CLARA ROJAS ET SON FILS EMMANUEL SONT RECUS PAR LE PAPE. L’EX-OTAGE DES FARC VA « SENSIBILISER L’ITALIE SUR LE DRAME DES SEQUESTRES EN COLOMBIE »

11 mars 2009 

Quelle leçon de dignité et de dévouement à la cause des victimes des FARC nous donne cette jeune femme, qui a passé six ans dans les griffes des terroristes pour avoir  voulu rester volontairement aux côtés d’Ingrid Betancur!

Quel exemple offre-t-elle à Ingrid, retirée sur son Aventin après avoir tourné le dos à ses comités de soutien, à son mari colombien défenseur acharné de sa remise en liberté, et à la lutte qu'elle avait promis de mener en faveur des 3000 otages des FARC…

Clara Rojas va être reçue par Benoît XVI ce mercredi avec Emmanuel, l’enfant qu’elle a eu avec l’un de ses geôliers, et sa maman, Clara, 78 ans, une dame d’une rare tenue comme je vous l’ai relaté ici et dans mes livres. L’ambassadeur de Colombie en Italie, Sabas Pretelt de la Vega, va profiter de cette visite pour dissuader certains secteurs en Italie « qui croient encore que les enlèvements sont des actions de guerre, et pour leur faire prendre conscience de ce que la prise d’otages constitue l’un des actes terroristes les plus barbares ». 


Archives pour la catégorie vatican

HALTE AU CALVAIRE DES OTAGES EN COLOMBIE !

26 décembre 2008 

800 otages colombiens pourrissent dans la jungle sous le joug des FARC, certains depuis ONZE ans, et six d’entre eux attendent leur libération  prochaine, annoncée par les terroristes pseudo-communistes. 

Cette époque sacrée, entre Noël et le Nouvel An, s’est convertie en 2008, pour les familles de ces victimes, en un martyre pire que jamais, dans l’oubli total de la communauté internationale. 

Ni le pape Benoît XVI, ni Ingrid Betancur, ni le président français Nicolas Sarkozy n’auront eu le moindre mot, le jour de Noël, pour appeler les FARC à libérer leurs victimes. 

La barbarie des terroristes colombiens continue sans vergogne, avec un zeste supplémentaire de cruauté : malgré l’appel des familles de militaires et soldats otages, les FARC n’ont toujours pas révélé les identités des trois officiers militaires et du gradé de la police qu’elles ont l’intention de libérer, en même temps que les anciens élus Alan Jara et Sigifredo Lopez. 

Mettons-nous un instant dans la peau de ces proches. Ils ont appris depuis une semaine que les rebelles vont relâcher quatre gradés, mais ils sont au total 26 officiers aux mains des FARC. Qui va sortir de l’enfer ? Qui restera ? 

Le sadisme de la guérilla se nourrit de ces horreurs. Pour le compléter, la sénatrice d’extrême gauche Piedad Cordoba, complice des FARC qui l’ont déléguée pour recevoir les six bienheureux, n’est pas en reste. Elle souhaite la présence d’une commission internationale pour cette libération, avec personne d’autre que les délégués des pays suivants : Venezuela, Equateur et Argentine. Ce sont tous des régimes ennemis de son propre pays ! 

Le président colombien Alvaro Uribe a déjà annoncé qu’il donnait tout pouvoir au CICR (Comité international de la Croix rouge) pour assurer ces libérations, et à personne d’autre. 

Tous les autres otages, auxquels nous nous devons de penser sans relâche, sont hélas appelés à moisir davantage sous la terreur des FARC. Les rebelles ont à nouveau annoncé hier leur exigence préalable d’un mini-Etat pour négocier un échange entre leurs victimes et les guérilleros emprisonnés en Colombie. 

Qu’attend notre président Nicolas Sarkozy, un an après sa supplique à « Monsieur Marulanda » en faveur d’Ingrid Betancur, pour lancer un appel à « Monsieur Alfonso Cano », nouveau chef des FARC, afin de le rencontrer et d’obtenir la libération des otages contre la reconnaissance politique d’une guérilla désormais sensible aux valeurs de l’Humanité ? 



LE PAPE RECOIT LA COLOMBIENNE INGRID BETANCOURT

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1er septembre 2008

Ingrid Betancourt a été reçue lundi en fin de matinée en audience strictement privée par le pape Benoît XVI dans sa résidence d'été de Castel Gandolfo près de Rome (photo).

Arrivée dimanche soir à Rome, Mme Betancourt a été reçue par le pape à midi (10H00 GMT) accompagnée de sa mère Yolanda Pulecio et de sa soeur Astrid.

Vêtue de blanc, Ingrid Betancourt n'a fait aucune déclaration en arrivant ou à l'issue de l'audience. Aucun journaliste n'a été accepté à l'intérieur du palais apostolique, seuls quelques photographes et cameramen ayant été autorisés à faire des reprises.

Mme Betancourt doit donner une conférence de presse à Rome en début d'après-midi.

LE TERRORISTE DES FARC RODRIGO GRANDA, LIBERE EN 2007 A LA DEMANDE DE SARKOZY, SUR LA LISTE ROUGE D’INTERPOL

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De gauche à droite: Jesus Santrich, Rodrigo Granda, Piedad Cordoba et Ivan Marquez, à Caracas, en octobre 2007

14 août 2008 

C’est ce que vient de demander à Interpol le président colombien après avoir retiré aujourd’hui à ce commandant de la guérilla terroriste son statut privilégié de «médiateur de paix ». 

L’affaire Rodrigo Granda constitue l’une des multiples facettes que comporte le scandale Ingrid Betancourt. Ce chef rebelle avait été libéré en mai 2007 par Alvaro Uribe à la demande de Nicolas Sarkozy, avec pour mission d’aider à la libération des otages des FARC. 

Ce guérillero n’a non seulement rien fait en ce sens, mais son curriculum suinte le sang. Il fait l’objet d’un mandat d’arrêt au Paraguay pour sa présumée complicité dans l’enlèvement en octobre 2004 suivi de l’assassinat de la fille de l’ancien président Raul Cubas, Cecilia, malgré le paiement d’une rançon de 800.000 dollars. 

Rodrigo Granda avait été arrêté en décembre 2004 au Venezuela par un commando puis déporté en Colombie pour y être emprisonné. Il venait d’avoir des contacts avec l’ambassade de France à Caracas pour tenter de trouver une issue à la séquestration d’Ingrid Betancourt. C’est pour cette raison que le président français avait demandé son élargissement à Alvaro Uribe, dans l’espoir que le dialogue avec les FARC reprendrait avec succès. 

Il n’en a rien été. Au contraire, Granda vient de réaffirmer le dogme de la lutte armée en Colombie, depuis son refuge au Venezuela. Il y est abrité ainsi que d’autres « commandants » d’aucune troupe rebelle, comme Ivan Marquez et Jesus Santrich, avec le bon vouloir du président vénézuélien Hugo Chavez. 

EXCLUSIF : LA SUISSE N’A EU AUCUN ROLE DEPUIS 2000 DANS LA LIBERATION DES OTAGES COLOMBIENS

 

  

13 août 

 

Cette révélation est contenue dans un long compte-rendu que vient de me faire parvenir une haute source colombienne. Je ne donnerai guère de détails, et vous le comprendrez, car je les réserve pour le livre que j’écris sur l’Opération Jaque et le contexte colombien. 

 

Grâce à trois accords survenus entre les FARC et le pouvoir colombien entre 2000 et 2001, 440 otages, dans leur immense majorité des soldats ou des policiers, ont été libérés. Dans chacune de ces  libérations, « Jean-Pierre Gontard n’a eu aucun rôle », insiste cette haute source. 

 

Monsieur Gontard, émissaire suisse depuis 1999, avait affirmé le 6 juillet dernier, à la TSR (Télévision suisse romande) que «(sa) négociation avait abouti à la libération de 360 soldats colombiens en 2001 ». 

 

J’ai posé la question au DFAE (Département fédéral suisse des Affaires étrangères), précisément à sa responsable, Micheline Calmy-Rey, et j’attends sa réponse. Je tente également d’obtenir la réaction de JP Gontard. 

 

Dans un comuniqué du 13 juillet, le DFAE avait affirmé que 

M. Gontard, “de même que le médiateur français, Noël Saez, ont travaillé (…) parfois au péril de leur vie afin de sauver des vies et de libérer des personnes retenues prisonnières dans des conditions très dures”.

Je rappelle que ni la Suisse ni la France n'ont eu aucun rôle dans l'Opération Jaque du 2 juillet dernier qui a abouti à la libération de 15 otages dont Ingrid Betancourt par un commando d'agents secrets colombiens.



ARRESTATION A BOGOTA DU MEDECIN D’ALFONSO CANO ET D’UNE DELEGUEE INTERNATIONALE DES FARC

09 août 2008
Membre de la Commission internationale des FARC, Liliany Patricia Obando Villota, psychologue à l'Université nationale de Bogota et professeur de lettres modernes, était chargée du recrutement de jeunes étudiants dans les cellules des FARC. Elle aurait été aussi la maîtresse de Raul Reyes, le n°2 de la guérilla abattu le 1er mars, selon les informations de la radio Caracol. Elle était l'une des dirigeantes de la FENSUAGRO, fédération de syndicat agricoles. Son nom apparaît à 176 reprises dans les ordinateurs de Raul Reyes.
L'autre détention concerne Cesar Augusto Arango García, médecin d'Alfonso Cano, nouveau chef des FARC. Il avait dirigé l'hôpital de Planadas, dans le département de Tolima, où il avait soigné des chefs de la guérilla mais aussi des otages. En juillet 2002, des rumeurs insistantes avaient fait état de l'internement d'Ingrid Betancourt dans cet hôpital pendant quelques jours. J'en avais fait état dans mon livre sur Ingrid Betancourt: histoire de coeur ou raison d'Etat (Hugo Doc).

