LE FORUM DE SAO PAULO SE GLISSE AUX USA

12 novembre 2009

Voici un article de mise en garde publié par le groupe UnoAmerica: 

El Foro de Sao Paulo se expande dentro de EEUU, advierte UnoAmérica


Bogotá, 10 de noviembre.- La Unión de Organizaciones Democráticas de América, UnoAmérica, advierte a las instituciones estadounidenses y a la comunidad internacional que el Foro de Sao Paulo (FSP) ya comenzó un proceso de expansión dentro de los propios Estados Unidos.
    El próximo domingo 15 de noviembre, se llevará a cabo el Primer Encuentro del Foro de Sao Paulo en los Estados Unidos. El Encuentro se realizará en el Hotel Whitcomb, ubicado en 1231 Market Street, de San Francisco, desde las 9 de la mañana hasta las 6 de la tarde.
    Según lo pautado en el último encuentro del FSP, realizado en Ciudad de México, esa organización decidió “establecer vínculos e iniciar relaciones con partidos políticos y organizaciones del movimiento social de los Estados Unidos”. Según lo que revelan   sus documentos, el FSP escogió “el Área de la Bahía de San Francisco por su trayectoria progresista y por su significancia política.”

    Para disfrazar sus intenciones, los organizadores del evento presentan al público norteamericano una versión rosa sobre lo que es el Foro de Sao Paulo, omitiendo deliberadamente que dentro de sus integrantes se encuentran las FARC, la organización narcoterrorista colombiana que más cocaína ha traficado hacia los Estados Unidos.
    Es de vital importancia para seguridad y defensa del hemisferio occidental que las instituciones norteamericanas conozcan la amenaza que significa el Foro de Sao Paulo, y que estudien los alcances de esa organización. Para tal fin, UnoAmérica pone a la disposición -en inglés- el libro The Foro de São Paulo. A Threat to Freedom in Latin America, disponible en el siguiente enlace:
http://www.unoamerica.org/unoTest/upload/apps/foro.pdf   
 

The Sao Paulo Forum is already operating in the US

Bogotá, November 11th .- The Alliance of Democratic Organizations of America, UnoAmerica, warns the authorities and institutions of the United States that the Sao Paulo Forum (FSP) is already operating inside the US. 

    The Sao Paulo Forum is a leftist political organization created by Fidel Castro in 1990, after de fall of the Berlin Wall, and is composed by Latin American political parties, but also by terrorist movements, including the Colombian Revolutionary Armed Forces (FARC).

     The FARC is not only kills, kidnaps, and commits terrorist acts, but it is also the most powerful cocaine cartel in the Western Hemisphere. The FARC is responsible for providing the United States with the largest shipments of illegal drugs. 

     Next Sunday, November 15th, the Sao Paulo Forum will hold its First Meeting inside the United States. The encounter will take place at the Whitcomb Hotel, located at 1231 Market Street, San Francisco, from 9 am to 6 pm.

     The organizers of this event present a false benevolent image of the Sao Paulo Forum, hiding deliberately the participation of the FARC. 

     The decision to infiltrate the US was taken in the XV Meeting of the Sao Paulo Forum, held recently in Mexico City. Their documents reveal that they chose to begin their activities in the Bay Area of San Francisco due to the “progressive history and political significance” of that city.

     It is vital for the internal security of the United States, that the threat posed by the Sao Paulo Forum is thoroughly understood. To that end, UnoAmerca offers the book The Forum of Sao Paulo. A Threat to Freedom in Latin America, available at http://www.unoamerica.org/unoTest/upload/apps/foro.pdf

 


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HONDURAS : ZELAYA VA REPRENDRE SES FONCTIONS SANS POUVOIR SE REPRESENTER POUR UN SECOND MANDAT

 

 

 

1er novembre 2009 

Le président de facto du Honduras, Roberto Micheletti, a cédé à la pression américaine et accepté la perspective d'un retour au pouvoir limité dans le temps du chef de l'Etat déchu Manuel Zelaya, pour clore la crise politique qui paralyse le pays depuis quatre mois.
Le texte de l'accord annoncé jeudi soir a été remis vendredi au Congrès, qui doit encore donner son aval à une date indéterminée.
“L'accord est signé”, a annoncé un représentant de M. Zelaya, Rodil Rivera.
Il prévoit la mise en place d'un gouvernement d'union nationale pour le 5 novembre, sauf dans le cas, improbable, d'un avis contraire du Congrès. Et il confirme la date de l'élection présidentielle, le 29 novembre.
L'accord restreint grandement les prérogatives de M. Zelaya, renversé le 28 juin par un coup d'Etat, et qui reviendrait donc à la tête de l'Etat jusqu'à la fin de son mandat, le 27 janvier: il devra renoncer à réformer la Constitution pour briguer un deuxième mandat, comme il avait entrepris de le faire.
Son projet de réforme, jugé illégal par la justice et la majorité des parlementaires, avait été à l'origine de sa déposition le 28 juin dernier, avant son expulsion du pays et son remplacement par M. Micheletti,  alors président du Congrès. 

 

Le régime provisoire, qui n’est en rien une dictature, a été mis en place jusqu’au scrutin du 29 novembre. Il a résisté jusqu’ici aux pressions de la communauté internationale, qui réclamait, sanctions économiques et diplomatiques à l'appui, le rétablissement de M. Zelaya dans ses fonctions.
Il a fini par céder après une relance des pourparlers sous la pression du délégué américain pour l'Amérique latine, Thomas Shannon, envoyé à Tegucigalpa par la secrétaire d'Etat Hillary Clinton.
Il l'a annoncé jeudi soir: “j'ai autorisé mon équipe de négociateurs à signer un accord marquant le début de la conclusion à la situation politique du pays”.
“Je crois que les Honduriens ont compris qu'il s'agissait du premier pas vers la normalisation de nos relations”, a déclaré M. Shannon.
Les Etats-Unis ont gelé plusieurs aides au Honduras, 3e pays le plus pauvre d'Amérique latine, et ont suspendu les visas de plusieurs dirigeants du régime de facto.
M. Micheletti a d'ailleurs demandé à la communauté internationale de lever les sanctions prises contre le Honduras depuis le coup d'Etat.
M. Zelaya, grand propriétaire terrien auteur d'un virage à gauche qui avait hérissé ses anciens alliés conservateurs l'an dernier, a fait part de sa “satisfaction” et salué un processus permettant “le retour de la démocratie”.
Zelaya est réfugié à l'ambassade du Brésil depuis son retour clandestin au pays le 21 septembre.
Mme Clinton, en visite au Pakistan, a salué un “accord historique”.
“Je ne vois aucun autre exemple de pays en Amérique latine qui après une interruption de son fonctionnement démocratique a réussi à surmonter une telle crise par la négociation et le dialogue”, a-t-elle dit. 

 

 



LES USA VONT POUVOIR UTILISER 7 BASES MILITAIRES EN COLOMBIE MALGRE LES PROTESTATIONS DE LA MOUVANCE CHAVISTE

1er novembre 2009

(mon séjour de travail en Colombie a retardé l'alimention de mon blog, comme prévu)

La Colombie et les Etats-Unis ont signé vendredi un accord militaire permettant à l'armée américaine de faire usage d'au moins sept bases en Colombie pour la lutte antidrogue et antiguérilla, malgré les protestations des régimes castristes du Cône sud (Cuba, Venezuela, Equateur, Nicaragua, Bolivie).
L'accord a été signé à Bogota par le chef de la diplomatie colombienne, Jaime Bermudez, et l'ambassadeur des Etats-Unis en Colombie, William Brownfield.
“L'accord sera publié la semaine prochaine (…) il faut être clair, son but est d'en finir avec le narco-trafic et le terrorisme en Colombie (…) nos voisins et toute la régions peuvent être tranquiles”, a déclaré un peu plus tard le ministre colombien à la radio RCN.
En vigueur pendant dix ans, il permettra à l'armée américaine de faire usage d'au moins sept bases en Colombie, pays comptant des frontières avec le Venezuela, l'Equateur, le Brésil, le Pérou et Panama.
L'accord permet à Washington de compenser la fermeture en septembre de sa seule base en Amérique du sud, dans le port de Manta (Equateur), d'où étaient menées des opérations aériennes de surveillance du Pacifique destinées à intercepter les cargaisons de cocaïne.
Il permet la présence de 800 militaires et 600 civils américains sur le sol colombien, au maximum, comme c'était déjà la cas dans le cadre du Plan Colombie signé en 2000 par Bill Clinton et Andrés Pastrana. Les Marine's ne sont pas autorisés à combattre sur le terrain. En fait l'armée américaine avait déà recours à six des sept bases jusqu'ici.
Au moins trois bases aériennes, deux bases de la Marine et deux bases de l'armée de terre sont concernées, en particulier celle de Palanquero (180 km à l'ouest de Bogota), disposant d'une piste de décollage adaptée aux gros porteurs, qui permettrait à l'armée américaine de se projeter bien au-delà des frontières colombiennes, selon les détracteurs de l'accord. L'ambassadeur américain a précisé ce dimanche, dans un entretien au Tiempo, qu'en aucun cas les USA n'interviendraient au-delà des frontières colombiennes, comme le stipule cet accord.
L'annonce de la signature à venir avait déclenché en juillet et août une crise régionale, entraînant la tenue d'un sommet de l'Union des nations d'Amérique du sud (Unasur) en Argentine, le 28 août.
Les pays membres avaient alors signifié que la présence de troupes étrangères dans la région ne devait en aucun cas porter atteinte à leur “souveraineté” ou leur “intégrité”.
Les voisins de la Colombie, en particulier le Venezuela et l'Equateur, craignent que des opérations les visant puissent être menées depuis le sol colombien, notamment en matière d'intelligence, ce que Washington dément.
Le président vénézuélien Hugo Chavez a accusé l'”empire” américain de s'être lancé dans une “nouvelle offensive guerrière visant l'Amérique du sud”.
Il avait en outre annoncé, en septembre, avoir passé un nouveau contrat militaire avec la Russie, qui prêtera deux milliards de dollars (1,4 milliard d'euros) à son pays pour l'achat de 92 chars T-72 et de lance-missiles.
“Avec ces fusées, ils vont avoir du mal à nous bombarder”, avait-il assuré, alors que Washington manifestait ses craintes d'une course aux armements.
L'accord prolonge, selon Bogota, la coopération déjà en place dans le cadre du “Plan Colombie” de lutte contre la guérilla et le trafic de drogue, au titre duquel la Colombie a reçu 6,5 milliards de dollars d'aide américaine depuis l'an 2000.
Il suscite aussi des controverses internes, notamment en raison de l'immunité dont jouiraient les militaires américains, selon des extraits de l'accord cités par la presse.
Le Conseil d'Etat a considéré mi-octobre que compte-tenu de sa portée, le texte devait être soumis à l'approbation du Congrès. Mais le gouvernement a passé outre cette recommandation. 

