SCOOP DE MON BLOG: LES FARC A LEUR TOUR S’EN PRENNENT A INGRID BETANCOURT, « LA REINE DE LA SIMULATION »

 

27 février 2009

Attention, vous êtes les seuls à disposer de ces “breaking news”, comme disent les Américains. Pour votre info, je suis intervenu en direct sur la télévision LCI à 12H40 ce vendredi.

 

Les violentes critiques portées contre Ingrid dans leur livre « Out of Captivity » (cf. mon blog) par les trois ex-otages américains, séquestrés avec elle par les FARC avant d’être libérés ensemble par un commando colombien d'agents secrets le 2 juillet 2008, se doublent de sa terrible mise en cause par l’un des chefs de la guérilla, Jésus Santrich. 

 

Ce commandant des FARC, membre de l’Etat-major central, vient de publier un article incendiaire sur le site de l’agence ANNCOL, bras politique de la guérilla terroriste. Cette agence est basée en Suède, pays de l’Union européenne qui a pourtant mis les FARC sur la liste des organisations terroristes depuis 2002… Ce document est titré en français : « Ingrid Betancourt : la reine de la simulation » ! 

 

En résumé, selon ce commandant des FARC, Ingrid est la personne « la plus dénuée de solidarité que la jungle ait jamais vue », « elle n’a jamais été maltraitée », et « c’est un symbole des oligarques, car s’il faut admettre une chose une bonne fois pour toutes, c’est que ce thème de sa condition aristocratique n’a pas été effacé par les vicissitudes de la jungle. 'Chacun à sa place' semblait être sa conception. Ceux de sa ‘catégorie’ voyagent en première classe, et les autres en seconde, ou même ne voyagent pas. La preuve en est (…) quand elle a reçu en 2007 comme un châtiment dégradant l’obligation de se mélanger à un groupe de policiers et de soldats, c'est-à-dire avec ‘la plèbe’ ». 


Archives pour la catégorie JESUS SANTRICH

L’INSOUTENABLE MOQUERIE DU COMMANDANT DES FARC JESUS SANTRICH, HOTE DE CHAVEZ AU VENEZUELA, CONTRE LE GENERAL MENDIETA, SON OTAGE DEPUIS 11 ANS

5 février 2009

Comme tous ses pairs du terrorisme colombien, le « commandant » des FARC Jésus Santrich devra répondre un jour de ses crimes contre l’Humanité devant la Cour pénale internationale. 

Je viens de trouver sur ANNCOL, le bras médiatique des FARC en Europe (son siège se trouve à Stockholm), le texte intolérable de ce chef rebelle qui s’abrite derrière la frontière vénézuélienne, sous la protection de Hugo Chavez. On l’a vu aux côtés de Piedad Cordoba à Caracas en 2007, sur une photo de mon blog.  Enchaîner durant 11 ans l’officier Luis Mendieta (colonel récemment élevé au titre de général) à un arbre n’était pas suffisant pour ce satrape, il lui fallait ajouter la moquerie et la calomnie à la souffrance de sa femme et de ses deux enfants quand ils liront cette prose putride. Il aura fallu 11 ans à ce criminel pour accuser le général sans aucune preuve ni témoignage à charge, d’avoir été selon lui un assassin, dont la camionnette était baptisée, toujours selon lui, « la dernière larme », celle de ses prisonniers qu’il faisait pleurer, encore selon lui, avant de les exécuter. Le général ne peut même pas se défendre. 

J’aimerais que Reporters sans frontières et la Fédération des droits de l’homme, sans parler de l'UE et du gouvernement suédois, fassent connaître leur répulsion devant l’atroce conduite de l’agence européenne ANNCOL, pour cette publication indigne.

Comment ne pas être écoeuré de savoir que ce jeudi j'ai peut-être croisé dans une rue de Paris Wilson Bueno, alias ”Isaza”, ce guérillero des FARC hébergé, payé et nourri par la France depuis trois mois pour avoir eu la bonne idée de libérer l'un de ses otages…

Voici la traduction en français par Colibri puis l'original en espagnol:

TRADUCTION LIBRE PAR LE COLIBRI BONDISSANT
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La « dernière larme » du Colonel Mendieta

Par Jesús Santrich/Membre de l’Etat-major Central des FARC-Armée du peuple
Agence bolivarienne de presse, le 5 février 2009

Lorsqu’ils revinrent en Colombie, plusieurs des politiques retenus qui avaient été libérés unilatéralement par les FARC-Armée du peuple en janvier 2008, Gloria Polanco, une des femmes qui avaient été captives, a apporté avec elle, depuis la jungle, plusieurs courriers envoyés par les prisonniers à leur famille.

Malgré les difficultés qu’engendre la confrontation, ce n’était pas la première fois que les FARC permettaient ce type de correspondance, car, bien que nous n’ayons jamais eu la possibilité de souscrire à quelque type de document que ce soit qui réglementerait la guerre, parmi nos normes et principes, le respect de l’intégrité physique et de la dignité de ceux qui sont privés de leur liberté par suite de la confrontation, constitue un engagement à la réalisation duquel nous consacrons tous nos efforts.

A l’évidence, nulle personne placée dans une condition de prisonnier ne pourra être traitée ni pourra se sentir comme si elle était en vacances, et, bien que les circonstances de la jungle puissent paraître plus ou moins dures, selon le point de vue de chacun, jamais elles ne seront plus hostiles que celles des prisons et des vexations qu’imposent le régime et l’empire aux guérilleros, tant en Colombie que dans les centres pénitentiaires de l’empire.

Tant et si bien que quiconque connaît suffisamment les FARC, si l’on ne suspend pas au coup de notre prestige la dague de la calomnie, ni la propagande hostile recommandée par les manuels de guerre psychologique du régime, ne pourra qu’avoir été surpris lorsque fut publié le texte du message envoyé aux siens par le Colonel Luís Mendieta Ovalle.

« C’est comme si nous ne valions rien, comme si nous n’existions pas », dit-il dans sa lettre à sa famille. Son épouse, au travers des médias chargés d’amplifier l’impact de cette missive, a indiqué, entre autres choses que “35 millions de Colombiens et personne n’a rien fait pour eux”, en précisant que “Ce sont les FARC qui doivent se débarrasser de ce stigmate de terroristes”.

Assurément, lorsque Madame María Teresa de Mendieta recourait au mot oiseux de “terroristes”, elle ne pouvait avoir à l’esprit, accablée par la souffrance naturelle que cause à l’épouse l’absence de son mari, d’autre signification que celle forgée par les propagandistes de la “Sécurité démocratique” pour étiqueter du stigmate erroné de la criminalité et de la perversion, ceux qui se sont rebellés légitimement contre les injustices séculaires imposées par l’oligarchie au pouvoir à la majorité appauvrie de Colombie.

Elle n’est pas coupable de la guerre déclenchée par le régime injuste qui règne sur notre pays ; elle n’est pas coupable non plus que Mendieta ait choisi la carrière qui l’a placé dans sa situation actuelle de prisonnier, laquelle n’est qu’une des conséquences douloureuses de la confrontation qu’entre autres choses, celui qui est aujourd’hui Général de Brigade, a bel et bien déclinée en inspirant l’épouvante aux déshérités.

Luis Mendieta - voilà bien un responsable de nombre des tragédies de ce conflit – se trouve en notre pouvoir depuis 1998, époque à laquelle, avec le grade de Colonel, il fut capturé au combat. Et il est vraiment lamentable que sa capture ne se soit pas produite bien avant. Qui sait combien de vies auraient pu être sauvées ?

Et je dis cela parce que je crois que ledit prisonnier de guerre, au lieu des exagérations sur ses “tourments de santé“, narrées pour susciter la commisération de qui lirait sa lettre conçue avec méticulosité pour être publiée, devrait profiter du temps libre dont il dispose ordinairement en abondance, pour faire une introspection qui lui permette d’évoquer le détail de tous les crimes commis durant son temps de service. Un examen de la sorte, plongeant dans les secrets de sa corrosive intériorité, pourrait à tout le moins lui apporter la tranquillité spirituelle.

Il devrait également, le Colonel, ou le Brigadier, ou ce que vous voudrez…, par respect pour la vérité, conter au monde sans inventions, s’il le désire, comment, après un combat, les FARC mènent leurs prisonniers. Il le sait, il en a l’expérience, qu’il peut au surplus mettre en regard de la manière avec laquelle il traitait ses victimes sans défense à l’époque où il disposait de ce 4 x 4 auquel ses subalternes avaient donné le nom de La Dernière Larme, appellation qu’ils étendaient à la personne-même du Colonel sanguinaire.

De toute façon, il faudra à un moment donné échanger le Colonel… Je dis échanger, car je ne crois pas qu’il mérite aucune considération particulière, autre que celle qui lui correspond en sa qualité d’être humain. Et c’est que nous parlons d’un véritable sbire du régime qui, s’il est vivant, le doit à l’extrême magnanimité de ceux qui l’ont capturé, et au respect rigoureux que l’on porte dans nos rangs à qui possède la qualité de militaire s’étant rendu au combat.

Je ne sais si, lorsque le Colonel écrit, il le fait en se souvenant de ces victimes, car ses mots ne décrivent en rien sa propre situation : “au début de ma maladie, je marchais avec un bâton qui me servait parfois de canne (…) ensuite, je devais marcher avec l’aide de deux petites fourches qui servaient parfois de béquilles. Quels voyages si pénibles (…) Je devais pour aller faire mes nécessités ramper dans la boue, avec la seule aide de mes bras, parce que je ne pouvais pas me lever”, dit-il, dans certains passages de sa lettre, sans prendre en compte, assurément, qu’avec ses propos il accuse en réalité ses propres compagnons de détention de n’être ni solidaires ni humains. C’est que, sans doute, il ne se trouvait personne qui pût l’aider ? Mauvais calcul que celui du Colonel, si ce qu’il cherche est à montrer une guérilla qui ne lui témoigne aucune pitié. J’y insiste. Ses compagnons n’étaient-ils pas là ?

Dans la même lettre où il relate les circonstances cruelles dans lesquelles le maintiennent ses gardiens, il explique que plusieurs séquestrés, parmi lesquels Ingrid Betancourt, ont dû être transportés en hamac au cours de longues marches dans la jungle. Quelle “inhumanité“ que celle de ces guésrilleros qui les ont maltraités en les portant, dans des hamacs, sur leurs propres épaules ! N’est-il pas ?