 

PIEDAD CORDOBA AURAIT ACHETE UN APPARTEMENT DE 950.000 EUROS A BARCELONE

7 août 2008

Cette information m'a été fournie par l'un de mes informateurs. Cet appartement de 4 chambres, 2 salles de bains, avec air conditionné, chauffage, salle de gym,  terrasse, salle de jeux, parking, etc, serait situé dans le quartier huppé de la Sagrada Familia, en plein coeur de Barcelone. Piedad Cordoba aurait reçu l'aide de l'ambassade du Venezuela en Espagne pour cette acquisition.

La sénatrice au turban, qui s'était opposée à toute libération d'ngrid Betancourt par les FARC l'an dernier, n'a cessé de prêcher en faveur des terroristes colombiens. Raul Reyes l'avait baptisée “Teodora deBolivar”…

Si cette révélation se confirme, les questions affluent:

- avec quel argent la sénatrice proche des FARC a-t-elle pu se payer ce palace ?

- a-t-elle l'intention d'y résider en demandant l'asile politique ?

 

LA LEGION D’HONNEUR POUR LE COMMUNISTE COLOMBIEN CARLOS LOZANO, POURSUIVI A BOGOTA POUR SES PRESUMES LIENS AVEC LES FARC

 7 août 2008 (En castellano al final) Cette information vient d’être publiée par l’hebdomadaire Cambio, de Bogota, fondé par Gabriel Garcia Marquez. Le décret en ce sens aurait été signé par Nicolas Sarkozy.

Carlos Lozano est le chef du parti communiste colombien, qui est autorisé. Je le rappelle pour tous ceux qui en France voient dans ce pays une « dictature »… Une information a été récemment ouverte par le Parquet en Colombie contre plusieurs personnalités politiques pour leurs liens présumés avec les FARC, dont Carlos Lozano, Wilson Borja, et Piedad Cordoba, après la saisie des documents contenus dans les ordinateurs de Raul Reyes, n°2 de la guérilla éliminé par l’armée colombienne le 1er mars.

Un autre Colombien, le père Dario Echeverri, va également recevoir la Légion d'honneur, selon Cambio. Les deux futurs décorés recevront les insignes de Chevalier, le même que celui donné à Ingrid Betancourt le 14 juillet.Hier soir, c'est le général Freddy Padilla, chef d'Etat major des armées de Colombie, qui avait été décoré de la Légion d'Honneur par le ministre français de la Défense, Hervé Morin, avec les insignes de Grand officier.



3 VIDEOS IMPRESSIONNANTES SUR L’INFILTRATION DES FARC PAR DES AGENTS SECRETS PUIS L’ATTAQUE DE L’ARMEE

 

 

03 août 2008 

 

Voyez ces vidéos publiées par l’hebdo Semana de Bogota :

 

http://www.semana.com/wf_InfoArticulo.aspx?idArt=114125

 

http://www.semana.com/wf_InfoArticulo.aspx?idArt=114143

 

http://www.semana.com/wf_InfoArticulo.aspx?idArt=114126

 

La première vidéo illustre l’incroyable courage des agents secrets colombiens de l’armée et de la police qui ont réussi à infiltrer le 10° front des FARC, et même à filmer les chefs avec une caméra cachée !

 

 On peut imaginer quel sort aurait été réservé à ces hommes s’ils avaient été découverts ainsi que leurs caméras… 

On comprend mieux aussi comment a été préparée l’Opération Jaque, qui a exigé un an d’élaboration. 

 

LES EGAREMENTS DE LA JUSTICE EN COLOMBIE : ELLE MET EN CAUSE LE PRESIDENT ALVARO URIBE, MAIS NE FAIT RIEN CONTRE LES COMPLICES DES TERRORISTES COMME PIEDAD CORDOBA

  

31 juillet 2008 

Si j’étais Colombien, j’aurais beaucoup de mal à digérer cette dernière nouvelle : le chef de l’Etat Alvaro Uribe, un héros plébiscité par 94% de la population après la sensationnelle opération “Jaque” pour la libération d'Ingrid Betancourt, va devoir répondre de l’accusation de « subornation » devant le Parlement dans la macabre affaire de Yidis Medina. 

Il aura suffi que cette ex-parlementaire, complice d’enlèvements et devenue proche des paramilitaires, mette en cause le président Uribe pour que la Chambre d’accusation parlementaire décide d’entendre le chef de l'Etat.

Cette présumée criminelle  aurait voté, selon elle, à sa demande, en 2006, la nouvelle loi lui permettant de se représenter à la présidentielle, en échange de faveurs qu’elle n’aurait jamais reçues. Alvaro Uribe, élu au premier tour avec 54% des voix en 2002 au premier tour, avait été réélu en 2006 avec 63% des suffrages, toujours au premier tour. Il a toujours nié ces allégations, et prouvé que cette femme avait en fait harcelé son fils, et pas lui, pour obtenir sans succès des prébendes.

Mon rôle d’observateur étranger ne vise pas à défendre le chef de l’Etat, mais je suis surpris de voir que dans ce pays, en plein combat contre les terroristes des FARC, ce soit celui qui les annihile et libère les otages, dont Ingrid Betancourt et 14 autres le 2 juillet, qui est poursuivi, alors qu’aucune action n’a encore été engagée contre la sénatrice Piedad Cordoba, prêtresse du terrorisme guérillero, à la solde des FARC, et opposée à la libération d'Ingrid, comme le démontrent les dossiers de Raul Reyes et les discours délictueux de cette femme enturbanée. 

Si j’étais Colombien, je renverrais dans leurs foyers à la prochaine élection tous ces complices des barbares qui détiennent trois mille otages, certains, comme le colonel Luis Mendieta, depuis 11 ans. Ils devront tous rejoindre un jour Radovan Karadzic sur les bancs du tribunal pénal international de La Haye, pour y être jugés sous l'accusation de crimes contre l'Humanité.

En France, l’ex-président Jacques Chirac vient d'être inculpé dans une affaire d’emplois fictifs à la mairie de Paris (il en a été maire de 1975 à 1995), près de 20 ans après les faits, mais seulement après qu’il eut achevé ses deux mandats de président, et à partir de faits avérés par la justice. 

En Colombie, il suffit à une présumée criminelle d’accuser le président, sans aucune preuve, pour amener cette Chambre, pleine d’élus corrompus, à décider de poursuivre Uribe pendant son mandat. 

Mais qu’attend le peuple colombien pour se mobiliser afin de mettre fin à ce déni de démocratie ? Est-ce le rôle d’un président comme Uribe de s’abaisser à répondre aux vilenies d’une présumée criminelle alors qu'il est en train de ramener la paix en Colombie ? 

La presse colombienne m’interpelle pour son manque d’à propos, voire sa passivité complice sur un sujet d’une telle gravité. Le médias préfèrent se concentrer sur le retour au premier plan de l’ex-président Samper comme candidat à la présidence du parti libéral. Il a pourtant été poursuivi pour avoir été soutenu à hauteur de six millions de dollars par le cartel de la cocaïne de Cali pendant sa campagne électorale de 1994, et ne peut même pas se rendre aux USA, qui lui ont retiré son visa. 

LA CONFERENCE DE PRESSE KOUCHNER-BERMUDEZ A PARIS LE 29 JUILLET

30 juillet 2008 

Voici le compte-rendu émis par le ministère français des Affaires étrangères sur la conférence de presse commune entre Bernard Kouchner et son homologue, le nouveau ministre colombien Jaime Bermudez, à Paris, le 29 juillet:

Bernard Kouchner: Je suis heureux d'avoir accueilli mon homologue M. Jaime Bermudez, ministre des Relations extérieures de Colombie accompagné de M. Luis-Guillermo Plata, ministre du Commerce, de l'Industrie et du Tourisme. Ils auront l'occasion de rencontrer Mme Lagarde ce soir. 

Avec M. Bermudez, nous avons pu nous réjouir, ensemble et tourner un peu, à moitié, la page des otages. Nous avons eu pendant toute cette année passée, des rapports très étroits avec le président Uribe, nous avons beaucoup mobilisé la communauté internationale et la presse en particulier pour que notre compatriote, Mme Ingrid Betancourt soit libérée ainsi que tous les autres otages. 

Nous avons emprunté tous les chemins possibles, en particulier des chemins qui n'étaient pas toujours agréables à M. Uribe, par exemple avec M. Chavez ou M. Correa, mais nous avons réussi. Ils ont réussi, les Latino-américains, pas nous. Ils ont réussi cette libération en deux temps, deux puis quatre et enfin, grâce au président Uribe, les 14 qui ont été libérés dont Ingrid Betancourt. 

Nous remercions une fois de plus le gouvernement colombien et M. le président Uribe tout particulièrement. 

Nous avons parlé de bien d'autres choses mais je veux d'abord laisser mon collègue s'adresser à vous et nous vous dirons quels ont été les autres sujets de notre longue discussion. 

Q - Monsieur le Ministre, j'aimerais connaître la position de la France aujourd'hui, après l'annonce du président Uribe de ne pas permettre une médiation étrangère ? 

R - Le président Uribe est libre chez lui. Il a, je crois, déjà prouvé qu'il avait rétabli sur le territoire la liberté de se déplacer et plus de sécurité qu'il en existait auparavant. Il lui appartient de définir s'il sera un jour utile de recourir à une médiation. Peut-être aujourd'hui, juge-t-il que cela n'est pas utile, mais il avait déjà, avec l'Espagne, la Suisse et la France, des accords pour que des négociations aient lieu. 

Peut-être que cela reviendra, je sais qu'il y a quelques difficultés avec nos amis suisses, mais je ne doute pas que ces difficultés seront surmontées. 