DAVID MURCIA, L’EMULE DE BERNARD MADOFF EN COLOMBIE, VA ETRE EXTRADE AUX USA

15 octobre 2009 

 

Auteur d’une gigantesque fraude financière pyramidale en Colombie, David Murcia, accusé également de blanchiment d'argent, sera extradé aux USA, a annoncé ce soir un porte-parole de la Cour suprême de Colombie. 

David Murcia, ancien dirigeant de la société de distribution DMG, et six de ses anciens collaborateurs font l'objet d'une plainte déposée auprès d'un tribunal fédéral de New York.
DMG est accusé d'avoir blanchi l'argent du narcotrafic par le biais du marché noir de pesos colombiens, un système de transferts informels utilisé pour blanchir des dollars provenant illégalement des Etats-Unis, en échange d'achats légaux en Colombie“, selon le texte de la plainte.
“Les Etats-Unis ont demandé au gouvernement de Colombie la détention préventive des accusés en vue d'une extradition”, ajoute le texte.


La société DMG est à l'origine d'un vaste scandale qui a éclaté fin 2008 en Colombie avec la ruine de milliers d'épargnants qui avaient placé leurs économies, 2,6 milliards de dollars au total, dans un système frauduleux d'épargne, consistant à verser des intérêts avec l'argent de nouveaux clients.

 

La société promettait des intérêts mirifiques, de l’ordre de 50% en six mois, en vertu de cette fraude pyramidale, un système également utilisé aux Etats-Unis par le financier Bernard Madoff, condamné pour avoir été à l'origine d'une gigantesque fraude portant sur 50 milliards de dollars. 

COMMENT L’HEBDOMADAIRE FRANÇAIS LE NOUVEL OBSERVATEUR APPUIE LE PEDOPHILE POLANSKI

 

5 OCTOBRE 2009 

 

Un ramassis d’incongruités, et c’est un euphémisme, se glisse dans l’article publié cette semaine par Le Nouvel Observateur sur Roman Polanski pour défendre le pédophile. Je vous laisse les trouver et les commenter : 

 

 

 

Une affaire datant de trente ans
 

Qui en veut à Roman Polanski ? 

Un documentaire qui affaiblit l'accusation, un procureur californien piqué au vif une ministre suisse zélée, voilà les ingrédients qui ont conduit à la spectaculaire arrestation du cinéaste à Zurich 

 

Neutres, les Suisses ? Vraiment ? Arrêté à sa descente d'avion alors qu'il était invité d'honneur au Festival de Zurich, Roman Polanski a été jeté dans un cul-de-basse-fosse au vu d'un mandat international lancé par la justice américaine. Les Etats-Unis réclament son extradition en trépignant, les Suisses sont embarrassés d'avoir attiré Polanski dans un traquenard, les Français sont stupéfiés, les Polonais enragent. Résultat : Polanski, l'un des plus grands cinéastes vivants, se retrouve, à 76 ans, menacé de finir ses jours en prison. L'affaire a plus de trente ans. Pourquoi les Suisses se réveillent-ils maintenant alors que le cinéaste séjourne régulièrement à Gstaad où il possède un chalet ? Pourquoi les Américains, qui ne semblaient plus guère se soucier du cas Polanski, se sont-ils activés ?
Flash-back. En 1977, huit ans après l'atroce massacre de Sharon Tate par les épigones de Charles Manson, Roman Polanski est arrêté pour avoir eu des relations sexuelles avec une gamine de 13 ans. La mère, une actrice en mal de rôles, a laissé volontairement sa fille seule avec Polanski, pour une série de photos. Le cinéaste, qui a la réputation d'aimer les jeunes filles, ne résiste pas. La mère dépose plainte pour viol. Le juge Rittenband propose un deal : un plaider-coupable contre une sentence légère. Entre-temps, la rumeur, à Hollywood, fait état d'une grosse somme d'argent qui aurait changé de mains pour atterrir dans celles de la maman outragée. Envoyé en pénitencier pour «évaluation», Polanski se retrouve dans un environnement dangereux : quelques caïds ont décidé d'embellir leur tableau de chasse en «se faisant» une célébrité. Au bout de quarante-deux jours, Polanski est relâché en liberté conditionnelle. Il repart travailler. Une photo remet tout en question. Polanski, cigare aux lèvres, s'amuse à la Fête de la Bière en Allemagne. Le juge, irrité, casse le deal.

Brusquement convoqué
A son retour aux Etats-Unis, le cinéaste comprend alors qu'il est bon pour un demi-siècle de prison. Il s'enfuit pour la France, où il est né. Il se marie, a des enfants, obtient un oscar et une palme d'or pour «le Pianiste». Le juge Rittenband décède, les procureurs se succèdent et rien ne se passe. Désormais installé à Paris, le cinéaste se voit brusquement convoqué début 2009 par le nouveau juge de Los Angeles, Peter Espinoza. Un documentaire, «Roman Polanski : wanted and desired» (1) vient de changer la donne. L'enquête de la cinéaste Marina Zenovich démontre que le juge Rittenband a eu une conduite violant les règles éthiques. Il aimait faire parler de lui en attaquant des gens célèbres et s'est juré qu'il «aurait la peau» de ce cinéaste mondialement connu. Pas très impartial, le juge… Les avocats (de l'époque) de Polanski n'ont plus qu'à enfoncer le clou : Roman a fait le bon choix en s'enfuyant. Ils reçoivent le soutien du procureur qui a porté l'accusation devant le tribunal en 1977 !
Début 2009, avec le documentaire sur les écrans, tout semble donc en place pour que le dossier soit classé. C'est ce que réclament les avocats de Polanski. Mais pour que le juge Espinoza puisse statuer, il faut que le cinéaste apparaisse sur le sol américain. Ce dernier refuse, craignant d'être traité comme un criminel dangereux. Et entreprend le tournage de «l'Homme de l'ombre» en Allemagne. Puis il passe l'été en Suisse, avant de faire un tour en Grèce. Laissant à ses avocats le soin de faire valoir devant la cour de Los Angeles que le mandat d'amener n'est plus valable puisqu'«aucun effort sérieux n'a été fait» au cours des années. C'est ce qui met le feu aux poudres. Piqué au vif, Steve Cooley, le nouveau district artorney de L. A., publie un document où il rappelle qu'une demande d'extradition a été envoyée aux autorités anglaises en 1978; que la Royal Canadian Mounted Police a été alertée en 1986; que la Thaïlande a été notifiée en 2005; et que le mandat a été présenté aux Israéliens en 2007. Les avocats contestent : ils n'ont jamais été prévenus de ces démarches. Ont-elles seulement eu lieu ? On peut en douter, suggèrent- ils. Car, en cas d'exécution du mandat, les charges, rendues publiques, seraient apparues dans leur inanité. OAS_AD(’Middle3′); 


Le procureur Cooley a-t-il besoin d'un procès à grand spectacle ? Aux Etats-Unis le poste est électif, comme celui de juge. Plus le tableau de chasse est riche, plus les électeurs sont contents. Cooley, élu deux fois en 2004 et 2008, surfe sur un sujet devenu sensible, la pédophilie. Pourtant la victime de Polanski, Samantha Gailey, devenue une mère de famille de 45 ans, a passé l'éponge dès 1987 : «Les charges devraient être abandonnées. L'étalage constant des détails de cette affaire me cause un tort immense. Je suis devenue la victime de l'action du procureur.» Les rôles sont renversés. Le D. A. remue la fange par goût de la notoriété, la victime plaide pour l'accusé.

Traquenard policier
Du cote suisse, le procède du traquenard policier a des relents nauséabonds. «Nous n'avions pas d'autre solution», affirme la ministre de la Justice, Eveline Widmer-Schlumpf, visiblement mal à l'aise. Pourquoi «pas d'autre solution» ? Cet été, Hillary Clinton, ministre des Affaires étrangères, a engagé un bras de fer sur la pratique du secret bancaire suisse. Désormais, le Trésor américain peut se voir communiquer les avoirs des fraudeurs fiscaux, sur simple demande. Les Suisses se sont résignés à collaborer. Avec l'affaire Polanski, ils donnent un gage de bonne volonté. Détail qui ne manque pas de sel : Eveline Widmer- Schlumpf, membre du conseil de banque de la Banque nationale suisse, a été l'un des trois conseillers fédéraux en charge du dossier UBS-secret bancaire. Autre détail qui tue : selon le réalisateur Terry Gilliam, le ministre de la Culture suisse en personne était à l'aéroport pour accueillir le cinéaste.
Polanski victime d'un jeu trop diplomatique ? Et d'une ministre soucieuse de ne gâter en rien son ascension (Eveline Widmer- Schlumpf, en acceptant un maroquin contre l'avis de son parti, l'Union démocratique du Centre, l'a fait exploser et a été accusée de «trahison») ? Pour l'heure, il a fait appel. Sera-t-il un jour emmené, menottes aux poignets, vers Los Angeles ? S'il était extradé, il risquerait de croiser Charles Manson. Qui est libérable dans deux ans.

(1)Le film vient de ressortir dans une salle à Paris, le Reflet Médias.

 

  

Rosemary's Baby(1968) 

Un best-seller d'Ira Levin adapté par Polanski : le cinéaste réalise un film d'horreur parfait, sur fond de satanisme (Mia Farrow est enceinte du diable). Cela lui sera violemment reproché après le meurtre de sa femme, Sharon Tate, enceinte de huit mois. La presse américaine, dans son ensemble, n'hésite pas à accabler Polanski, allant jusqu'à dire qu'il est responsable de son malheur. L'arrestation de Manson, trois mois plus tard, mettra à mal ces affirmations abjectes : les assassins ne savaient pas qui était dans la maison. 

  

Chinatown (1974) 

Le chef-d'oeuvre de Polanski, désormais classé dans les cent films américains déposés à la Bibliothèque du Congrès. Une histoire amère d'inceste, de trahison familiale, sur fond de corruption. Ce sera le dernier film de Polanski à Hollywood. En 1990, Jack Nicholson tourne la suite de «Chinatown», «The Two Jakes». Le troisième volet, prévu à l'origine, ne verra jamais le jour. 

