HONTE A LA FRANCE, AUX USA, A L’ONU, A L’OEA, A L’UE, AUX ONG POUR LEUR SILENCE COMPLICE FACE AUX VIDEOS DE 10 OFFICIERS COLOMBIENS OTAGES DES TERRORISTES DES FARC ET ENCHAINES DEPUIS 11 ANS !

 

08 septembre 2009 

 

Le mutisme de l’opinion mondiale face aux nouvelles preuves avérées de la barbarie commise par les terroristes des FARC, à l’encontre d’otages qu’elle enchaîne avec des cadenas depuis 11 ans (onze ans !), me laisse sans voix, mais il me faut tenter de crier, comme dans un cauchemar  où nos hurlements s’étranglent, pour dénoncer ce martyre. 

 

Depuis trois jours, les médias colombiens ont présenté les vidéos de dix officiers colombiens otages des FARC, des chaînes cadenassées autour du cou. Ces enregistrements ont été saisis à Bogota sur un factotum de cette guérilla sanguinaire par la police, avant qu’il ne les remette à son contact dans la capitale, la sénatrice Piedad Cordoba, complice avérée des terroristes comme mon blog l’a démontré à satiété. 

 

Ni Paris, ni Washington, ni l’Union européenne, ni l’Organisation des Etats Américains, encore moins l’ONU, présidée jusqu’au 20 septembre par un émule du terrorisme, le sandiniste nicaraguayen, le père Miguel d’Escoto, qui vient de décorer Fidel Castro au nom des Nations Unies, sans aucune opposition, du prix de la Solidarité (avec qui ? Pas avec son peuple qui ne trouve même pas de papier hygiénique dans les magasins comme l’a révélé récemment le Nuevo Herald de Miami), ni la moindre ONG (comme Human Rights Watch, du triste Chilien Miguel Vivanco, expulsé l’an dernier du Venezuela par Chavez) n’ont bougé le petit doigt pour dénoncer ce crime contre l’Humanité que constituent les camps de concentration réservés aux otages des FARC, enchaînés et cadenassés.

Les réactions mondiales contre la barbarie des FARC se sont tues depuis la libération le 2 juillet 2008, par un commando de l'armée colombienne, de 15 otages dont Ingrid Betancur et trois Américains.

 

Des médias aux ordres de tous les pouvoirs, on ne pouvait pas attendre grand-chose. C’est fait. Ils n’ont rien montré de cette barbarie, de ces officiers balbutiant leur témoignage, la corde au cou, le cadenas en prime. Les relais des FARC n’avaient pas eu le temps, à cause de la saisie des vidéos avant leur édition, de gommer ces chaînes…


Archives pour la catégorie PRESIDENCE DE COLOMBIE

LES FARC REVELENT LEUR MACABRE DOUBLE JEU DANS LE DRAME DU CAPORAL PABLO EMILIO MONCAYO, OTAGE DEPUIS 12 ANS

 

4 MAI 2009 

 

La guérilla terroriste se refuse toujours à mettre fin au calvaire de cet otage après avoir annoncé le 18 avril qu’il serait libéré, accuse aujourd’hui le président Alvaro Uribe, qui rejette ses oukazes, d’être responsable de ce retard, et au même moment enlève un nouvel élu, Armando Acuna, conseiller municipal à Garzon, ville du sud, après avoir tué deux policiers. 

 

Ce double jeu laisse totalement froides les chancelleries mondiales, dont la France, qui n’hésitait pas à donner des ordres implicites au chef de l’Etat colombien pendant la séquestration d’Ingrid Betancur. 

 

Quatre guérilleros ont pénétré vendredi dernier dans la salle du conseil de Garzon avant d'enlever le conseiller Armando Acuna.
“La guérilla a tenté d'enlever des conseillers, la police a réagi et ils ont tué deux policiers; deux conseillers ont été blessés et nous les poursuivons pour récupérer un autre (conseiller), que nous libérerons”, a déclaré le président colombien. 

 

Les Farc ont  accusé mercredi le président Alvaro Uribe de bloquer la libération du caporal Pablo Emilio Moncayo, qu'elle retient en otage depuis 12 ans, en refusant la présence des médiateurs qui étaient déjà intervenus dans de précédentes libérations.
“Son intransigeance et son manque de grandeur d'âme (…) l'amènent à se mettre en travers (…) du projet de libération du caporal Moncayo, alors qu'en raison des centaines d'affrontements qui ont lieu quotidiennement dans l'ensemble du pays, les risques augmentent pour les prisonniers”, déclarent Farc dans un communiqué diffusé sur internet.
Le texte, signé du chef des Farc Alfonso Cano, ajoute en outre que de nouveaux militaires ont été pris en otage, sans donner les identités de ces éventuels nouveaux prisonniers.
Le 16 avril les Farc avaient annoncé leur intention de libérer le caporal, Pablo Emilio Moncayo, en exigeant que la sénatrice Piedad Cordoba, proche de la guérilla, participe à l’opération. Alvaro Uribe s’y refuse, et a répondu que seul le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) et l'Eglise catholique seraient mandatés pour les tractations.
Pablo Emilio Moncayo, qui avait 19 ans lors de son enlèvement, fait partie du groupe de 22 militaires et policiers, des otages dits “politiques” que la guérilla se dit prête à échanger contre environ 500 de ses combattants capturés par les autorités.
 



ALVARO URIBE SERAIT ELU AU 1ER TOUR AVEC 57% DES VOIX EN 2010, SELON UN SONDAGE

 

2 JUIN 2009 

 

Cette enquête d’opinion a été réalisée par Ipsos pour les médias de Bogota Semana (hebdo) et RCN (radio). 

 

83% des Colombiens affirment qu’ils voteront oui si un référendum a lieu pour permettre à Uribe de se représenter en 2010. Cette option est discutée actuellement par le Congrès. 

  

Si le chef de l’Etat peut concourir pour un 3e mandat, 57% voteraient  pour lui au premier tour. Les autres candidats obtiendraient : 6% pour Sergio Fajardo (ancien maire de Medellin), 5% pour Carlos Gaviria (gauche) et 4 % pour Juan Manuel Santos, ex-ministre de la Défense. 

4 OFFICIERS DE L’ARMEE IRANIENNE AURAIENT ETE TUES AU VENEZUELA DANS L’ACCIDENT D’UN HELICOPTERE LE 3 MAI

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1ER JUIN 2009 Cette révélation explosive est fournie par le site iranien Tabnak, dirigé par un ancien commandant de l’armée iranienne, Mohsen Rezaie. Les quatre officiers faisaient partie, selon cette source, d’un groupe commandé par le ministre de la Défense iranien, le général Mostafa Mohammad Najjar, et arrivé à Caracas le 30 avril dernier. Leur visite visait à les entraîner à des systèmes de vision nocturnes acquis au Venezuela par les Iraniens, selon la même source. 

Dans mes informations du 30 mai, je vous avais indiqué, avec les réserves d’usage faute de confirmation officielle, qu’Ivan Marquez, n°2 des FARC, serait également l’une des victimes de cet accident aérien survenu le 3 mai à la frontière avec la Colombie.  Ivan Marquez se cache depuis longtemps au Venezuela, où il a été vu en photo avec Hugo Chavez et la sénatrice Piedad Cordoba en septembre 2007, comme ce blog vous l’avait révélé (cf. Mes archives ici), 

18 personnes avaient été tuées dans le crash de l’hélicoptère de l'armée vénézuélienne, alors en patrouille à la frontière avec la Colombie.  Les victimes: un général, 16 militaires de différents rangs et un civil, avait annoncé Hugo Chavez au cours de son programme hebdomadaire “Allô président”, diffusé par la radio et la télévision. Le président du Venezuela n’avait pas évoqué le 18e victime, et encore moins son identité.
L'hélicoptère de fabrication russe et de type MI 17 V5 avait perdu le contact radio avec sa base aérienne, près de la localité d'El Alto de Rubio, dans l'Etat de Tachira (sud-ouest) limitrophe de la Colombie. 

Cette affaire est en passe de devenir un scandale de taille si les informations parcellaires dont je dispose sont confirmées. Non seulement Ivan Marquez aurait trouvé la mort dans l’accident, mais l’appareil aurait été alourdi par une surcharge (j'avais écrit 30 tonnes, c'est évidemment une erreur, signalée par Elboss) comprenant de l’armement et des munitions pour les camps des FARC situés en territoire vénézuélien, près de la frontière avec la Colombie, longue de 2.300 km.   Après l’élimination le 1er mars 2008 de Raul Reyes, n°2 de la guérilla, par l’armée colombienne en Equateur, Ivan Marquez l’avait remplacé, et dirigeait la commission internationale des FARC.  Si sa mort est confirmée, ainsi que la mission de l’hélicoptère, ce  sera un coup terrible contre la guérilla, ainsi que leur soutien depuis dix ans, Hugo Chavez, mais aussi l’Iran. Mes lecteurs n’ignorent rien des liens étroits de coopération militaire tissés entre le régime vénézuélien et le pays des ayatollahs.

LA GAUCHE CAVIAR GANGRENE LA JUSTICE ET TUE LA COLOMBIE A PETIT FEU DANS SA POLITIQUE DU PIRE CONTRE ALVARO URIBE ET SON MAINTIEN AU POUVOIR

19 MAI 2009 

Depuis quelques minutes, les 45 millions de Colombiens savent qu’ils vont pouvoir voter dans un prochain référendum pour ou contre la possibilité d’Alvaro Uribe de se représenter à la présidence en mai 2010 pour un 3e mandat de quatre ans, après l’adoption de ce principe par le Sénat à une marge majorité (62 pour et 5 contre). Seul un ultime coup de théâtre, comme l’éventuelle opposition du Conseil constitutionnel  à ce suffrage du Congrès, pourrait empêcher le maintien au pouvoir du chef de l’Etat, compte tenu des sondages largement favorables à la réélection de cet homme à poigne face au terrorisme des FARC. 

Ma position personnelle contre un tel cas de figure, connue depuis des mois, me permet de dénoncer avec davantage de force la tactique suicidaire de la gauche caviar dans sa stratégie obtuse pour récupérer le pouvoir et ses prébendes. 

