LES CHEFS DES FARC EN FRANCE, SUISSE, ITALIE, ESPAGNE ET AUSTRALIE SUR LA LISTE NOIRE DES ORGANISATIONS FINANCIERES AMERICAINES

14 janvier 2009 Les sanctions prises mercredi par le Département du Trésor des USA visent à geler les actifs de ces délégués du terrorisme colombien dans des sociétés américaines, et à interdire toute transaction financière ou commerciale entre des entreprises ou des citoyens américains avec les personnes concernées. 

Le Trésor américain justifie cette décision par le fait que « ces individus, en tant que représentants des FARC et membres de leur Commission internationale, tentent de recruter des militants et d’obtenir appui et protection pour les activités des FARC dans le trafic de drogue et le terrorisme ». La mesure concerne : 

-        Omar Arturo Zabala Padilla, alias Lucas Galdron. Selon le Trésor, « il dirige près de 80% des activités des FARC en Europe », comme responsable pour la France, la Suisse et l’Italie. -        Vlaudin Rodrigo Vega, alias « Carlos Vlaudin », dirige les FARC en Australie. 

-        Maria Remedios Garcia Albert, alias Irene ou Soraya, dirige les FARC en Espagne. Arrêtée le 26 juillet dernier à Madrid, elle a été relâchée aussitôt par le juge Baltasar Garzon après le paiement d’une caution de 12.000 euros. Mon commentaire : 

-        Mes lecteurs n’ignorent rien de la présence de Lucas Galdron en Suisse. Ce professeur de philo a enseigné sans aucun problème à Lausanne, où il réside. Dans mon récent livre sur « Les secrets de l’opération Betancourt » (Fayard), je cite son entretien au quotidien Le Temps de Genève du 15 mars 2007. Il y confirme ma version sur le fait qu’Ingrid Betancur s’était volontairement jetée dans la gueule du loup le 23 février 2002 pour être enlevée par les FARC en Colombie, croyant qu’elle le serait pour quelques semaines, afin de remonter dans les sondages pour l’élection présidentielle de mai 2002.  Elle n’avait que 0,3% d’intentions de vote ! -        La déléguée en Espagne a trouvé en 24 heures 12.000 euros pour payer une caution. Je m’interroge sur l’origine de ces fonds. S’il me fallait sortir une telle somme, je n’y parviendrais pas, et surtout pas en 24 heures ! 

-        Le délégué en Australie. J’aimerais savoir quelle est l’opinion de l’ex-Premier ministre Howard, que mes lecteurs citent sur mon site pour ses déclaration sur l’intégration des immigrés (« où vous vous intégrez, ou vous partez »). -        Je reste ébahi par la naïveté des USA. Pourquoi leur a-t-il fallu tant de temps pour prendre une telle décision ? Le contenu des ordinateurs de Raul Reyes, cité par les Américains pour justifier leurs mesures, est connu depuis mars 2008 ! 

-        Ma surprise concerne aussi la Suisse. Dans mon livre, je vous révèle la réponse de la ministre helvète des Affaires étrangères, Micheline Calmy-Rey, à mes questions sur la présence de Lucas Galdron en Suisse. Selon elle, les représentants des FARC n’y ont aucune activité criminelle ou délictueuse. Washington va-t-il condamner Berne, comme complice des terroristes colombiens ? -        Une dernière question : comment Lucas Galdron a-t-il pu passer impunément trois mois à Paris après son entretien avec Le Temps en 2007, sans faire l’objet d’aucun contrôle policier de la DGSE ou de la DST ? C'est une autre révélation de mon livre. Pour ne pas froisser les FARC, dont Paris attendait inutilement un geste : la libération de la Colombienne Ingrid Betancur. J’enlève le point d’interrogation, car la réponse est celle-là.  Les chefs rebelles, dont Raul Reyes, connaissaient déjà le talon d’Achille français : ils y avaient envoyé leurs familles profiter en France des libéralités de notre pays, avec aide financière, logement social, etc. Une fois encore, les détails sont contenus dans mon livre…Il aura fallu 9 agents secrets colombiens pour libérer Ingrid dans l’opération Jaque, au péril de leur vie, sans aucune aide de la France… 

*Une toute dernière remarque : qui sait si les biens financiers des FARC ne se sont pas envolés en fumée dans les hedge funds des banques et de Bernie Maddox, l’escroc aux 50 milliards de dollars, approvisionné comme vous le savez par des banques françaises, suisses et espagnoles ! Y aurait-il un ersatz de morale dans cette histoire ??? 


Archives pour la catégorie MARIA REMEDIOS GARCIA ALBERT

VOICI LA COUVERTURE ET LE VERSO (4E DE COUVERTURE) DE MON LIVRE: LES SECRETS DE L’OPERATION BETANCOURT (FAYARD)

fayardcouveet4e081020081.pdf

Mon enquête sort le 3 novembre 2008 en librairie. Réservez-le livre, publié chez Fayard !

Jacques Thomet



La déléguée des FARC en Espagne a payé sa caution de 12.000 euros grâce à la “solidarité”

05 août 2008

Poursuivie pour son rôle de déléguée en Espagne des FARC, Remedios Garcia Albert a envoyé un message de remerciements par le canal de l'agence ABP, proche des terroristes des FARC, après le paiement de sa caution de 12.000 euros grâce aux dons des sympathisants de la guérilla colombienne.