  

Le Locataire (1976) 

Polanski revient à Paris, ville de sa naissance. Il y tourne ce scénario de Topor, qui marie le fantastique et le grotesque. Le film est mal reçu au Festival de Cannes, mais gagne, au fil des ans, un statut de chef- d'oeuvre méconnu. Tourné dans les studios d'Epinay juste avant leur démolition, le film ajoute à la légende du réalisateur, personnage étrange et inquiétant 

  

Le Pianiste (2002) 

La consécration. En adaptant le livre autobiographique du musicien Wladyslaw Spilman, Polanski revient sur sa propre enfance. Gamin abandonné dans le ghetto pendant la guerre, il a vu son père et sa mère déportés, et a survécu par miracle. Le film lui vaut un oscar, que Polanski n'ira pas chercher aux Etats-Unis, de peur d'être incarcéré. Harrison Ford lui remettra la statuette en France, où le cinéaste réside désormais. 

  

L'Homme de l'ombre (2010) 

Ewan McGregor est un nègre littéraire : missionné pour écrire les Mémoires d'un homme politique anglais (inspiré de Tony Blair), l'écrivain découvre des secrets d'Etat… En cours de tournage en Allemagne, le film est un polar à suspense, dont le scénario a été écrit, en grande partie, dans la maison de Polanski à Gstaad. Les autorités suisses, alors, n'avaient rien trouvé à redire… 

  

Philippe Boulet-Gercourt, François Forestier
Le Nouvel Observateur



LE SCANDALE POLANSKI CONSACRE LA DECOMPOSITION DE L’ELITE FRANCAISE, LE MINISTRE DE LA CULTURE FREDERIC MITTERRAND A SA TETE, POUR SON APPUI A LA PEDOPHILIE

1er octobre 2009 

Epouvanté par l’appui initial massif de la nomenklatura intellectuelle dès la détention du pédophile Roman Polanski le samedi 26 septembre à Zürich par la police suisse, je me suis senti bien seul quand j’ai dénoncé aussitôt cette aberration d’un soutien à l’auteur d’un tel crime. Je rappelle à ceux qui pourraient l’ignorer que le viol (y compris la sodomie dans le cas du cinéaste) est un crime, et davantage quand il s’agit d’une mineure sodomisée. 

Le boomerang de cette mafia corrompue lui est revenu en plein visage avec toutes les réactions du peuple, ici et ailleurs, sur les sites internet, contre son soutien à ce criminel en liberté, qui a fui la justice américaine pour échapper à une lourde condamnation. Le monde entier, sauf ces présumées élites, condamne Polanski et l’invite à affronter la justice pour le viol de Samantha, cette fillette de 13 ans, qu’il avait sodomisée après lui avoir fait absorber de la drogue. 

Maintenant, ceux qui ont trop parlé  pour défendre le criminel doivent répondre de leur appui, Frédéric Mitterrand en premier, mais aussi tous les autres, dont le ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner. 

Voici, pour mémoire, la première réaction de Mitterrand, ministre de la Culture, après la détention de Polanski : 

  

« Si le monde de la culture ne soutenait pas Roman Polanski, ça voudrait dire qu’il n’y a plus de culture dans notre pays. Je suis très ému en en parlant parce que je trouve que c’est une chose épouvantable et totalement injuste. Roman Polanski est un homme de cinéma de réputation internationale et c’est une émotion très profonde parce que Roman Polanski est un homme merveilleux. Et de la voir ainsi jeté en pature pour une histoire qui n’a pas vraiment de sens et de le voir ainsi pris au piège c’est absolument épouvantable. Et de la même manière qu’il y a une Amérique généreuse, il y a aussi une certaine Amérique qui fait peur et c’est cette Amérique-là qui vient de nous présenter son visage. J’apporte mon soutien à Roman Polanski. Le président de la république suit le dossier très attentivement, j’ai eu l’occasion d’en parler avec lui ce matin et je pense qu’il est au même diapason d’émotion que moi et que tous les Français… Je pense que tous les Français doivent être avec Roman Polanski dans cette épreuve ». 

Non, Monsieur le ministre, aucun Français n’approuve le crime commis par cet individu, quelle que soit par ailleurs la valeur de sa production cinématographique ! 

Ce sinistre neveu de l’ex-président François Mitterrand (un collaborateur du régime vichyste pro-nazi), se doit de démissionner illico.  Son appui à la pédophilie se retrouve dans les confessions qu’il a osé coucher sur papier dans son livre La Mauvaise vie, publié en 2005 chez Robert Laffont. En voici un extrait : 

« J’ai pris le pli de payer pour des garçons […] Évidemment, j’ai lu ce qu’on a pu écrire sur le commerce des garçons d’ici .[…] Je sais ce qu’il y a de vrai. La misère ambiante, le maquereautage généralisé, les montagnes de dollars que ça rapporte quand les gosses n’en retirent que des miettes, la drogue qui fait des ravages, les maladies, les détails sordides de tout ce trafic. Mais cela ne m’empêche pas d’y retourner. Tous ces rituels de foire aux éphèbes, de marché aux esclaves m’excitent énormément […] On ne pourrait juger qu’un tel spectacle abominable d’un point de vue moral, mais il me plaît au-delà du raisonnable […] La profusion de jeunes garçons très attrayants et immédiatement disponibles me met dans un état de désir que je n’ai plus besoin de réfréner ou d’occulter. L’argent et le sexe, je suis au cœur de mon système, celui qui fonctionne enfin car je sais qu’on ne me refusera pas. » 

Le pire est à venir. Ce Mitterrand a avancé, dans sa première réaction de soutien au pédophile Polanski, que le président Nicolas Sarkozy était « au même diapason » que lui pour soutenir le criminel. 

Si le chef de l’Etat ne dément pas cette affirmation, il en gardera la marque indélébile d’avoir appuyé un pédophile. Je remarque qu'aucun média français n'a daigné posé la question à Nicolas Sakozy!

Quant à Bernard Kouchner, le renégat socialiste déjà connu sur ce blog pour sa totale incompétence dans l’affaire des otages en Colombie, il lui reste lui aussi à renoncer à son poste pour retourner étudier en fac de droit avant de prétendre à de nouvelles fonctions. Il y apprendra qu’il ne servait à rien, comme il l’a fait, d’écrire à la Secrétaire d’Etat Hillary Clinton pour lui demander d’intervenir contre la demande d’extradition américaine de Polanski auprès de la Suisse. Cet apostat ignorait que les USA ne sont pas la France, et que la justice y est indépendante de l’Exécutif, à la différence de Paris où les magistrats restent sous la coupe du président pour leurs affections et promotions…

Un dernier commentaire. Le pédophile sodomiseur Polanski a donc été arrêté samedi dernier. Aucun des hebdomadaires politique français sortis aujourd'hui jeudi ne fait sa Une sur cet énorme scandale! Le Point revient en couverture sur Pétain (ironie de l'Histoire, puisque l'oncle de Frédéric Mitterrand, François, avait reçu la médaille de la Francisque des mains du chef de l'Etat français collaborateur du régime nazi). L'Express, dont le directeur est un ami de Carla Bruni-Sarkozy, préfère évoquer un sujet éculé, celui des ”privilégiés de la République” dans le domaine immobilier, et Le Nouvel Observateur met l'accent sur les suicides à France Telecom.

Je les félicite pour  leur ratage de la principale information: celle du scandale Roman Polanski !

AFFAIRE POLANSKI: LA PRESSE AMERICAINE EST UNANIME A DENONCER L’APPUI DE LA NOMENKLATURA FRANCAISE AU PEDOPHILE

30 septembre 2009

La presse américaine, qu'elle soit libérale ou conservatrice, reste incrédule face au soutien apporté en Europe à Roman Polanski après son arrestation en Suisse pour avoir violé et sodomisé une fillette de 13 ans, et espère que le cinéaste sera extradé aux Etats-Unis pour répondre de ses actes.


“A entendre les protestations des Français, des Polonais et d'autres Européens on pourrait penser que le cinéaste a été arrêté par quelque régime totalitaire”, s'étonne le New York Times dans son éditorial. “Mais quelle injustice y a-t-il à présenter devant la justice quelqu'un qui a plaidé coupable dans une affaire de viol avant de s'enfuir, indépendamment du talent qu'il pourrait avoir ?”, demande le quotidien.
Le cinéaste franco-polonais s'était enfui des Etats-Unis en 1978, après avoir été condamné pour “relations sexuelles illégales” avec une mineure de 13 ans en 1977. Il n'a jamais remis les pieds aux Etats-Unis depuis.
Le quotidien affirme être “heureux de voir d'autres personnalités européennes de premier plan commencer à faire remarquer que cette affaire n'a rien à voir avec l'oeuvre ou l'âge de M. Polanski. Il s'agit ici d'un adulte qui s'est attaqué à un enfant. M. Polanski a plaidé coupable pour ce crime et doit en répondre”, conclut le quotidien.
En Europe, une pétition pour demander la libération de Roman Polanski a déjà réuni plus de cent signataires du Septième Art, parmi lesquels les plus grands noms du cinéma européen, et même quelques cinéastes américains — Woody Allen, Martin Scorsese ou David Lynch.
Si le monde du cinéma, à quelques exceptions près comme Luc Besson, fait bloc derrière Roman Polanski, le monde politique se montre plus divisé, notamment en France, où le soutien officiel du gouvernement n'a pas suscité l'adhésion des partis, partagés entre hostilité et embarras.
Aux Etats-unis, le monde politique est resté silencieux sur le sujet, à commencer par le département d'Etat, qui doit transmettre à la Suisse la demande d'extradition de Roman Polanski, et qui se refuse à tout commentaire.
Sur la côte ouest, le Los Angeles Times, connu pour ses positions libérales, n'est pas tendre non plus avec le cinéaste et ses soutiens. L'un de ses éditorialistes, Steve Lopez, affirme sans ambages: “Les défenseurs de Polanski ont perdu de vue la vraie victime”.
“J'aimerais leur demander, si la victime était leur fille, s'ils seraient toujours aussi arrogants” à propos d'une affaire dans laquelle le cinéaste était poursuivi à l'origine “pour sodomie et viol”, écrit-il.
“Il a pu y avoir des irrégularités judiciaires”, reconnaît l'éditorialiste, évoquant le profil contesté du juge en charge de l'affaire à l'époque.
“Mais aucune irrégularité n'est plus grande que celle de n'avoir retenu contre Polanski (à l'époque) que l'accusation la moins grave”, estime-t-il. “Il a été favorisé. Et il est incroyable, vraiment, que ses stupides défenseurs réclament qu'il le soit une nouvelle fois”.
A l'autre bout du spectre politique, le tabloïd New York Daily News estime que “le tollé” provoqué par les soutiens de Roman Polanski est “pervers”.
“Et leurs tentatives d'excuser Polanski — sa mère est morte en déportation! Sa femme a été assassinée par la famille Manson! La fille (de 13 ans) n'était pas vierge! — sont à vous retourner l'estomac”, ajoute l'éditorial.
Pour le quotidien, il n'y pas d'autre solution pour Polanski que de “passer en jugement et affronter le poids de la justice”.