Les principaux organes de la justice sont gangrenés par les nostalgiques gauchistes d’un castrisme inavoué, à condition qu’il ne touche pas, ce qu’ils croient possible si cette hérésie parvient au pouvoir, à l’oligarchie dont ils font partie. La Cour suprême fait de la politique au lieu de se limiter à son rôle de contrôle, le Conseil d’Etat en remet une couche en interdisant les appelés de l’armée à combattre le terrorisme, et, le comble, les juges viennent de faire appel au représentant de l’ONU pour l’indépendance de la justice, l’Argentin Leandro Despouy, pour enquêter sur de présumées écoutes téléphoniques réalisées par le DAS (services secrets) contre les magistrats. 

Cette dernière initiative prêterait à rire si elle ne traduisait l’hypocrisie de l’oligarchie colombienne. De tous temps, le DAS a espionné les opposants à la démocratie, souvent des ex-terroristes amnistiés ou de vraies taupes de la guérilla déguisées en affables démocrates. Dans sa haine du président, cette gauche caviar oublie cette donnée pour l’accuser d’avoir organisé, sans preuve aucune, des écoutes téléphoniques. Mais c’est moi, Français, qui vous le dis, chers Colombiens : si un Etat démocratique comme la France a toujours et continue d’espionner au téléphone les ennemis du régime, avec parfois des excès comme ces 2.000 journalistes, juges, comédiens ou autres enregistrés par les services de l’Elysée sous le socialiste François Mitterrand, entre 1981 et 1986,  comment pouvez-vous reprocher au DAS de faire le même travail dans un pays confronté à un terrorisme sanguinaire ? 

A l’inverse, le Cour suprême de Colombie continue de démontrer ses liens inavoués avec cette gauche aussi glauque que ses programmes sont flous. Ses juges arrêtent sans relâche des élus, ce qui n’est pas de leur ressort, pour leurs présumés liens avec des paramilitaires, mais n’ont toujours pas fait de même avec les complices des FARC terroristes, comme Piedad Cordoba. Si ce Leandro Despouy venait à Bogota, son rôle pourrait se retourner contre ceux qui l’appellent : ces juges proches d’une infâme guérilla, qui enlève jusqu’à des bébés, comme j’en ai été le témoin. 

Venez en Colombie, Leandro Despouy, et jugez vous-mêmes ! Vous verrez que la justice y est tellement indépendante qu’elle bascule dans le camp de la terreur. 

 



NON A LA DICTATURE D’ALVARO URIBE, OUI A CELLE DE CHAVEZ, MORALES, CORREA ET ORTEGA !

15 mai 2009 

Ce que je prévoyais depuis des mois, comme le prouvent les archives de ce blog, est en train de se réaliser. « Uribe penche vers l’autocratie », titrait hier l’hebdomadaire britannique The Economist, une sommité de la presse mondiale, à propos de l’éventuelle réélection du président colombien pour un troisième mandat de quatre ans en mai 2010. Ce média n’a pourtant cessé de faire l’apologie d’Alvaro Uribe jusqu’ici pour sa réussite dans la lutte contre le terrorisme de la guérilla des FARC. 

Sans tomber dans l’autosatisfaction, je vous rappelle mes mises en garde, contestées par mes plus fervents lecteurs. En Amérique Latine, la terre des putsch en série, vouloir se perpétuer au pouvoir, malgré l’appui populaire, revient à passer pour un dictateur, comme l’a prouvé la récente condamnation à 25 ans de prison d’Alberto Fujimori, sauveur du Pérou contre les menées du Sentier Lumineux. J’ai contesté l’idée d’un troisième mandat pour Uribe pour cette raison. The Economist aboutit aux mêmes conclusions. 

Pour ceux qui l’ignorent, rappelons le contexte. La campagne électorale a commencé en Colombie. Dans un tel climat, les révélations sur de présumés scandales à tous les niveaux vont sortir à tout bout de champ, avec des arrière-pensées politiques évidentes. C’est déjà fait avec l’hebdomadaire Semana. Ce média est dirigé par Alejandro Santos, l’un des héritiers de la famille éponyme. L’un des ses aïeux, Eduardo, a été président de Colombie de 1938 à 1942. Son oncle, Juan Manuel, est l’actuel ministre de la Défense d’Alvaro Uribe, et candidat depuis toujours à la présidence. On comprend mieux pourquoi Semana vient de s’opposer au maintien au pouvoir du chef de l’Etat. 

Ce qu’oublie de commenter ce média, c’est le scandale des « faux positifs ». Il s’agit de jeunes civils de banlieue tués par l’armée après avoir été emmenés dans des zones de la guérilla, pour gonfler les chiffres de la lutte armée contre les FARC. Près de 1300 de ces victimes auraient été ainsi inscrites dans une macabre comptabilité depuis 2002. Dans n’importe quelle démocratie normale, le premier fusible à sauter serait le ministre de la Défense dans un tel scandale. Seuls des militaires, dont trois généraux, ont été poursuivis. Il s’agit d’un crime collectif digne de passer devant la Cour pénale internationale, en compagnie des atrocités commises par les FARC. 

L’autre scandale en cours concerne les écoutes téléphoniques réalisées par les services secrets du DAS aux dépens de journalistes, juges et politiciens. Là, je me permets de sourire. Tous les pouvoirs ont recours à cet espionnage, comme François Mitterrand de 1981 à 1986. Plus de 2000 journalistes ou autres ont été écoutés par les services secrets français. Jamais personne n’a osé évoquer un Watergate contre le président socialiste, alors que cette expression est déjà avancée en Colombie  par des médias qui ont oublié une donnée de base : leur pays lutte contre un terrorisme aveugle, présent dans tous les secteurs de la société… 

Comme l’oligarchie et ses relais médiatiques ne veulent pas d’un troisième mandat pour Alvaro Uribe, tous les moyens sont bons et seront utilisés pour l’empêcher d’arriver à ses fins, malgré un appui de 71% dans les sondages. 84% des Colombiens sont prêts à voter un référendum pour lui permettre de se représenter. Même les investissements immobiliers des deux garçons d’Uribe sont scrutés à la loupe et mis en cause au Congrès ! Imagine-t-on les députés français en train d’enquêter sur les affaires des fils Mitterrand ? C’est le rôle de la justice, ce qui a été le cas pour Jean-Christophe dans une enquête sur l’Angolagate. 

A l’inverse, la complice des FARC Piedad Cordoba, sénatrice d’extrême gauche, n’a toujours pas été poursuivie par la Cour suprême de justice, qui arrête sans relâche des élus sur de présumés contacts avec les paramilitaires. 

Nous voici revenus en Amérique Latine à une période noire de l’histoire, avec des données inversées. Les anciens dictateurs étaient de droite. Les nouveaux hommes forts, en 2009, se disent tous de gauche, pour se gagner les faveurs de la communauté internationale. Voyons ainsi le panorama d’aujourd’hui : 

-        Au Venezuela, Hugo Chavez bouscule la Constitution et se fait réélire, cette fois jusqu’en 2015, soit 16 ans au pouvoir. C’est le double de ce qu’aura réalisé Uribe en 2010, mais personne ne crie au loup dans l’intelligentsia, malgré ses complicités actives avec les FARC. 

-        En Equateur, Rafael Correa change lui aussi la Constitution, et se fait réélire en dépit de ses liens démontrés avec les FARC. 

-        En Bolivie, Evo Morales fait de même, menace de mort les autonomistes de l’Est, ignore les lois, appuie les massacres de chiens par les « ponchos rouges », comme préfiguration de ce qui attend ses ennemis. 

-        Au Nicaragua, le pédophile et violeur de la petite Zoilamerica n’a toujours pas été entendu par la justice, et triche en prime aux élections. 

Tous ces présidents sont des complices de la guérilla terroriste et de leurs alliés. 

Le titre de mon article est on ne peut plus clair pour les peuples de ces pays : si vous voulez survivre, dites non à la dictature d’Uribe, et oui à celle des autres présidents de gauche. 

Mais n’oubliez pas que la roue tourne, comme ce fut le cas pour Pinochet et consorts… 

QU’ATTEND LA COUR SUPREME DE COLOMBIE POUR INCULPER PIEDAD CORDOBA ? POURQUOI CE SILENCE DE LA PRESSE COLOMBIENNE ?

4 MAI 2009 N’ayons pas peur des mots. La sénatrice colombienne Piedad Cordoba, alliée des FARC,  me fait penser à Twilight, ce héros mondialement connu de Stephenie Meyer devenu un vampire. Piedad Cordoba ressemble à un tel monstre pour son rôle cruel dans l’affaire des otages aux mains de la guérilla. 

Comme les vampires assoiffés de sang, ce sinistre personnage du Congrès colombien insiste, à la demande des FARC, pour jouer le rôle d’intermédiaire dans la libération du caporal Pablo Emilio Moncayo, otage des terroristes DEPUIS 12 ANNEES, et dans la remise du corps du major Julian Ernesto Guevara à la famille de cet officier, qui s’est laissé mourir en 2006, après 9 ans de séquestration par les FARC. Le 25 avril, le président colombien Alvaro Uribe a confié au CICR (Croix rouge internationale) et à l’Eglise le soin de récupérer l’otage Moncayo et la dépouille mortelle de Guevara. Malgré son refus de céder aux exigences des terroristes, les FARC les ont renouvelées à la fin de la semaine dernière : ils veulent remettre leurs proies, l’une décédée depuis trois ans, à la sénatrice. Celle qui est marquée à jamais par sa complicité active avec les FARC, comme l’ont révélé les dossiers de Raul Reyes, l’ex-N°2 de la guérilla abattu le 1er mars 2008 par l’armée colombienne. Dans ces courriers, la sénatrice était signalée pour son opposition à la libération d’Ingrid Betancourt, avant l’opération Jaque qui devait permettre de sauver cet otage le 2 juillet 2008, au nez et à la barbe de ses geôliers !   