Trêves de balivernes, Messieurs, Dames. Que de pleurnicheries et de comédie, parfois, de la part de ceux là même qui reçoivent le meilleur traitement possible dans les conditions de la captivité. Les FARC-Armée du peuple n’ont pas démontré ni ne démontreront, dans le déroulement de la résistance et de la lutte d’émancipation, l’historique de cruauté que, sur le thème du traitement des prisonniers, leurs ennemis prétendent établir. Ce qui existe en revanche, ce sont les preuves de la façon dont on manipule de fausses informations pour altérer sur ce terrain le prestige de l’insurrection. Un cas d’espèce, par exemple, est celui de Mme Ingrid Betancur, cette histrion sur le point de mourir de l’hépatite C et d’inanition dans la “jungle hostile” dans laquelle la maintenait la guérilla. A l’heure de sa liberté, le monde entier a pu observer qu’elle était en meilleure santé que n’importe quel membre de notre peuple affamé et souffrant.

Mais bon, Mendieta, dans ses propres termes, indique “ce n’est pas la douleur physique qui me freine, ni les chaînes à mon cou ce qui me tourmente, mais l’agonie mentale, la méchanceté du méchant et l’indifférence du bon“.
Jamais les éléments qui sont utilisés pour transporter éventuellement un prisonnier ne sont plus rigoureux que ceux utilisés pour surveiller un guérillero prisonnier, comme c’est le cas par exemple du digne Simón Trinidad, maintenu 24 heures sur 24 dans un cube de béton, les lumières allumées, sans nulle autre vue que les quatre côtés du tiroir auquel il est généralement attaché pieds et points liés.

Et, sur “la méchanceté du méchant“, il y aurait lieu de s’interroger : le Colonel fait-il référence à lui-même, dès lors que ces paroles ne sont pas adaptées à la guérilla ? Laquelle lui permet, par exemple, de “recevoir des cours et d’avoir des activités avec le docteur Alan et d’autres prisonniers”, ou de voir “les petits livres que m’a apportés Marlene….” ou “la brochure que lui a envoyée Johannita…” et, en définitive, d’assister à ses “cours durant une heure par jour” (je suppose que cela, il le faisait plein de la boue dont il s’était couvert en se traînant jusqu’aux toilettes sans l’aide de “ses compagnons si peu solidaires”). Et que penser du guérillero mauvais qui lui portait ses affaires pendant “le chemin de croix de sa maladie” ? Je m’interroge ; D’où sortent toutes les choses que ses compagnons ont offert à Mendieta lorsqu’il affirme avoir tout perdu lors d’un quelconque voyage ? Où, par exemple, le docteur Alan a-t-il acheté le papier hygiénique offert au Colonel, et d’où est sortie la yodora avec laquelle la victime tourmentée a reçu ses massages ? Et où étaient ses chaînes à chaque instant de ces massages ?

Lors même qu’il a bien, lui, quelqu’un qui lui écrit, il se trouve très mal, le “Colonel souffrant“, il dit qu’il a “ une pointe dans le cœur“. L’aiguillon, sans doute, du souvenir des personnes qu’il faisait monter pour les sacrifier dans “La dernière larme”, son ténébreux 4 x 4.

Pauvre colonel, condamné à la torture d’apprendre une heure de russe par jour ; pauvre homme, condamné à étudier l’anglais au milieu de la jungle, avec “tant de neurones perdues du fait des maladies de sa captivité“ ; pauvre militaire, réduit à sacrifier une partie des heures de sa vie à jouer aux cartes, cartes achetées au premier arbre du coin, quand il aurait pu se livrer à ses tours horribles dans La dernière Larme ; pauvre “martyr“ sacrifié au jeu de domino et de parquet [NDT : jeu de cartes pratiqué dans certaines zones d’Amérique latine] qu’il lui revenait de pratiquer pour griller un peu de son temps. Pauvre, pauvre…., avec le précédent “horrible”, au surplus, d’avoir dû recevoir les cartes et les petites choses que ses amis lui ont envoyé à travers Marlene, et d’avoir dû manger une boîte de conserve de poulpe, outre le fait d’avoir dû supporter d’être traité avec des injections antitétaniques et de la pénicilline pour alléger les maux de son corps, car ceux de son âme de canaille paraissent incurables.

Personne ne s’est montré solidaire parce que – dit-il – personne n’a souhaité lui donner de dentifrice. Ses terribles peines, il les a supportées avec cet autre sacrifice, qui fut de se consacrer à nager dans un ruisseau pour pouvoir récupérer, tout en consommant des cardio-aspirines et en s’appliquant du Voltarène qui, assurément, comme la mâne biblique, lui était tombé du ciel.
Pauvre Colonel, pauvre Mendieta, assassin patenté, qu’on appelait, je le répète, du temps où il était un super-policier, “La dernière larme“, oui, comme son 4×4, car quiconque tombait entre ses mains devait pleurer une dernière fois avant d’être assassiné et jeté sur une décharge, irrémédiablement.

Il serait bon qu’il utilise son temps pour faire acte de contrition dans ses mémoires tandis qu’il attend que se concrétise l’échange qui lui permette de jouir de “la promotion méritée“ au rang de Brigadier Général que l’Etat-Major de la Guerre Sale a décrétée.
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“La Última lagrima” del Coronel Mendieta 
 
   

por Jesús Santrich/Integrante del Estado Mayor Central de las FARC-EP    
ABP/05/02/2009 
  Cuando volvieron a Colombia varios de los políticos retenidos que fueron unilateralmente liberados por las FARC-EP en enero de 2008, Gloria Polanco, una de las mujeres que habían estado cautivas, trajo consigo desde la selva, diversos correos enviados por los prisioneros a sus familiares. A pesar de las dificultades que genera la confrontación, no era la primera vez que las FARC permitían este tipo de correspondencia, pues aunque jamás hemos tenido la posibilidad de suscribir ninguna índole de documentos que regulen la guerra, entre nuestras normas y principios, el respeto a la integridad física y a la dignidad de quienes están privados de su libertad como consecuencia de la confrontación, es un compromiso para cuyo cumplimiento ponemos todo nuestro empeño. 

Obviamente, nadie que esté en condición de prisionero podrá ser atendido ni podrá sentirse como si estuviese vacacionando, y aunque las circunstancias de la selva pudieren parecer más o menos duras, según el punto de vista de cada quien, nunca serán más adversas que las de las cárceles y vejaciones que impone el régimen y el imperio a los guerrilleros tanto en Colombia como en los centros penitenciarios del imperio. De tal suerte que todo el que conozca suficientemente a las FARC, si no se coloca en el cuello de nuestro prestigio la daga de la calumnia, y la propaganda adversa que recomiendan los manuales de guerra psicológica del régimen, no podría menos que sorprenderse cuando fue publicado el texto del mensaje que el Coronel Luís Mendieta Ovalle envió a los suyos:
“Es como si no valiésemos, como si no existiésemos”, dice en carta a su familia.
Su esposa a través de los medios que se encargaron de magnificar el impacto de la nota expresó, entre tantas otras cosas, que: “35 millones de colombianos y nadie ha hecho nada por ellos”, puntualizando que “Las Farc son las que tienen que borrarse ese estigma de terroristas”. 

Seguramente la señora María Teresa de Mendieta, cuando usó la palabreja “terroristas”, abrumada por el natural sufrimiento de esposa con su marido ausente, no tenía en mente otro significado que no fuera el acuñado por los propagandistas de la “Seguridad Democrática”, para etiquetar con falsos estigmas de criminalidad y perversión, a quienes se han rebelado legítimamente contra las seculares injusticias impuestas por la oligarquía gobernante a las mayorías empobrecidas de Colombia. No tiene la culpa ella de la guerra que ha desatado el régimen injusto que impera en nuestro país, ni tiene la culpa de que Mendieta haya optado por la carrera que lo puso en la situación actual de prisionero, la cual es sólo una de las dolorosas consecuencias de la confrontación que, entre otras cosas, el hoy General de Brigada, sí ha conjugado infundiendo pavor a los desvalidos. 

Luis Mendieta, éste sí responsable de muchas de las tragedias del conflicto, está en poder de las FARC desde 1998, época en que con el grado de Coronel fue capturado en combate. Y es verdaderamente lamentable que no se haya producido mucho antes su apresamiento. ¿Quién sabe cuántas vidas se hubiesen podido salvar? Y digo esto porque creo que el mencionado prisionero de guerra, en vez de las exageraciones sobre sus “quebrantos de salud”, relatadas para generar la conmiseración de quien lea su carta hecha meticulosamente para ser publicada, debiera aprovechar el suficiente tiempo libre con el que suele contar, para hacer una retrospección que le permita narrar el detalle de todos los crímenes que cometió durante su servicio. Un examen así, profundizando en los secretos de su corrosiva interioridad, al menos le podría brindar tranquilidad espiritual.
También debería el Coronel, o Brigadier, o lo que sea…, en honor a la verdad, narrarle sin ficciones al mundo, si lo desea, cómo luego de un combate las FARC conducen a sus prisioneros. Él lo sabe, tiene la experiencia, que además puede contrastar con las maneras como trataba a sus víctimas inermes en la época en que contaba con aquella camioneta a la que sus subalternos colocaron el nombre de La Última Lágrima, designación que hacían extensiva a la figura misma del Coronel sanguinario. 

De todas maneras, en algún momento habrá que canjear al Coronel… Canjear digo, puesto que no creo que merezca ninguna consideración especial, diferente a la que corresponde por su condición de ser humano. Y es que estamos hablando de un genuino esbirro del régimen que si está vivo es gracias a la extremada magnanimidad de quienes le capturaron, y gracias al riguroso respeto que dentro de nuestras filas se brinda a quien tenga la condición de militar rendido en combate. No sé si cuando el Coronel escribe lo hace recordando a sus víctimas, pues sus palabras no describen en absoluto su propia situación: “Al inicio de la enfermedad caminaba con un palo que hacía las veces de bastón (…) después me tocaba caminar con la ayuda de dos horquetas que hacían las veces de muletas. Qué viajes tan penosos (…) Me tocaba arrastrarme para el baño por el barro para mis necesidades únicamente con la ayuda de mis brazos porque no podía levantarme”, dice, en algunos de los apartes de su carta, sin tomar en cuenta, seguramente, que con sus palabras termina acusando a sus propios compañeros de cautiverio de ser insolidarios e inhumanos. ¿Es que acaso no había nadie que le pudiera ayudar? Mal cálculo el del Coronel, si lo que pretende es mostrar a una guerrilla que no le compadece. Insisto, ¿no estaban ahí sus compañeros? 