LE TERRORISTE FIDEL CASTRO AVAIT SUGGERE UNE ATTAQUE NUCLEAIRE DE L’URSS CONTRE LES USA SOUS LA PRESIDENCE DE RONALD REAGAN

27 septembre 2009

(à partir du Figaro)

Des documents inédits du Pentagone révèlent les projets belliqueux de Fidel Castro pour détruire l'ennemi américain à la fin de la Guerre froide. Et font relativiser les ambitions nucléaires soviétiques, à cette période.

Alors que les grands de ce monde viennent de voter une résolution de l'ONU pour appeler à la dénucléarisation, des documents inédits éclairent d'un nouveau jour la menace atomique, pendant les dernières heures de la Guerre froide. Fidel Castro aurait suggéré à l'URSS de lancer une attaque nucléaire sur les Etats-Unis, au début des années 80, d'après un rapport rédigé à partir de témoignages de plusieurs transfuges de l'Armée rouge. Comme pendant la guerre des missiles en 1962, le Lider maximo «a fait pression pour que les Soviétiques adoptent une ligne plus dure contre les Américains, allant même jusqu'à évoquer de possibles frappes nucléaires», peut-on lire dans ce document intitulé «Soviet intentions 1965-1985» et préparé pour le Pentagone en 1995.  A cette époque, c'est la «guerre fraîche» entre Moscou et Washington : le président Reagan, récemment élu, investit plusieurs milliards de dollars dans l'armement, surnomme l'URSS l'«empire du mal» et effectue de nombreux essais nucléaires dans le désert du Nevada, rappelle le New York Times qui a révélé mardi l'existence de ces documents.

«C'est vraiment un exercice ?»

Pour montrer à Castro qu'une attaque nucléaire n'était pas appropriée, les Soviétiques ont dû faire montre de patience et de pédagogie, à en croire ce long texte, mis en ligne par des chercheurs du National Security Archive«L'Union soviétique, en réponse, a envoyé des experts pour expliquer à Castro les conséquences écologiques qu'auraient pour des frappes nucléaires» contre les grandes villes de la côte Est des Etats-Unis. L'île communiste n'est en effet qu'à 360 kilomètres de la Floride. Une donnée du problème qui aurait «considérablement changé les positions de Fidel Castro», à en croire le général soviétique Andrian A. Danilevich, principale source du rapport.

Plus généralement, l'«incident Castro», comme il est appelé, donne une autre version de l'état d'esprit soviétique et tend à montrer que les ambitions nucléaires de l'URSS ont été à l'époque surestimées par l'administration Reagan, et ce, malgré la course aux armements. En 1972, les leaders du Kremlin se seraient ainsi montrés «horrifiés», lors d'un briefing sur les conséquences qu'aurait une éventuelle attaque américaine sur leur sol. Autre anecdote : dans les années 70, le leader soviétique Leonid Brejnev aurait «tremblé» avant d'appuyer sur le «bouton rouge», dans le cadre d'une simulation. «C'est vraiment un exercice ?», aurait-il demandé, inquiet, à son ministre de la Défense.

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LE CINEASTE PEDOPHILE ROMAN POLANSKI A ETE ARRETE EN SUISSE ET DEVRAIT ETRE EXTRADE AUX USA POUR Y ETRE JUGE MALGRE LES PROTESTATIONS DE L’IMMORALE INTELLIGENTSIA

 

27 septembre 2009 

 

Si un citoyen français lambda, coupable d’abuser d’une fillette de 13 ans, s’enfuyait à l’étranger et faisait l’objet d’une demande  d’extradition par Paris, personne ne bougerait le petit doigt s’il était arrêté avant d’être expédié devant la justice française. 

 

En France, il suffit de s’appeler Roman Polanski et d’avoir fait des films pour susciter, quand on a commis ce même crime aux USA, un tollé des intellectuels, avec à leur tête le ministre de la Culture Frédéric Mitterrand (neveu de l’ex-président récemment rallié à sa cause par Nicolas Sarkozy).

Cette différence de traitement est intolérable, mais vous ne risquez pas de lire ce commentaire sur les médias aux ordres du pouvoir, en France comme ailleurs….

 

Une affaire de moeurs vieille de plus de trente ans a fini par rattraper le cinéaste Roman Polanski, arrêté sur mandat d'arrêt américain à son arrivée en Suisse, où le Festival du film de Zurich devait lui remettre un prix dimanche.

 

Le réalisateur franco-polonais, âgé de 76 ans, a été « arrêté à son arrivée à l'aéroport de Zurich et placé en détention provisoire en vue d’extradition sur la base d’un mandat d’arrêt américain”, selon un communiqué des autorités judiciaires helvétiques. 


“Depuis fin 2005, les autorités américaines recherchent activement Roman Polanski partout dans le monde” pour “des actes d’ordre sexuel avec des enfants, notamment un cas de 1977 avec une mineure de 13 ans à Los Angeles”, selon le communiqué.

 

L'arrestation du cinéaste a provoqué un tollé dans les milieux culturels où la stupéfaction le dispute à l'indignation.
Les gouvernements français et polonais, dont Roman Polanski est le double ressortissant, vont demander ensemble à Washington la libération du cinéaste, a annoncé le chef de la diplomatie polonaise Radoslaw Sikorski.

 

Une éventuelle décision d’extradition pourra être contestée auprès du tribunal pénal fédéral, puis du Tribunal fédéral, la plus haute instance judiciaire helvétique, a précisé le ministère suisse de la Justice.
La Suisse “n'avait pas d'autre solution” que d'arrêter Roman Polanski, a assuré la ministre suisse de la Justice Eveline Wildmer-Schlumpf.
Washington a lancé un mandat international contre Roman Polanski en 2005, et les autorités suisses n'avaient pu arrêter le cinéaste lors de ses précédents séjours car c'était la première fois que Berne savait à l'avance que le cinéaste allait venir en Suisse, a encore affirmé la ministre.

 

“Dans un Etat de droit, il n'est pas possible de faire des différences. Il serait incompréhensible qu'une personne sortant du lot bénéficie d'un autre traitement”, a-t-elle observé.
Arrêté en 1977 à Los Angeles sur la plainte des parents d'une adolescente de 13 ans, le cinéaste avait plaidé coupable de “relations sexuelles illégales” et avait passé un mois et demi en prison. Fin janvier 1978, menacé de retourner sous les verrous, Polanski avait pris la fuite pour l'Europe où il vit depuis. 


“Nous sommes choqués par ce qui est arrivé”, ont déclaré les directeurs du festival de Zurich, Nadja Schildknecht et Karl Spoerri qui ont reporté sine die la remise du prix. Cependant, en signe de “solidarité” avec celui qu'ils considèrent comme “l'un des cinéastes les plus extraordinaires de notre époque”, ils ont décidé de maintenir la soirée d'hommage prévue.

 

Le ministre français de la Culture et de la Communication, Frédéric Mitterrand, s'est déclaré “stupéfait”. M. Mitterrand a souligné “s'en être entretenu avec le président de la République, Nicolas Sarkozy, qui suit le dossier avec la plus grande attention et partage le souhait (…) d'une résolution rapide de la situation”.
“Sans vouloir s'immiscer dans un processus judiciaire très ancien et donnant lieu à des appréciations exagérées”, Frédéric Mitterrand a indiqué “regretter de la manière la plus vive qu'une nouvelle épreuve soit ainsi infligée à celui qui en a déjà tant connu”.

 

Le cinéaste d'origine polonaise, qui a passé son enfance dans le ghetto de Cracovie, a été naturalisé français en 1976.
Le réalisateur a construit en une quarantaine de films, comme acteur, réalisateur, scénariste ou producteur, une oeuvre pleine de grands écarts, suscitant à la fois admiration et réserves, depuis l'iconoclasme de ses premiers opus jusqu'à l'académisme de son “Pianiste”, qui lui a valu la Palme d'or du Festival de Cannes en 2002.

 

Accueilli à bras ouverts à Hollywood, son aventure américaine avait duré 10 ans, semée de bonheurs et de cauchemars. Bonheur de son mariage avec l'actrice Sharon Tate, des grands films qui firent de lui un cinéaste de stature internationale, et cauchemar du sauvage assassinat de cette épouse enceinte en 1969 par le tueur en série Charles Manson. 

JIMMY CARTER CONFIRME, CE QUE J’AVAIS REVELE, L’IMPLICATION DES USA DANS LE COUP D’ETAT DE 2002 CONTRE HUGO CHAVEZ AU VENEZUELA

22 septembre 2009

(Désolé pour le retard, mais j'étais en déplacement) 

Les Etats-Unis étaient au courant de la tentative de putsch qui a failli renverser le dirigeant vénézuélien Hugo Chavez en 2002 et y ont peut-être même participé, a affirmé l'ancien président américain Jimmy Carter, dans un entretien au quotidien colombien El Tiempo dimanche.


“Je crois qu'il n'y a aucun doute sur le fait qu'en 2002, les Etats-Unis étaient au moins au courant ou qu'ils aient pu être directement impliqués dans le coup d'Etat”, déclare Jimmy Carter. Les “reproches” de Chavez “à l'encontre des Etats-Unis sont donc légitimes”, ajoute l'ancien dirigeant démocrate, qui a reçu le Prix Nobel de la Paix en 2002.
Le président vénézuélien, chef de file de la gauche antilibérale en Amérique latine, avait été renversé par une junte civilo-militaire pendant 47 heures en avril 2002, avant de retrouver le pouvoir. A l'époque, le président américain George W. Bush avait nié toute implication de son pays dans ce putsch avorté et avait invité M. Chavez, sa bête noire en Amérique latine, à en “tirer la leçon”.
M. Carter estime aussi que M. Chavez, élu après un scrutin “honnête” en 1999, a effectué des réformes nécessaires au Venezuela, en permettant “à ceux qui étaient traditionnellement exclus de bénéficier d'une plus grande part de la richesse nationale”, mais il se dit préoccupé par sa dérive “autoritaire”. Il juge toutefois que la popularité du dirigeant vénézulien dans son pays et son influence à l'extérieur ont “diminué”.
M. Carter affirme également que le nouveau président des Etats-Unis Barack Obama lui a confié vouloir entretenir des relations normales avec le Venezuela. “Mais il (Chavez) lui rend la tâche quasiment impossible”, ajoute M. Carter, qui estime que “les relations internationales seraient meilleures s'il cessait ses attaques et ses vitupérations contre les Etats-Unis.”
Dès le mois de mois de mai 2002, j'avais révélé, pour l'AFP, que les USA avaient participé au coup d'Etat de 2002, avec notamment la présence de deux lieutenants-colonels américains, dont j'avais publié les noms, aux côtés des putschistes vénézuéliens.