Je peux ajouter que nous avons toujours, le président Sarkozy, moi-même et tous ceux qui se sont occupés de cette triste affaire dit qu'il fallait libérer Ingrid Betancourt et tous les otages. 

Nous sommes disposés à apporter notre soutien si c'est nécessaire, nous le ferons avec plaisir. 

Q - J'ai deux questions. La première en ce qui concerne l'engagement pris par la France en faveur des Programmes de réinsertion en Colombie et le fait que la France pourrait accueillir des Guérilleros démobilisés, non prisonniers ? Et il y a eu des déclarations de Raoul Reyes à propos du paiement d'une somme d'argent, pouvez-vous nous donner des précisions ? 

R - Si on nous demande de participer à ce programme de réhabilitation et que nous y soyons à notre place, c'est-à-dire qu'il nous faut non seulement des personnes disponibles mais des professionnels qui parlent l'espagnol. Je connais un peu ces programmes, c'est difficile, mais nous y sommes tout à fait disposés si nous sommes utiles à aider nos amis Colombiens. 

Quant à l'accueil en France de guérilleros, dès lors qu'ils seraient en règle avec la justice colombienne, - en règle avec la justice colombienne, nous l'avons souligné, le président de la République l'a rappelé et évidemment, nous tiendrons notre parole. Mais j'ai clairement rappelé la nécessité d'être en règle avec la justice colombienne. 

Q - Des prisonniers ou des guérilleros qui se démobiliseraient ? 

R - Ce ne sont pas des prisonniers, ce seraient des guérilleros qui voudraient renoncer à la violence, changer de pays et seraient en règle avec la justice colombienne. Nous n'allons pas accepter, nous, des gens qui s'enfuiraient en France, car il nous faudrait les extrader en Colombie. Il faut que ce soit clair. 

Si la justice colombienne décide d'une amnistie et qu'elle propose qu'un certain nombre de guérilleros pourraient en bénéficier, la France serait disposée à les accueillir s'ils le souhaitent. Mais il faut qu'ils soient en règle avec la justice. 

Q - Que comptez-vous faire pour intervenir, d'une façon ou d'une autre pour obtenir la libération de ce soldat franco-israélien ? 

R - Nous avons dit que tout ce que la France est capable de mobiliser comme énergie pour la libération des otages dans tous les endroits du monde, nous le ferons. Le président de la République a souligné qu'il l'avait fait pour les infirmières bulgares qui furent retenues en Libye, nous l'avons fait pour notre compatriote Ingrid Betancourt qui était otage des FARC en Colombie et le troisième exemple, c'est le soldat Gilad Shalit qui est otage du Hamas à Gaza. 

Nous allons essayer, nous ferons tout ce que nous pourrons. Je ne vous en dirai pas plus mais simplement, il y a eu beaucoup de gens qui se sont impliqués dans cette affaire, triste affaire puisque le soldat Shalit qui est français lui aussi n'a pas pu écrire à ses parents depuis deux ans, ils n'ont pas eu de nouvelles du tout. Il faut absolument que, non seulement ils aient des nouvelles, mais qu'il soit libéré. Simplement, il y a eu des intermédiaires, il y en a encore et il ne faut pas mélanger ni les styles, ni les bonnes volontés. Il faut qu'il y ait de la coordination et de la complémentarité. Mais, oui, nous sommes décidés à faire tout ce que nous pourrons pour ne pas gêner et pour être utile. 

Q - Si M. Saez est appelé à témoigner par la justice colombienne, doit-il s'y rendre ? 

R - S'il est appelé à témoigner par un magistrat, il s'y rendra j'imagine. 

Noël Saez est un homme très courageux qui a servi la France, comme intermédiaire dans cette affaire depuis le début. 

Il a une expérience qui, à travers l'Amérique latine, comme diplomate, lui a permis de prendre des contacts et d'être extrêmement utile au cours de toutes les tentatives qui n'étaient jamais réussies puisqu'elles n'ont pas abouti à une libération. 

Mais jusqu'à la fin, jusqu'à la libération par le président Uribe et par l'armée colombienne, il a été extrêmement utile et extrêmement courageux. Il a d'ailleurs été décoré de la Légion d'honneur, hier par le président de la République française. Nous ne doutons donc pas une seconde que cet homme soit un homme intègre et s'il était appelé par un magistrat pour témoigner, il s'y rendrait. Je ne peux pas répondre à sa place. Le connaissant, et le connaissant depuis maintenant près de 15 ans, puisque je l'ai rencontré au Salvador pour al première fois, je l'ai parfois rencontré dans des endroits très difficiles, il a toujours témoigné de son intelligence et de son courage. Je vous donne mon sentiment, Noël Saez est un très grand serviteur de la République française./. 


LA CONNEXION ESPAGNOLE DES FARC

29 juillet 2008 

La responsable des FARC en Espagne, Maria Remedios Garcia Albert, alias « Irene », a été remise en liberté sous caution, mais elle reste accusée par l’Audience nationale (ministère public) de « collaboration ou participation à une organisation terroriste ». En Colombie, le procureur général Mario Iguaran a ouvert une enquête contre cette ressortissante espagnole. Elle pourrait déboucher sur une demande d’extradition. 

Quatre autres Espagnols vont faire l’objet de poursuites similaires. Leurs noms n’ont pas été révélés par les autorités colombiennes et espagnoles. Ces personnes ont échangé 94 courriers électroniques avec Raul Reyes, le n°2 des FARC abattu le 1er mars dernier. 

Les communistes espagnols ont réagi avec un humour involontaire à l’action judiciaire lancée contre « Irene ». Pour le chef du groupe parlementaire Gauche unie (IU- communiste), le député espagnol Gaspar Llamazares, María Remedios García Albert « n’a rien à voir avec la guérilla, et son activité n’est qu’humanitaire ». 

Les myriades de courriels échangés entre « Irene » et Raul Reyes prouvent le contraire, mais les communistes nous ont habitué à utiliser le mensonge comme une seconde nature. Les accords “humanitaires”, que les FARC exigent sans jamais les réaliser, concernent une barbarie sans limites, avec la séquestration de milliers de Colombiens, certains depuis onze ans, comme le colonel Luis Mendieta…   

Je doute fort que le juge Baltasar Garzon, fin connaisseur de la Colombie où il se rend régulièrement dans des communautés indiennes, ne poursuive pas jusqu’au bout son action contre les réseaux terroristes des FARC en Espagne, comme il le fait à l’égard de l’ETA.

LA FRANCE VA-T-ELLE IMITER L’ESPAGNE ET ARRETER LES ANTENNES DES FARC DANS L’HEXAGONE ?

 

  

28 juillet 2008 

 

La chasse aux FARC en Europe et dans le monde a commencé et ne devrait plus s’arrêter, à condition de maintenir la pression sur les pays complices de ces antennes de la guérilla. L’Espagne a donné l’hallali, avec la détention de la déléguée des FARC, « Irène ». Elle a été laissé en liberté provisoire hier soir par le juge Baltasar Garzon, avec obligation de payer une caution de 12.000 euros cette semaine. 

 

En France, les services secrets n’ignorent rien des coordonnées de ces terroristes en civil, souvent dissimulés sous le statut de pseudo réfugiés politiques, avec rente à vie et logement social. Le pays des droits de l'Homme ne peut confondre ses principes avec la cécité face aux complices du terrorisme colombien.  

 

En Suède, membre de l’Union européenne (UE), les agents des FARC ont pignon sur rue avec l’agence ANNCOL, bras politique de la guérilla terroriste. Il suffit de lire le contenu de cette agence pour en avoir conscience. 

 

En Suisse, non membre de l’UE, les délégués des FARC prolifèrent. Berne ne pourra maintenir bien longtemps sa politique de l’autruche. 

 

J’invite les lecteurs de ce blog à réagir et à compléter ce panorama avec des informations concrètes sur cette diaspora hyperactive.   

LA RESPONSABLE DES FARC EN ESPAGNE A ETE ARRETEE PRES DE MADRID

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26 JUILLET 2008 

La police espagnole a arrrêté à San Lorenzo de El Escorial, au nord-ouest de Madrid, “la responsable de la guérilla des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc) en Espagne”, de nationalité espagnole. 

Selon la police, Maria Remedios Garcia Albert, alias “Irene” (photo)', qui “détient également des responsabilités au niveau européen” et qui est chargée de recueillir des fonds pour la guérilla colombienne, est accusée “d'appartenance à une organisation armée”. 

Mme Garcia Albert, âgée de 57 ans, se trouvait en possession “de diverses quantités d'argent” qu'elle devait faire parvenir aux représentants des Farc en Europe. 

Toujours selon la même source, elle “offrait une couverture et un appui logistique en Espagne à de hauts dirigeants de cette organisation terroriste, tels Luis Edgar Devia Silva, alias 'Raul Reyes', et Ovidio Salinas Perez, alias 'Juan Antonio Rojas'”. Raul Reyes, tué en mars lors d'un raid de l'armée colombienne, était le numéro deux des Farc. 

Elle était aussi chargée de faire la liaison avec des représentants de la guérilla colombienne installés principalement en Suisse et en Suède. 

A Bogota, le directeur de la police colombienne, le général Oscar Naranjo, a indiqué samedi que cette interpellation marquait le commencement d'une série d'arrestations de personnes liées à la guérilla des Farc en Europe.
“Cette arrestation est le début d'une série d'arrestations qui auront lieu en Europe, surtout de personnes ayant des liens avec les Farc”, a déclaré le général Naranjo à la radio RCN de Bogota.
Selon le directeur de la police, la capture de Garcia Albert, qui, selon lui fait partie de la “commission internationale des Farc”, découle de l'exploitation d'informations retrouvées dans l'ordinateur du numéro deux de la guérilla, Raul Reyes, tué au cours d'une opération de l'armée colombienne en Equateur le 1er mars dernier.
“Nous espérons (de nouvelles arrestations) grâce à l'exploitation des données qui se trouvent dans l'ordinateur de Reyes qui contient un nombre significatif de noms de personnes résidant à l'étranger, certaines Européennes et d'autres Colombiennes”, a ajouté le général Naranjo.
Le chef de la police colombienne a précisé que cette arrestation était “le fruit d'une collaboration étroite entre les polices de Colombie et d'Espagne” dans le cadre de la lutte antiterroriste.