En su misma nota en la que relata las circunstancia de crueldad en que lo mantienen sus captores, explica que varios secuestrados, entre ellos Ingrid Betancourt, tuvieron que ser trasladados en hamaca durante largas caminatas por la selva. ¡Qué “inhumanidad” la de esos guerrilleros que los atropellaron echándolos en hamacas sobre sus propios hombros! ¿Verdad?
Al pan, pan y al vino vino, señores. Mucho lloriqueo y farsa hay, a veces, de parte de quienes reciben el mejor trato posible en las condiciones del cautiverio. LAS FARC-EP NO TIENEN NI TENDRÁN en el desenvolvimiento de la resistencia y lucha de emancipación, el historial de crueldad que en cuanto al trato a prisioneros, pretenden establecer sus enemigos. Lo que sí existen son evidencias de la forma como se manipula información falsa para desprestigiar en este campo a la insurgencia. Caso concreto, por ejemplo, es el de doña Ingrid Betancur, aquella histriónica mujer que estaba a punto de morir de hepatitis C e inanición en la “selva hostil” en que la mantenía la guerrilla. En el momento de su libertad el mundo entero pudo observar que estaba más sana que cualquier persona de nuestro hambreado pueblo sufrido. 
Pero bueno, Mendieta, en sus palabras expresa, “No es el dolor físico el que me detiene, ni las cadenas en mi cuello lo que me atormenta, sino la agonía mental, la maldad del malo y la indiferencia del bueno”. 

Nunca los elementos que se utilizan para trasladar, eventualmente a un prisionero tienen mayor rigor que las que se utilizan para custodiar a un guerrillero preso, como ocurre con el digno Simón Trinidad, a quien mantienen las 24 horas del día en un cajón de concreto, con las luces encendidas, con vista a nada diferente que las cuatro paredes de la gaveta en que suele estar encadenado de pies y manos, por ejemplo. Y sobre “la maldad del malo”, habría que preguntar si el Coronel se está refiriendo a sí mismo, pues sus palabras no se ajustan a la guerrilla que le permite, por ejemplo, “recibir charlas e integrarse con el doctor Alan y otros prisioneros”, o ver “los libritos que le llevó Marlen…”, ó “el folleto que le envió Johannita…” y, en fin, asistir a sus “clases durante una hora diaria” (imagino que eso lo hacía lleno del lodo que recogía después de arrastrase hacia el baño sin la ayuda de sus “compañeros insolidarios”); Y ¿qué pensar del maldadoso guerrillero que le llevaba sus cosas durante “el viacrucis de su enfermedad”? Me pregunto ¿de dónde salieron todas las cosas que a Mendieta le regalaron sus compañeros cuando dice haberlo perdido todo en algún viaje?, ¿Dónde, por ejemplo, compró el doctor Alan el papel higiénico que le regaló al Coronel, y de dónde la yodora con la que le hicieron sus masajes a la atormentada víctima? ¿Dónde tendría las cadenas durante cada momento de esos?
Aunque él si tenga quien le escriba, está muy mal el “sufrido Coronel”; dice que tiene “una picada en su corazón”. Debe ser, seguramente, el aguijoneo de los recueros de las personas que montó para sacrificar en “La Última Lágrima”, su tenebrosa camioneta. 

Pobre Coronel, condenado a la tortura de aprender una hora de ruso diariamente; pobre señor, condenado a estudiar inglés en medio de la selva con “tanta neurona perdida por las enfermedades de su cautiverio”; pobre militar, teniendo que sacrificar parte de su vida en horas que dedica a jugar cartas compradas en el primer árbol de la esquina, mientras pudiera estar haciendo faenas de horror en La Última Lágrima ; pobre “mártir” sacrificado en el juego de dominó y parqués que le tocaba practicar para quemar algo de su tiempo. Pobre, pobre…, con el “horrendo” antecedente, además, de haber tenido que recibir las cartas y detalles que le enviaron con Marlene sus amigos, y haber tenido que comerse un enlatado de pulpo, además de haber tenido que soportar ser atendido con inyecciones antitetánicas y penicilina para paliar sus males del cuerpo, porque los de su alma canallesca parecen incurables. Nadie fue solidario, porque –según dice-, nadie quiso darle crema dental. Sus terribles penas las sobrellevó con ese otro sacrificio que fue el tener que dedicarse a nadar en una quebrada para poderse recuperar mientras consumía también cardio-aspirinas y se aplicaba el voltarén que seguramente, como el maná bíblico, le vino del cielo. 

Pobre Coronel, pobre Mendieta, asesino de cuatro suelas, a quien, repito, en sus tiempos de super-policía lo llamaban “La última Lagrima”; sí, como a su camioneta, porque todo el que caía en sus manos debía llorar por última vez antes de ser asesinado y lanzado a un basurero, irremediablemente. Bueno sería que aprovechara para hacer sus memorias de contrición mientras espera la hora en que se concrete el canje que le dé la posibilidad de disfrutar del “merecido ascenso” a Brigadier General hecho por el Estado Mayor de la Guerra Sucia. 



VOICI LA COUVERTURE ET LE VERSO (4E DE COUVERTURE) DE MON LIVRE: LES SECRETS DE L’OPERATION BETANCOURT (FAYARD)

fayardcouveet4e081020081.pdf

Mon enquête sort le 3 novembre 2008 en librairie. Réservez-le livre, publié chez Fayard !

Jacques Thomet

LE TERRORISTE DES FARC RODRIGO GRANDA, LIBERE EN 2007 A LA DEMANDE DE SARKOZY, SUR LA LISTE ROUGE D’INTERPOL

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De gauche à droite: Jesus Santrich, Rodrigo Granda, Piedad Cordoba et Ivan Marquez, à Caracas, en octobre 2007

14 août 2008 

C’est ce que vient de demander à Interpol le président colombien après avoir retiré aujourd’hui à ce commandant de la guérilla terroriste son statut privilégié de «médiateur de paix ». 

L’affaire Rodrigo Granda constitue l’une des multiples facettes que comporte le scandale Ingrid Betancourt. Ce chef rebelle avait été libéré en mai 2007 par Alvaro Uribe à la demande de Nicolas Sarkozy, avec pour mission d’aider à la libération des otages des FARC. 

Ce guérillero n’a non seulement rien fait en ce sens, mais son curriculum suinte le sang. Il fait l’objet d’un mandat d’arrêt au Paraguay pour sa présumée complicité dans l’enlèvement en octobre 2004 suivi de l’assassinat de la fille de l’ancien président Raul Cubas, Cecilia, malgré le paiement d’une rançon de 800.000 dollars. 

Rodrigo Granda avait été arrêté en décembre 2004 au Venezuela par un commando puis déporté en Colombie pour y être emprisonné. Il venait d’avoir des contacts avec l’ambassade de France à Caracas pour tenter de trouver une issue à la séquestration d’Ingrid Betancourt. C’est pour cette raison que le président français avait demandé son élargissement à Alvaro Uribe, dans l’espoir que le dialogue avec les FARC reprendrait avec succès. 

Il n’en a rien été. Au contraire, Granda vient de réaffirmer le dogme de la lutte armée en Colombie, depuis son refuge au Venezuela. Il y est abrité ainsi que d’autres « commandants » d’aucune troupe rebelle, comme Ivan Marquez et Jesus Santrich, avec le bon vouloir du président vénézuélien Hugo Chavez. 

LA FRANCE SE DOIT DE LANCER UN MANDAT D’ARRET INTERNATIONAL CONTRE RODRIGO GRANDA

23 juillet 2008

A l'heure où retombe le soufflé Betancourt, il est temps pour la France de retrouver le sens de ses obligations diplomatiques en Colombie, notamment à l'égard du commandant des FARC Rodrigo Granda.

Ce chef de la guérilla terroriste avait été libéré le 5 juin 2007 par le président Alvaro Uribe à la demande pressante de Nicolas Sarkozy, à charge pour le rebelle d'obtenir la libération des otages de la guérilla, dont Ingrid, comme “intermédiaire de paix”.

14 mois plus tard, ce même Granda, sans avoir jamais rien fait pour honorer ce gentleman agreement, vient de publier hier un appel aux FARC à la poursuite de la lutte armée, alors que même Fidel Castro, après Hugo Chavez, a demandé aux rebelles de libérer leurs otages.  Or Rodrigo Granda vit caché au Venezuela.

Le commandant Rodrigo Granda fait l'objet de poursuites au Paraguay pour sa participation présumée à l'enlèvement suivi du meurtre en septembre 2004 de Cecilia Cubas, fille de l'ancien président paraguayen Raul Cubas, malgré le versement aux FARC d'une rançon de 800.000 dollars.

Si la France ne lance pas un mandat d'arrêt international auprès d'Interpol contre cet criminel présumé qui a renié sa parole, il revient à la Colombie et au Paraguay de le faire. Rodrigo Granda, comme Radovan Karadzic, doit être jugé par le tribunal international de La Haye.

A suivre de près…

NB Dans un article du 23 juin 2007, le journal suisse “Le Courrier” révèle que Monica Granda, la fille de ce criminel présumé, vit en Suisse.



C’EST LA DEBANDADE A LA TETE DES FARC : LES UNS VEULENT NEGOCIER, LES AUTRES CONTINUER LA GUERILLA

 

21 juillet 2008 

 

Dès le 16 juillet, mon blog avait révélé l’éclatement d’une guerre des chefs au sein des FARC sur la suite à donner à leur mouvement après leur série de revers catastrophiques, dont l'opération “Jaque”. C’est confirmé avec deux informations contradictoires connues hier : un chef du 53e front de la guérilla, sous les ordres du Mono Jojoy (chef militaire des rebelles), souhaite négocier avec des généraux colombiens. Un autre communiqué, signé par Rodrigo Granda et Jésus Santrich, annonce la poursuite de la lutte armée. Il convient de rappeler que ces deux commandants rebelles sont hébergés au Venezuela et ne combattent pas en Colombie. 

 

Voici cette succession de textes contradictoires : 

 

  

Jefes de las Farc dicen que no dejarán lucha armada 

The Associated Press 

El Nuevo Herald, Miami 

21 de julio de 2008 

  

Dos de los comandantes de las FARC advirtieron que la guerrilla no bajará los fusiles, pese a los llamados desde todo el mundo, incluso de la izquierda política, de poner fin a la lucha armada.  La declaración está contenida en una carta de cuatro páginas de los comandantes Rodrigo Granda y Jesús Santrich divulgada el domingo en el sitio de internet de la Agencia Bolivariana de Prensa (ABP), que tradicionalmente difunde comunicados y pronunciamientos de las rebeldes Fuerzas Armadas Revolucionarias de Colombia (FARC). 