LA FRANCE S’OPPOSE A UNE AIDE NUCLEAIRE DE L’IRAN AU VENEZUELA MAIS OBAMA NE DIT RIEN

14 septembre 2009 

La France a mis en garde jeudi le Venezuela contre tout transfert de technologie de l'Iran vers ce pays dans le domaine nucléaire, qui serait une violation des résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU. Barack Obama n'a toujours pas réagi, à ma connaissance, à cette nouvelle menace du Venezuela, qui dispose de réserves en uranium.


“Nous ne contestons pas le droit du Venezuela aux usages pacifiques de l’énergie nucléaire”, a déclaré la porte-parole adjointe du ministère des Affaires étrangères, Christine Fages.
“Tout transfert de technologie depuis l’Iran dans le domaine nucléaire, y compris vers le Venezuela, constituerait cependant une violation des résolutions du Conseil de sécurité”, a-t-elle ajouté.
En réponse à une question, elle a précisé que l'aide iranienne violerait en particulier la résolution 1737 du Conseil de sécurité.
Adopté le 23 décembre 2006, le texte précise dans son article 7 qu'il est interdit à l'Iran d'exporter des matériels liés à son programme nucléaire, et à tous les Etats membres des Nations unies de les acquérir.
Dans un entretien au Figaro publié mercredi, le président vénézuélien Hugo Chavez avait remercié son homologue iranien Mahmoud Ahmadinejad “pour les transferts de technologie de l'Iran au Venezuela“, évoquant la création dans son pays d'un “village nucléaire” avec l'aide de l'Iran

L'Iran aide le Venezuela à développer un programme nucléaire civil car ces deux pays ont le droit de se doter de l'énergie atomique, avait déclaré Hugo Chavez au Figaro. Allié du président iranien Mahmoud Ahmadinejad, il a effectué les 5 et 6 septembre une visite à Téhéran.
“Je remercie (Mahmoud Ahmadinejad) pour les transferts de technologie de l'Iran au Venezuela. Nous avons signé un nouvel accord la semaine dernière à Téhéran. L'Iran a le droit de développer son énergie nucléaire comme le font la France, de nombreux pays et le Venezuela, pourquoi pas”, a-t-il indiqué.
Il s'est dit opposé à un programme à des fins militaires. “Je parle au nom du Venezuela et, pour moi, l'usage de la bombe serait une catastrophe. C'est pourquoi il faut en finir et aller vers un désarmement généralisé”.
Le Venezuela travaille à un projet préliminaire pour la construction d'un “village nucléaire” avec l'aide de l'Iran, “afin que le peuple vénézuélien puisse compter à l'avenir avec cette extraordinaire ressource utilisée à des fins pacifiques”, avait indiqué Hugo Chavez en Iran.
“Je suis certain que l'Iran n'est pas en train de produire la bombe. Personne d'ailleurs n'en a apporté la preuve”. “Si l'Europe et les États-Unis sont inquiets, à mon avis à tort, qu'ils soient cohérents et proposent un pacte sous les auspices de l'ONU pour aboutir à l'élimination totale des armes nucléaires”, a poursuivi le président vénézuélien.
Les Occidentaux soupçonnent l'Iran de chercher à se doter de l'arme nucléaire sous couvert de son programme civil, ce que Téhéran dément.

 

Voici la réaction officielle du Quai d’Orsay en date du 10 septembre 2009 : 

“Nous ne contestons pas le droit du Venezuela aux usages pacifiques de l'énergie nucléaire. 

Tout transfert de technologie depuis l'Iran dans le domaine nucléaire, y compris vers le Venezuela, constituerait cependant une violation des résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies, et en particulier de la résolution 1737. 

S'agissant de l'Iran, l'accumulation d'un stock d'uranium faiblement enrichi sans objectif civil crédible est très préoccupante. Le programme nucléaire iranien provoque des inquiétudes de l'ensemble de la communauté internationale et a déjà été l'objet de cinq résolutions du Conseil de sécurité”. 

REDDITION DE L’UN DES GEOLIERS D’INGRID BETANCUR ET DES TROIS AMERICAINS

12 septembre 2009 

Il s’agit d’ « Angelo », terroriste des FARC chargé par ses chefs Cesar et Gafas de surveiller les 15 otages de cette guérilla libérés le 2 juillet 2009 par un commando des services secrets colombiens dans l’Opération Jaque (Mise en échec). 

Le rebelle du Front n°1 des FARC s’est rendu à l’armée face à la pression militaire dans la zone du Guaviare, au sud-est de la Colombie, où les 15 ex-otages avaient recouvré la liberté. 

POUR OBAMA, LA COLOMBIE RESPECTE LES DROITS DE L’HOMME

12 septembre 2009 

Les Etats-Unis ont jugé vendredi que l'armée colombienne remplissait les critères de respect des droits de l'Homme, ouvrant la voie au versement d'aides militaires américaines complètes.

Ce bilan spectaculaire du gouvenement Obama tranche avec les accusations infondées de la complice n°1 des FARC en Colombie, la sénatrice au turban Piedad Cordoba, toujours pas poursuivie par la justice colombienne.


“Le gouvernement colombien a fait des efforts significatifs pour augmenter la sécurité de la population et promouvoir le respect des droits de l'Homme, et remplit ainsi les critères de certification”, a déclaré dans un communiqué Ian Kelly, un porte-parole du département d'Etat.
Cette décision “permet la remise de l'ensemble des fonds attribués pour 2009 à l'aide aux forces armées colombiennes”, poursuit M. Kelly.
La Colombie doit pourtant “sans aucun doute” s'améliorer “dans certains domaines”, et les Etats-Unis “comptent s'impliquer” dans ce domaine.
L'armée colombienne se voit régulièrement reprocher des exactions.
En août, des organisations non gouvernementales colombiennes ont dénoncé des “viols”, “meurtres” et “exécutions extrajudiciaires” commises par l'armée contre les peuples indigènes de ce pays.
Le rapporteur du comité de l'ONU sur le dossier colombien, Ion Diaconu, a de son côté fait état d'informations selon lesquelles des éléments de l'infanterie de marine colombienne auraient occupé une centaine de maisons civiles, obligeant 700 personnes à être déplacées.
Bogota a par ailleurs annoncé récemment un accord de principe pour mettre à disposition des Etats-Unis sept de ses bases, dans le cadre d'opérations contre le trafic de drogue et les guérillas.

CHAVEZ ACHETE DES MISSILES RUSSES POUR MENACER LA COLOMBIE

12 septembre 2009 

Le président vénézuélien Hugo Chavez a annoncé que des missiles russes d'une portée de 300 km et “qui ne ratent pas” leur cible arriveront “bientôt” au Venezuela, en précisant qu'ils seront utilisés pour la défense et non pas pour “attaquer qui que ce soit”.

Il s'agit d'une menace évidente contre la Colombie, qui a une frontière commune de 2300 km avec le Venezuela.


“Nous avons signé des accords avec la Russie. Bientôt des petits missiles vont commencer à arriver. Tu le mets ici et tu lances le petit missile. Tu sais à quelle distance il peut arriver? 300 km de portée. Et il ne rate pas”, a affirmé Chavez devant des dizaines de personnes rassemblés devant le palais présidentiel à son retour d'une tournée internationale.
Le président vénézuélien n'a pas précisé si ces accords avaient été signés pendant sa visite à Moscou mercredi et jeudi et a affirmé que la signature d'accords militaires avec des pays tiers n'ont pas pour but “d'attaquer qui que ce soit”.
“Ce sont des instruments de défense, parceque nous allons défendre le pays contre toute menace”, a-t-il ajouté sous les applaudissements de ses partisans.
Au cours de la visite de Chavez à Moscou, les ministères de la Défense des deux pays ont signé un accord de coopération militaire dont la teneur n'a pas été révélée.
“Ce genre de contrat n'est jamais signé en public. Nous livrerons au Venezuela les armes que le Venezuela nous demande, en accord avec le droit international”, a déclaré à ce sujet le président russe, Dmitri Medvedev.
“Pourquoi pas des chars ? Nous avons sans aucun doute de bons chars. Si nos amis veulent des chars, nous leur en livrerons”, a-t-il commenté.
Chavez, qui considère la Russie comme un “allié stratégique”, a récemment confirmé l'achat à Moscou de chars BMP3, MPR et T-72, destinés notamment à protéger la frontière avec la Colombie, avec qui Caracas a “gelé” les relations en juillet dernier.
D'après les médias russes, Caracas souhaite acquérir des chars T-72 et T-90, des hélicoptères, des transports de troupes blindés, des sous-marins et des systèmes antimissile.
La Russie et le Venezuela ont signé entre 2005 et 2007 douze contrats d'armement d'un montant total de 4,4 milliards de dollars.
Au cours de cette période la Russie a vendu au Venezuela 24 avions de chasse Sukhoi-30, 50 hélicoptères de combat et 100.000 fusils d'assaut Kalashnikov AK-47 et lui a accordé en outre un crédit d'un milliard de dollars pour l'acquisition d'armements.
Chavez est retourné vendredi à Caracas à l'issue d'une tournée au cours de laquelle il a visité la Libye, la Syrie, l'Algérie, l'Iran, le Turkmenistan, le Belarus, la Russie et l'Espagne.

COUP DE TONNERRE EN COLOMBIE : LES EX-PRESIDENTS CESAR GAVIRIA ET ERNESTO SAMPER AINSI QUE L’ANCIEN MINISTRE DE LA DEFENSE RAFAEL PARDO VONT ETRE ARRETES (SI LA JUSTICE FAIT SON TRAVAIL) APRES LES REVELATIONS FRACASSANTES CONTRE EUX DE L’EX-PRESIDENT ANDRES PASTRANA

09 septembre 2009 

Une véritable bombe politico-judiciaire vient d’éclater à Bogota sous la plume de l’ancien chef de l’Etat conservateur Andrés Pastrana (1998-2002), à propos de la complicité de Gaviria, Samper et Pardo avec les cartels de la drogue avant la présidentielle en 1994 conclue par l’élection de Samper contre Pastrana.  Mes lecteurs seront ravis d’avoir été les premiers à apprendre sur ce blog, depuis des mois, que Samper et Gaviria, au lieu de pérorer contre le régime démocratique d’Alvaro Uribe, devraient purger de lourdes peines de prison pour leurs liens avec leS cartel de Cali et de Medellin. 