   

LE COMMANDANT IVAN MARQUEZ REJETTE L’OFFRE DE LA FRANCE DE DONNER L’ASILE POLITIQUE AUX FARC ET REFUSE DE NEGOCIER AVEC ALVARO URIBE

 26 juillet 2008 

Interviewé par les agences ABP et ANNCOL, bras politiques des FARC, Ivan Marquez contredit la récente disposition du chef de la guérilla, Alfonso Cano, à négocier avec Alvaro Uribe. Les déclarations opposées dans l’état-major de la guérilla traduisent l’extrême malaise d’une organisation en pleine déliquescence. Rappelons que Marquez s’abrite au Venezuela avec Rodrigo Granda et Jésus Santrich. Voici les extraits de cette interview : 

-         sur l’offre de Paris de recevoir les guérilleros libérés comme réfugiés politiques : « cette option constitue une offense à la dignité des guérilleros des FARC. Les vrais combattants n’échangent pas les montagnes de la patrie ni leurs convictions contre un déracinement humiliant ». -         sur une négociation avec le président colombien: « avec Uribe la paix n’est qu’une chimère. La solution politique du conflit n’est possible qu’avec un autre gouvernement, et davantage encore si c’est le résultat d’un grand accord national (…), un nouveau gouvernement dont l’objectif de paix le conduirait à ramener l’armée dans ses casernes et à renvoyer les gringos à la maison ».

-         sur l’opération Jaque : « tout le travail a été réalisé par deux traîtres, à leur tour trahis par les généraux et le gouvernement ».  La entrevista en castellano : 

Entrevista a Iván Márquez del secretariado de las FARC 
 
 

viernes, 25 de julio de 2008 
Las agencias ANNCOL y ABP Noticias presentan a sus lectores la trascripción de las respuestas dadas por el Comandante Iván Márquez, integrante del Secretariado del Estado Mayor Central de las FARC-EP, a preguntas planteadas por el Periodista William Parra de TELESUR, sobre diversos temas referidos a la realidad de la confrontación política y social que se desenvuelve en Colombia. En primer lugar, ¿qué significa la muerte del comandante Manuel Marulanda Vélez y cómo ha sido asimilada por las FARC la desaparición de su líder histórico? Significa la ausencia dolorosa de un imprescindible; del constructor del Ejército del Pueblo; del estratega de la Campaña Bolivariana por la Nueva Colombia; del legendario comandante, artesano de la concepción táctica, operacional y estratégica de las FARC y de la guerra de guerrillas móviles; del conductor político de la insurgencia… Manuel Marulanda Vélez -como en los versos de Neruda- “no ha muerto. Está en medio de la pólvora, de pie, como mecha ardiendo”. Sigue combatiendo desde las montañas rebeldes de la eternidad. Sigue vivo en los fusiles de los guerrilleros farianos, en el Plan Estratégico, en la Plataforma Bolivariana por la Nueva Colombia y en el anhelo colectivo de Patria Grande y Socialismo, que son una inmensa bandera al viento. Ante nuestro Comandante en Jefe, ante el altar de la patria, hemos jurado vencer, y venceremos. ¿Cómo asimilamos esta ausencia? Reafirmando nuestra determinación de lucha. Estrechando nuestra cohesión. Ratificándonos en nuestros principios. Empuñando con más fuerza el libro y los fusiles del imbatible escudo guerrillero de las FARC. Según su punto de vista ¿cuál es el mayor legado que ha dejado Manuel Marulanda Vélez al país? Haber sentado las bases para el Nuevo Poder con la construcción de un ejército popular bolivariano, cohesionado en sus estructuras, en torno al Plan Estratégico, irreversible en su propósito de toma del poder para el pueblo. Manuel Marulanda Vélez es ejemplo de convicción, de perseverancia y de lucha inclaudicable. Jamás seremos inferiores a la fe que han depositado los pueblos de Nuestra América en la lucha de resistencia de las FARC. Sus manifestaciones abrumadoras de solidaridad nos hacen exclamar con el Libertador Simón Bolívar que “es imperturbable nuestra resolución de independencia o nada”. 

¿Nos puede hacer una breve semblanza de Manuel Marulanda Vélez? Estoy trabajando una semblanza titulada MANUEL MARULANDA VÉLEZ el héroe insurgente de la Colombia de Bolívar. Por ahora sólo atino responder su requerimiento con los destellantes versos épicos del poeta Luis Vidales: “Canto Colombia a Manuel, el guerrillero/ es éste, América Latina, el que yo canto/ a éste, mundo de hoy, os lo presento/ Manuel es el padre de la selva colombiana/ es el pastor de la paz en el rebaño/ Manuel es hermano de los ríos y del viento/ y allá donde es más libre la montaña/ dulce patria hacia el cielo, allá lo siento/ En su loor la noche iluminada/ suelta su tiroteo de luceros/ Las altas tierras limpias lo vieron colombiano/ y el aire puro le fue dócil a su sueño/ El águila que pasa es un disparo/ cada ave es como un papel que cruza el cielo/ Para hablarle de patria los árboles susurran/ y el mástil de la palma flamea su bandera/ para indicar que pasa el guerrillero/ ¡Un momento! le dice la límpida mañana/ y sobre un risco del ande americano/ le saca una foto espectral de cuerpo entero/ Los árboles son como escuadras de su ejército/ por defensor del pobre, pariente próximo del trigo/ como a éste le sucede: que cuarenta veces lo han dejado muerto/ sólo para quedar cuarenta veces vivo.    

Murió el comandante Marulanda en un mal momento para las FARC; el mes de marzo fue muy duro para la organización insurgente; perdieron no sólo a Raúl Reyes y a Iván Ríos… ¿Qué comentario le merecen las circunstancias que caracterizaron este marzo de trances tan luctuosos? Los revolucionarios no escogemos un momento para morir, pero en cualquier lugar donde nos sorprenda la muerte, bienvenida sea, como dice el Che, siempre que éste, nuestro grito de lucha –y esto lo digo yo- de lucha por la paz con justicia social, de independencia, de Socialismo y Patria Grande, llegue a un oído receptivo. La lucha que libramos es hasta las últimas consecuencias por que “en una revolución se triunfa o se muere si es verdadera”. Los desenlaces dolorosos son previsibles en una confrontación y mucho más si se enfrenta a un enemigo con un gran poder de fuego, que ha llevado la guerra a la degradación y que tiene todo el respaldo de la tecnología militar de punta y los dólares que le proporciona el gobierno de los Estados Unidos en el marco de su expoliadora estrategia de predominio y subyugación. Pero podemos afirmar que pese al triunfalismo mediático, estamos saliendo de la horrible noche de marzo con nuevas experiencias y con un horizonte claro para continuar la pelea por la paz, la justicia social, la democracia verdadera y la dignidad.   

Para muchos, estos golpes, estas muertes, dejan a las FARC en difícil situación. Hay varios analistas que consideran que esta guerrilla está casi derrotada militarmente. ¿Están en lo cierto? No conocen a las FARC. Confunden el deseo con la realidad y se engañan con sus propias fantasías. Las FARC no son un ejército de soldados bisoños. A estas les sucede lo que a Bolívar, que se crecía en medio de la adversidad. Del fin del fin de las FARC están hablando desde el ataque a Marquetalia en mayo de 1964. En 44 años han lanzado todos los planes y operaciones militares para aniquilarlas, y no han podido… Primero, el Plan LASO, sigla en inglés que significa Operación Latinoamericana de Seguridad; el objetivo: impedir el surgimiento de una nueva Cuba en el continente, ese era el propósito de la Operación Marquetalia. Luego desplegaron la operación Sonora que buscaba derrotar militarmente a las FARC en la Cordillera Central, pero no tuvieron en cuenta que enfrentaban a los guerreros de Manuel. Después lanzaron la Operación Centauro o Casa Verde, pero los agresores tuvieron que regresar con el rabo entre las piernas a Tolemaida, donde los esperaban sus mentores e instructores norteamericanos. A estas agresiones le siguieron como oleadas los planes Thanatos, Destructor 1, Destructor 2, el Plan Colombia; y paralelamente a estos desataron el horror del paramilitarismo, criminal estrategia contrainsurgente del Estado que buscaba destruir lo que consideraban bases sociales de la guerrilla a través de las masacres, las fosas comunes y las motosierras. Y ahora con el Plan Patriota diseñado por los estrategas del Comando Sur del ejército de los Estados Unidos, con el uso de sofisticadas tecnologías militares, con satélites, con aviones y aparatos no tripulados, con un pie de fuerza que sobrepasa los 400 mil efectivos y miles de asesores y mercenarios gringos, con la “ayuda” militar de Washington con decenas de helicópteros y 10 mil millones de dólares en el último período, aspiran en un esfuerzo desesperado a derrotar a la insurgencia y el descontento popular. Ni el fuego, ni las bombas de las operaciones militares de las oligarquías y el imperio, ni las marchas manipuladas lograrán desarticular la resistencia y la lucha por una Colombia Nueva, bolivariana. La lucha armada en Colombia es vigente y tiene lugar porque los problemas políticos, económicos y sociales que la motivaron no han desaparecido. En 1984, con el Acuerdo de La Uribe, intentamos la lucha por la vía electoral, pero la alternativa política que planteamos, la Unión patriótica, fue barrida a tiros. Cinco mil fueron los muertos por la intransigencia del régimen santanderista que oprime a Colombia. Por eso ahora luchamos clandestinamente a través del Movimiento Bolivariano por la Nueva Colombia. En las FARC hay gente de principios. Somos indios bravos. No nos seducen con cantos de sirenas. Estamos listos para entrarle al combate, con paso de vencedores, al Ayacucho del siglo XXI, al cual convocamos a todos los pueblos de Nuestra América. Parafraseando a Bolívar: estamos como el sol; brotando rayos por todas partes.    ¿Qué nos puede decir de la versión del Presidente Uribe y del ministro de defensa de Colombia Juan Manuel Santos, quienes insisten en que el comandante Marulanda murió no como consecuencia de un paro cardiaco, sino por los intensos bombardeos o por susto? Con tal ocurrencia tanto el Presidente Uribe, como el ministro de defensa Santos, están haciendo uso de la más increíble como extraordinaria asnalidad. Sólo a un imbécil le podría caber en la cabeza que el legendario guerrillero que se enfrentó durante 60 años a 17 gobiernos y a todos los estados mayores de las fuerzas armadas oficiales en ese lapso, pudiera morir de susto. Esa pretensión de tontivanos sólo provoca hilaridad e indignación. Como dijo el mismo comandante Manuel: “a uno no lo pueden matar con disparos de palabras”. 