La carta carece de fecha, pero la agencia ABP indicó que los comentarios de los dos comandantes guerrilleros surgieron tras del debate generado por declaraciones del presidente de Venezuela, Hugo Chávez. El pasado 8 de junio, Chávez pidió a las FARC liberar a todos los secuestrados en su poder y deponer las armas porque “la guerra de guerrillas pasó a la historia”. Llamados similares hicieron también desde el presidente de Ecuador, Rafael Correa, hasta el ex presidente de Cuba, Fidel Castro. “No seremos nosotros, no y mil veces no, quienes bajemos las armas”, dijeron los dos comandantes insurgentes en la carta. 

Sin mencionar directamente a ningún mandatario, los comandantes guerrilleros dijeron que han recibido mensajes de distintos sectores de izquierda de la región saludando la lucha de las FARC, mientras que las posiciones expresadas por otros eran “oportunistas”. Esas posiciones contra la lucha armada, dijeron los rebeldes, eran “retruécanos con los que se suele manosear la realidad sin asco de arrastrar los principios para mostrarse revolucionario mientras se es oportunista, sobre todo cuando se aprovechan sinceras, pero equívocas posiciones de buena fe que han venido de probados hombres y mujeres, gobernantes o no, que claman por el desarme de las insurgencias”. 

En Colombia “estamos en una confrontación que no ha de cesar mientras no se acabe con las profundas causas sociales que la engendraron…en el caso de las FARC, que desenvuelven su lucha en medio de las peores atrocidades que contra del pueblo desatan las oligarquías, jamás condenaremos ni desistiremos de la insurrección armada”, añadieron. Las FARC, que con 44 años es la guerrilla activa más antigua de la región, han mantenido desde siempre que seguirán en combate hasta alcanzar “una democracia con justicia social” y aunque en el pasado han accedido a negociaciones de paz con distintos gobiernos, a la vez desarrollaban su poderío militar, financiado en parte con el tráfico de drogas. Más recientemente, en la gestión del presidente Alvaro Uribe, han recibido los más duros golpes en su historia con la muerte de algunos de los jefes rebeldes y el rescate de los más valiosos secuestrados que tenían en su poder desde hace por lo menos cinco años. 

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Frente de las Farc quiere negociar con generales

El Pais, Cali 

21 de julio de 2008 


Un dirigente guerrillero dijo al Nuevo Herald que militares activos o retirados podrían ser el contacto.

Un dirigente del Frente 53 de las Fuerzas Armadas Revolucionarias de Colombia, Farc, bajo el mando de Jorge Briceño Suárez, alias Mono Jojoy, afirma que su grupo está dispuesto a negociar con “generales colombianos”, informó ayer el diario El Nuevo Herald. El rotativo de Miami publica una información elaborada por el periodista Steve Salisbury, quien dice haberse entrevistado recientemente con el “comisario político-militar” de ese frente en las montañas de Sumapaz, Cundinamarca.

El dirigente guerrillero, identificado sólo como ‘N’ y cuya tarea sería “comandante reemplazante de frente”, manifestó a Salisbury la disposición de su grupo a iniciar “contactos directos de buena fe” con autoridades colombianas. “Una manera para hablar con el Gobierno (colombiano) sería tener un contacto con generales”, retirados o de servicio activo, que tengan la autorización expresa del Ejecutivo, declaró ‘N’, según esta información.

Las Farc preferirían conversar con generales “patriotas, sinceros y no corruptos” que hayan experimentado la guerra personalmente, en vez de hablar con “políticos mentirosos”, agregó el guerrillero, quien tiene una trayectoria de 35 años en el movimiento alzado en armas. La entrevista, según el diario, se llevó a cabo “a fines de junio”, es decir antes de la operación militar que rescató a quince rehenes de las Farc, entre ellos Ingrid Betancourt y tres estadounidenses, el 2 de julio. Sin embargo, precisa El Nuevo Herald, esta propuesta guerrillera fue reiterada en una comunicación enviada por la guerrilla a través del misionero estadounidense Russell Martin Stendal, diez días después de que el Ejército rescatara a los quince secuestrados.

Stendal se dedica a repartir ejemplares de la Biblia entre guerrilleros, paramilitares y tropas gubernamentales que encuentra en sus misiones pastorales por regiones remotas de Colombia. El misionero dijo a Salisbury que para ‘N’ y los otros guerrilleros del Frente 53 de las Farc serían interlocutores aceptables generales retirados como Carlos Alberto Ospina y Jorge Enrique Mora, ex comandantes de las Fuerzas Militares, Reynaldo Castellanos, ex comandante del Ejército, y el brigadier general retirado Gabriel Díaz, entre otros.  Consultados por Salisbury, el brigadier Díaz dijo que la propuesta le parece “viable”, mientras que un funcionario colombiano familiarizado con los temas de paz del Gobierno, que pidió el anonimato, afirmó que esta es la primera vez que escucha una propuesta de esta naturaleza de parte de miembros las Farc.

En sus últimas comunicaciones la dirección de las Farc ha manifestado su rechazo a un diálogo con el presidente Álvaro Uribe, y ha dicho que prefiere reunirse con el de Nicaragua, Daniel Ortega, para hablar de “la guerra y la paz” en Colombia. El mandatario nicaragüense aceptó dialogar con sus “hermanos de las Farc”, hecho que motivó una protesta del Gobierno colombiano, que desautorizó esa mediación. En otro comunicado, fechado el 5 de julio, el Secretariado de las Farc dijo que mantiene su voluntad de “concretar acuerdos humanitarios que logren el intercambio y además protejan a la población civil de los efectos del conflicto”.

El sábado pasado el presidente Daniel Ortega insistió en su disposición de dialogar con esa guerrilla porque “para luchar por la paz no tenemos que pedirle permiso a nadie”. “Yo he encontrado disposición del Secretariado de las Farc de trabajar por la paz y yo les digo a los hermanos de las Farc que estamos dispuestos a dialogar, a conversar para trabajar por la paz en Colombia, porque bien se la merece ese pueblo”, dijo Ortega al clausurar las celebraciones del XXIX Aniversario de la Revolución Sandinista. De otro lado, siete presuntos guerrilleros de las Farc se rindieron ante tropas del Ejército con las que libraban combates en una localidad del departamento del Caquetá. La deserción se presentó en Vista Hermosa, aldea rural de Puerto Rico, precisó la Agencia de Noticias del Ejército (ANE). Los rebeldes entregaron siete fusiles, documentos y equipos de comunicaciones.

Suizo dice que no llevó dinero

El profesor suizo Jean Pierre Gontard, uno de los mediadores para facilitar una salida pacífica al caso de los rehenes de las Farc, aseguró que “nunca llevó dinero” a esa guerrilla, en una entrevista publicada ayer en el diario NZZ am Sonntag. El Gobierno colombiano señaló que informaciones recuperadas de los ordenadores que pertenecieron al ex número dos de las Farc, ‘Raúl Reyes’, muerto en una operación militar colombiana contra un campamento de la guerrilla en Ecuador, señalaban que Gontard entregó US$500.000 a un emisario de ese grupo armado en Costa Rica.

Tras esa acusación, la Fiscalía abrió una investigación en su contra y el Gobierno anunció su intención de poner fin a la mediación internacional para entrar directamente en contacto con las Farc. Posteriormente, el Ministerio de Asuntos Exteriores de Suiza sostuvo que la misión a la que aludía Colombia se remontaba a 2001, cuando Gontard colaboró para lograr la liberación de dos empleados de la farmacéutica Novartis, que habían sido secuestrados. Gontard dijo que contribuyó a “establecer el contacto entre la compañía y las Farc para que se realizara el acuerdo al que llegaron en el 2001, tras la liberación de los rehenes”.
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Revoici mon post du 16 juillet : 

LA GUERRE DES CHEFS A ECLATE AU SOMMET DES FARC MAIS AUCUN MEDIA NE S’EN EST RENDU COMPTE (SAUF CE BLOG)! 

  

 16 juillet 2008  

J’ai du mal à y croire, mais les médias, y compris colombiens, sont tombés dans le panneau sans prendre du recul face à une présumée déclaration du secrétariat des FARC sur leur refus de négocier avec Alvaro Uribe et leur appel au président du Nicaragua Daniel Ortega. Publiée le 15 juillet, l'information est datée du…26 juin, une semaine avant l'opération ”Jaque” qui a permis la libération par la Colombie de 15 otages dont Ingrid .  

Au même moment un texte signé POUR LA PREMIERE FOIS par Alfonso Cano, nouveau chef des FARC, a été publié par l’ABP, bras politique de la guérilla (Cf. ci-dessous). Ce document daté de « juin 2008 », donc avant l’opération « Jaque » comme le texte précédent sur le présumé refus par la guérilla de négocier, estime « toujours en vigueur » la proposition des FARC de rencontrer Alvaro Uribe pour déterminer les termes d’un accord, avec pour seule exigence la prise en compte, dans un éventuel échange entre otages et prisonniers, de trois chefs de la guérilla détenus aux USA.  

Le document le plus récent est daté du 5 juillet. Il a été publié le 11 juillet par le secrétariat des FARC, révèle la volonté d’un accord avec le gouvernement colombien, et ne comporte aucune exigence préalable : ni un mini-Etat ni la libération des chefs rebelles détenus aux USA !  

A l’évidence, il y a de l’eau dans le gaz au sommet des FARC. Jamais la guérilla n’a péché par de telles contradictions.  

Je ne serais pas étonné par une nouvelle surprise, dans le genre de l’opération « Jaque ». L’appel à Daniel Ortega dans un même texte hostile à une négociation ne peut provenir que d’un secteur jusqu’au-boutiste de la guérilla. Je pense à Jorge Briceno, le « Mono Jojoy », chef militaire des FARC et principal criminel de guerre de cette guérilla. Après l’abandon des FARC par Hugo Chavez, qui mange désormais dans la main d’Uribe sous peine de la publication d’autres e-mails mortels pour lui dans les ordinateurs de Raul Reyes,  le président nicaraguayen, violeur de la mineure « Zoilamerica » (cf. mon blog)  mais toujours pas inculpé par la justice, est devenu le dernier appui des FARC.  

Même Fidel Castro leur a demandé de libérer tous leurs otages. Alfonso Cano serait au bord de la reddition que je ne serais pas étonné. Il est cerné dans le canyon de la Delicias (les Délices !), au centre de la Colombie.  