Le détonateur, Andrés Pastrana, n’y va pas de main morte dans la lettre qu’il a adressée hier à César Gaviria. Il accuse cet ancien président (1990-94) d’avoir occulté les révélations que Pastrana lui avait apportées, avant le scrutin de 1994, avec des enregistrements (les fameuses « narco-cassettes) sur le financement de la campagne électorale de Samper par le cartel de Cali.

Il met aussi en cause Samper, informé par Gaviria du contenu des enregistrements avant le scrutin. Les deux hommes avaient maintenu un total blackout sur ces révélations jusqu’au vote. Le « libéral » Samper l’avait alors emporté de peu sur le conservateur Pastrana. 

Je rappelle pour les non-initiés que Samper avait passé les quatre ans de son mandat (1994-98) à éviter d’être jeté en prison, dans le procès dit des « 8.000 » (le numéro judiciaire du dossier criminel à Bogota) qui avait démontré le versement à sa campagne de six millions de dollars par les frères Rodriguez, alors chefs du cartel de Cali, et extradés récemment aux USA par Alvaro Uribe. Seul Fernando Botero, fils du célèbre peintre et sculpteur, alors ministre de la Défense de Samper, avait été jugé et incarcéré, pendant trois ans, après avoir reconnu les faits. Il avait alors servi de bouc-émissaire, et assuré que Samper “savait tout” de l'origine délicteuses de ses fonds. Le tésorier de la campagne de Samper, Santiago Medina, avait fini par se “suicider”.

Le président Samper avait échappé aux ténèbres des cachots grâce à l’appui d’un Congrès corrompu jusqu’à l’os par les prébendes du narcotrafic. Ingrid Betancourt, alors députée, avait fait une grève de la faim de 12 jours à l'intérieur du Congrès pour exiger la mise en accusation de Samper. Dans son livre La rage au coeur, elle accuse Samper d'avoir tenté de la faire supprimer à de nombreuses reprises. Les accusations d’Andrés Pastrana n’ont pas été démenties par Gaviria, qui a déclaré « ne plus vouloir parler du procès 8.000 ».

Vous qui me lisez n’ignorez plus rien des autres « casseroles » que traîne Gaviria depuis ses cadeaux d’ordre criminel, je pèse mes mots, au chef du cartel  de Medellin, Pablo Escobar (abattu en 1993 par la polie). Coupable de 500 meurtres de policiers, de l’attentat contre le DAS (services secrets)  avec 70 morts en 1990 ou encore contre un avion de ligne d’Avianca (130 morts), du trafic de milliers de tonnes de cocaïne entre la Colombie et les USA, « le patron » (Escobar) avait bien été enfin arrêté par la police de Gaviria, mais le chef de l’Etat lui avait permis de construire sa propre prison, la « Cathédrale », sur les hauteurs de Medellin. J’ai pu visiter les lieux en 2003. L’endroit est idyllique, en pleine forêt tropicale, avec vue lointaine sur l’aéroport de la ville. A la place de cellules, Escobar et ses hommes, tous « détenus » en principe, avaient fait construire des appartements avec jacuzzis, sol en marbre, hamacs sur les terrasses, et terrain de football où venait jouer avec eux un gardien de but international colombien.  Quand il fut question d’extrader Escobar, le caïd de la drogue prit ses cliques et ses claques avec son armée de soudards.  Samper, lui, n’a toujours rien dit, et pour cause. Je vous rappelle qu’il ne peut plus mettre le pied aux USA depuis cette époque, puisque son visa lui a été retiré. C’est un délinquant en liberté dans son pays. Pour se dédouaner de son passé criminel, il passe son temps à conter fleurette aux FARC, dont il défend les positions pour un échange dit « humanitaire », quand ce terme ne peut en rien concerner les otages des terroristes, détenus dans les camps de concentration d’une guérilla appuyée par les régimes néo-communistes de Hugo Chavez (Venezuela) et de Rafael Correa (Equateur). Avec les preuves apportées par Andrés Pastrana, pour qui la vengeance, à l’évidence, est un plat qui se mange froid, au bout de 15 ans de silence, le Parquet colombien, sous peine de se discréditer, se voit contraint d’ouvrir des poursuites contre Gaviria et Samper.   

Un autre membre de l’élite colombienne, Rafael Pardo, finira lui aussi dans les geôles colombiennes si le Parquet se secoue enfin. Dans sa lettre, Pastrana relate la réaction de cet individu, alors ministre de la Défense, et présent à l’entretien au cours duquel avait été révélé par lui au président Gaviria  les « narco-cassettes ».  Décomposé, Pardo avait alors invité Pastrana à son domicile pour l’implorer d’accepter un « pacte de gentilshommes » (pacto de caballeros) et de faire silence sur les narco-cassettes. Pastrana avait finalement refusé. Les enregistrements avaient alors filtré vers la presse, après la victoire de Samper. Le scandale ne devait plus avoir de fin, jusqu’au vote du Congrès exonérant Samper de toute culpabilité. Le ministère public colombien se doit de réagir, et vite, à cet ébranlement de la démocratie colombienne, avec la mise en accusation immédiate de ces trois félons, comme il a su le faire, mais injustement, 24 ans après les faits, contre le colonel Alfonso Plazas Vega. Ce héros colombien est détenu depuis deux ans, par la grâce de faux témoins, pour la présumée disparition de 11 terroristes du M-19 après qu’il eût libéré le Palais de justice de Bogota occupé puis incendié par cette guérilla sanguinaire le …6 novembre 1985. Les tueurs du M-19 avaient abattu 115 personnes, dont 55 juges. Les rebelles avaient agi avec la complicité et l’appui en armements des cartels colombiens de la drogue pour brûler tous les dossiers judiciaires de ces barons de la cocaïne, et leur éviter ainsi une extradition inéluctable aux USA. 

Les auteurs intellectuels de cette tragédie ont été, eux, amnistiés, et s’écroulent de rire, dans les dîners en ville, à propos de l’incarcération de leur ennemi de l’époque. L’un d’eux n’est autre que Gustavo Petro, aujourd’hui sénateur. César Gaviria, pour le récompenser de ses crimes, l’avait nommé diplomate à Bruxelles en 1993 ! Le Colonel Plazas avait alors crié devant la presse, avant de reprendre le Palais de justice : « ici, je défends la démocratie, maître ! ». Ce régime judiciaire qu’il a alors sauvé ne lui en sait aucun gré, et le maintient entre les quatre murs d’une infâme prison, quand les auteurs de la boucherie courent les rues de Bogota. Voici le texte intégral de la lettre d’Andrés Pastrana à César Gaviria : 

Bogotá, 8 de septiembre de 2009Señor
César Gaviria Trujillo
Ex Presidente de la República
Ciudad
Estimado señor ex Presidente:Con mucho interés he seguido sus planteamientos sobre la corrupción del proceso del referendo, el fracaso de la política de salud, el rezago en infraestructura y vivienda social, el desempleo, la miseria y otros temas de actualidad. Sin embargo, me ha sorprendido que tan importante debate haya desembocado en una confrontación a la ligera por un episodio de nuestra historia reciente del cual fui un protagonista. Permítame, por lo tanto, terciar para complementar su versión abreviada del tristemente célebre episodio de los llamados “narcocasetes”.

Acudí a usted, a días de las elecciones presidenciales, apelando a su investidura de Primer Magistrado de la Nación e invocando políticamente al Presidente que encarnaba el mandato moral de Luis Carlos Galán.

Entregué unas grabaciones de procedencia anónima, no verificadas. Tras oírlas, debo reconocer que usted no vaciló en calificar inmediatamente al hecho como “lo más grave que le ha pasado al país y a la democracia”. Más adelante se refirió a la relación con el Cartel de Cali de uno de sus funcionarios de mayor confianza y sus razones para obligarlo a renunciar. El allí presente ministro de Defensa añadió que “nunca había oído grabaciones tan comprometedoras” en relación a alianzas políticas con el narcotráfico. De principio a fin le manifesté al Primer Magistrado que el proceso quedaba en sus manos.

Un paréntesis. Interrogado esta semana en el programa La W confirmó usted que verificó que se trataba de personajes del Cartel de Cali y la campaña del Partido Liberal (”Yo mandé a cotejar las voces y comprobamos efectivamente que las voces eran legítimas”). La expedita verificación le fue comunicada al candidato Samper, la víspera de las elecciones. A mí se me mantuvo en la oscuridad, maniatado por la duda sobre la veracidad de las cintas.

Tras la reunión en el despacho presidencial, el ministro de Defensa estaba visiblemente conmocionado. Nos invitó horas más tarde junto con mi jefe de campaña a su casa y durante la conversación planteó la posibilidad de considerar un “pacto de caballeros” para guardar silencio sobre el asunto, a lo cual me negué repetidas veces. Ante su insistencia, al despedirme prometí reconsiderar la propuesta con cabeza fría. Apenas un par de horas más tarde, mi jefe de campaña les habría de reafirmar que el pacto era un imposible.

Las elecciones fueron presididas por usted bajo una guisa de normalidad a pesar del desafío descarado del crimen organizado. Puesto el asunto en sus manos, como era mi deber, debí enfrentar las urnas sin que se me hubiesen entregado las pruebas que el gobierno ya tenía en sus manos. Debí reconocer entonces “el triunfo numérico, mas no el triunfo moral” de mi adversario. No tenía otra opción. No fue sino hasta después de las elecciones que el noticiero 24 Horas decidió revelar la existencia de las cintas.Si el portador de las malas noticias ha debido ser el Primer Magistrado y no el denunciante; si el país ha debido ser informado de la alianza non sancta por el Presidente de la República, garante de la pureza electoral, antes de ir a las urnas; si el documento se debió revelar posteriormente por los medios que tenían las cintas en sus manos antes de las elecciones; si los electores acudieron a las urnas sin la verdad completa, son interrogantes y dilemas difíciles, pero sin fecha de vencimiento.Afortunadamente para el país de hoy, la perspectiva de los hechos es otra. Y las lecciones para la siempre amenazada democracia son cada día más claras.Sin otro particular, me suscribo del señor ex Presidente.

