de type de positions. Je veux simplement dire que les FARC sont dans leur droit le plus entier de rechercher par tous les moyens la liberté des guerrilleros combattants détenus aussi bien dans les prisons du régime que dans celles de l’empire. Nous cherchons une porte de sortie qui mette fin aux souffrances de la captivité pour les prisonniers des deux parties en présence. Il faut penser également à la cruauté et aux chaînes que supportent les nôtres dans les oubliettes du régime uribiste et dans celles de l’empire, qui sont les mêmes que celles dont souffrent les 5 héros cubains et les milliers de prisonniers niés dans leurs droits dans les prisons d’Abu Graih [NDT : re-sic] et de Guantánamo. Je veux ajouter qu’en Colombie, certains dirigeants politiques sont plus militaristes et plus va-t-en-guerre que les militaires eux-mêmes. Nombre d’entre eux instrumentalisent et sont des protagonistes actifs de la législation sur la guerre et de la répression contre le peuple de Colombie sous la forme du terrorisme d’Etat.

Q : le président Uribe parle d’encerclement humanitaire des camps où pourraient se trouver les prisonniers de guerre ? Quelle signification revêt cette annonce pour les FARC ? L’ordre selon lequel on n’autorisera pas les libérations par la force perdure-t-il ?

R: il n’y a pas d’encerclement humanitaire, seulement des encerclements militaires. Le thème des encerclements humanitaires est une tromperie pour donner la sensation d’un contrôle du territoire qui n’a jamais existé. Au milieu de tout cela, ce qui existe, c’est un ordre infâme du président Uribe à ses généraux de libérer les prisonniers par les armes et en faisant couler le sang, sans attacher d’importance aux conséquences. Dans ces circonstances, tout dénouement fatal sera de la responsabilité de monsieur Uribe.

Q: le gouvernement français a offert de recevoir tous les membres des FARC qui seraient inclus dans l’échange. Si l’échange se concrétise, les FARS seraient-elles disposées à laisser les guerrilleros libérés se rendre dans un autre pays ?

R : cette hypothèse est en soi un affront à la dignité des guerrilleros des FARC. Les véritables combattants n’échangent ni les montagnes de la patrie ni leurs convictions contre un exil humiliant outremer.

Q: la France a pris le premier juillet la présidence de l’Union européenne. Du fait de l’intérêt que porte ce pays à l’échange humanitaire, les FARC envisageront-elles la possibilité de rechercher leur reconnaissance politique, la reconnaissance de leur statut de force belligérante, et le retrait de leur nom de la liste des groupes terroristes ?

R: de fait, nous sommes une force belligérante dans l’attente de cette reconnaissance de la part de ceux qui souhaitent contribuer à la paix de la Colombie. C’est une condition temporaire, le temps que soit résolu le conflit de légitimités. Le qualificatif de terroristes ne nous a été imposé que du fait du pire terroriste qu’ait jamais connu l’humanité ; le gouvernement des Etats-Unis.

Q : les médias parlent à profusion de FARC mal en point politiquement et militairement, et décimées tant en nombre de combattants qu’en termes de ressources financières. Les analystes considèrent que les FARC traversent le pire moment de leur histoire. Jusqu’à quel point les FARC sont-elles mal en point ?

R : en réalité, ce qui les préoccupe, c’est le déchaînement éventuel de la protestation sociale avec l’existence d’une guerrilla bolivarienne comme les FARC, qui a déjà achevé le déploiement stratégique de ses forces sur l’ensemble du territoire national. D’où le Plan patriote. D’où l’escalade de l’intervention militaire des Etats-Unis en Colombie. D’où la conversion de la base aérienne de Tres Esquinas en base américaine, dans cette Amazonie qu’ils convoitent. Si les FARC étaient déliquescentes ils n’annonceraient pas le transfert en Colombie de la base de Manta. Ce qui est en pleine déliquescence en revanche, ce sont les institutions colombiennes pourries, éclaboussées par le sang et la cocaïne, le narco-paramilitarisme et l’illégitimité.

Q : dans les circonstances actuelles, il est possible d’arriver à une négociation de paix avec le gouvernement Uribe ?

R : avec Uribe, la paix n’est rien d’autre qu’une chimère. La solution politique du conflit n’est possible qu’avec un autre gouvernement, et d’autant plus s’il est le résultat d’un Grand Accord National dans lequel les forces du changement et le souverain, c’est-à-dire le peuple, joueraient un rôle de premier plan. Un nouveau gouvernement qui, plaçant la paix au sommet de ses priorités, rassemble les troupes dans leurs casernes et renvoie les gringos chez eux.

Q : quelle analyse les FARC font-elles en ce moment du gouvernement d’Uribe et de la situation des institutions colombiennes au milieu du sabbat de la narco-parapolitique et d’autres scandales comme celui de la Yidis-politique ?

R: c’est un gouvernement narco-paramilitaire, illégitime et illégal, qui n’est soutenu que par l’appui criminel du gouvernement de Washington, par le terrorisme d’Etat, par la manipulation de l’opinion à travers des campagnes médiatiques, par les massacres, par la confiscation des terres, le déplacement forcé, la tronçonneuse, les fraudes et la corruption. Les Etats-Unis ont besoin d’un régime comme celui de la Colombie pour l’utiliser comme tête de pont dans l’assaut néo-libéral sur le continent.