A suivre…  

Voici les communiqués de la guérilla avant et après l’Opération Jaque, survenue le 2 juillet 2008, avec la libération de 15 otages dont Ingrid Betancourt : 

- Le 26 juin (mais le texte est publié ce 15 juillet) - La guérilla des Farc refuse de négocier un accord de paix avec le gouvernement colombien du président Alvaro Uribe et demande à rencontrer le président du Nicaragua Daniel Ortega, selon un message diffusé mardi par la chaîne de télévision vénézuélienne Telesur.
“Sur ces affaires de guerre et de paix, nous souhaitons parler personnellement avec vous ou à vos émissaires”, indique le message adressé au président Ortega, daté du 26 juin dernier et signé par le secrétariat de l'état-major central des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc).
“Seul un nouveau gouvernement, véritablement démocratique, issu d'un grand accord national pourrait à nouveau emprunter la voie vers une solution politique au conflit social et armé que connaît la Colombie“, souligne le texte écrit avant la libération de 15 otages, dont Ingrid Betancourt et trois Américains, le 2 juillet à la faveur d'une opération de l'armée colombienne.  

- JUIN 2008 (sans autre précision) :  

A los Combatientes y Luchadores por La Patria Grande y El Socialismo  

    
Junio del 2008.  

Camaradas del Estado Mayor Central, de los Estados Mayores de los Bloques y Frentes, de los Comandos Conjuntos, mandos de las redes urbanas, columnas, compañías, guerrillas, escuadras y comisiones, guerrilleras y guerrilleros, mandos y milicianos bolivarianos, militantes del Partido Comunista Clandestino e integrantes del Movimiento Bolivariano: reciban nuestro revolucionario saludo que extendemos a todos quienes trabajan junto a nosotros por una Nueva Colombia.  

Durante la última semana del mes de mayo recibimos mensajes de solidaridad de todas las unidades farianas, donde destacan la gigantesca dimensión política y militar del Comandante Manuel Marulanda Vélez como uno de los más grandes revolucionarios de nuestra historia, y también reafirmando lealtad absoluta a su legado, a nuestro compromiso y objetivos de transformación revolucionaria y brindando total respaldo a las decisiones tomadas por la dirección de las FARC en esta coyuntura.  

El 27 de marzo, luego del deceso del Camarada Manuel, acordamos que solo a partir del 23 de mayo informaríamos sobre ello a los mandos y guerrilleros, a los amigos y conocidos y, a la opinión, mientras decidíamos lo necesario para garantizar la continuidad de los planes en curso, como efectivamente ocurrió.  

Redistribuimos funciones dentro del Secretariado y lo reajustamos al igual que al Estado Mayor Central, fortalecimos los Estados Mayores de los Bloques donde fue necesario, pasamos revista a la situación orgánica y al trabajo de masas, todo ello en medio de la permanente confrontación y cobijados con la indestructible coraza del secreto de los centenares de guerrilleros conocedores del fallecimiento de nuestro comandante en jefe.  

Y así, entre otras decisiones, definimos al camarada Iván Márquez como jefe de las relaciones internacionales del Estado Mayor Central y al camarada Pablo Catatumbo como nuevo jefe del Movimiento Bolivariano por la Nueva Colombia.  

Nuestro rico intercambio de opiniones frente a la actual situación ratificó el sagrado compromiso revolucionario de las FARC-EP, con su dirección a la cabeza, de mantener firme y muy en alto las banderas de la Nueva Colombia, la patria grande bolivariana y del socialismo; reafirmó la vigencia de todos nuestros planes político militares y de nuestra condición de combatientes de la paz democrática, es decir de la paz con justicia social, sin hambre, con empleo, techo, salud y educación para todos, con soberanía nacional y vigencia de una verdadera democracia política alejada de la violencia y de la corrupción administrativa.  

Valga recordar que las FARC nacieron hace 44 años como una respuesta popular y revolucionaria al terror institucional y para institucional del Estado, a la vergonzosa intromisión gringa en nuestros asuntos internos, al despojo de las tierras y su acrecentada concentración en unas pocas manos, a las profundas injusticias sociales existentes y a la voraz corrupción de la oligarquía, realidades todas que hoy perduran multiplicadas para desgracia de nuestro pueblo.  

Como revolucionarios queremos y luchamos la reconciliación de la familia colombiana y la construcción de un nuevo tejido social justo, pero la oligarquía, esa mezcla maldita de privilegiadas fortunas, inmensas haciendas, cunas de oro y poder político, no ha querido ni quiere compartir un ápice de sus privilegios con las mayorías del país. Por eso elude cualquier posibilidad sólida de acuerdos de paz.  

Camaradas: insistiremos cuantas veces sea necesario sobre nuestra disposición de concretar un acuerdo humanitario que fije unas reglas claras alrededor de la población civil de obligatorio cumplimiento para las dos partes y que, ante todo, priorice la libertad de los camaradas extraditados Sonia, Simón, Iván Vargas y de todos los prisioneros de guerra de uno y otro lado.  

Sin embargo, y no es un secreto, este gobierno no ha tenido el menor interés en concretarlo simplemente porque sería reconocer de facto, el estatus beligerante de una guerrilla revolucionaria a la que quiere satanizar. Por eso tanta disculpa, teorías absurdas, improvisaciones montajes, falsos positivos y temerarias órdenes de rescate que juegan con la vida de los prisioneros para satisfacción de los delirios de grandeza presidenciales.  

Pensó el gobierno que las decisiones unilaterales de las FARC- EP cuando liberamos 6 prisioneros a comienzos del presente año, eran debilidad y no demostraciones innegables de la voluntad que nos acompaña.  

A pesar de ello, nuestra propuesta de encontrarnos con el gobierno para precisar los términos de un acuerdo, continúa vigente así como la decisión de mantener comunicación y redoblar esfuerzos para que la reiterada generosidad de muchísimos gobiernos amigos de las soluciones políticas, finalmente logren hacer entender al régimen colombiano que negar el conflicto existente, tergiversar sus dimensiones y esconder su desgarradora realidad, no soluciona sino que agrava e incrementa los odios y las distancias.  

Persistiremos en nuestros esfuerzos por alcanzar la paz democrática por las vías civilizadas del diálogo tal como lo hemos hecho desde hace 44 años, porque es nuestra concepción revolucionaria, porque así son nuestros principios. El levantamiento armado, la guerra de guerrillas, la clandestinidad y la actividad conspirativa responden básicamente a la violencia institucional que desde la muerte del Libertador Simón Bolívar ejercen los poderosos contra las mayorías que han luchado por libertad, tierra, trabajo, justicia, democracia y soberanía.  

En la búsqueda de esos objetivos nunca desmayaremos. Nuestra palabra la respaldamos con la práctica diaria, en el crisol de la lucha cotidiana. Así nos lo enseñaron Bolívar, Manuel, Jacobo y todos los próceres y héroes de la historia patria. Hemos comprometido nuestra honra y vida en este empeño porque estamos seguros de la justeza y posibilidad real de materializar el sueño de una nueva Colombia. No nos arredran las dificultades, no nos amilanan las amenazas de la oligarquía que hemos escuchado toda la vida, no creemos en los llamados a la claudicación y a la indignidad, ni en los judas que aceptan las monedas de su oponente porque sobre esa moral nunca se construirá un mejor país, ni una sociedad pujante ni una familia solidaria. El valor a fundamentar como piedra angular debe ser el bien común sostenido sobre una ética transparente.  

Camaradas: los caminos que conducen al incremento de la lucha popular en sus más variadas formas y a la conquista del poder, nunca han sido fáciles, ni en nuestro país ni en ninguna otra parte del mundo, ni ahora ni antes. Solo la profunda convicción en la victoria, en la justeza, validez y vigencia de nuestros principios y objetivos y un monolítico esfuerzo colectivo, garantizarán el triunfo. A los reaccionarios que hacen cuentas alegres con las FARC les informamos que la intensidad de la confrontación nos ha fortalecido, hemos estrechado vínculos con las comunidades, sus organizaciones y las luchas populares, elevado la disciplina y el respeto por la población civil e incrementado nuestra cualificación y aprendizaje. Han caído guerrilleros porque así es la lucha, pero también su generosa sangre derramada es evidencia de nuestro total compromiso con el pueblo, otros camaradas ya cubrieron la trinchera y muchos más continúan llegando a filas, así fueron también la gesta de nuestra independencia y todos los procesos liberadores de la humanidad donde se desataron los demonios de la guerra.
 
Somos una fuerza revolucionaria con la suficiente historia, solidez y consistencia para superar el fallecimiento de nuestro Comandante en jefe porque el mismo nos instrumentó y contribuyó en el esfuerzo colectivo de consolidación política y militar. El Secretariado, el Estado Mayor Central, los Estados Mayores de los Bloques y frentes, los comandos de todo nivel, los mandos y combatientes de las FARC-EP garantizaremos el triunfo.  

Continuamos luchando por cumplir todos con los planes aprobados, manteniendo a fondo la práctica de la guerra de guerrillas móviles, incrementando nuestros nexos con la población civil y con el movimiento de masas que resiste la ofensiva del gran capital y de los terratenientes, intensificando el intercambio de opinión con todas las fuerzas interesadas realmente en las salidas políticas al conflicto y por alcanzar un gran acuerdo democrático y patriótico, ante el desmoronamiento de una institucionalidad fracturada irreversiblemente por el narcoparamilitarismo el autoritarismo totalitario y el arrodillamiento ante la Casa Blanca.  

Debemos invitar a las comunidades a denunciar la agresión militar del gobierno, que tras la máscara de la confrontación con la guerrilla, masacra civiles para presentarlos como guerrilleros, arrasa labranzas, campos y bosques de reserva con los bombardeos, genera desplazamiento posibilitando el despojo de tierras y a aterrorizando a quienes protestan a través de la amenaza directa, la agresión y el crimen.  

Y esforzarnos más por informar sobre los centenares de combates diarios que se libran en campos y ciudades porque el régimen esconde la terrible realidad de la guerra fratricida, de sus bajas y reveses, para transmitir un inexistente ambiente de control oficial en el territorio nacional.  

También rechazar la patraña montada alrededor de los supuestos computadores y archivos del Comandante Raúl Reyes, como maniobra y macabra manipulación reeleccionista que busca lesionar a quienes no comparten la estrategia presidencial de la llamada seguridad democrática tras la que se esconde el papel de “cabeza de puente” asignado por el pentágono norteamericano a nuestro país en sus planes de agresión militar contra los pueblos de América Latina buscando recuperar su deteriorada hegemonía imperial.  