Cordialmente,

Andrés Pastrana 

HONTE A LA FRANCE, AUX USA, A L’ONU, A L’OEA, A L’UE, AUX ONG POUR LEUR SILENCE COMPLICE FACE AUX VIDEOS DE 10 OFFICIERS COLOMBIENS OTAGES DES TERRORISTES DES FARC ET ENCHAINES DEPUIS 11 ANS !

 

08 septembre 2009 

 

Le mutisme de l’opinion mondiale face aux nouvelles preuves avérées de la barbarie commise par les terroristes des FARC, à l’encontre d’otages qu’elle enchaîne avec des cadenas depuis 11 ans (onze ans !), me laisse sans voix, mais il me faut tenter de crier, comme dans un cauchemar  où nos hurlements s’étranglent, pour dénoncer ce martyre. 

 

Depuis trois jours, les médias colombiens ont présenté les vidéos de dix officiers colombiens otages des FARC, des chaînes cadenassées autour du cou. Ces enregistrements ont été saisis à Bogota sur un factotum de cette guérilla sanguinaire par la police, avant qu’il ne les remette à son contact dans la capitale, la sénatrice Piedad Cordoba, complice avérée des terroristes comme mon blog l’a démontré à satiété. 

 

Ni Paris, ni Washington, ni l’Union européenne, ni l’Organisation des Etats Américains, encore moins l’ONU, présidée jusqu’au 20 septembre par un émule du terrorisme, le sandiniste nicaraguayen, le père Miguel d’Escoto, qui vient de décorer Fidel Castro au nom des Nations Unies, sans aucune opposition, du prix de la Solidarité (avec qui ? Pas avec son peuple qui ne trouve même pas de papier hygiénique dans les magasins comme l’a révélé récemment le Nuevo Herald de Miami), ni la moindre ONG (comme Human Rights Watch, du triste Chilien Miguel Vivanco, expulsé l’an dernier du Venezuela par Chavez) n’ont bougé le petit doigt pour dénoncer ce crime contre l’Humanité que constituent les camps de concentration réservés aux otages des FARC, enchaînés et cadenassés.

Les réactions mondiales contre la barbarie des FARC se sont tues depuis la libération le 2 juillet 2008, par un commando de l'armée colombienne, de 15 otages dont Ingrid Betancur et trois Américains.

 

Des médias aux ordres de tous les pouvoirs, on ne pouvait pas attendre grand-chose. C’est fait. Ils n’ont rien montré de cette barbarie, de ces officiers balbutiant leur témoignage, la corde au cou, le cadenas en prime. Les relais des FARC n’avaient pas eu le temps, à cause de la saisie des vidéos avant leur édition, de gommer ces chaînes…

CHAVEZ FAIT DU CINEMA POUR DE BON A VENISE OU LA MOSTRA PRESENTE SON APOLOGIE DANS UN FILM DU SINISTRE OLIVER STONE

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7 septembre 2009

Le président vénézuélien Hugo Chavez se trouve aujourd'hui à Venise pour la Mostra, le festival international de cinéma, à l'occasion de la présentation d'un film documentaire du réalisateur américain Oliver Stone qui lui est consacré pour faire son apologie.
“Hugo Chavez est à Venise”, a annoncé un responsable de presse de la Mostra, au début de la conférence de presse d'Oliver Stone. Le responsable n'a pas précisé l'emploi du temps du chef d'Etat vénézuélien, qui se veut le chef de file de la gauche radicale latino-américaine.
Il devrait probablement fouler le tapis rouge vers 17H00 locales lors de la projection officielle de “South of the border”, le documentaire d'Oliver Stone, présenté hors compétition à la 66e Mostra.
Quelques militaires vénézuéliens avaient été aperçus sur le Lido dimanche, et une importante délégation officielle s'y trouvait déjà.
Très applaudi à sa projection de presse, le film retrace les changements politiques des dix dernières années sur le continent latino-américain à partir de l'élection en 1998 d'une figure emblématique, Hugo Chavez.
En 75 minutes d'entretiens et d'images d'archives — pour la plupart des journaux TV de la chaîne Fox News qui “diabolise” à l'envi le dirigeant vénézuélien –, il s'agit pour Oliver Stone de démontrer qu'Hugo Chavez n'est pas “l'ennemi public numéro un” qu'ont fait de lui les médias des Etats-Unis.

Oliver Stone s'était distingué en décembre 2007 quand il s'était rendu avec Chavez vers la frontière colombienne pour filmer la soi-disante libération imminente du petit Emmanuel, l'enfant conçu en captivité avec un guérillero des FARC par Clara Rojas, adjointe d'Ingrid Betancur enlevée avec elle en 2002. La libéation n'avait pas eu lieu puisque l'enfant avait été abandonné par les FARC à un intermédiaire qui l'avait remis un an plus tôt aux services sociaux colombiens.

Le réalisateur américain était reparti la queue basse, mais le verbe haut en annonçant ce film à venir sur les “merveilles” du régime de Chavez et la “juste lutte des FARC”. “S'il s'avère que les FARC ont commis des crimes, je ferai amende honorable”, avait assuré Oliver Stone à l'époque, en substance. J'avais alors envoyé un mail à Stone pour lui demander de reconnaître son erreur, preuves à l'appui sur l'action criminelle et sanguinaire de cette guérilla. JAMAIS il n'a eu le courage de répondre ni de retirer ses commentaires insupportables.

Ce même Stone avait déjà fait un film hallucinant de bêtise, “JFK”, sur John Kennedy. Il y reprenait les arguments du juge Garrison dénués de tout fondement sur l'assassinat de l'ex-président.

Luces y sombras de Bariloche (por Eduardo Mackenzie)

  Por Eduardo Mackenzie 

2 de septiembre de 2009 

 

No hay que pasar muy rápido la hoja del encuentro de Unasur en Bariloche. Mucho se escribió y dijo al respecto, pero el tema no ha sido agotado. El gran vencedor de esa cumbre de presidentes fue Álvaro Uribe. Sólo unos cuantos sectarios se niegan a admitirlo. El acuerdo de cooperación militar con Estados Unidos no fue  condenado. Ese era el punto central del evento y sus enemigos más tenaces no lograron lo que querían. El mandatario colombiano no fue crucificado por sus adversarios. Por el contrario, la banda de los tres (Chávez, Correa y Morales) no impuso su ley y hasta terminó dividida. Desde esa tribuna, Uribe denunció ante el mundo el imperialismo chavista, sus  amenazas militares contra Colombia y criticó la apología que hace Caracas del criminal abatido Raúl Reyes. La declaración final de Unasur reafirmó el principio de fortalecer la lucha contra el terrorismo y el narcotráfico. Esa frase apunta directo contra las Farc aunque esa sigla no aparece en la declaración. 

Esa cumbre mostró, al mismo tiempo, la poca utilidad de Unasur. El intervencionismo chavista contra Colombia y contra otros países fue evocado por Uribe pero no fue tratado por el colectivo. Ese fenómeno continuará y se agravará y Unasur no hará nada para frenarlo. Igual sobre la destrucción deliberada de la economía colombiana y venezolana que está haciendo  Chávez al sabotear el comercio bilateral. Unasur es impotente pues el mal viene desde dentro. Los de Venezuela, Ecuador y Bolivia, no son gobiernos normales. Son gobiernos revolucionarios, o que se creen revolucionarios. Ante  los métodos diplomáticos ellos prefieren las vías de hecho. El principio de la autodeterminación de los pueblos les vale un pepino. Cada elección  en el continente es vista por la banda como una brecha en el campo enemigo. Su primera reacción es instintiva y subversiva: enviar  valijas de dólares, agitadores, agentes de influencia, especialistas en “movilización de masas” para  desbordar a los partidos,  sacar de la nada organismos cipayos e imponer en las urnas un candidato de bolsillo. Unasur  no hará nada contra eso pues hace parte de los mecanismos de esa subversión.   

Bariloche permitió ver otra cosa: el extraño papel de Lula en los asuntos del continente. En esa reunión, Lula apareció como la eminencia gris que guía los pasos del presidente Chávez y de su combo. El  logra frenarlo en unos momentos, pero le suelta la cuerda cuando es necesario. Hay como una muy sofisticada hipocresía de Lula en sus relaciones con el continente. Sonrisas y abrazos en las instancias diplomáticas, sobre todo en Washington y  en el G-8 y en otros foros mundialistas y orientaciones duras y anticapitalistas en los cónclaves privados y secretos del Foro de Sao Paulo, especie de nueva Kominform para la dominación del continente, que había precisamente clausurado una reunión en México[i] cinco días antes de que comenzara la de Bariloche. 

Lula impidió que Unasur, organismo artificial  y sectario, estallara en Bariloche. Una condena de los acuerdos Bogotá-Washington habría obligado al presidente colombiano a abandonar la reunión, a dejarlos solos con su rabia y sus lunáticas resoluciones. Lula no fue tan lejos pues teme que otros poderes, entre esos Washington, le apliquen la recíproca y se pongan a escudriñar la pequeña cocina de los enormes acuerdos militares entre Brasil y Francia. Y que la curiosidad se desborde sobre los acuerdos militares que Moscú y Caracas guardan bajo siete llaves. 

Los medios de comunicación, sobre todo la televisión, la radio y prensa escrita, jugaron un papel muy positivo. Gracias  a ellos el encuentro fue casi transparente. Lula estaba molesto por la transmisión en directo del evento y la prensa argentina se dio cuenta y lo dijo. Uribe había exigido ese directo y lo consiguió. Eso paralizó a Chávez, quien no se atrevió a enfrascarse en una disputa en directo con Uribe pues hace rato descubrió que éste sabe cómo responderle. Ese directo le permitió al presidente peruano Alan García lanzar una sabrosa pica contra el jefe de la “revolución bolivariana” que la prensa internacional retomó con delicia. Todo el mundo vio el odio con el que se expresa Rafael Correa. 

¿Colombia debe continuar en el juego de Unasur? Yo no lo creo. A menos de que ese organismo se abra a todos los países del continente, seguir allí es darle palancas a la tentación hegemonista de los Lula y Chávez. 



 

[i]  Según la agencia castrista Prensa latina, a esa reunión “asistieron 520 delegados de 32 países, fundamentalmente de América Latina y estuvieron representados 62 partidos políticos y movimientos de la izquierda continental”. Creado hace 19 años, el Foro de Sao Paulo tiene un objetivo: “desbaratar el modelo neoliberal”, según declaró a PL un anónimo activista mexicano. Las dos próximas  reuniones serán en Sao Paulo, en noviembre de 2009, y en Buenos Aires, en 2010.