¿Cómo se decidió la designación de Alfonso Cano como comandante máximo de las FARC y qué variaciones implica esta determinación en la conducción de la organización? Implica la continuidad de los planes. Y en cuanto a cómo se designó a Alfonso como nuevo comandante de las FARC, debo decir que por unanimidad el 27 de marzo, cuando nos enteramos de la infausta noticia del deceso del Comandante en Jefe. Ese mismo día tomamos la decisión también de posponer esta información hasta el 23 de mayo para hacerlo en el marco del 44 aniversario de las FARC. Todo el Estado Mayor Central, el Secretariado y los combatientes farianos rodean férreamente unidos al comandante Alfonso Cano.   Muchos críticos  y analistas aseguran que con la llegada del comandante  Cano se abren nuevas posibilidades para iniciar una negociación; una nueva oportunidad para el intercambio humanitario y la paz. ¿Qué valoración le da a estas afirmaciones? Las políticas de las FARC ya están definidas, determinadas por nuestras Conferencias Nacionales y los Plenos del Estado Mayor Central. Hay una línea táctica y estratégica elaborada colectivamente. La paz ha sido siempre nuestro principal objetivo estratégico, y en esto coincidimos con el Libertador para quien “la insurrección se anuncia con el espíritu de paz, se resiste contra el despotismo porque éste destruye la paz, y no toma las armas sino para obligar a sus enemigos a la paz”.  

Los acontecimientos del 2 de julio que desembocaron en la liberación de 15 prisioneros parecieran indicar que los rescates militares son una solución al problema. ¿Que sucedió en las selvas del Guaviare? En el inesperado rescate de 15 prisioneros de guerra en las selvas del Guaviare, ni Uribe ni Santos, ni los generales Padilla ni Montoya son los héroes que se reclaman. En la pretendida operación sólo colocaron los helicópteros; todo el trabajo fue realizado por dos traidores, quienes a su vez resultaron traicionados por los generales y el gobierno. El suceso fue utilizado a fondo para echarle flores al Presidente, a los militares, a la política de Seguridad Democrática, y sobre todo, para tapar la escandalosa ilegitimidad e ilegalidad del segundo mandato del señor Uribe, surgido del delito de cohecho que favoreció su reelección inmediata. Buscaba el Presidente Uribe disimular su talante de desaforado dictador que ataca con todos los fuegos de su ira los fallos de la Corte que le son adversos. Actuando por fuera de su propio estado de derecho pretende derribar desde el Palacio de Nariño, con poderosas cargas explosivas, la independencia de la Corte. Ya tiene sometida la rama legislativa del poder público; ahora va por la jurisdiccional. A propósito de esta liberación del 2 de julio el comandante Fidel Castro ha dicho que las FARC jamás debieron capturar a Ingrid Betancurt y que tampoco debieron tener en las condiciones de la selva en prisión a los soldados y a los civiles que tenían las FARC, y esto lo señala como un acto de crueldad. ¿Qué opina sobre ese argumento del comandante? No quisiera exteriorizar sentimientos que provocan este tipo de posiciones. Solamente quiero decir que las FARC están en todo su derecho de buscar por todos los medios la libertad de los combatientes guerrilleros presos tanto en las cárceles del régimen como en las del imperio. Buscamos una salida que ponga término al sufrimiento del cautiverio de los prisioneros de las dos  partes contendientes. Hay que pensar también en la crueldad y en las cadenas que soportan los nuestros en las mazmorras del régimen uribista y en las del imperio, que son las mismas que padecen los 5 héroes cubanos y los miles de prisioneros violentados en sus derechos como ocurre en las cárceles de Abu Graih y de Guantánamo. Quiero agregar que en Colombia algunos dirigentes políticos son más militaritas y guerreristas que los propios militares. Muchos de ellos instrumentan y son protagonistas activos de la legislación de guerra y de la represión contra el pueblo de Colombia por cuenta del terrorismo de Estado. 

El presidente Uribe habla de cercos humanitarios sobre los posibles campamentos donde se encuentran los prisioneros de guerra. ¿Qué significado tiene para las FARC este anuncio; continúa la orden de no permitir el rescate a sangre y fuego? No existen cercos humanitarios, sino cercos militares. Lo de los cercos humanitarios es un engaño para dar la sensación de un control territorial que nunca ha existido. De por medio lo que existe es una orden infame del Presidente Uribe a sus generales de rescatar a sangre y fuego a los prisioneros, sin que importen las consecuencias. En estas circunstancias, cualquier desenlace fatal será responsabilidad del señor Uribe. El gobierno francés ha ofrecido recibir a  todos los miembros de las FARC que estén incluidos en el intercambio. ¿Si se concreta el intercambio, estarían las FARC dispuestas a dejar que los guerrilleros liberados, vayan a otro país? Ese planteamiento es de por sí una afrenta a la dignidad de los guerrilleros de las FARC. Los verdaderos combatientes no cambian las montañas de la patria ni sus convicciones por un humillante destierro en ultramar.  

Francia asumió el primero de julio la presidencia de la Unión Europea. ¿Por el interés de este país en el intercambio humanitario, las FARC pensarán la posibilidad de buscar el reconocimiento político, el reconocimiento de beligerancia y el retiro de su nombre de la lista de grupos terroristas? De hecho somos una fuerza beligerante a la espera de que quienes quieran coadyuvar a la paz de Colombia, hagan ese reconocimiento. Es una condición temporal mientras se resuelve el conflicto de legitimidades. El calificativo de terroristas no es más que una imposición del más grande terrorista que ha tenido la humanidad: el gobierno de los Estados Unidos.   Los medios hablan profusamente de unas FARC golpeadas política y militarmente, y diezmadas tanto en número de combatientes como en recursos económicos. Expresan los analistas que las FARC pasan por el peor momento de su historia; ¿Qué tan golpeadas están las FARC? En realidad lo que les preocupa es un eventual desencadenamiento de la inconformidad social con la existencia de una guerrilla bolivariana como las FARC, que ya ha completado el despliegue estratégico de su fuerza por todo el territorio nacional. Por eso el Plan patriota. Por eso el escalamiento de la intervención militar de los Estados Unidos en Colombia. Por eso la conversión de la base aérea de Tres Esquinas, en base militar estadounidense en la amazonía que codician. Si las FARC estuviesen resquebrajadas no estarían anunciando el traslado de la base de Manta para Colombia. Lo que se está resquebrajando es la podrida institucionalidad colombiana salpicada de sangre y cocaína, narco-paramilitarismo e ilegitimidad.  

¿En los actuales momentos es posible que se pueda llegar a una negociación de paz con el gobierno Uribe? Con Uribe la paz no es más que una quimera. La solución política del conflicto sólo es posible con otro gobierno, y mucho más si es el resultado de un Gran Acuerdo Nacional en el que jueguen papel protagónico las fuerzas del cambio y el soberano que es el pueblo. Un nuevo gobierno que haciendo de la paz su objetivo cimero recoja las tropas en sus cuarteles y mande a los gringos para su casa. Cuál es la caracterización que las FARC tienen en este momento del gobierno de Uribe y de la situación de la institucionalidad colombiana en medio del aquelarre de la narco-para-política y otros escándalos más como el de la Yidis-política? Es un gobierno narco-paramilitar, ilegítimo e ilegal. Sólo lo sostiene el criminal apoyo del gobierno de Washington, el terrorismo de Estado, la manipulación de la opinión a través de campañas mediáticas, las masacres, el despojo de tierras, el desplazamiento forzoso, la motosierra, los fraudes y el cohecho. Estados Unidos necesita un régimen como el de Colombia, para utilizarlo como cabeza de playa para el asalto neoliberal al continente. 

Las FARC han dicho que el gobierno de Uribe Vélez es ilegal e ilegítimo. ¿Por qué entonces se mantiene, según lo difunde la prensa colombiana, en los más altos niveles de popularidad; por qué no cae este gobierno? Las encuestas no consultan el 70 por ciento de la población que se debate en la pobreza y en la miseria, ni a los más de 4 millones de desplazados por el terrorismo de Estado. No consultan al 50 por ciento de la población económicamente activa que sufre la angustia cotidiana del desempleo y del subempleo. No consultan a los sindicalistas perseguidos, ni a los indígenas violentados, ni a las negritudes olvidadas, ni a los estudiantes reprimidos. El 80 por ciento de la popularidad de Uribe es una farsa y es el resultado de la más asquerosa manipulación de la opinión. ¿Qué se puede esperar de la nueva generación de comandantes que ha asumido la conducción de las FARC: una línea militar más dura o por el contrario el arribo a la política total? Continuar el camino trazado por el inolvidable Comandante en jefe Manuel Marulanda Vélez, es decir, el de la política total, que es la lucha estratégica por la toma del poder por la vía de las armas y de la insurrección con lo que se llegaría a un gobierno revolucionario, o por la vía de las alianzas políticas hacia la instauración de un gobierno verdaderamente democrático, en consonancia con la Plataforma Bolivariana por la Nueva Colombia.  