La indignante decisión de levantar una base militar norteamericana en Colombia, las pretensiones de una segunda reelección, el cáncer de la narco para política que sumieron las instituciones en estado terminal y las propuestas consignadas en la Plataforma Bolivariana deben ser temas de encuentro y unidad, que alienten a los colombianos a la convergencia por la construcción colectiva y acordada de la paz.  

Camaradas: la espada de Bolívar permanece desenvainada y en manos de todos aquellos que como nosotros, no descansaremos hasta lograr la justicia social, la democracia y la soberanía soportes verdaderos de la convivencia con que soñamos todos los colombianos.  

Un fuerte apretón de manos para todos. .  

Por el Secretariado,  

Alfonso Cano.  

   

- le 5 juillet (mais le texte a été publié le 11 juillet   

1. La fuite des 15 prisonniers de guerre, mercredi dernier 2 juillet, a résulté directement de la conduite méprisable de Cesar et Enrique, qui ont trahi leur engagement révolutionnaire et la confiance dont ils avaient été investis.  

2. Indépendamment d’un épisode tel que celui-ci, inhérent à toute confrontation politique et militaire faite de victoires et de revers, nous maintenons en vigueur notre politique tendant à concrétiser des échanges humanitaires qui permettent l’échange et en outre protègent les populations civiles des effets du conflit. Si le gouvernement devait persister dans la seule voie des opérations de sauvetage, il devrait assumer toutes les conséquences de sa décision téméraire et aventureuse.  

3. La lutte pour la libération de nos combattants politiques prisonniers -et des autres - figurera toujours à l’ordre du jour des unités des FARC, et particulièrement de leur direction. Tous, nous les portons dans notre esprit et dans notre cœur.  

4. En aucune partie du monde ni à aucun moment le chemin pour obtenir les transformations révolutionnaires n’a été facile, tout au contraire, et c’est pour cette raison que notre engagement se renforce avec chaque nouveau défi ou difficulté.  

5. La paix que nécessite la Colombie doit être le résultat d’accords qui bénéficient à la majorité, elle ne sera pas la paix des tombeaux fondée sur la corruption, la terreur d’Etat, la félonie et la trahison. Les causes pour lesquelles luttent les FARC-Armée du peuple demeurent en place, le présent est à la lutte et l’avenir est à nous.  

Secrétariat de l’Etat-major central des FARC-Armée du peuple  

Montagnes de Colombie, le 5 juillet 2008   

 

LA DEMOCRATIE, MINEE PAR LE COMMUNISME EN COLOMBIE

 

21 avril 2008

 

C’est l’observateur indépendant que je suis qui ose le dire. Si le gouvernement colombien fait la même affirmation, il sera aussitôt taxé de « fasciste » par les bras politiques des FARC en Europe, qui vivent avec le statut de « réfugiés » au frais des contribuables locaux dont je fais partie. L’étude des derniers événements en Colombie confirme la faiblesse de l’Etat face aux menées souterraines des communistes, dont le parti n’a JAMAIS été interdit dans le pays andin.

 

Aucun démocrate ne peut soutenir l’implication présumée de parlementaires colombiens dans le scandale de la « parapolitique » (l’appui des paramilitaires aux députés ou sénateurs). Si l’appui financier de ces groupes armés aux élus impliqués est confirmé, ceux-ci devront subir les foudres de la justice, comme n’importe quel citoyen.

 

Mais assister aux poursuites quotidiennes contre des députés, sénateurs, et même contre la présidente de la Chambre, dont certains n’ont même pas été entendus par les juges, pour leurs liens supposés avec les paramilitaires, sans qu’aucune mesure parallèle soit prise contre les complices des FARC au sein du Congrès, me révulse.

 

Qu’en est-il de la sénatrice Piedad Cordoba ? Les photos de mon blog la montrent en train de poser en octobre dernier à Caracas, un béret guévariste sur la tête à la place de son habituel turban, aux côtés de trois commandants terroristes des FARC. Les trois auteurs présumés de crimes contre l’humanité lui ont remis un bouquet de fleurs. Elle sourit. Leurs noms ? Ivan Marquez, qui vient de moquer cette semaine « l’illusion » du président Nicolas Sarkozy dans l’envoi récent d’un avion Falcon-50  avec une mission humanitaire pour rencontrer et soigner Ingrid Betancourt, José Santrich, et Rodrigo Granda. Ce dernier a été libéré en mai 2007 par Alvaro Uribe à la demande de Nicolas Sarkozy. Or il fait l’objet d’un mandat d’arrêt international pour son implication présumée dans l’enlèvement et le meurtre de la fille d’un ancien président du Paraguay.

 

La sénatrice Cordoba appuie le combat de la guérilla sanguinaire et demande que les FARC soient rayées de la liste noire des organisations terroristes par l’Union européenne. Aucun juge colombien ne s’est aventuré à engager des poursuites contre elle. Le parquet colombien garde une myopie coupable sur les crimes de la guérilla et ses complices. Ce n’est pas nouveau. Quand le nouveau président Alvaro Uribe a décrété l’état d’urgence après sa première élection en 2002, le Conseil constitutionnel l’a obligé à y mettre fin deux mois plus tard. En France, le Premier ministre de Villepin a décrété la même mesure après les émeutes dans les banlieues en novembre 2005. Personne n’a réagi. En Colombie, il ne s’agissait pas d’empêcher les voitures de brûler, mais de combattre une guérilla criminelle, responsable de milliers d’enlèvements de civils, dont Ingrid Betancourt, et d’attentats atroces contre les civils.

 

La démocratie colombienne reste un outil de premier choix pour les menées totalitaires du communisme, qui a pour bras armés les FARC mais aussi l’ELN, une autre guérilla  dont les revenus proviennent de l’enlèvement de civils, jusque dans les églises. Une justice à sens unique ne pourra que renforcer le climat de violence dont 99% des 45 millions de Colombiens ne veulent plus.

LA MISSION FRANCAISE EN COLOMBIE N’A TOUJOURS AUCUNE NOUVELLE DES FARC AU SUJET D’INGRID BETANCOURT

05 avril 2008 

L’attente se prolonge depuis 48 heures pour la délégation, bloquée à Bogota en l’absence totale d’un signal de la guérilla pour éventuellement pouvoir se rendre dans la zone du Guaviare (sud-est) où est séquestrée Ingrid depuis six ans. 

Le FALCON 50 médicalisé se trouve toujours sur l’aéroport militaire du Catam, dans la capitale colombienne. La mission est composée d'au moins quatre personnes, dont l'ex-consul de France Noël Saez, agent de la DGSE, et, selon toute vraisemblance, Jean-Pierre Gontard

L’espoir d’une issue favorable a remonté après la révélation, publiée en premier par mon blog ce matin, que le refus des FARC de libérer Ingrid, annoncé le 3 avril par les médias à partir d’un texte des commandants Rodrigo Granda et Jesus Santrich, avait en fait été divulgué le 19 mars. 

Ce document avait donc été rédigé huit jours avant l’annonce par le président Alvaro Uribe, le 27 mars, qu’il était prêt à libérer tous les guérilleros détenus, y compris les auteurs de crimes contre l’humanité, si les FARC libéraient Ingrid et les 40 autres otages politiques. 

“Les Farc doivent répondre, nous attendons, nous sommes sur place”, a déclaré Bernard Kouchner à la radio Europe 1 depuis Bucarest,le ministre français des Affaires étrangères  participait au sommet de l'Otan.
“Pour le moment nous sommes en train d'essayer, essayer, essayer, et il n'y a pas d'autre solution”, a-t-il ajouté.
“Si on ne prend pas de risque, on ne risque pas de réussir. Si on prend des risques, on risque de réussir”, a assuré
 
Bernard Kouchner.
“Nous avons tout essayé, nous avons remué l'ensemble de l'Amérique latine qui est maintenant concernée”, a-t-il ajouté.
“Le président (colombien Alvaro) Uribe a montré quand même qu'il était très ouvert pour la libération des prisonniers, le président (vénézuélien Hugo) Chavez est à nouveau maintenant dans une complicité active”, a assuré M. Kouchner.
M. Chavez a proposé jeudi soir d'aller, avec son homologue français Nicolas Sarkozy, chercher l'ex-candidate à la présidentielle de 2002 Colombie.

Les FARC détiennent 800 otages, dont 41 politiques. Parmi eux, Ingrid et trois Américains.



REVELATION DE MON BLOG: LES FARC N’ONT PAS OFFICIELLEMENT REFUSE DE LIBERER INGRID BETANCOURT !

04 AVRIL 2008 

La guérilla des FARC n'a pas officiellement refusé de libérer Ingrid, ni de permettre à la mission humanitaire française de la soigner.

C'est une « bombe » de dernière heure que je vous livre. Voyez ci-dessous.

REVELATION DE MON BLOG: LES FARC N’ONT PAS OFFICIELLEMENT REFUSE DE LIBERER INGRID BETANCOURT

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Photo prise au palais du président vénézuélien Hugo Chavez en octobre 2007. De gauche à droite: Rodrigo Granda, Piedad Cordoba (sénatrice colombienne proche des FARC), Ivan Marquez et Jesus Santrich.  

04 AVRIL 2008 

La guérilla des FARC n'a pas officiellement refusé de libérer Ingrid, ni de permettre à la mission humanitaire française de la soigner.

C'est une « bombe » de dernière heure que je vous livre.

Tous les médias mondiaux, y compris mon blog, ont été abusés par un présumé document des FARC (signé des commandants Rodrigo Granda et Jesus Santrich)  qu’a publié la nuit dernière l’Agence de presse bolivarienne (ABP), l’un des bras politiques de la guérilla colombienne. Selon ce texte, les FARC refusaient la libération d’otages (dont Ingrid) sans celle des guérilleros incarcérés en Colombie.  Or il s’agit d’un document publié par l'autre agence proche de la guérilla, ANNCOL, le 16 mars dernier, avant l’offre sans précédent du président colombien Alvaro Uribe, le 27 mars, de relâcher TOUS les guérilleros emprisonnés contre la libération d’Ingrid et des autres otages politiques! Rendons à César ce qui est à César. L’excellent site « latinreporters.com » m’a alerté sur cette anomalie : l’agence ABP a réactivé sur son portail le même article de Santrich et Granda le 3 avril, si bien que les agences de presse mondiales, en se connectant sur ce site, ont cru y voir une réponse négative à la demande de la mission humanitaire française actuellement à Bogota de soigner Ingrid et surtout d’obtenir sa libération. 

Rien n’est donc perdu pour la mission française, envoyée par Nicolas Sarkozy en Colombie pour soigner Ingrid et, qui sait, obtenir sa libération ! 