COLOMBIE: PAUVRE ANTONIO CABALLERO…

 

02 SEPTEMBRE 2009 

 

La vilenie de la presse colombienne, à de trop rares exceptions, est illustrée par ce commentaire du journaliste Antonio Caballero dans la dernière livraison de l’hebdomadaire Semana. 

Sous le titre « Pauvre Uribe », il s’en prend une fois de plus au chef de l’Etat colombien, adulé du peuple et honni de la gauche single malt de Bogota, dans un commentaire écrit en plein sommet de l’UNASUR vendredi à Bariloche (Argentine). 

 

Je ne vais pas vous traduire en entier cette triste démonstration de l’aveuglement en cours dans l’élite médiatique locale. En résumé, l'auteur a vu Alvaro Uribe « tout seul contre tous » dans l’arène, l’estime « commandé » par les Américains, et donne raison au président équatorien Rafael Correa dans son rejet de l’accord entre Obama et Uribe sur l’utilisation de 7 bases colombiennes par les Américains pour le combat contre la drogue et le terrorisme. 

 

Les œillères de ce journaliste qui ne sort jamais du « Norte » de la capitale, l’équivalent du XVIe arrondissement parisien toutes proportions gardées, lui ont fait oublier que Rafael Correa, la « panthère rose » de Quito, est un ennemi acharné de son pays, puisque l’Equateur n’a toujours pas rétabli les relations diplomatiques rompues par ce disciple du dictateur en herbe Hugo Chavez en mars 2008. Les preuves abondent sur les liens entre Correa et les FARC, qui ont aidé à financer sa campagne électorale.

Il s’est, nec plus ultra, fourvoyé dans sa satire du « pauvre et isolé» Alvaro Uribe.  Malgré le virus de la grippe mexicaine H1N1 qui le minait déjà, le président colombien a triomphé dans le sommet de l’UNASUR, rallié la majorité à sa cause, et ridiculisé les « castristes » Chavez, Correa, Morales et consorts. Le communiqué final ne comporte aucune condamnation de l’accord Obama-Uribe. 

M. Caballero a également omis de rappeler que l’aide américaine à la Colombie contre la drogue et le terrorisme des FARC remonte au Plan Colombie signé par l’ancien président Andrés Pastrana et …le démocrate Bill Clinton, le 31 août 2000. 

Qui sait si Antonio Caballero, dans un geste d’équanimité, ne finira pas, dans son prochain article de Semana, par battre sa coulpe pour avoir commis cette série d’erreurs ? Il lui faudra en tout cas de la patience pour supporter son président qu’il exècre : la chambre des Représentants n’a-t-elle pas voté cette nuit le principe d’un référendum, comme l’avait déjà fait le Sénat, sur la possibilité pour Uribe de se représenter en 2010 ? 

Avec près de 80% d’opinions favorables chez les 45 millions de Colombiens, Alvaro Uribe sera à coup sûr plébiscité dans le référendum et à la présidentielle … 

Voici l’article d’Antonio Caballero dans Semana: 

Pobre Uribe 

 

Por Antonio Caballero 


 

Pobre presidente Álvaro Uribe, él solito contra todos en gavilla en la reunión de Unasur, en Bariloche. Pobre, pero ¿quién le manda? Ah: es que la discusión era justamente esa: le mandan los Estados Unidos. La discusión consistía en saber si la seguridad “contra el terrorismo y el narcotráfico” consiste en ponerse bajo el ala protectora y la garra rapaz de los

Estados Unidos, o no. Uribe dice que sí. Los demás dicen que no. El presidente ecuatoriano Correa dice que “la lógica, la razón y la historia” dicen que no. Y tiene de su lado a la lógica, la razón y la historia.

Es ahí donde reside la soledad del presidente Uribe, pobre: en que su postura está contra la lógica, la razón y la historia (aunque a favor de los Estados Unidos, los cuales, fieles a su costumbre, lo dejaron solo). Los demás asistentes a la reunión de Bariloche podían hablar tranquilos: decían lo que pensaban. Uribe no: Uribe -pobre, pero quién le manda- estaba obligado a decir mentiras.

Decía el brasileño Lula (pues la reunión era así, desabrochada: todos se trataban por su nombre de pila, e incluso al pobre Uribe le decían “compañero”), decía Lula, con razón, que esas reuniones es mejor no tenerlas en público, porque se habla para el público. O sea: no se dice la verdad. Y por eso, coherente consigo mismo, Lula no dijo nada. Pero también con razón decía el peruano Alan García lo contrario: “Que haya luz y taquígrafos”. O sea: que se digan las cosas. Y con razón la chilena Bachelet pedía “transparencia”, y el paraguayo Lugo aseguraba que cuando no hay nada que ocultar las cosas pueden ser dichas.
 
Y el venezolano Chávez tenía también razón al afirmar, con absoluta convicción y ajustándose a la más sobria realidad, que no hay por qué creerles a los gobiernos de los Estados Unidos, que desde hace ya dos siglos no han hecho más que mentir (como, por otra parte, todos los gobiernos, incluyendo al de Chávez),y que un imperio es un imperio y tiene intereses imperiales.
Obviedades, pero ciertas: lo obvio suele ser cierto. Y no tenía razón, pero podía decirlo con toda impunidad, porque la demagogia patriotera suele ser impune, que si San Martín y que si Bolívar y que si Artigas y que si el Arauca vibrador.
 
Y más razón que ninguno tenía el ecuatoriano Correa cuando explicaba, esta vez sin descomponerse, que donde hay guerra es en Colombia, y no en los vecinos; y que donde se produce droga es en Colombia, y no en los vecinos; y que la definición de quién es narcotraficante y quién es terrorista no se puede dejar al arbitrio del gobierno de los Estados Unidos porque cualquiera puede acabar siendo definido así, si a los Estados Unidos les conviene.

En cambio el pobre Uribe… Al pobre Uribe le tocaba decir, a sabiendas de que lo que decía no era cierto, que entre los Estados Unidos y Colombia hay “igualdad soberana”, por ejemplo. Y que las bases militares no son bases militares. Y que la guerra contra el narcotráfico se va ganando, gracias al “esfuerzo eficaz” y a la “colaboración útil” entre los gobiernos de Colombia y los Estados Unidos. Y que Colombia “respeta su Constitución” (¡que lo diga él, que la ha cambiado dos veces…!) y por eso no habrá “tránsito de tropas”. Y que la transparencia (¡que lo diga él…!) es condición necesaria de la legitimidad. Y que “estos flagelos”, y que “la protección ecológica de la Amazonia”, y que patatín y que patatán.

Al lado del pobre Uribe estaba sentado el aún más pobre canciller Bermúdez, a quien le temblaban las manos, pobre.

Escribo esta columna sin saber en qué paró la cosa, porque la tengo que entregar ya. Y los Jefes y Jefas de Estado reunidos en Bariloche (porque, eso sí, la verdad no importará, pero la corrección de género es sagrada) acaban de decidir hacer un receso. Pero no creo que pase mucho -salvo en el caso de que el pobre Uribe tome la salida que le sugirió el peruano García: salirse de Unasur-. Así que la reunión, más que por lo que en ella se dijo, se puede describir por lo que en ella se vio. Y lo que se vio es que mientras el pobre Uribe peroraba, los demás presidentes estaban almorzando. Y que mientras todos los demás bebían agua, el pobre Uribe y su pobre canciller tomaban Coca-Cola, la nuestra.

DERNIERE MINUTE: LA COLOMBIE TRIOMPHE AU SOMMET LATINO-AMERICAIN, DEMOLIT CHAVEZ ET FAIT ADMETTRE SON ACCORD MILITAIRE AVEC LES USA

28 août 2009 

(Vous êtes les premiers à connaître ce bilan de l'UNASUR! )

Présenté comme le mouton noir du Cône sud par la mouvance castriste (Venezuela, Equateur, Bolivie, Nicaragua), Alvaro Uribe sort en vainqueur de Hugo Chavez et de ses affidés, par K.O. debout, du sommet de Bariloche (Argentine) tenu par l’UNASUR (Union des Nations d'Amérique du Sud) ce vendredi. La motion finale ne remet pas en cause l’accord militaire entre les USA et la Colombie sur la possibilité offerte aux Marine’s d’utiliser sept bases militaires du pays andin pour lutter contre le trafic de cocaïne et le terrorisme des FARC. 

Les arguments présentés par le président colombien pour défendre cet accord signé avec son homologue Barack Obama ont balayé les menaces de Hugo Chavez sur la « déclaration de guerre » que constituait selon lui ce qu’il avait appelé « les bases américaines en Colombie ».  Alvaro Uribe a non seulement démontré que cet accord ne consistait pas à installer des bases yankees dans son pays, mais que Hugo Chavez restait un allié des FARC, la guérilla terroriste colombienne qu’il protège quand elle se réfugie au Venezuela. 

Devant les onze autres présidents latino-américains, le chef de l’Etat colombien a attaqué Chavez en le citant. Il a qualifié « d’offense à la Colombie, dans la bouche de Hugo Chavez, l’apologie d’un chef tortionnaire de citoyens,  Raul Reyes, qualifié (par Chavez) de bon révolutionnaire, au moment même où nous recevions (du pouvoir vénézuélien) des menaces de bombardement avec des avions Sukhoi, ainsi que des insultes contre le peuple colombien ».  Voici le communiqué final de l’UNASUR, publié il y a quelques minutes à Bariloche : 

  1. Fortalecer a Sudamérica como zona de paz. Comprometiéndonos a establecer un mecanismo de confianza mutuo en materia de defensa y seguridad. Sosteniendo nuestra decisión de recurrir en todo a la Unasur. 
  2. Reafirmar que la presencia de Fuerzas Militares extranjeras no puede con su medio de recursos vinculados y objetivos propios amenazar la soberanía de integridad de cualquier nación suramericana y en consecuencia la paz y seguridad en la región. 
  3. Instruir a sus ministros de Relaciones Exteriores y de Defensa a celebrar una reunión extraordinaria durante el mes de septiembre próximo para que en pos de una mayor transparencia diseñen medidas que fomenten la seguridad, incluyendo mecanismos concretos de implementación y garantías para todos los países aplicables a los acuerdos existentes con países de la región y extraregionales, así como el tráfico ilícito de armas al narcotráfico y el terrorismo de conformidad con la legislación de cada país. Estos mecanismos deberán contemplar los principios irrestrictos de respeto a la soberanía, integridad e inviolabilidad territorial y no injerencia en los asuntos internos de los Estados.