Según los supuestos computadores incautados al comandante Raúl Reyes las FARC han sido financiadas por el gobierno del Presidente Hugo Chávez. ¿Qué hay de cierto en eso? Si eso hubiese sido así, ya habríamos tumbado a este gobierno títere de los Estados Unidos. Esa afirmación es un pretexto intervencionista. Lo que debe llamar la atención de Latinoamérica y el mundo son los 10 mil millones de dólares que la Casa Blanca ha aportado al gobierno terrorista de Uribe para masacrar al pueblo, desaparecerlo, despojarlo, desplazarlo… Colombia es el primer receptor de ayuda militar de los Estados Unidos en el hemisferio, y el tercer receptor en el mundo. Claro, el gobierno de Washington apoya de esta manera a su testaferro predilecto en la desestabilización de la región, pensando en la contención de la poderosa fuerza bolivariana que ya se ve venir en el horizonte de este siglo. Un tribunal de los pueblos debe conducir al banquillo de los acusados al imperio rapaz y violento que quiere seguir subyugando a los pueblos. ¿Financiaron las FARC la campaña presidencial de Rafael Correa en Ecuador? ¿Y con qué? Eso es un contrasentido. Son las FARC las que necesitan la acción del internacionalismo solidario de los pueblos del mundo. 

¿Con todas las dificultades que se han presentado en torno al tema de la presencia guerrillera como excusa que ha generado la crisis diplomática entre Colombia y Ecuador ó Colombia y Venezuela, no se plantea la necesidad de un replanteamiento en la persistencia de esta forma de lucha, sobre todo cuando está latente la amenaza de Estados Unidos con el argumento de que actuará contra quienes consideren que apoyan el terrorismo? La lucha armada no está en cuestión. Las causas que la motivaron no se han modificado. Las oligarquías sólo quieren una paz que no toque sus privilegios, que no modifique las injustas estructuras políticas, económicas y sociales que han causado la pobreza pública. La estrategia de dominación de los Estados Unidos ya está trazada y el pretexto es lo de menos. Lo que los gringos quieren es el petróleo de Venezuela, el gas de Bolivia, las riquezas de la Amazonia, y la miseria para nuestros pueblos. Lo que se impone es la articulación de la resistencia a las políticas agresivas del imperio. Quiero recordar que en los fusiles guerrilleros de las FARC resisten los pueblos de Nuestra América. Y en cuanto a la pertinencia de la lucha armada, una reflexión del Libertador: “Aun cuando sean alarmantes las consecuencias de la resistencia al poder, no es menos cierto que existe en la naturaleza del hombre social un derecho inalienable que legitima la insurrección”. Mientras existan las FARC nadie podrá quitarle el fusil al Che. ¿La Guajira es de Venezuela como dice el Presidente Chávez? Sin duda, la Guajira pertenece a la Colombia de Bolívar y del primer precursor de la independencia de Nuestra América, el generalísimo Francisco de Miranda. Nuestro criterio es el mismo expuesto por el libertador a Páez: “Se me olvidó decir a usted que hemos pensado fundir juntas dos o tres mitades de los departamentos de Boyacá, Zulia y Barinas para que no haya más frontera de Venezuela ni de Nueva Granada, porque esta división es la que nos está matando, y por lo mismo debemos destruirla”. Una reafirmación final: Hemos jurado vencer, y Venceremos. 

LA JUSTICE COLOMBIENNE ORDONNE L’AUDITION DU SUISSE JEAN-PIERRE GONTARD POUR LE PRESUME DELIT DE FINANCEMENT DU TERRORISME

 

 

24 JUILLET 2008 

Cette décision vient d’être rendue publique par le procureur général colombien Mario Iguaran. « Le ministère public a estimé qu’il convient d’ouvrir une enquête formelle et de convoquer Jean-Pierre Gontard pour une audition pour qu’il lève les doutes de la justice colombienne sur sa neutralité de médiateur», a déclaré le procureur. 

Le 16 juillet, Mario Iguaran avait annoncé l’ouverture d’une enquête contre le médiateur suisse dans l'affaire des otages. Jean-Pierre Gontard est accusé d'avoir remis 500.000 dollars à la guérilla des Farc au Costa Rica. Cette information était contenue dans les ordinateurs de Raul Reyes, le n°2 des FARC éliminé le 1er mars dernier.

 

 

Un juge d’instruction de la lutte anti-terroriste a été désigné pour enquêter et procéder à l’audition de Jean-Pierre Gontard, « y compris en Suisse ».

Le 7 juillet le gouvernement colombien avait annoncé qu'il rechercherait désormais un “contact direct” avec les guérilleros des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc) pour obtenir la libération des otages car il avait “perdu la confiance” dans les médiateurs européens.

“Le président (colombien Alvaro Uribe) a dit clairement à M. Jean-Pierre Gontard et à M. Noël Saez (les médiateurs suisse et français pour un accord avec la guérilla), qui se trouvaient à Bogota, que le gouvernement colombien n'a pas confiance dans leur travail”, avait affirmé le Haut commissaire colombien pour la paix Luis Carlos Restrepo.
“Je crois que le travail pendant de nombreuses années des deux facilitateurs n'a, au delà de leur bonne volonté, produit aucun résultat, et en plus ces derniers ont été manipulés par les Farc”, avait-il ajouté.
La Suisse a rejeté les accusations de la Colombie contre son émissaire.

 

LE PRESIDENT PEDOPHILE DU NICARAGUA A RECU SIX TERRORISTES DES FARC ET DOIT ETRE POURSUIVI POUR COMPLICITE DE CRIMES

 23 juillet 2008 

29 ans après le renversement du président nicaraguayen Anastasio Somoza par les castristes du Front sandiniste de libération nationale (FSLN), l’ancien dictateur apparaît comme un enfant de chœur face aux dérives criminelles de l’actuel chef de l’Etat, Daniel Ortega. Rempart de la lutte contre Somoza, le quotidien La Prensa, de Managua, vient de révéler qu’un avion vénézuélien, apparemment affrété par la compagnie nationale pétrolière du Venezuela PDVSA, avait conduit jeudi dernier six membres des FARC depuis Caracas jusqu’au Nicaragua, pour participer secrètement à l’anniversaire de la révolution sandiniste le 19 juillet. 

Les noms des six terroristes colombiens n’ont pas été publiés, mais le seul fait d’accueillir des hors-la-loi faisant l’objet d’un mandat d’arrêt international au travers d’Interpol est punissable par la loi pour complicité avec les auteurs de crimes contre l'Humanité. Les FARC détiennent encore plus de 700 otages, dont 26 officiers colombiens, certains enchaînés depuis plus de 10 ans.

Dernière minute: selon La Prensa, quatre des six chefs des FARC reçus à Managua étaient:  Iván Márquez, Pablo Catatumbo, Rodrigo Granda et Pastor Alape. Comme mon blog l'a déjà révélé, ce sont tous des commandants rebelles abrités par Hugo Chavez au Venezuela!  Rodrigo Granda a été libéré en juin 2007 par Alvaro Uribe à la demande de Nicolas Sarkozy pour servir “d'intermédiaire de paix”. En lieu et place de dialogue, il vient d'appeler hier les FARC à poursuivre la lutte armée dans un communiqué co-signé avec un certain Jésus Santrich, lui aussi caché au Venezuela.

Daniel Ortega joue avec le feu au mépris de la justice, puisqu’il est passible des Assises pour avoir violé lorsqu’elle était mineure Zoilamerica, la fille de son épouse, elle-même consentante dans ce crime répété. 

Ce même Ortega n’a pas hésité à accuser récemment le président colombien Alvaro Uribe de pratiquer un « terrorisme d’Etat ».

Quant à Hugo Chavez, son double jeu est mis au jour une nouvelle fois. Il a appelé les FARC à se rendre, puis conduit une de leurs délégations au Nicaragua.

LA FRANCE SE DOIT DE LANCER UN MANDAT D’ARRET INTERNATIONAL CONTRE RODRIGO GRANDA

23 juillet 2008

A l'heure où retombe le soufflé Betancourt, il est temps pour la France de retrouver le sens de ses obligations diplomatiques en Colombie, notamment à l'égard du commandant des FARC Rodrigo Granda.

Ce chef de la guérilla terroriste avait été libéré le 5 juin 2007 par le président Alvaro Uribe à la demande pressante de Nicolas Sarkozy, à charge pour le rebelle d'obtenir la libération des otages de la guérilla, dont Ingrid, comme “intermédiaire de paix”.

14 mois plus tard, ce même Granda, sans avoir jamais rien fait pour honorer ce gentleman agreement, vient de publier hier un appel aux FARC à la poursuite de la lutte armée, alors que même Fidel Castro, après Hugo Chavez, a demandé aux rebelles de libérer leurs otages.  Or Rodrigo Granda vit caché au Venezuela.

Le commandant Rodrigo Granda fait l'objet de poursuites au Paraguay pour sa participation présumée à l'enlèvement suivi du meurtre en septembre 2004 de Cecilia Cubas, fille de l'ancien président paraguayen Raul Cubas, malgré le versement aux FARC d'une rançon de 800.000 dollars.

Si la France ne lance pas un mandat d'arrêt international auprès d'Interpol contre cet criminel présumé qui a renié sa parole, il revient à la Colombie et au Paraguay de le faire. Rodrigo Granda, comme Radovan Karadzic, doit être jugé par le tribunal international de La Haye.