Latinreporters.com vient de réagir à cet imbroglio:

Betancourt - Non des FARC deux semaines avant la mission ?!

Rodrigo Granda (FARC) : don de réagir aux événements avant qu'ils se produisent ! - Photo FARC-EP

BOGOTA, vendredi 4 avril 2008 (LatinReporters.com) - Comment, deux semaines avant l'annonce de la mission humanitaire dépêchée en Colombie à l'initiative de la France pour accéder à Ingrid Betancourt, la guérilla marxiste des FARC aurait-elle déjà pu dire non à cette mission? Réponse: parce que de nombreux médias internationaux présentent aujourd'hui un texte des FARC publié pour la première fois le 19 mars comme une réaction à la mission annoncée … le 1er avril par le président français Nicolas Sarkozy!

Certes, comme le fait comprendre ANNCOL, agence officieuse des FARC (Forces armées révolutionnaires de Colombie), la guérilla se méfie de la France “capitaliste”, “membre de l'OTAN” et gouvernée par un “président de droite”. Il est probable que cette guérilla refusera à la mission humanitaire une rencontre avec Ingrid Betancourt, très malade, et plus encore de livrer unilatéralement la célèbre Franco-Colombienne, séquestrée depuis le 23 février 2002.

VOIR  AUSSI

Mission humanitaire Betancourt : les FARC se méfient de Sarkozy
Betancourt-FARC: mission humanitaire française en Colombie, qui suspendra des opérations militaires
Colombie-Betancourt: nouvel appel de Sarkozy à Marulanda, chef de la guérilla des FARC
“Les FARC cherchent la manière de libérer Ingrid Betancourt” (prêtre colombien)
Pour Ingrid Betancourt, avion français “pré-positionné” en Guyane
Betancourt-FARC: Raul Reyes abattu grâce à la France (sénatrice pro-Chavez Piedad Cordoba)
Colombie-FARC-Venezuela: syndrome de Paris et fausse paix de Rio
Ingrid Betancourt “grossière et provocatrice” (Raul Reyes, FARC)
L'armée abat Raul Reyes, nº2 (ou nº1?) des FARC
Dossier INGRID BETANCOURT
Dossier COLOMBIE

Dès le 19 mars 2008, dans les colonnes d'ANNCOL, sous le titre “Raúl Reyes, el camino de la vida a pesar de la muerte” [connexion parfois impossible; ndlr], un commandant des FARC, Jesus Santrich, et Rodrigo Granda, souvent présenté comme le “ministre des Affaires étrangères” de la guérilla, s'opposaient à toute nouvelle libération unilatérale d'otages, et donc implicitement à une telle libération d'Ingrid Betancourt, pour n'accepter qu'un éventuel échange de prisonniers.

Le même article, avec le même titre, mais publié le 3 avril par une autre agence proche des FARC, l'ABP (Agencia Bolivariana de Prensa) est interprété aujourd'hui par de grands médias internationaux comme “le non des FARC” à la mission humanitaire qui vient d'atterrir en Colombie pour tenter de soulager Ingrid Betancourt, voire d'obtenir sa libération.

Certains des médias victimes de la soupe de dates notent tout de même que l'article “ne mentionne pas la mission humanitaire française”… et pour cause, puisque cette mission n'avait pas encore été annoncée lorsque l'article fut publié pour la première fois.

Le plus intéressant, à propos de la mission humanitaire, est peut-être de savoir si elle se base ou non sur l'espoir d'une dissidence ou d'une trahison, motivée par exemple par une forte récompense financière, de guérilleros des FARC en charge de la garde d'Ingrid Betancourt. (Cf. http://www.latinreporters.com/colombiepol03042008.html).

Et attention à de prochaines confusions. L'ABP publie ce 4 avril sous le titre “POR RAUL REYES, POR NUESTROS MUERTOS, NI UN MINUTO DE SILENCIO”, un nouvel article de Jesus Santrich et Rodrigo Granda … déjà publié le 20 mars sous le même titre par ANNCOL. Aucun élément digne d'intérêt dans ce dernier texte.

LES FARC ACCUSENT TOUS LEURS OTAGES, Y COMPRIS INGRID, D’ETRE « RESPONSABLES » DE LA GUERRE EN COLOMBIE

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Voyez la photo ci-dessus, prise en octobre 2007 au palais présidentiel à Caracas après les entretiens de Hugo Chavez avec trois chefs des FARC. De gauche à droite : Jesus Santrich, Rodrigo Granda, la sénatrice colombienne Piedad  Cordoba, et Ivan Marquez. 04 AVRIL 2008 

  

(Atentos ! Abajo el texto completo de la carta de Rodrigo Granda y Jesus Santrich) 

Non contents de refuser la libération d’Ingrid Betancourt pour mettre fin à son calvaire, les FARC l’accusent ainsi que tous leurs autres otages d’être « responsables »  de la guerre entre cette guérilla et l’armée colombienne. 

Cette incroyable mise en cause est contenue dans le long texte signé par Rodrigo Granda et Jesus Santrich, deux commandants des FARC, et publié par l’agence de presse bolivarienne (ABP) la nuit dernière. Dans ce document, la guérilla rejette la demande de Nicolas Sarkozy de libérer Ingrid unilatéralement, et estime « inadmissible » l’exigence de « nouveaux gestes de paix ». 

Voici le passage en question, qui n’a pas été relevé dans les médias :  « Y aquí que nadie pose de inocente, porque todos quienes están como cautivos son responsables del azuzamiento de la guerra. Desde Ingrid en adelante » 

Selon mes infos, Santrich et Marquez s’abritent au Venezuela, ainsi que Rodrigo Granda, qui réside aussi à Cuba depuis sa libération en mai 2007 à la demande de Nicolas Sarkozy auprès du président colombien Alvaro Uribe.

Voici le texte original de la lettre de Jesus Santrich et Rodrigo Granda :

RAUL REYES, El CAMINO DE LA VIDA A PESAR DE LA MUERTE. 


 
   

por Jesús Santrich y Rodrigo Granda.    

ABP/03/04/2008 
En las aguas del Putumayo…, en las del San Miguel, en la floración silvestre de la amazonía, trepida desde el ayer hasta siempre la creciente guerrillera del amor para los pueblos; húmedas expresiones de vitalidad inmarcesible, tributando sacrificio para hacer la fusión de ese todo que somos como mismo pueblo al que los oligarcas dividen mientras ellos se juntan para agredir nuestros sueños. 
 Ya la música salvaje de los pájaros en el monte evoca la marcha del guerrillero caído y cuando la tarde vuela en las alas del viento y en el vientre del crepúsculo las sombras del bosque se fusionan hasta volverse oscura ingesta de segundos presurosos, de segundos que se vuelven noche en medio de la selva, Raúl guerrilla y sus huestes de estrellas titilan sobre el mundo alumbrando la piel de los oprimidos, el calor de la caleta, el oculto lugar de la manigua donde en el discurrir del sueño rebelde, pensando en la Patria Grande se anida el anhelo postergado de la Unidad, y su persistencia aunque depende de lo que él es, existe en la gracia de que su permanencia está, en lo que somos como Organización con todos los aportes de nuestros caídos, pero para el caso, con el aporte de él, del Raúl abatido, en esa senda de búsqueda del hombre nuevo y de la sociedad diferente.
La guerra es la vereda de la vida o de la muerte, ha dicho Sun Tzu. Pero la guerra justa no puede ubicarse en el estrecho marco de ese concepto, pues es para el revolucionario el camino de la vida a pesar de la muerte. Y de eso estaba convencido Raúl; por eso su camino es el de la Guerra Justa contra la alienación, contra la explotación, contra la opresión…, por la construcción del socialismo…; es decir, haciendo el camino a pesar de la muerte.

Difícil es la ruta de la lucha revolucionaria, pero una bitácora de certezas nos da el ideario bolivariano para crear, para inventar a fin de no errar, pero aún errando haciéndolo en el camino del intento de una nueva creación que supere el nefasto camino del capitalismo, que no puede ser de otra manera que cambiando de raíz el orden establecido en el que se ha perpetuado la dominación de los opresores.

El enemigo es común a los pueblos del continente, y podríamos decir que para los pueblos del mundo…; ese enemigo es el imperialismo, con toda la carga de su vieja cultura alienante. Sólo revolucionándonos interiormente, en la medida en que revolucionamos el mundo externo al mismo tiempo que nos trasformamos nosotros mismos desde el más profundo interior de la conciencia, sin calco ni copia como decía Mariátegui, apuntalando a la interpretación y creación propia, apuntalando nuestro sentido y valoración de lo que somos nosotros mismos…, hablando y pensando en americano, como decía el mismo Simón Rodríguez; en todo caso si a partir de la propia identidad, retomamos las enseñanzas de los pueblos del mundo que son patrimonio de la humanidad en su afán de emancipación, para avanzar a pesar de las adversidades, estaremos continuando la trocha que iba abriendo Raúl.

Nadie podría dar una fórmula especifica sobre cómo hacer la revolución latinoamericana; muchos podrían cuestionar a las FARC incluso en cuanto a algunos de sus métodos que la resistencia utiliza obligada por el régimen y el imperialismo; pero nadie puede cuestionar la justeza y la legitimidad de nuestra lucha; como nadie puede cuestionar que cualquiera sea la formula entre muchas para la alcanzar la libertad, el denominador común ha de ser el de la unidad, que el mejor medio para alcanzarla es la lucha y que los parámetros bolivarianos como socialistas hacen el obligado camino a tomar en cuenta si no queremos esperar a que se produzca la hecatombe del mundo por cuenta de la insensatez imperialista. Con estas ideas andaba Raúl en cada instante, por cada sendero de su marcha; por ello su muerte nos obliga a preguntar al mundo sobre si lo correcto es dejar de resistir, si lo correcto es guardar distancia de los resistentes por temor a que nos cuestionen y nos llamen terroristas según la conceptualización aviesa, desmovilizante y aplastante del imperio y sus oligarcas; es decir, por ejemplo, no considerar más prisioneros del imperio, luchadores bolivarianos, a Simón y Sonia sólo porque al yanqui y a sus lacayos les da la gana de decir que son narcoraficantes. Si asumimos la vía de la cobardía pronto a cada luchador le darán su respectivo epíteto descalificante para seguirnos aplastando uno a uno como moscas, se sea o no fariano, se sea o no bolivariano. Bastaría, siendo o no revolucionario, no levantar la voz sino apenas hacer algún mínimo gesto de inconformidad contra el imperio y los oligarcas, para sentir el peso del escarmiento.