Le respect des deux martyrs, l’un encore en vie, l’autre en cendres, aurait dû imposer à la sénatrice de renoncer à une telle fonction de Dracula, de celui qui vit du sang et de la mort. Il n’en a rien été. Elle attend, dans son antre, que veuille bien céder le régime démocratique colombien au chantage de la guérilla. Pis encore. Cette sénatrice, suspectée par la Cour suprême pour ses liens avérés avec les FARC, n’a toujours pas été poursuivie par cette juridiction, prompte à accuser des sénateurs ou députés, souvent sans aucune preuve, pour des liens présumés avec les paramilitaires. 

Cette insoutenable légèreté illustre la complicité évidente de certains magistrats avec la mouvance terroriste. Imaginons une prise d’otages en France, comme celle survenue en 1993 dans une école de Neuilly, ville dont le maire était alors Nicolas Sarkozy. Le futur président aurait-il accepté que l’un des 25 enfants soit remis au trotskiste Olivier Besancenot, et non pas aux pouvoirs établis ? Que la séquestration des autres enfants durât douze ans ? Que chaque année, un autre élève soit remis au facteur communiste ? Je vous laisse répondre, en vous précisant que Sarkozy n’avait pas attendu des années pour résoudre le drame : le preneur d’otages avait été abattu par la police… Je suis frappé, tout autant ou presque, par le mutisme de la presse colombienne sur l’horreur en cours dans le double drame Moncayo-Guevara. Alvaro Uribe a fait une concession sans précédent il y a près de deux mois, en offrant aux FARC de négocier sans aucun préalable, excepté un cessez-le-feu de 4 mois pour parvenir à un échange entre les otages des FARC et les guérilleros emprisonnés. La guérilla n’a pas répondu. Elle a caché son refus sous un macabre écran de fumée : la remise du cadavre du major Guevara et de l’otage Moncayo. 

On pourrait s’attendre à voir les médias se mobiliser, et le peuple avec eux, pour exiger des FARC de s’asseoir à la table des négociations, avec pour résultats une solution globale qui ne serait pas limitée aux cas de Moncayo et du cadavre de Guevara. Ce n’est pas le cas. Je vais être méchant, mais sans l’être en réalité : le silence de la presse obéit à une stratégie politicienne. Dans un an exactement aura lieu l’élection présidentielle en Colombie. On ignore encore si Alvaro Uribe aura obtenu du Congrès le droit de se représenter. Une série d’intérêts masqués obèrent la réaction d’appui à l’initiative pacifiste du président que l’on pourrait attendre des médias locaux. Si le président réussissait son pari, il ferait passer sa cote de popularité, aujourd’hui  de 70%, à 90 ou 95%, comme ce fut le cas après la liquidation de Raul Reyes. Tous les candidats à sa succession disparaîtraient dans la trappe de l'histoire.

Je serai encore plus critique à l’égard des capitales européennes, si rapides à placarder la photo d’Ingrid sur la façade de leurs mairies entre 2002 et 2008. Qu’attendent-elles pour exiger des FARC d’accepter le rameau d’olivier tendu par Alvaro Uribe ? 

L’ODIEUX CHANTAGE DES FARC CONTINUE, Y COMPRIS AVEC LE CADAVRE D’UN OTAGE, LE MAJOR GUEVARA, MORT DEPUIS 3 ANS !

 3 mai 2009  Encore un petit effort, et la mouvance terroriste aura bientôt réussi, à force d’un odieux chantage, à faire passer le président Alvaro Uribe pour le responsable d’une double horreur : 

-        Le maintien en captivité par les FARC du caporal Pablo Emilio Moncayo, otage depuis 12 ans. 

-        La non remise par les FARC à sa famille du cadavre du major Julian Ernesto Guevara, séquestré en 1997 par la guérilla et qui s’est laissé mourir en janvier 2006. Le 16 avril, les FARC ont annoncé la libération du premier et la remise du cadavre du second, à la condition que cette opération soit coordonnée par la sénatrice Piedad Cordoba, proche de la guérilla. Le 25 avril, Alvaro Uribe répond : seules la Croix rouge internationale (CICR) et l’Eglise catholique sont autorisées à  intervenir. 

Depuis un mois et demi maintenant, le président colombien a fait une concession de taille aux FARC, en les invitant à un dialogue de paix pour un échange entre les otages et les guérilleros détenus en Colombie, sans autre exigence qu’un cessez-le-feu de quatre mois pour permettre une telle négociation. Les FARC n’ont jamais répondu à cette offre.   Nouveau rebondissement jeudi 30 avril : les FARC se moquent de la réponse de Bogota et réitèrent leur exigence d’avoir Piedad Cordoba comme interlocutrice pour la libération de Moncayo et la remise du cadavre du major, « comme garantie de transparence ». Ce chantage devient infamant, répugnant et insupportable. Dans les deux cas, les FARC parlent d’opération « humanitaire ». Quel terme pour la mise aux fers pendant douze ans du caporal Moncayo !  Quel adjectif pour la mémoire d’un officier mort enchaîné ! 

Voyez dans quelles conditions est décédé le major Guevara en 2006. Son ami, le sergent John Jairo Duran, l’un des 15 otages dont Ingrid libérés par le commando des services secrets colombiens le 2 juillet 2008 dans l’opération « Jaque » (Mise en échec), l’a relaté dès le 6 juillet suivant à Bogota. Avec un nœud dans la gorge, il a raconté au palais présidentiel que le major Guevara s’était laissé mourir, sans pratiquement manger, pour ne pas fléchir face aux humiliations de ses geôliers, qui exigeaient de lui, parce qu’il était un officier supérieur, qu’il les suppliât de lui donner sa nourriture ou qu’il insultât la police nationale.  « Savoir cela m’a rempli de fierté, parce que je sais que Julián n’aurait jamais permis qu’on maltraite ses hommes ou qu’on les humilie. C’était ça, mon fils », avait alors dit la mère de l’officier, Emperatriz,  les yeux baignés de larmes. Le sergent Duran a conservé durant plus de deux ans, depuis ce matin de janvier 2006, les cahiers personnels dans lesquels le capitaine faisait le récit de ses journées dans la jungle.  Il devait les remettre à sa mère  au cours d’une cérémonie officielle.

On peut s'attendre à une campagne de la mouvance terroriste pour dénoncer “l'intransigeance” du président colombien ! Comme cela a été le cas  pendant six ans pour Ingrid Betancur avant l'opération Jaque. Je me souviens entre autre avoir entendu à la télévision, dans l'émission “Revu et corrigé” de Paul Amar, qui n'avait rien revu ni corrigé, un ancien journaliste de la radio Europe 1, Ivan Levai, avancer au printemps 2008 que “si Ingrid venait à décéder aux mains de la guérilla,  ce serait autant la faute d'Uribe que des FARC”.

Quel chef d'Etat peut-il accepter la permanente surenchère de terroristes détenteurs d'otages ? Rappelons nous deux choses:

1- récemment, l'armée française a abattu plusieurs preneurs d'otages somaliens qui détenaient des Français sur un voilier français au large du Golfe. 

2- quand Uribe a eu la faiblesse, le 1er mars dernier, de laisser Piedad Cordoba, à la demande des FARC, coordonner la libération par la guérilla de quatre officier otages, cette opération a donné lieu à une propagande éhontée: la sénatrice enturbannée était accompagnée de militants proches des FARC qui ont proféré des accusations mensongères sur les menaces de l'armée pendant ces libérations. Pis encore: le pseudo-journaliste colombien Hollman Morris, proche des FARC, a osé interviewé les quatre officiers avant leur libération, pour leur faire dire que tout avait été magnifique pendant leur séquestration. S'ils ne l'avaient pas fait, ils auraient été ou exécutés, ou au minimum gardés comme otages. Ce Morris avait tenté de vendre cette ignominie à la chaîne de télévision Al Jazeera pour 4000 dollars Ni ce canal ni Morris n'avaient répondu à mes demandes d'explication.

Une fois de plus, je pose la question à l'Elysée et au Quai d'Orsay: pourquoi la France n'intervient-elle pas pour demander aux FARC de libérer Moncayo mais aussi tous les otages, de remettre le corps de Guevara, et d'accepter le dialogue offert par Uribe ?

 



CLARA ROJAS: CE VENDREDI 17 AVRIL, A PARTIR DE 22 H, JE SERAI L’UN DES INVITES SUR LE PLATEAU DE LA TELEVISION FRANCE 2, AVEC ELLE, DANS L’EMISSION EN DIRECT « CAFE LITTERAIRE » DE DANIEL PICOULY

 

17 AVRIL 2009 

 

Je vous invite à suivre ce programme, et suis avide de vos commentaires a posteriori. 

 

Le livre « Captive » de Clara Rojas (Plon) m’a été envoyé jeudi. Il relate ses conditions d’otage, et de mère du petit Emmanuel, chez les FARC, en captivité, avant sa libération le 10 janvier 2008.

Elle y avoue sa “stupidité criante” d'avoir suivi Ingrid Betancourt dans cette aventure, avec à la clef six années de séquestration par une guérilla sans pitié, aux côtés d'une compagne en politique qui l'a rejetée.

Mais je ne vous en dis pas plus … Regardez !

 

 

LE CAPORAL MONCAYO, QUE LES FARC VONT LIBERER, A ETE ENLEVE SOUS LA PRESIDENCE D’ERNESTO SAMPER, ELU AVEC L’APPUI FINANCIER DU CARTEL DE LA COCAINE DE CALI, ET DEFENDU A L’EPOQUE PAR PIEDAD CORDOBA 

 

16 AVRIL 2009 

 

L’horreur fait des ronds en Colombie, mais pas dans l’eau. Elle se nourrit d’une putréfaction ambiante qu’il convient de dénoncer. Je viens de vous annoncer la prochaine libération du caporal Moncayo, otages des FARC depuis le 21 décembre 1997. Près de 12 ans dans ses chaînes, faut-il insister, pour avoir défendu à 18 ans son pays contre les barbares de cette guérilla ! La même organisation qui tue des Indiènes AWA et leur arrache leur foetus de 8 mois, ainsi que ce blog vous l'a relaté.