Voici le texte envoyé à l'ABP par Remedios Garcia Albert:

Quiero expresar mi más sincero agradecimiento a todas las personas y organizaciones que, en estos momentos difíciles para mi, han estado a mi lado y han mostrado su solidaridad de diferentes maneras.Estamos atravesando tiempos difíciles de criminalización y persecución a todos aquellos que no nos dejamos amedrentar por los que, en nombre de la democracia y el pensamiento único, pretenden acallar las voces de quienes luchamos contra la injusticia.

En esta ocasión, en un tiempo record, la solidaridad y la unidad han permitido reunir los recursos necesarios para pagar mi fianza. Ojala que todos nosotros podamos seguir juntos y adelante en estas luchas por un mundo más justo.
Una vez más mi gratitud emocionada y un abrazo muy caluroso.

Remedios García Albert

 

LA CONNEXION ESPAGNOLE DES FARC

29 juillet 2008 

La responsable des FARC en Espagne, Maria Remedios Garcia Albert, alias « Irene », a été remise en liberté sous caution, mais elle reste accusée par l’Audience nationale (ministère public) de « collaboration ou participation à une organisation terroriste ». En Colombie, le procureur général Mario Iguaran a ouvert une enquête contre cette ressortissante espagnole. Elle pourrait déboucher sur une demande d’extradition. 

Quatre autres Espagnols vont faire l’objet de poursuites similaires. Leurs noms n’ont pas été révélés par les autorités colombiennes et espagnoles. Ces personnes ont échangé 94 courriers électroniques avec Raul Reyes, le n°2 des FARC abattu le 1er mars dernier. 

Les communistes espagnols ont réagi avec un humour involontaire à l’action judiciaire lancée contre « Irene ». Pour le chef du groupe parlementaire Gauche unie (IU- communiste), le député espagnol Gaspar Llamazares, María Remedios García Albert « n’a rien à voir avec la guérilla, et son activité n’est qu’humanitaire ». 

Les myriades de courriels échangés entre « Irene » et Raul Reyes prouvent le contraire, mais les communistes nous ont habitué à utiliser le mensonge comme une seconde nature. Les accords “humanitaires”, que les FARC exigent sans jamais les réaliser, concernent une barbarie sans limites, avec la séquestration de milliers de Colombiens, certains depuis onze ans, comme le colonel Luis Mendieta…   

Je doute fort que le juge Baltasar Garzon, fin connaisseur de la Colombie où il se rend régulièrement dans des communautés indiennes, ne poursuive pas jusqu’au bout son action contre les réseaux terroristes des FARC en Espagne, comme il le fait à l’égard de l’ETA.

LA RESPONSABLE DES FARC EN ESPAGNE A ETE ARRETEE PRES DE MADRID

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26 JUILLET 2008 

La police espagnole a arrrêté à San Lorenzo de El Escorial, au nord-ouest de Madrid, “la responsable de la guérilla des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc) en Espagne”, de nationalité espagnole. 

Selon la police, Maria Remedios Garcia Albert, alias “Irene” (photo)', qui “détient également des responsabilités au niveau européen” et qui est chargée de recueillir des fonds pour la guérilla colombienne, est accusée “d'appartenance à une organisation armée”. 

Mme Garcia Albert, âgée de 57 ans, se trouvait en possession “de diverses quantités d'argent” qu'elle devait faire parvenir aux représentants des Farc en Europe. 

Toujours selon la même source, elle “offrait une couverture et un appui logistique en Espagne à de hauts dirigeants de cette organisation terroriste, tels Luis Edgar Devia Silva, alias 'Raul Reyes', et Ovidio Salinas Perez, alias 'Juan Antonio Rojas'”. Raul Reyes, tué en mars lors d'un raid de l'armée colombienne, était le numéro deux des Farc. 

Elle était aussi chargée de faire la liaison avec des représentants de la guérilla colombienne installés principalement en Suisse et en Suède. 

A Bogota, le directeur de la police colombienne, le général Oscar Naranjo, a indiqué samedi que cette interpellation marquait le commencement d'une série d'arrestations de personnes liées à la guérilla des Farc en Europe.
“Cette arrestation est le début d'une série d'arrestations qui auront lieu en Europe, surtout de personnes ayant des liens avec les Farc”, a déclaré le général Naranjo à la radio RCN de Bogota.
Selon le directeur de la police, la capture de Garcia Albert, qui, selon lui fait partie de la “commission internationale des Farc”, découle de l'exploitation d'informations retrouvées dans l'ordinateur du numéro deux de la guérilla, Raul Reyes, tué au cours d'une opération de l'armée colombienne en Equateur le 1er mars dernier.
“Nous espérons (de nouvelles arrestations) grâce à l'exploitation des données qui se trouvent dans l'ordinateur de Reyes qui contient un nombre significatif de noms de personnes résidant à l'étranger, certaines Européennes et d'autres Colombiennes”, a ajouté le général Naranjo.
Le chef de la police colombienne a précisé que cette arrestation était “le fruit d'une collaboration étroite entre les polices de Colombie et d'Espagne” dans le cadre de la lutte antiterroriste.