¿Cómo le vamos a responder al imperio entonces?; ¿con la mansedumbre y la sumisión a cambio de que nos dejen vivir de rodillas?; ¿cohonestando con su depredación a cambio de las migajas que nos permitan ser su mano de obra barata, sus nuevos esclavos? No, así sea con equivocaciones, el ejemplo es el de Raúl porque es que lo que en últimas hacemos es la legítima defensa popular, la resistencia a una agresión que avanza sin cesar sobre los pueblos del mundo.

Se debe ahora más que nunca echar atrás los prejuicios que llevan a muchos a fortalecer el argumento de que hay que estar en contra de cualquier violencia “venga de donde venga”, llegando con esta falacia “equilibrada”, a la condena de la legítima defensa contra el opresor, incluso. Y llegando a la conclusión de que tendríamos que conservar el statu quo de la opresión que es la peor manera de la violencia. ¿Acudimos entonces, en el camino de la emancipación, a la sola alternativa del desarmado voto en blanco del señor Saramago?

Resistir, resistir, resistir en el concepto de la triple audacia, del hacer lo imposible porque de lo posible se encargan los demás todos los días, tal como diría Bolívar; resistir emancipando la conciencia con la moral y las luces, sin que nos anonaden los cantos de sirena de la socialdemocracia falsa, o las ofertas de las Calipsos en este largo camino lleno de peligros hacia Ítaca, en el que los estrigonios oligarcas e imperialistas estarán siempre listos para devorarnos sin compasión ha de ser la premisa. Y de verdad que para nosotros, así fuere en la soledad de la incomprensión de otros, estaremos persistiendo en la lucha, porque consideramos ante una eternidad de anonadamiento, la opción de un instante, así sea un pequeño instante, entre los brazos de la libertad, como en el cuento de Ulises y Penélope.

Sufriendo la sevicia de sus victimarios, Raúl ha logrado que Colombia exista, que sea visible para quienes la ignoran en sus padecimientos y en la soledad de la insolidaridad, que sólo hasta ahora pareciera estarse rompiendo a partir de las voces bolivarianas que claman por una salida política al conflicto que la desangra. Porque, más allá del problema de la violación de la soberanía territorial en Ecuador, está el problema fundamental humano, que no puede quedar oculto por la conveniencia diplomática; en aquella lejanía de la Patria Grande no fueron muertos en combate sino asesinados nuestros camaradas, rematados los heridos y desaparecidos los capturados. No podemos dejarnos engañar por la farsa del humanitarismo de unas tropas que dejan tres heridos en terreno; esa es la coartada para el crimen de guerra cometido. No es más. Pero no nos lamentamos. Asumimos las consecuencias del camino de lucha que hemos tomado; eso sí, tenemos el deber de señalar al tipo de enemigo que combatimos, para así saber de qué manera enfrentarlo. Es al imperialismo criminal y sus lacayos a quienes resistimos; y en esto, no faltan los sectores venales y traicioneros que a veces se ocultan entre las filas revolucionarias de uno u otro lado, los cuales habrá que identificar y también confrontar con firmeza.

Pero bien, más allá de las muertes, siguen vivos los sueños, la ilusión permanente de Raúl de expandir la moral y las luces, el sueño bolivariano, la utopía del Libertador, la explosión de esa mixtura liberadora que es el marxismo-leninismo y el bolivarismo. La siembra que venía haciendo, con sus guerrilleros, con sus mismas necesidades y vivencias, con sus mismos peligros y padecimientos que implican no el escenario para la reflexión sosegada sino el espacio para pensar durante el desenvolvimiento de la acción. Aún en esas circunstancias, estaba presente su deseo constante de aportar a la teorización, recogiendo las opiniones, los puntos de vista de estudiantes, maestros, gentes inquietas por el destino de los pueblos, amigos o no, Raúl buscaba la manera para dialogar, para escuchar y para dar su mensaje. En esta infausta ocasión del primero de marzo varios compatriotas latinoamericanos que le visitaban con ese propósito también murieron o han sido desaparecidos en el marco de la acción criminal de tierra arrasada ejecutada por el fascismo uribista con el concurso de cómplices que deben ser develados para que los revolucionarios de mundo sepan la verdad y hagan justicia.

Esta claro que el camino de la guerra puede implicar la muerte para cualquiera de los guerrilleros que estén en el compromiso real de entregarlo todo por la liberación popular. Eso lo sabía Raúl, y los sabemos todos los que hemos optado por la lucha armada. No obstante habría que mirar que estas muertes son las que tenemos no propiamente en el desenvolvimiento de la confrontación sino en la búsqueda de los contactos para la paz. De tal manera que estas experiencias nos dan la razón sobre la necesidad de exigir cada vez más garantías cuando de encuentros de cualquier tipo se trate. Seguramente nos haremos más exigentes y sólo nos valdrán nuestras propias garantías. No habrá encuentro gobierno guerrilla, por ejemplo, sin la existencia de una zona de despeje.

Por amor a nuestra causa justa, necesaria y sagrada, estas muertes no hacen sino reafirmarnos en nuestras convicciones. Cada día tenemos nuevas muestras de cómo piensa y actúa el fascismo y ello nos da las pistas de cómo es que debemos combatirlo. No encontrarán en nosotros dóciles borregos prestos a entrar en el corral de las claudicaciones. Y de verdad que nos hacemos responsables por todos nuestros actos, que los hacemos por amor al pueblo y con nuestras propias fuerzas. Agradecemos la solidaridad moral de los pueblos del mundo y nos enorgullecemos en decir que nada le debemos a nadie ni nada le deberemos sino a aquellos que con sus palabras de aliento y con su ejemplo también nos dan fortaleza mora. Particular y especialmente, gratitud tenemos con organizaciones como Opror, Fighter and lover, sindicalistas y los antifascistas veteranos de la segunda guerra mundial en Dinamarca, patriotas nórdicos que aman a la América Latina, y en su defensa del derecho a la rebelión popular contra la injusticia, han hecho aportes económicos simbólicos que apreciamos en toda la dimensión de su sentido solidario.

Somos una fuerza revolucionaria autónoma, independiente, insobornable e irreductible que vencerá. Y lo hará combatiendo con dignidad, haciendo saber que no nos arrepentimos de lo que hacemos y de lo que somos. Que nuestra condición de revolucionarios bolivarianos no es cuestionable y menos por elementos inmorales como los que desde el imperio y las oligarquías pretenden juzgarnos. Aquí estamos incólumes en nuestros propósitos, y ahora exigiendo más que nunca la libertad de los nuestros. Sólo como consecuencia de un canje de prisioneros saldrán libres quienes están cautivos en nuestros campamentos. No es admisible que nos pidan más gestos de paz, cuando después de tantas muestras fehacientes de nuestra voluntad política por encontrar salidas al conflicto, se nos responde con infamias y maleficencia.

Muchos piden liberación de los “secuestrados” pero muchos también olvidan que los nuestros, los hijos de los pobres que han luchado como combatientes del ejército del pueblo en busca de la justicia social, están en peores condiciones que los prisioneros que están en manos de las FARC. Quienes claman por la libertad de los que están en nuestros campamentos, con algunas excepciones que se pueden contar con los dedos de las manos, jamás levantan una voz por la libertad de los nuestros. Y aquí que nadie pose de inocente, porque todos quienes están como cautivos son responsables del azuzamiento de la guerra. Desde Ingrid en adelante, y valga decir que ninguno de ellos está en peores condiciones que Simón Trinidad o Sonia, o que muchos de los dirigentes políticos y lideres populares que han sido apresados sin ser guerrilleros, en el desenvolvimiento de esa cacería de brujas que sostiene el gobierno para aplastar la resistencia popular, y que seguramente se apresta a arreciar justificándose en cada nueva mentira que surja de la invención del “computador indestructible” de Raúl Reyes. Con falsas acusaciones han sido condenadas o al menos apresadas esas personas que también son civiles y han sido involucradas en el conflicto. No nos vengan entonces con eufemismos hipócritas sobre todo de parte de quienes desde su posición de “sociedad civil” azuzan la guerra con una culpabilidad y morbo superiores al de cualquier soldado.

Decimos al mundo, compañeros, que Raúl entra en la circunstancia del que se ha ido pero de otra manera se queda, del que ha partido pero de otra forma retorna, del que ya no está pero que de muchos modos permanece, y su permanencia en esa circunstancia donde el hecho de la muerte no es que se pretenda negar pero se supera, es en el canto del hombre nuevo, no del super hombre o de un hombre subjetivo imposible, sino del hombre de carne y hueso, con sus errores y sus pasiones, con una conciencia de profundo amor al pueblo, siempre dispuesto a entregarlo todo por los demás, por el pueblo, por los oprimidos.

Una permanencia es esa, que nada tiene que ver con la muerte como culminación; que nada tiene que ver tampoco con una religiosidad de santos…, sino con un presente de lucha que lleva el avance que él contribuyó concretamente a construir, con una esperanza de paz que Raúl ayudó a forjar, con una convicción que él también fraguó materializando este ejército popular inderrotable que emprende su larga marcha siguiendo las coordenadas que él ayudó a delinear para hacer ese largo y difícil camino de búsqueda de la felicidad humana.

Y el imperio, si de algo puede estar seguro es que con sus infamias no podrá matar la ansiedad de lucha de los pueblos. Será imposible sacar del imaginario colectivo al Raúl que muchos llevan en el alma…o al Negro Acacio, al Martín Caballero, al Cristian Pérez…, al Iván Ríos, y a cada combatiente que llevan los pueblos en lo más hondo de su alma.

En Raúl como en cualquiera de nuestros firmes militantes, nada muere con la muerte de la persona misma; nada de lo nuestro más profundo, nada de la determinación que es lo más sagrado…; por el contrario, todo se revitaliza, se potencia y se radicaliza aún más, porque mientras exista un fariano ninguno de nuestros muertos ha de morir.

El cuerpo de Raúl Reyes ha sido abatido; el de él como el de cada camarada caído en aquel rincón de selva de la Patria Grande, cercano al cause del río Putumayo es el de un mortal, de un hombre de carne y hueso que bien sabía el concepto de Sun Tzu respecto a que la guerra es la vereda de la vida o de la muerte…; pero en su entera visión bolivariana de revolucionario amante de la vida; en su visión de hombre con profundas convicciones fundadas en el humanismo leninista, podría afirmar que la guerra es la política por otros medios, que además son violentos, según el concepto de Clausewitz, complementado por Lenin, pero especialmente la guerra justa es para Raúl, como ya hemos dicho, el camino de la vida a pesar de la muerte.

 

ANNCOL 

Modificado el ( ABP/04/04/2008 )