 

A cette époque, en 1997, le président s’appelait Ernesto Samper. Cet homme devrait être en prison, et je le maintiens, quoi qu’il m’en coûte. C’est pour le combattre qu’Ingrid Betancourt, alors députée colombienne, avait observé durant 13 jours une grève de la faim au Congrès en 1995.  C’est à son  crédit. 

 

Ce chef de l’Etat corrompu a été accusé d’avoir reçu du cartel de la cocaïne de Cali une aide financière de 6 millions de dollars pour sa campagne électorale en 1994. Son ministre de la Défense, auteur des révélations sur ce financement criminel, n’est autre que Fernando Botero, fils du sculpteur éponyme, mondialement connu pour ses statues de femmes fortes. Il a passé 30 mois en prison, comme fusible en Colombie, quand son mentor réussissait à finir son mandat grâce à l’appui d’un Congrès autant corrompu que lui, et aussi avec l’aide de Piedad Cordoba. PERSONNE ne l’a oublié en Colombie. 

 

C’est cette sénatrice, devenue un maillon des FARC dans la société civile colombienne, qui joue désormais le rôle de réceptrice des otages que la guérilla décide de libérer au gré de son bon vouloir. 

 

Quand je vous dis que j’ai la gerbe, vous me comprenez ? Je vous rappelle que cet Ernesto Samper ne peut se rendre aux USA, qui lui refusent tout visa pour les raisons ci-dessus exposées, et malgré le blanc-seing du Congrès colombien corrompu jusqu'à l'os. Un jour, il devra répondre devant la Cour pénale internationale.

AVEC LE SAUVETAGE SANGLANT DES OTAGES FRANÇAIS DU VOILIER TANIT EN SOMALIE, PARIS A FAIT CE QU’IL INTERDISAIT AU GOUVERNEMENT COLOMBIEN POUR LIBERER INGRID BETANCOURT

12 AVRIL 2009 

Quand l’ex-candidate colombienne à la présidentielle de Bogota a été arrachée à ses geôliers des FARC avec 14 autres otages le 2 juillet 2008 par un commando d’agents secrets colombiens, aucune goutte de sang n’a coulé. 

Vendredi, au large de la Somalie, un commando de l’armée française est intervenu sur le voilier français Tanit, dont les occupants étaient otages de pirates locaux. Le propriétaire du bateau, Florent Lemaçon, a été tué dans l’échange de tirs. Il laisse une veuve et un orphelin. Le ministre français de la Défense, Hervé Morin, a avoué qu’il avait offert de payer une rançon aux pirates, et que la victime pourrait avoir été tuée par un tir français.

Je ne porte aucune critique contre cette action militaire, mais elle confirme ce que je dénonce ici à longueur de blog : le double langage de nos dirigeants politiques. 

Depuis l’enlèvement d’Ingrid Betancourt en 2002, l’Elysée n’a cessé de se conduire comme un empire colonial, en interdisant au président Alvaro Uribe de tenter une opération de sauvetage de l’otage. Le président colombien n’en a pas tenu compte, et l’Opération Mise en échec (« Jaque ») a été couronnée de succès. 

Quant aux rançons, Paris avait jusqu’ici démenti en faire usage dans les affaires d’otages, malgré tous les indices contraires. Nul n’ignore qu’au Proche-Orient ou en Irak, Paris a versé des sommes considérables aux geôliers de journalistes enlevés. En Colombie, je maintiens, malgré les dénégations de notre agent secret Noël Saez (« 008 »), que cet émissaire, chargé de négocier avec les FARC la libération d’Ingrid Betancourt, a versé une importante somme d’argent à de faux guérilleros. Cette révélation est contenue dans mon livre « Les secrets de l’opération Betancourt » (Fayard). 

LE WASHINGTON POST SUGGERE A OBAMA LE MODELE COLOMBIEN POUR COMBATTRE LES TALIBAN EN AFGHANISTAN

Vous êtes censés connaître l'anglais, non ? C'est énorme. Le Post, contempteur et éliminateur de l'ancien président américain Richard Nixon, fait l'éloge de la politique colombienne contre les FARC.

Which Way in Afghanistan? Ask Colombia For Directions. 

By Scott Wilson 

Sunday, April 5, 2009; Page B01  

Can the United States take the lessons of Iraq to the faltering war in Afghanistan? 

The question loomed over the Obama administration's review of U.S. strategy in Afghanistan and Pakistan, which concluded with the president's recent decision to dispatch thousands of additional troops, eliminate insurgent sanctuaries and internationalize a conflict that is increasingly viewed as America's problem. 

But there is a more apt — and more successful — model than Iraq. And you'll find it much closer to home. If you want to roll back a homegrown insurgency inflamed by a pesky neighbor, millions in drug profits and a weak central government, Colombia offers a far better classroom for learning how to beat the Taliban. 

I lived and worked in Colombia as a correspondent for The Post from 2000 to 2004. At the time, only the capital, Bogota, was spared the horrors of a war marked by massacres with machetes, machine guns and even stones that made it one of the most gruesome conflicts I've witnessed. Today, assisted by billions of dollars in U.S. military and development aid, the Colombian government has pushed a Marxist insurgency deep into the jungles where it was born four decades ago. Isn't that what Obama wants to accomplish in Afghanistan? 

The conflicts in Colombia and Afghanistan share far more similarities with one another than either does with Iraq, which I covered in 2003 and 2004. The Taliban have caves and Colombian guerrillas their triple-canopy jungle and mountain hideouts — terrain far more useful to insurgencies than Iraq's desert. Afghanistan's opium poppies fund the Taliban, just as coca fuels Colombia's guerrillas. As Pakistan does for the Taliban, Venezuela and Ecuador provide sanctuary to Colombia's insurgents. 

Perhaps the most important parallel, though, is the lack of a strong central government. Colombia's government has rarely held sway beyond Bogota's nearly two-mile high plateau, and the frail Karzai administration in Kabul has a similarly short reach. As a result, Colombia has relied on brutal paramilitary forces to support a weak army, alienating much of the population in the process. In Afghanistan, that role is played by U.S. forces, which, although by no means as savage as the Colombian irregulars, have cost Afghanistan's government support among a people famously hostile to foreign invaders. 

The parallels extend even to the U.S. ambassador in Pakistan, Anne Patterson, and the outgoing ambassador to Afghanistan, William Wood. Both previously headed the embassy in Bogota. And during a visit to Colombia last month, Adm. Mike Mullen, chairman of the Joint Chiefs of Staff, noted that some of that country's lessons are applicable “specifically to Afghanistan.” 

Colombia still produces tons of coca. Yet it is far more stable than it was when I covered the war there. President Álvaro Uribe, inaugurated in 2002, turned the tide. How he did it offers four key lessons for Obamain Afghanistan. 

First, a surge of U.S. combat forces to Afghanistan may be less useful than further increasing the number of military trainers being deployed to help build a viable Afghan army. Second, the administration should focus less on stopping the heroin trade and more on establishing functioning state institutions — from schools to health clinics. Third, efforts to seal off border sanctuaries do not work and divert military resources from the central job of protecting civilians. The fourth lesson is a stark one: It will take time. The Colombian effort has taken nearly a decade and counting. 

Like the Taliban, the Revolutionary Armed Forces of Colombia, the guerrilla group better known by its Spanish acronym FARC, is made up mostly of young recruits of varying degrees of ideological devotion. The guerrillas grouped their military divisions into “fronts.” Most of the committed Marxists belonged to those in the north and west. Those in the drug-producing southern jungles, however, were motivated more by greed. It was easy to guess what front a guerrilla belonged to by how many gold rings he wore with his camouflage uniform. 

Starting earlier this decade, the Colombian government began to lure the less faithful away with promises of cash and job training, a “reinsertion” program that Uribe has expanded significantly. The flood of guerrilla defectors in recent years is proof of how loosely many of the young men and women pressed into the insurgency held their Marxist convictions. The 18,000-strong guerrilla army of my time there is now half that size. 

But Uribe didn't stop there. The change that proved most important in reducing violence and undermining the guerrillas was his decision to disarm the paramilitaries. 


  

For years, the United Self-Defense Forces of Colombia, as the main paramilitary group was known, battled the guerrillas with tacit government approval. Carrying out massacres of villagers and reaching deep into the thriving drug trade, the paramilitaries accumulated power through a campaign of terror rivaled only by the guerrillas' own. 

The government publicly condemned the paramilitaries' actions to preserve U.S. aid. But every Colombian colonel in charge of remote military bases knew that working with the paramilitaries was the only way to keep the guerrillas away. 

In disbanding them starting in 2004, Uribe began the process of replacing the state's brutal proxy with the state itself. The United States helped, ramping up its training of Colombia's army and supplying billions in hardware and Blackhawk helicopters. But national symbolism mattered, too: Twine bracelets of red, gold and blue — the colors of the Colombian flag — became standard accessories for everyone from the president to peasant farmers. They were a vote for the state. And Uribe's move won more converts to the government's side than any new health clinic, road project or other aid program. 

By then, I'd watched the paramilitary movement expand to the point where it controlled vast amounts of Colombian territory, had seized the guerrillas' drug smuggling networks and had elected dozens of sympathetic local and national politicians. The Bush administration kept the money flowing to Colombia's army despite evidence of its complicity in paramilitary massacres. 

The argument at the time, always made privately, was that the paramilitaries provided the force that the army did not yet have. The group served as a placeholder for the more professional U.S.-trained force that would come along years later. 

The situation did appear dire. The guerrillas had encircled the capital and held a large share of the national territory, similar to the Taliban position today. Guerrilla roadblocks on highways sliced the country into isolated regions, blocking farmers from markets and tourists from Caribbean resort cities. But most Colombians didn't want the paramilitaries or the guerrillas. Everywhere I traveled I heard the same refrain from the farmers, priests, mayors and school teachers: Where's the state? 

Too often the government was present only in the form of U.S.-backed aerial herbicde spraying of coca crops, designed to eliminate the guerrillas' main funding source. But it just ended up impoverishing the peasant farmers who grew the coca, as well as killing the small plots of food crops they planted alongside the drug-producing ones. So Uribe, despite U.S. opposition, scaled back spraying, too. 