Q : les FARC ont dit que le gouvernement d’Uribe Vélez est illégal et illégitime. Pour quoi, dans ces conditions, se maintient-il, selon les informations de la presse colombienne, aux niveaux de popularité les plus élevés ? Pourquoi ce gouvernement ne s’effondre-t-il pas ?

R : ces enquêtes ne consultent pas les 70% de la population qui se débat dans la pauvreté et la misère, ni les 4 millions de déplacés du fait du terrorisme de l’Etat. Elles ne consultent pas les 50% de la population économiquement active qui connaît l’angoisse quotidienne du chômage et du sous-emploi. Elles ne consultent pas les syndicalistes persécutés, ni les indigènes agressés, ni les négritudes oubliées, ni les étudiants réprimés. 80% de la popularité d’Uribe relèvent d’une farce et n’est que le résultat de la manipulation la plus répugnante de l’opinion.

Q : que peut-on espérer de la nouvelle génération de commandants qui a assumé la conduite des FARC : une ligne militaire plus dure ou, au contraire, l’accès à la politique totale ?

R : qu’elle continue à suivre le chemin tracé par l’inoubliable Commandant en chef Manuel Marulanda Vélez, c’est-à-dire celui de la politique totale, qui est la lutte stratégique pour la prise de pouvoir par la voie des armes et de l’insurrection, à travers laquelle on parviendrait à la création d’un gouvernement révolutionnaire, ou par la voie des alliances politiques en vue de l’instauration d’un gouvernement réellement démocratique, en résonance avec la Plateforme Bolivarienne pour la Nouvelle Colombie.

Q: selon les soit-disant ordinateurs saisis auprès du commandant Raúl Reyes, les FARC ont été financées par le gouvernement du Président Hugo Chávez. Qu’y a-t-il d’exact là-dedans ?

R : si cela avait été le cas, nous aurions déjà renversé le gouvernement, cette marionnette des Etats-Unis. Cette affirmation constitue un prétexte interventionniste. Ce qui doit attirer l’attention en Amérique latine et dans le monde, ce sont les 10 milliards de dollars que la Maison blanche a apportés au gouvernement terroriste d’Uribe pour massacrer le peuple, le faire disparaître, le spolier, le déplacer… La Colombie est le premier récipiendaire de l’aide militaire des Etats-Unis en Amérique latine, et le troisième dans le monde. Bien sûr, le gouvernement de Washington appuie de cette manière son homme de paille favori pour la déstabilisation de la région, pensant contenir la puissante fore bolivarienne que l’on voit déjà venir à l’horizon de ce siècle. Un tribunal des peuples doit amener sur le banc des accusés l’empire rapace et violent qui veut continuer à asservir les peuples.

Q : les FARC ont-elles financé la campagne présidentielle de Rafael Correa en Equateur ? Et comment ?

R : c’est un contre-sens. Ce sont les FARC qui ont besoin de l’action de l’internationalisme solidaire des peuples du monde.

Q: avec toutes les difficultés qui ont surgi autour du thème de la présence de la guerrilla en tant que prétexte ayant déclenché la crise diplomatique entre la Colombie et l’Equateur et entre la Colombie et le Venezuela, la nécessité ne se pose-t-elle pas de reconsidérer la poursuite de cette forme de lutte, surtout dans le contexte de la menace latente des Etats-Unis à travers l’argument qu’ils agiront contre ceux dont ils considèrent qu’ils appuient le terrorisme ?

Q : la question de la lutte armée ne se pose pas. Les causes qui l’ont motivée n’ont pas changé. Les oligarchies ne veulent que d’une paix qui ne touche pas à leurs privilèges, qui ne modifie pas les structures politiques, économiques et sociales qui ont engendré la pauvreté publique. La stratégie de domination des Etats-Unis est déjà définie et le prétexte n’a pas d’importance. Ce que veulent les gringos, c’est le pétrole du Venezuela, le gaz de Bolivie, les richesses de l’Amazonie et la misère pour nos peuples. L’articulation de la résistance aux politiques agressives de l’empire s’impose. Je veux rappeler qu’à travers les fusils des guerrilleros des FARC, ce sont les peuples de Notre Amérique qui résistent. Et pour ce qui est de la pertinence de la lutte armée, une réflexion du Libertador : ‘Lors même que les conséquences de la résistance au pouvoir seraient alarmantes, il n’est pas moins vrai qu’il existe dans la nature de l’homme vivant en société un droit inaliénable qui légitime l’insurrection’. Tant que les FARC existeront, personne ne pourra ôter son fusil au Che.

Q: la Guajira appartient au Venezuela, comme le dit le Président Chávez ?

R : sans aucun doute, la Guajira appartient à la Colombie de Bolívar et du premier précurseur de l’indépendance de Notre Amérique, le généralissime Francisco de Miranda. Notre critère est le même que celui présenté par le Libertador à Páez : ‘j’ai oublié de vous dire que nous avons pensé fusionner deux ou trois moitiés des départements de Boyacá, Zulia et Barinas pour qu’il n’y ait plus de frontière entre le Venezuela et la Nouvelle-Grenade, parce que c’est cette division qui nous tue, et c’est pour cela que nous devons la détruire’. Une réaffirmation pour terminer : nous avons juré de vaincre, et nous vaincrons.

FIN