A suivre de près…

NB Dans un article du 23 juin 2007, le journal suisse “Le Courrier” révèle que Monica Granda, la fille de ce criminel présumé, vit en Suisse.

C’EST LA DEBANDADE A LA TETE DES FARC : LES UNS VEULENT NEGOCIER, LES AUTRES CONTINUER LA GUERILLA

 

21 juillet 2008 

 

Dès le 16 juillet, mon blog avait révélé l’éclatement d’une guerre des chefs au sein des FARC sur la suite à donner à leur mouvement après leur série de revers catastrophiques, dont l'opération “Jaque”. C’est confirmé avec deux informations contradictoires connues hier : un chef du 53e front de la guérilla, sous les ordres du Mono Jojoy (chef militaire des rebelles), souhaite négocier avec des généraux colombiens. Un autre communiqué, signé par Rodrigo Granda et Jésus Santrich, annonce la poursuite de la lutte armée. Il convient de rappeler que ces deux commandants rebelles sont hébergés au Venezuela et ne combattent pas en Colombie. 

 

Voici cette succession de textes contradictoires : 

 

  

Jefes de las Farc dicen que no dejarán lucha armada 

The Associated Press 

El Nuevo Herald, Miami 

21 de julio de 2008 

  

Dos de los comandantes de las FARC advirtieron que la guerrilla no bajará los fusiles, pese a los llamados desde todo el mundo, incluso de la izquierda política, de poner fin a la lucha armada.  La declaración está contenida en una carta de cuatro páginas de los comandantes Rodrigo Granda y Jesús Santrich divulgada el domingo en el sitio de internet de la Agencia Bolivariana de Prensa (ABP), que tradicionalmente difunde comunicados y pronunciamientos de las rebeldes Fuerzas Armadas Revolucionarias de Colombia (FARC). 

La carta carece de fecha, pero la agencia ABP indicó que los comentarios de los dos comandantes guerrilleros surgieron tras del debate generado por declaraciones del presidente de Venezuela, Hugo Chávez. El pasado 8 de junio, Chávez pidió a las FARC liberar a todos los secuestrados en su poder y deponer las armas porque “la guerra de guerrillas pasó a la historia”. Llamados similares hicieron también desde el presidente de Ecuador, Rafael Correa, hasta el ex presidente de Cuba, Fidel Castro. “No seremos nosotros, no y mil veces no, quienes bajemos las armas”, dijeron los dos comandantes insurgentes en la carta. 

Sin mencionar directamente a ningún mandatario, los comandantes guerrilleros dijeron que han recibido mensajes de distintos sectores de izquierda de la región saludando la lucha de las FARC, mientras que las posiciones expresadas por otros eran “oportunistas”. Esas posiciones contra la lucha armada, dijeron los rebeldes, eran “retruécanos con los que se suele manosear la realidad sin asco de arrastrar los principios para mostrarse revolucionario mientras se es oportunista, sobre todo cuando se aprovechan sinceras, pero equívocas posiciones de buena fe que han venido de probados hombres y mujeres, gobernantes o no, que claman por el desarme de las insurgencias”. 

En Colombia “estamos en una confrontación que no ha de cesar mientras no se acabe con las profundas causas sociales que la engendraron…en el caso de las FARC, que desenvuelven su lucha en medio de las peores atrocidades que contra del pueblo desatan las oligarquías, jamás condenaremos ni desistiremos de la insurrección armada”, añadieron. Las FARC, que con 44 años es la guerrilla activa más antigua de la región, han mantenido desde siempre que seguirán en combate hasta alcanzar “una democracia con justicia social” y aunque en el pasado han accedido a negociaciones de paz con distintos gobiernos, a la vez desarrollaban su poderío militar, financiado en parte con el tráfico de drogas. Más recientemente, en la gestión del presidente Alvaro Uribe, han recibido los más duros golpes en su historia con la muerte de algunos de los jefes rebeldes y el rescate de los más valiosos secuestrados que tenían en su poder desde hace por lo menos cinco años. 

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Frente de las Farc quiere negociar con generales

El Pais, Cali 

21 de julio de 2008 


Un dirigente guerrillero dijo al Nuevo Herald que militares activos o retirados podrían ser el contacto.

Un dirigente del Frente 53 de las Fuerzas Armadas Revolucionarias de Colombia, Farc, bajo el mando de Jorge Briceño Suárez, alias Mono Jojoy, afirma que su grupo está dispuesto a negociar con “generales colombianos”, informó ayer el diario El Nuevo Herald. El rotativo de Miami publica una información elaborada por el periodista Steve Salisbury, quien dice haberse entrevistado recientemente con el “comisario político-militar” de ese frente en las montañas de Sumapaz, Cundinamarca.

El dirigente guerrillero, identificado sólo como ‘N’ y cuya tarea sería “comandante reemplazante de frente”, manifestó a Salisbury la disposición de su grupo a iniciar “contactos directos de buena fe” con autoridades colombianas. “Una manera para hablar con el Gobierno (colombiano) sería tener un contacto con generales”, retirados o de servicio activo, que tengan la autorización expresa del Ejecutivo, declaró ‘N’, según esta información.

Las Farc preferirían conversar con generales “patriotas, sinceros y no corruptos” que hayan experimentado la guerra personalmente, en vez de hablar con “políticos mentirosos”, agregó el guerrillero, quien tiene una trayectoria de 35 años en el movimiento alzado en armas. La entrevista, según el diario, se llevó a cabo “a fines de junio”, es decir antes de la operación militar que rescató a quince rehenes de las Farc, entre ellos Ingrid Betancourt y tres estadounidenses, el 2 de julio. Sin embargo, precisa El Nuevo Herald, esta propuesta guerrillera fue reiterada en una comunicación enviada por la guerrilla a través del misionero estadounidense Russell Martin Stendal, diez días después de que el Ejército rescatara a los quince secuestrados.

Stendal se dedica a repartir ejemplares de la Biblia entre guerrilleros, paramilitares y tropas gubernamentales que encuentra en sus misiones pastorales por regiones remotas de Colombia. El misionero dijo a Salisbury que para ‘N’ y los otros guerrilleros del Frente 53 de las Farc serían interlocutores aceptables generales retirados como Carlos Alberto Ospina y Jorge Enrique Mora, ex comandantes de las Fuerzas Militares, Reynaldo Castellanos, ex comandante del Ejército, y el brigadier general retirado Gabriel Díaz, entre otros.  Consultados por Salisbury, el brigadier Díaz dijo que la propuesta le parece “viable”, mientras que un funcionario colombiano familiarizado con los temas de paz del Gobierno, que pidió el anonimato, afirmó que esta es la primera vez que escucha una propuesta de esta naturaleza de parte de miembros las Farc.

En sus últimas comunicaciones la dirección de las Farc ha manifestado su rechazo a un diálogo con el presidente Álvaro Uribe, y ha dicho que prefiere reunirse con el de Nicaragua, Daniel Ortega, para hablar de “la guerra y la paz” en Colombia. El mandatario nicaragüense aceptó dialogar con sus “hermanos de las Farc”, hecho que motivó una protesta del Gobierno colombiano, que desautorizó esa mediación. En otro comunicado, fechado el 5 de julio, el Secretariado de las Farc dijo que mantiene su voluntad de “concretar acuerdos humanitarios que logren el intercambio y además protejan a la población civil de los efectos del conflicto”.

El sábado pasado el presidente Daniel Ortega insistió en su disposición de dialogar con esa guerrilla porque “para luchar por la paz no tenemos que pedirle permiso a nadie”. “Yo he encontrado disposición del Secretariado de las Farc de trabajar por la paz y yo les digo a los hermanos de las Farc que estamos dispuestos a dialogar, a conversar para trabajar por la paz en Colombia, porque bien se la merece ese pueblo”, dijo Ortega al clausurar las celebraciones del XXIX Aniversario de la Revolución Sandinista. De otro lado, siete presuntos guerrilleros de las Farc se rindieron ante tropas del Ejército con las que libraban combates en una localidad del departamento del Caquetá. La deserción se presentó en Vista Hermosa, aldea rural de Puerto Rico, precisó la Agencia de Noticias del Ejército (ANE). Los rebeldes entregaron siete fusiles, documentos y equipos de comunicaciones.

Suizo dice que no llevó dinero

El profesor suizo Jean Pierre Gontard, uno de los mediadores para facilitar una salida pacífica al caso de los rehenes de las Farc, aseguró que “nunca llevó dinero” a esa guerrilla, en una entrevista publicada ayer en el diario NZZ am Sonntag. El Gobierno colombiano señaló que informaciones recuperadas de los ordenadores que pertenecieron al ex número dos de las Farc, ‘Raúl Reyes’, muerto en una operación militar colombiana contra un campamento de la guerrilla en Ecuador, señalaban que Gontard entregó US$500.000 a un emisario de ese grupo armado en Costa Rica.

Tras esa acusación, la Fiscalía abrió una investigación en su contra y el Gobierno anunció su intención de poner fin a la mediación internacional para entrar directamente en contacto con las Farc. Posteriormente, el Ministerio de Asuntos Exteriores de Suiza sostuvo que la misión a la que aludía Colombia se remontaba a 2001, cuando Gontard colaboró para lograr la liberación de dos empleados de la farmacéutica Novartis, que habían sido secuestrados. Gontard dijo que contribuyó a “establecer el contacto entre la compañía y las Farc para que se realizara el acuerdo al que llegaron en el 2001, tras la liberación de los rehenes”.
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Revoici mon post du 16 juillet : 

LA GUERRE DES CHEFS A ECLATE AU SOMMET DES FARC MAIS AUCUN MEDIA NE S’EN EST RENDU COMPTE (SAUF CE BLOG)! 