Opium poses the same problem in Afghanistan. The Obama administration seems to have learned that anti-narcotics efforts alienate the civilian population and pledged in the policy review paper to focus on “higher level drug lords.” If Colombia is a lesson, the money would be better spent on military training, which last year resulted in the spectacular jungle rescue of three U.S. Defense Department contractors from a Colombian guerrilla camp. 

The sanctuaries on Colombia's borders have always been a headache. A top FARC commander was killed last year in a Colombian air strike inside Ecuador, and a laptop recovered at the guerrilla camp indicated that Venezuelan officials close to President Hugo Chávez may have helped secure money and weapons for the FARC. 

Similarly, the Pakistani intelligence service has been implicated in helping coordinate Taliban attacks, and the Obama administration has made the Taliban and al-Qaeda sanctuaries in Pakistan's tribal areas a primary target of the military effort. 

But sealing off a vast mountainous region to deny Taliban or al-Qaeda supplies or staging areas may not be achievable, if Colombia's efforts to police its own rough borders are any guide. 

I left Colombia in April 2004 and didn't go back until last November. The capital was nothing like the one I remembered. Land values in Bogota were skyrocketing, because the guerrillas were no longer there. Kidnapping was nearly non-existent. Club Nogal, a tony athletic club for Colombia's elite that the guerrillas had bombed in 2003, has reopened. Colombia is far from ideal, but a corner has been turned. 

The parallels between Colombia and Afghanistan are hardly perfect. And a lot suggests that succeeding in Afghanistan will be harder and take longer. Afghanistan is a pre-modern society, while Colombia's population, even in the countryside, is well-educated, and the country boasts one of the most innovative business classes in South America. It is the land of García Márquez, Botero and Shakira, not the graveyard of empires. 

Uribe, meanwhile, embodies the importance of competent local leaders. Although reports of his close association with the paramilitaries mar his human rights record, Uribe has largely succeeded in disbanding them and extraditing their leaders to the United States. President Hamid Karzai and his family in Afghanistan, including a brother with connections to the opium trade, have failed to impress their American patrons to the same degree. 

In detailing his plan for Afghanistan, Obama said that he has “no illusions that this will be easy” and that he will not “blindly stay the course.” If his venture fails, he may want to look south rather than east in charting a new course. 

wilsons@washpost.com  

Scott Wilson, a White House correspondent for The Washington Post, was the paper's bureau chief in Bogota from 2000 to 2004. 

REVOLUTION CHEZ LES FARC : LA GUERILLA ABANDONNE SON EXIGENCE D’UN MINI-ETAT POUR ABOUTIR A UN ECHANGE ENTRE SES OTAGES ET LES REBELLES DETENUS

29 MARS 2009 

Pour la première fois dans leur histoire, les FARC proposent au pouvoir colombien un échange entre leurs otages politiques et les guérilleros détenus, sans l’octroi préalable d’un mini-Etat aux rebelles pour le concrétiser. 

Cette concession sans précédent est contenue dans une lettre de l’Etat-major des FARC publiée dimanche par l’agence ANNCOL (basée en Suède), bras politique de la guérilla. 

 

La balle est désormais dans le camp du gouvernement colombien. Son refus de négocier avec les FARC, réitéré samedi par le président Alvaro Uribe, se doit d’être révisé à la lumière de ce gigantesque pas en avant de la guérilla, pour mettre fin au calvaire des 22 soldats ou militaires séquestrés par les FARC, certains depuis onze ans.   

 

“Nous sommes disposés à procéder à un échange de prisonniers de guerre et à ne pas considérer que le lieu où se tiendra le dialogue ad hoc puisse être un obstacle incontournable, en privilégiant la liberté des prisonniers que les parties au conflit ont en leur pouvoir”, a annoncé l’Etat-major rebelle.

 

Les FARC exigent des “garanties effectives” de sécurité pour trois de ses commandants désignés pour cette tâche: Pablo Catatumbo, Carlos Antonio Lozada et Fabian Ramirez, et la présence d’une médiation internationale. 

Un problème se pose d’ores et déjà : les FARC parlent de « 20 » otages politiques, alors qu’ils sont encore 22 en captivité. Deux manquent à l’appel.  

Depuis 2002, les FARC ont d'abord exigé la démilitarisation à leur profit d'un territoire grand comme l'Angleterre (115.000 km2) dans le sud de la Colombie, puis de la région de Pradera-Florida (900 km2) dans le sud-ouest, aux portes de Cali, 3e ville du pays, pour négocier un tel échange.

Frappées à mort en 2008 par la mort de trois de leurs chefs: Manuel Marulanda (fondateur du groupe terrorisre), Raul Reyes, n°2, et Ivan Rios, n°3, les FARC sont manifestement prêtes à aller à Canossa pour ne pas être liquidées militairement par le pouvoir. Sans leurs otages politiques, les guérilleros ne disposeront plus de la moindre parcelle de manoeuvre pour faire chanter le gouvcrnement. Il ne leur restera plus qu'à négocier une réintégration de ses membres dans la société civile, comme l' a fait en son temps le M-19, une autre guérilla colombienne.

LA CHASSE A L’HOMME S’ACCELERE CONTRE LE CHEF MILITAIRE DES FARC, « MONO JOJOY »

 

  

16 mars 2009 

 

Tous les Colombiens rêvent de voir un jour enchaîné Jorge Briceno, alias « Mono Jojoy », le sanglant chef militaire des FARC, tant il a commis de crimes contre l’Humanité. 

 

Dix guérilleros de son commandement, dont cinq femmes, viennent d’être détenus par les commandos spéciaux de l’armée colombienne. 

 

La semaine dernière, la troupe avait découvert les grottes où se cachait « Mono Jojoy », actuellement en fuite. Le chef militaire des terroristes colombiens serait dans un état de santé plus que précaire. Souffrant de diabète, il ne disposerait plus de réserves d’insuline pour assurer sa survie. 

A suivre. 

INGRID BETANCOURT DEMANDE LE DIVORCE D’AVEC JUAN CARLOS LECOMPTE, REVELE SEMANA

16 mars 2009 

La Colombienne Ingrid Betancourt, ex-otage des Farc libérée le 2 juillet 2008 grâce à un commando des services secrets colombiens, demande le divorce d'avec son mari, le Colombien Juan Carlos Lecompte, “pour séparation de corps avérée”, révèle l’hebdomadaire de Bogota Semana.

“Ingrid Betancourt a introduit une demande en divorce contre son mari, Juan Carlos Lecompte, en invoquant une séparation de corps avérée de plus de six ans, un délai supérieur aux deux années prévues par la loi”, précise Semana. 

Les avocats de Lecompte rejettent cette demande en alléguant que “cette séparation n'a pas été volontaire mais le résultat d’un cas de force majeure”, selon l’hebdo. « Les avocats de Juan Carlos Lecompte ont contre-attaqué afin que la personne demandant le divorce soit leur client qui pourrait présenter comme preuves les récentes révélations des trois américains libérés (et compagnons de détention de son épouse).

Dans leur livre “Out of Captivity”, les trois Américains font un portrait dévastateur d'Ingrid Betancourt, accusée par eux d'avoir aidé les FARC à fouiller les affaires des autres otages. Selon eux, elle “dormait” avec Luis Eladio Perez, ex-sénateur colombien libéré en février 2008 par la guérilla terroriste.

L'épouse de cet ancien otage des FARC, Angela, a confirmé par la suite l'existence d'une “romance” entre son mari et l'ex-candidate colombienne à la présidence pendant leur captivité.

J'attends avec impatience la réaction de ceux qui m'accuseront de tomber dans le “people” avec cette nouvelle. Elle n'a rien de people. Je connais bien Juan Carlos Lecompte. Pendant six ans, il s'est battu bec et ongles pour obtenir la libération de son épouse. Quand elle a été libérée, sa femme l'a laissé sur l'aéroport de Bogota, pour lui préférer une visite à Lourdes avant une audience avec le Pape en compagnie de sa soeur Astrid et de sa mère Yolanda Pulecio. Toutes les trois ont divorcé.

L’EPOUSE DE L’EX-OTAGE DES FARC LUIS ELADIO PEREZ CONFIRME L’EXISTENCE D’UNE ROMANCE ENTRE SON MARI ET INGRID BETANCOURT

 

10 MARS 2009 

 

(Ce texte n’a rien d’anecdotique dans le contexte hyper-médiatisé de l’affaire Betancourt. Luis Eladio Perez s’est distingué dès sa libération en 2008, comme ce blog l’a révélé, par ses déclarations funestes, notamment en France, contre Clara Rojas et les autres otages. Les aveux de Madame Perez expliquent les mises en cause de cet ancien sénateur contre ses compagnons otages et les guérilleros, qui « se masturbaient en regardant Ingrid ». Il avait même assuré qu’Ingrid « voulait se jeter à l’eau » quand elle a appris la mort de son père.) 

 

Angela, l’épouse de l’ancien sénateur Luis Eladio Perez enlevé par les FARC en 2001 et libéré en février 2008, vient de confirmer l’existence de cette romance dans la jungle entre son mari et l’otage Ingrid Betancourt, dans un entretien avec le quotidien argentin Clarin

 

Cette liaison ne pouvait plus être niée depuis sa mise au jour par les trois Américains ex- otages des FARC, compagnons de captivité de Perez et Betancourt, dans leur livre « Out of captivity ». Ingrid et Luis Eladio « dormaient ensemble » dans la jungle, confessent avec diplomatie les auteurs. 

 

« Dans sa première déclaration publique sur cette question, Angela de Perez a reconnu l’existence d’une relation entre son époux et la politicienne (colombienne), mais la justifie comment étant le résultat d’une très grande solidarité ‘avec une femme plongée dans le même enfer que lui’ », indique Clarin. 

Interrogée sur un éventuel divorce face à cette révélation, Angela avoue que ce ne fut « pas du tout facile », et évoque ses « nuits d’insomnie » pour finir par excuser l’existence « d’une main amie, d’un sourire, et d’une étreinte, indispensables pour survivre ». Mais elle reconnaît que leur fille avait considéré « insupportable » cet épisode. 

L’épouse de Luis Eladio Perez révèle que son mari lui a demandé de le comprendre, « en pleurant », et que leur « couple lutte beaucoup pour s’en sortir, avec l’aide de thérapies très utiles ». 

Une révélation maintenant : je savais tout de la crise dans le couple Perez, et de la réaction violente de leur fille contre la liaison du père avec Ingrid, dès 2008. Je n’en ai jamais parlé, ni dans mes livres ni dans ce blog, pour avoir considéré qu’il s’agissait d’affaires privées. Mais le scandale de l’affaire Betancourt a pris une telle proportion, avec les révélations en chaîne des trois Américains, puis de l’émissaire français Noël Saez, critique sur « l’ingratitude » d’Ingrid Betancourt à son égard, qu’il devient indispensable de connaître ces détails. Le mari d’Ingrid, Juan Carlos Lecompte, appréciera ces révélations, lui qui a été abandonné à Bogota par son épouse après avoir lutté bec et ongles pour elle pendant les six années de son enlèvement. 

LANCEMENT D’UNE FONDATION EN COLOMBIE POUR AIDER LE MARI D’INGRID BETANCOURT A EFFACER LE TATOUAGE DE SA FEMME SUR SON BRAS

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9 MARS 2009 

Je ne sais si c’est une blague, mais le blog « blogatazo » abrité par le sérieux quotidien de Bogota El Tiempo invite à la « réhabilitation du mari humilié », en l’occurrence Juan Carlos Lecompte, marié depuis 1997 à l’ex-otage Ingrid Betancourt. 

Concrètement, ce message demande la participation des lecteurs à cette fondation, pour permettre à Lecompte de financer la chirurgie à même d’éliminer sur son épaule gauche le portrait d’Ingrid (cf. photo).

Nul n'ignore que Juan Carlos Lecompte, après avoir passé six ans à lutter pour la libération de son épouse otage des FARC, a été abandonné par Ingrid qui vit désormais en France, avec tous les déplacements de cette Colombienne, y compris  deux gardes du corps, payés par le contribuable français, en France et à l'étranger.

MON DROIT DE REPONSE AU FIGARO SUR L’INTERVIEW DE NOEL SAEZ A PROPOS D’INGRID BETANCOURT

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9 MARS 2009

Voici ma réponse à Noël Saez (photo) après son entretien au Figaro, que je vous transmets ci-dessous. J'espère que ce média la publiera. Je l'ai envoyée par courriel:

Auteur de deux livres sur la Colombie (« Ingrid Betancourt : histoire de cœur ou raison d’Etat » - Hugo Doc, et « Les secrets de l’affaire Betancourt »-Fayard), je suis cité – Jacques Thomet - à deux reprises ce lundi dans l’interview de Noël Saez à la Une du Figaro.fr. J’invoque le droit de réponse pour lui répondre et apporter mon té moignage, utile à la compréhension du dossier. Je compte sur votre déontologie pour le publier. 1-    Pour M. Saez, « les geôliers d'Ingrid Betancourt ont été achetés, ils n'auraient jamais libéré leurs otages ».  Il discrédite ainsi l’opération « Mise en échec »  (Jaque) et les risques mortels pris par les neuf agents secrets colombiens pour sauver 15 otages dont Ingrid, sans apporter aucune preuve à l’appui. Sa mission de six années comme émissaire français en Colombie (2002-2008) ne s’est traduite par la libération d’aucun otage malgré ses 25 voyages chez les FARC. L’amertume de l’échec ne justifie pas la mise en cause de l’exploit colombien. 2-    Noël Saez réfute mon affirmation selon laquelle l’action de la France avait « braqué » Bogota, pour assurer : « toutes nos démarches ont été faites à la demande du président colombien ». L’ex-consul de France est le seul à croire ce qu’il dit. Dans mon premier livre (« Ingrid Betancourt : histoire de cœur ou raison d’Etat »-Hugo Doc),  j’avais révélé que Noël Saez avait réalisé 5 voyages en 2005 en Colombie chez les FARC sans en aviser au préalable le gouvernement colombien. Dans l’un de ces déplacements, il avait même été retenu pendant plusieurs heures à l’aéroport de Bogota par le DAS (services secrets colombiens). La Colombie avait protesté auprès de Paris contre ces visites secrètes. 

3-    Selon Noël Saez, « depuis son retour en France, Jacques Thomet n'a pas essayé de me contacter, c'est que cela ne l'intéressait pas ».  Comment notre diplomate en retraite peut-il jouer avec la réalité ? Je l’ai contacté par courriel, mais il ne m’a jamais répondu. J’en ai les preuves écrites. 4-    Noël Saez dément avoir remis une rançon « à qui que ce soit » en Colombie. Hélas pour lui, son démenti est contraire à la réalité. Les 37.000 dossiers récupérés dans les ordinateurs de Raul Reyes, le n°2 des FARC éliminé le 1er mars 2008 par l’armée colombienne, ont tous été validés par Interpol. L’un de ces courriels adressé par Reyes à M. Saez lui reproche d’avoir versé un rançon à des escrocs qui s’étaient fait passer pour une délégation de la guérilla. Cette révélation est publiée dans mon livre sur « Les secrets de l’opération Betancourt » (Fayard). Notre ancien agent consulaire à Bogota ajoute qu’il « n’était pas sur cette opération en 2003 ». Mais la réalité est autre : il était chargé du dossier Betancourt depuis 2002, comme le confirme une lettre adressée à lui pat Raul Reyes le 1er juillet 2003, que j’ai publiée dans mon livre « AFP-Les soldats de l’information » (Hugo Doc). C’est tellement vrai que Noël Saez a vitupéré devant moi avec des noms d’oiseau contre les auteurs de « l’opération 14 juillet 2003 », Dominique de Villepin (alors ministre des Affaires étrangères, et ami intime d’Ingrid), et Daniel Parfait, alors ambassadeur de France à Bogota. « Ils m’ont flingué mes contacts avec les FARC, ces e… », éructait devant moi Noël Saez. Je dirigeais à l’époque l’AFP à Bogota, et tous les diplomates de l’époque en Colombie peuvent le confirmer.  Dans l’opération 14 juillet 2003, Villepin avait envoyé 11 agents de la DGSE pour tenter de récupérer Ingrid Betancourt, avec un fiasco total comme résultat.  5-    Selon Noël Saez,  « le travail du consul que j'étais à l'époque est de s'intéresser à la situation des Français en difficulté. Si Villepin n'avait pas été là, on aurait fait pareil ». Hélas, encore une fois, notre ex-consul oublie ses dossiers. Jamais la France n’a rien fait pour Aida Duvaltier. Cette héroïne française avait choisi de prendre la place de son mari, otage de la guérilla colombienne en 2001, parce qu’il était malade du cœur. Elle est décédée en captivité en 2006. L’ambassade de France n’a rien fait pour elle. 6-    «  L'exemple récent de Florence Cassez montre que la France s'intéresse à la situation de tous ses citoyens en difficulté », ajoute Noël Saez. Combien j’eusse aimé trouver la même dévotion de la France avec le sort tragique de Christophe Beck, cet ex-otage de l’ELN colombien en 2006 penda     nt un an. Sa famille a dû vendre tous ses biens pour payer la rançon de 600.000 dollars et obtenir sa libération. Le Quai d’Orsay s’est distingué avec son refus de prêter 10.000 euros à ses proches pour boucler le paiement aux terroristes. Ruiné, il vit désormais dans une caravane près de Perpignan.

Voici le papier du figaro.fr: 

Noël Saez : «Les geôliers de Betancourt ont été achetés»

Propos recueillis par Jérôme Bouin (lefigaro.fr)
09/03/2009 | Mise à jour : 18:17
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«Pour en finir avec les Farc, explique Noël Saez, il faudra nécessairement se mettre autour d'une table et engager un processus de paix». Mais ils «devront mettre fin aux enlèvements».
«Pour en finir avec les Farc, explique Noël Saez, il faudra nécessairement se mettre autour d'une table et engager un processus de paix». Mais ils «devront mettre fin aux enlèvements». Crédits photo : RICHARD VIALERON/LE FIGARO.

INTERVIEW- L'ancien émissaire français auprès des Farc et du gouvernement colombien conteste la version donnée par Bogota sur la libération de l'ex-otage. Il dément en revanche tout versement de rançon par la France au groupe terroriste.

Ancien consul de France à Bogota, Noël Saez a été chargé en 2003 par Dominique de Villepin de négocier un «accord humanitaire» en vue de libérer des otages. Parmi eux, Ingrid Betancourt. Moins d'un an après la libération de cette dernière, il publie «L'émissaire»* avec comme objectif de rétablir la vérité sur les négociations, mais aussi sur l'opération «Jaque», qui a permis la libération de l'ex-otage franco-colombienne le 2 juillet 2008. Ce jour-là, un hélicoptère d'une prétendue organisation humanitaire se posait dans la jungle. Les geôliers, persuadés que des facilitateurs internationaux proches de la guérilla doivent effectuer un transfert des otages, sont bernés. 15 otages sont libérés.

LEFIGARO.FR. - Qu'est-ce que le grand public ignore encore de cette opération de l'armée colombienne ?
NOËL SAEZ. - Le grand public ignore comment elle a été effectuée. En Colombie, la population est même persuadée que c'est le fruit d'un excellent travail de l'armée. Je veux démontrer le contraire. Les geôliers d'Ingrid Betancourt ont été achetés, ils n'auraient jamais libérés leurs otages. Mais ce que je considère important, c'est que les otages aient été libérés. D'ailleurs, aucun n'a été blessé. C'est aussi ce qui me fait penser que tout était préparé à l'avance. L'hélicoptère se pose, il n'y a aucun coup de feu tiré, c'est trop beau pour être vrai.

Avez-vous des preuves de ce que vous avancez ?
En février 2008, le président colombien Alvaro Uribe nous a informé, Bernard Kouchner et moi, avoir procédé à l'arrestation de la femme de Cesar, le geôlier de Betancourt. Elle avait d'importantes responsabilités au sein de la guérilla. Cesar a donc pu être «retourné» à ce moment. Puis, fin avril-début mai, un avocat colombien a reçu un envoyé de Cesar. Ce dernier s'engageait à libérer ses otages à condition de ne pas être extradé. Enfin, le président colombien a fait une déclaration dans laquelle il disait avoir été approché par un commandant détenant des otages et prêt à les libérer s'il n'était pas extradé. Il a précisé avoir donné son accord. Cette opération a été présentée comme un véritable film hollywoodien. Quand on connaît les Farc, c'est impensable que ça se soit passé comme ça.

La veille de la libération d'Ingrid Betancourt, Bogota avait annoncé votre départ pour rencontrer Alfonso Cano, qui venait de prendre la tête des Farc. Cette annonce visait-elle à détourner l'attention des Farc ?
Cette annonce était destinée à rendre crédible l'opération «Jaque» aux yeux des Farc. Bogota nous a utilisés. Cela dit, c'est aussi le rôle du médiateur.

Dans un livre paru fin 2008, le journaliste Jacques Thomet estimait que la France n'avait eu «aucun rôle» dans cette libération mais qu'au contraire son action avait «braqué» Bogota. Qu'en dites-vous ?
Mr Thomet écrit ce qu'il veut. Il n'était pas sur le terrain, moi si. Je ne suis bien évidemment pas d'accord avec cela. Nous n'avons jamais rien fait dans le dos du régime colombien. Toutes nos démarches ont été faites à la demande du président colombien. Depuis son retour en France, Jacques Thomet n'a pas essayé de me contacter, c'est que cela ne l'intéressait pas.

Citant les fichiers retrouvés après le bombardement du camp de Raul Reyes, Thomet estime que vous avez remis, au nom de la France, une rançon destinée à obtenir la libération de Betancourt. De l'argent qui aurait finalement atterri dans les mains d'une autre organisation, et non aux Farc. Est-ce exact ?
Il reprend ici une information d'une chaîne de radio-télévision proche du pouvoir. Cette chaîne parle d'une rançon remise en 2003. À cette date, je n'étais pas sur cette opération. Ensuite, je n'ai jamais remis un centime à qui que ce soit. Si un mail de Reyes évoque cette rançon, il est faux. Enfin, lors de ma toute première entrevue avec les Farc, on m'avait fait comprendre que Betancourt faisait partie des otages seulement «échangeables» dans le cadre d'un accord humanitaire.

Considérez-vous toujours que la stratégie consistant à parler avec les Farc était la bonne ?
Oui. Les Farc existent depuis plus de 45 ans, ils sont profondément ancrés dans la jungle colombienne. Pour en finir avec eux, il faudra nécessairement se mettre autour d'une table et engager un processus de paix. Pour cela, les Farc devront mettre fin aux enlèvements.

Après les critiques émises il y a quelques jours par ses trois anciens codétenus américains, vous avez reproché de votre côté à Ingrid Betancourt un manque de reconnaissance à votre égard. Pourquoi ?
Nous avons travaillé plus de six ans sur ce dossier, effectué plus de vingt missions dans la jungle. Nous n'avons jamais perdu le contact avec les otages et l'issue a été positive. Après la libération, je n'ai plus eu aucune nouvelle. J'ai sollicité sa famille auprès de qui j'ai manifesté mon désagrément. La moindre des choses aurait été de nous réunir pour savoir ce qui s'est passé pendant plus de six ans, cela ne l'a pas intéressée. Elle m'a envoyé une lettre. Puis je l'ai rencontré en décembre, à Mexico. Je lui ai dit. Pour moi, l'incident est clos. Elle a reconnu son erreur.

Ingrid Betancourt aurait-elle bénéficié d'un tel investissement du pouvoir français pour la libérer si elle n'avait pas été proche de Dominique de Villepin ?
Le travail du consul que j'étais à l'époque est de s'intéresser à la situation des Français en difficulté. Si Villepin n'avait pas été là, on aurait fait pareil. L'exemple récent de Florence Cassez montre que la France s'intéresse à la situation de tous ses citoyens en difficulté.

La France a-t-elle envisagé au cours de la détention de Betancourt, de faire sortir les Farc de la liste des organisations terroristes de l'UE et de leur permettre d'ouvrir une représentation diplomatique ?
Bien sûr. La condition était que les Farc libèrent tous les otages (et cessent de poser des bombes, ce qui est acquis). Ce retrait, que la France aurait sollicité auprès de l'UE, était temporaire, dans l'attente d'un processus de paix. Cette offre est toujours sur la table. Pour cela, il faut que les Farc mettent fin aux enlèvements, qu'ils cessent d'être des terroristes.

Selon un journal colombien, la Cour pénale internationale a obtenu le contenu des ordinateurs de Reyes, et des personnalités étrangères pourraient être amenées à témoigner. L'accepteriez-vous ?
Evidemment. Je n'ai rien à cacher.

COMMENT LE « JOURNALISTE » HOLLMAN MORRIS A JOUé LE JEU DES FARC

7 MARS 2009 

Défendu par l’ONU, l’OEA et RSF, ce correspondant colombien de Telesur (chaîne de Hugo Chavez) et de Radio France Internationale (RFI) s’est disqualifié aux yeux de la profession par sa collusion abjecte avec les FARC. 

Une enquête de l’hebdo colombien Cambio confirme aujourd’hui sa complicité avec les terroristes, révélée par ce blog. Voyez la lettre adressée à l’ONU et à l’OEA par trois journalistes – dont votre serviteur – pour dénoncer leur appui à cet homme sans scrupules. 

Contre mes amis du blog, je l’avais d’abord défendu quand il avait couvert la libération des quatre soldats par la guérilla le mois dernier. Ce que j’ignorais, c’est qu’il avait tenté de vendre à Al Jazeera l’atroce interview qu’il avait faite des quatre militaires sous la contrainte. Les FARC avaient menacé les otages de ne pas les libérer ou de même les tuer s’ils ne disaient pas le plus grand bien de leurs geôliers. 

L’enquête de Cambio publie des échanges de courriels entre Hollman Morris et Raul Reyes, le n°2 des FARC. L’étroite relation entre le « journaliste » et les terroristes saute aux yeux. Morris donne du « viejo » au commandant des FARC Rodrigo Granda dans un courriel. C’est comme si j’avais dit « ma vieille » au chef des Farc quand je l’ai rencontré dans son campement. Morris est cité dans 101 messages ! 

Ce « journaliste » se convertit en intermédiaire des FARC dans les mails de Reyes, qui l’a accrédité le 21 avril 2004 pour susciter une rencontre entre lui et l’ambassadeur de France Daniel Parfait. Soit un mois et demi après ma rencontre avec Raul Reyes ! Je faisais mon métier, mais Morris jouait le jeu de la guérilla. Ainsi, dans un courrier à la guérilla, il lui propose de réaliser « un documentaire qui serait diffusé par les principales chaînes de toute l’Europe avec une bonne publicité. J’ai des contacts qui me le garantissent. Rappelle-toi que dans les moments de crise il a suffi d’un bon film ou d’une belle image ou d’un bon documentaire pour amener la fragile opinion publique à exiger des accords » avec les FARC pour l'échange d'otages contre les rebelles détenus. Hollman Morris a abandonné son rôle de témoin pour celui de conseiller de la guérilla ! 

Selon l’hebdo Cambio, le Parquet pourrait enfin engager des poursuites contre lui, ainsi que contre Carlos Lozano, l’un des chefs du parti communiste colombien (légal, faut-il le préciser pour ceux qui traitent le régime démocratique colombien de « fasciste »…), mais aussi contre l’émissaire suisse Jean-Pierre Gontard. 

Voici le texte de Cambio : 

El proceso de la 'farcpolítica' está llegando a la hora de las decisiones. Fiscales de la Unidad Antiterrorismo están a punto de definir la situación jurídica de Carlos Lozano, director del semanario Voz, y del asesor suizo Jean Pierre Gontard, y no descartan la posibilidad de ordenar la captura del ex ministro Álvaro Leiva y del periodista William Parra, cuyos nombres figuran en los expedientes por cuenta de las múltiples menciones que aparecen en el computador de 'Raúl Reyes', y quienes hasta ahora no han atendido las citaciones a rendir indagatoria. 

Pero también empiezan a abrirse otros capítulos, entre ellos el del periodista Holman Morris, a quien la Fiscalía 11 de esa unidad lo investiga por una denuncia penal que formularon en su contra los agentes de la Policía Walter José Lozano, Alexis Torres y Juan Fernando Galicia, y el soldado William Giovanny Domínguez, que estuvieron en poder de las Farc y lo acusan de haberles hecho una entrevista bajo presión horas antes de ser liberados el 1° de febrero de este año. 

Los testimonios de los uniformados no son los únicos que obran contra Morris. CAMBIO conoció que la semana pasada la Fiscalía aportó al proceso copias de 101 mensajes encontrados en el computador de 'Reyes' en los que el periodista aparece mencionado. El director del programa de televisión Contravía y uno de los más destacados reporteros en el tema del conflicto armado y los derechos humanos se verá en la obligación de explicarle a la Justicia sus contactos con las Farc, pues a juzgar por el contenido de las comunicaciones con el extinto número dos de esa guerrilla, la Fiscalía no descarta que el trabajo de Morris  haya podido rebasar el fuero profesional. 

Canje, a la orden del día 

Algunos de los mensajes datan de 2004, cuando las Farc estaban moviendo el tema del canje humanitario de secuestrados por guerrilleros presos y buscaban ambientar el reconocimiento del estatus de beligerancia. En uno de los mensajes, fechado el 21 de abril, 'Reyes' le escribe a 'Ricardo', uno de sus contactos en Bogotá y le da instrucciones para una reunión con el Embajador de Francia. “Esta entrevista se hace por medio de Holman Morris -escribió 'Reyes'-. Él estaría allá y conviene que los dos se puedan encontrar antes. Usted me daría un teléfono celular por el que se encontraría con Holman. Si su tiempo alcanza, el encuentro se efectuaría el próximo miércoles 28 en la Embajada de ese país”. 

El 4 de mayo, 'Reyes' se declara satisfecho por el informe de 'Ricardo' sobre su entrevista con el embajador Daniel Perfait, pero le llama la atención por no contarle nada acerca del papel de Holman: “Leí detenidamente su informe sobre la entrevista con el Embajador. Creo que fue una oportunidad para darle a conocer a ese gobierno nuestras propuestas políticas y nuestras preocupaciones por el futuro de los prisioneros. Nada comenta usted de Holman, este seguirá siendo el canal para dicha comunicación”. Y agrega: “A Iván (¿'Iván Márquez'?) le mando completo su informe, a los demás camaradas solo lo pertinente de la entrevista. Vamos a ver si más adelante avanzamos en nuevas conversaciones hasta plantearles nos den el reconocimiento de fuerza beligerante”. 

Tres días después, Morris le escribe un correo a 'Rodrigo Granda'. Le dice que se siente alegre por haber contribuido al acercamiento con Francia y le hace una propuesta: “Viejo, quiero que pensemos y estudiemos la posibilidad de elaborar un buen documental sobre el tema del canje. Yo tengo algunos contactos que desde ya me dicen que lo colocarían en los primeros canales de sintonía de toda Europa con un buen despliegue publicitario. Recuerda que en momentos de crisis ha bastado con una buena película o con una buena imagen o un buen documental para volcar la frágil opinión pública a pregonar acuerdos y pedir verdades. Considero que en este momento es pertinente, cuando despliegues ponen en peligro la vida de los P (prisioneros) el decir sobre Europa generaría muchas cosas, pero mejor decirlo con imágenes y con testimonios de la población civil y de los muchachos”. 

A partir del 13 de junio 'Raúl Reyes' comienza a ver con buenos ojos la propuesta de Morris de planear una visita del embajador francés a su campamento antes de que el diplomático regrese a París para hacerse cargo del Departamento de Relaciones con América Latina. Dos días más tarde,  Morris le escribe un correo a 'Granda': “Ayer se celebró el día nacional de F. Me vi con el señor E y me manifestó que él estaría dispuesto a viajar entre los días 27 de julio hasta el 3 de agosto. El discurso ante decenas de invitados fue importante. Recalcó su respaldo a la posibilidad de intercambio y no a la represión para el tema de cultivos (…)”.  

Y agrega: “Yo viajo a Barcelona el lunes 19 llegando para hacer la vuelta el 26 o 27. Te confirmo por esta vía. De tal manera que pudiera verme con nuestro amigo hacia el 29 tentativamente. Igualmente mi colega de Londres que estuvo conmigo abajo estaría el 29 en Colombia. Trae una propuesta muy importante, pero hay que tener en cuenta que mi colega y el señor E no se pueden cruzar en los viajes, por el mismo carácter de la misión que emprenderemos con el E. Coméntale a Darío (otro alias de 'Reyes') que le llevo el portátil que le prometí y copia de lo que grabamos hace unos meses. Un saludo solidario y esperando comentarios. H.M.” 

La visita del embajador Parfait al campamento de 'Reyes' se vio frustrada porque Morris  y un periodista italiano de la BBC de Londres fueron detenidos en el sur del país, situación que el jefe guerrillero les confirma en un correo a 'Ricardo' y a 'Hermes', otro de sus contactos. “Holman y Guillermo de la BBC  alcanzaron a llegar hasta donde mí y a la salida fueron capturados en el río Putumayo -escribe 'Reyes'-. Por lo que dicen las noticias ellos alcanzaron a comunicar a sus agencias y los soltaron, por fortuna nada mío llevaban porque decidí a última hora no darles la entrevista. Hablamos los temas del Embajador y de trabajos a largo plazo”. 

Al día siguiente, Morris le confirma a 'Granda' su detención pero lo tranquiliza  diciéndole que no hay razón para preocuparse porque las autoridades no le han encontrado “nada comprometedor”. Y agrega: “Me imagino que ya sabes las noticias de Colombia y el anuncio del Gobierno para arrancar con el intercambio teniendo como apoyo al Gobierno francés y al suizo. Yo tengo dudas de lo que sostiene el Gobierno. ¿Tú qué opinas? ¿De verdad recibieron la propuesta que dice el Gobierno? Te lo pregunto porque precisamente en los últimos días hay una creciente energía para trabajar unidos por el acuerdo desde ex presidentes, intelectuales y periodistas, digamos que existe un buen momento para jugársela fuerte en la opinión pública”. 

A mediados de 2006, las relaciones de Morris con las Farc parecen sufrir una fractura. El periodista denuncia una serie de amenazas en su contra y aunque le ha dicho a 'Reyes' que provenían de la mesa de Ralito, públicamente declara que podrían ser de cualquier actor armado. El 28 de mayo, 'Reyes' le escribe a uno de sus enlaces identificado como 'Sara' y le dice: “Con la cobarde respuesta de Holman, menos creo ahora en los cuentos de la amenaza contra este personaje. Además de cobarde, es irresponsable y oportunista. No se deje conseguir de ese tipo para nada”. 

En octubre, 'Sara' le dice a 'Reyes' que 'Aníbal' -al parecer un jefe de frente- está preocupado porque el Eln le está copando su territorio y porque algunos de sus cuadros se pasean por allí con Morris y con Manuel Rozenthal, un amigo de este. En esos momentos las Farc y el Eln libran una cruenta guerra por el control territorial en Cauca y Arauca. 

A partir de entonces, las Farc deciden hacerle inteligencia a Morris por medio de un hombre identificado como 'Javier'. En el computador de 'Reyes' aparece un mensaje de 'Natacha' según el cual “el periodista Holman le ha confirmado a 'Javier' que él es un cuadro de las Farc y que por gusto no lo fuese a comentar por ahí” (…). 'Reyes' le responde: “Es bueno que tú, el Partido y 'Javier' sepan que el periodista Holman Morris no es militante de las Farc y mucho menos un cuadro. Se trata de un farsante y oportunista empeñado en conseguir dinero por todos lados a costa del trabajo de los revolucionarios. Ojalá 'Javier' exprese sus satisfacciones aportando honramente a nuestra causa. Sí, me parece válida la relación de 'Javier' con Holman para acopiar información y conocer más de sus andanzas y relaciones”. 

¿Cómo reanudó Morris sus contactos con las Farc para, entre otras cosas, lograr estar presente el día en que, gracias a Colombianos por la Paz, estas liberaron en forma unilateral a los cuatro uniformados que lo denunciaron ante la Fiscalía? CAMBIO se comunicó con el periodista quien dijo que no le concede mayor importancia al asunto, pero aceptó que podría haber enviado cuatro o cinco mensajes.  “Los envié a jefes de las Farc para gestionar entrevistas en cumplimiento de mi deber profesional -aseguró-. Por lo demás, no me cabe duda de que se trata de textos apócrifos elaborados por quienes buscan hacerme daño a como dé lugar”. 

INGRID, RENDEZ S’IL VOUS PLAIT L’ARGENT QUE LA FRANCE A DEPENSE POUR VOUS, ET LAISSEZ VOTRE PRIX PRINCE DES ASTURIES A CHRISTOPHE BECK !

4 mars 2009

Votre silence, Ingrid Betancur, confine à un aveu face aux mises en cause en série dont vous faites l’objet dans deux livres, signés par rien moins que Noël Saez, l’émissaire français qui a risqué sa vie pour tenter d’obtenir auprès des FARC votre libération entre 2002 et 2008, et par les trois Américains ex-otages avec vous de cette guérilla avant votre libération commune par les services secrets colombiens le 2 juillet 2008.

Noël Saez vous a traitée d’ « ingrate », pour ne pas avoir daigné le remercier pour ses 30 séjours en Colombie chez les FARC, et les Américains vous accusent de les avoir catalogués comme agents de la CIA, au point d’aider les FARC à fouiller les affaires des otages, entre autre, pour ne pas parler de la nourriture, des livres et de la radio que, selon eux, vous gardiez par devers vous.

Les Colombiens, par centaines, vous incendient sur les sites internet des médias locaux. Votre mutisme alimente les spéculations les plus folles sur votre attitude. Les Français ne comprennent pas pourquoi vous êtes apparue en pleine santé le jour de votre libération, avec trois jours consécutifs de spectacle en Colombie puis à Paris, alors que votre famille, et le ministre français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, vous donnaient la veille « à l’article de la mort ».

 

Avant de vous condamner à un oubli irrémédiable, vos attitudes consternantes, décriées maintenant y compris par un honorable fonctionnaire français comme Noël Saez, exigent de votre part une rectification, que vous saurez observer eu égard à votre dévotion pour la Vierge Marie, consacrée par votre voyage dans la grotte de Lourdes puis au Vatican, avec votre réception, en compagnie de votre mère Yolanda et de votre sœur Astrid, par le Pape, qui n’a pas pris ombrage de vos divorces à toutes les trois.

 

Les prix que vous avez recus, notamment les 70.000 euros du trophée de la Concorde décerné par le Prince des Asturies, Felipe, héritier de la Couronne d’Espagne, se doivent de revenir à leurs véritables récipiendaires. Nous vous avions demandé ici de léguer ce prix à Christophe Beck, un ex-otage français de la guérilla colombienne. Votre bonté s’irradierait de lumière sainte si vous condescendiez à verser  ces quelques euros, une paille pour votre riche famille, à un homme ruiné par la vente de ses biens pour payer la rançon de 600.000 dollars exigée par les terroristes.

Mais notre humble requête ne peut s’arrêter en si bon chemin de Damas. La France, en ruines, accumule les déficits. Pourquoi ne pas prendre le taureau par les cornes de votre indéfectible passion mariste pour rembourser les frais engagés par la France depuis votre enlèvement en 2002 ?

Si j’en crois les augures, vous allez toucher près de un million d’euros pour publier vos mémoires d’otage chez un éditeur français. Vous seriez à jamais remerciée de votre geste si vous reversez cette somme au Trésor français. Votre image ne pourra ainsi que regagner les points que les livres cités vous ont fait perdre dans les sondages.