  

 16 juillet 2008  

J’ai du mal à y croire, mais les médias, y compris colombiens, sont tombés dans le panneau sans prendre du recul face à une présumée déclaration du secrétariat des FARC sur leur refus de négocier avec Alvaro Uribe et leur appel au président du Nicaragua Daniel Ortega. Publiée le 15 juillet, l'information est datée du…26 juin, une semaine avant l'opération ”Jaque” qui a permis la libération par la Colombie de 15 otages dont Ingrid .  

Au même moment un texte signé POUR LA PREMIERE FOIS par Alfonso Cano, nouveau chef des FARC, a été publié par l’ABP, bras politique de la guérilla (Cf. ci-dessous). Ce document daté de « juin 2008 », donc avant l’opération « Jaque » comme le texte précédent sur le présumé refus par la guérilla de négocier, estime « toujours en vigueur » la proposition des FARC de rencontrer Alvaro Uribe pour déterminer les termes d’un accord, avec pour seule exigence la prise en compte, dans un éventuel échange entre otages et prisonniers, de trois chefs de la guérilla détenus aux USA.  

Le document le plus récent est daté du 5 juillet. Il a été publié le 11 juillet par le secrétariat des FARC, révèle la volonté d’un accord avec le gouvernement colombien, et ne comporte aucune exigence préalable : ni un mini-Etat ni la libération des chefs rebelles détenus aux USA !  

A l’évidence, il y a de l’eau dans le gaz au sommet des FARC. Jamais la guérilla n’a péché par de telles contradictions.  

Je ne serais pas étonné par une nouvelle surprise, dans le genre de l’opération « Jaque ». L’appel à Daniel Ortega dans un même texte hostile à une négociation ne peut provenir que d’un secteur jusqu’au-boutiste de la guérilla. Je pense à Jorge Briceno, le « Mono Jojoy », chef militaire des FARC et principal criminel de guerre de cette guérilla. Après l’abandon des FARC par Hugo Chavez, qui mange désormais dans la main d’Uribe sous peine de la publication d’autres e-mails mortels pour lui dans les ordinateurs de Raul Reyes,  le président nicaraguayen, violeur de la mineure « Zoilamerica » (cf. mon blog)  mais toujours pas inculpé par la justice, est devenu le dernier appui des FARC.  

Même Fidel Castro leur a demandé de libérer tous leurs otages. Alfonso Cano serait au bord de la reddition que je ne serais pas étonné. Il est cerné dans le canyon de la Delicias (les Délices !), au centre de la Colombie.  

A suivre…  

Voici les communiqués de la guérilla avant et après l’Opération Jaque, survenue le 2 juillet 2008, avec la libération de 15 otages dont Ingrid Betancourt : 

- Le 26 juin (mais le texte est publié ce 15 juillet) - La guérilla des Farc refuse de négocier un accord de paix avec le gouvernement colombien du président Alvaro Uribe et demande à rencontrer le président du Nicaragua Daniel Ortega, selon un message diffusé mardi par la chaîne de télévision vénézuélienne Telesur.
“Sur ces affaires de guerre et de paix, nous souhaitons parler personnellement avec vous ou à vos émissaires”, indique le message adressé au président Ortega, daté du 26 juin dernier et signé par le secrétariat de l'état-major central des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc).
“Seul un nouveau gouvernement, véritablement démocratique, issu d'un grand accord national pourrait à nouveau emprunter la voie vers une solution politique au conflit social et armé que connaît la Colombie“, souligne le texte écrit avant la libération de 15 otages, dont Ingrid Betancourt et trois Américains, le 2 juillet à la faveur d'une opération de l'armée colombienne.  

- JUIN 2008 (sans autre précision) :  

A los Combatientes y Luchadores por La Patria Grande y El Socialismo  

    
Junio del 2008.  

Camaradas del Estado Mayor Central, de los Estados Mayores de los Bloques y Frentes, de los Comandos Conjuntos, mandos de las redes urbanas, columnas, compañías, guerrillas, escuadras y comisiones, guerrilleras y guerrilleros, mandos y milicianos bolivarianos, militantes del Partido Comunista Clandestino e integrantes del Movimiento Bolivariano: reciban nuestro revolucionario saludo que extendemos a todos quienes trabajan junto a nosotros por una Nueva Colombia.  

Durante la última semana del mes de mayo recibimos mensajes de solidaridad de todas las unidades farianas, donde destacan la gigantesca dimensión política y militar del Comandante Manuel Marulanda Vélez como uno de los más grandes revolucionarios de nuestra historia, y también reafirmando lealtad absoluta a su legado, a nuestro compromiso y objetivos de transformación revolucionaria y brindando total respaldo a las decisiones tomadas por la dirección de las FARC en esta coyuntura.  

El 27 de marzo, luego del deceso del Camarada Manuel, acordamos que solo a partir del 23 de mayo informaríamos sobre ello a los mandos y guerrilleros, a los amigos y conocidos y, a la opinión, mientras decidíamos lo necesario para garantizar la continuidad de los planes en curso, como efectivamente ocurrió.  

Redistribuimos funciones dentro del Secretariado y lo reajustamos al igual que al Estado Mayor Central, fortalecimos los Estados Mayores de los Bloques donde fue necesario, pasamos revista a la situación orgánica y al trabajo de masas, todo ello en medio de la permanente confrontación y cobijados con la indestructible coraza del secreto de los centenares de guerrilleros conocedores del fallecimiento de nuestro comandante en jefe.  

Y así, entre otras decisiones, definimos al camarada Iván Márquez como jefe de las relaciones internacionales del Estado Mayor Central y al camarada Pablo Catatumbo como nuevo jefe del Movimiento Bolivariano por la Nueva Colombia.  

Nuestro rico intercambio de opiniones frente a la actual situación ratificó el sagrado compromiso revolucionario de las FARC-EP, con su dirección a la cabeza, de mantener firme y muy en alto las banderas de la Nueva Colombia, la patria grande bolivariana y del socialismo; reafirmó la vigencia de todos nuestros planes político militares y de nuestra condición de combatientes de la paz democrática, es decir de la paz con justicia social, sin hambre, con empleo, techo, salud y educación para todos, con soberanía nacional y vigencia de una verdadera democracia política alejada de la violencia y de la corrupción administrativa.  

Valga recordar que las FARC nacieron hace 44 años como una respuesta popular y revolucionaria al terror institucional y para institucional del Estado, a la vergonzosa intromisión gringa en nuestros asuntos internos, al despojo de las tierras y su acrecentada concentración en unas pocas manos, a las profundas injusticias sociales existentes y a la voraz corrupción de la oligarquía, realidades todas que hoy perduran multiplicadas para desgracia de nuestro pueblo.  

Como revolucionarios queremos y luchamos la reconciliación de la familia colombiana y la construcción de un nuevo tejido social justo, pero la oligarquía, esa mezcla maldita de privilegiadas fortunas, inmensas haciendas, cunas de oro y poder político, no ha querido ni quiere compartir un ápice de sus privilegios con las mayorías del país. Por eso elude cualquier posibilidad sólida de acuerdos de paz.  

Camaradas: insistiremos cuantas veces sea necesario sobre nuestra disposición de concretar un acuerdo humanitario que fije unas reglas claras alrededor de la población civil de obligatorio cumplimiento para las dos partes y que, ante todo, priorice la libertad de los camaradas extraditados Sonia, Simón, Iván Vargas y de todos los prisioneros de guerra de uno y otro lado.  

Sin embargo, y no es un secreto, este gobierno no ha tenido el menor interés en concretarlo simplemente porque sería reconocer de facto, el estatus beligerante de una guerrilla revolucionaria a la que quiere satanizar. Por eso tanta disculpa, teorías absurdas, improvisaciones montajes, falsos positivos y temerarias órdenes de rescate que juegan con la vida de los prisioneros para satisfacción de los delirios de grandeza presidenciales.  

Pensó el gobierno que las decisiones unilaterales de las FARC- EP cuando liberamos 6 prisioneros a comienzos del presente año, eran debilidad y no demostraciones innegables de la voluntad que nos acompaña.  

A pesar de ello, nuestra propuesta de encontrarnos con el gobierno para precisar los términos de un acuerdo, continúa vigente así como la decisión de mantener comunicación y redoblar esfuerzos para que la reiterada generosidad de muchísimos gobiernos amigos de las soluciones políticas, finalmente logren hacer entender al régimen colombiano que negar el conflicto existente, tergiversar sus dimensiones y esconder su desgarradora realidad, no soluciona sino que agrava e incrementa los odios y las distancias.  

Persistiremos en nuestros esfuerzos por alcanzar la paz democrática por las vías civilizadas del diálogo tal como lo hemos hecho desde hace 44 años, porque es nuestra concepción revolucionaria, porque así son nuestros principios. El levantamiento armado, la guerra de guerrillas, la clandestinidad y la actividad conspirativa responden básicamente a la violencia institucional que desde la muerte del Libertador Simón Bolívar ejercen los poderosos contra las mayorías que han luchado por libertad, tierra, trabajo, justicia, democracia y soberanía.  

En la búsqueda de esos objetivos nunca desmayaremos. Nuestra palabra la respaldamos con la práctica diaria, en el crisol de la lucha cotidiana. Así nos lo enseñaron Bolívar, Manuel, Jacobo y todos los próceres y héroes de la historia patria. Hemos comprometido nuestra honra y vida en este empeño porque estamos seguros de la justeza y posibilidad real de materializar el sueño de una nueva Colombia. No nos arredran las dificultades, no nos amilanan las amenazas de la oligarquía que hemos escuchado toda la vida, no creemos en los llamados a la claudicación y a la indignidad, ni en los judas que aceptan las monedas de su oponente porque sobre esa moral nunca se construirá un mejor país, ni una sociedad pujante ni una familia solidaria. El valor a fundamentar como piedra angular debe ser el bien común sostenido sobre una ética transparente.  

Camaradas: los caminos que conducen al incremento de la lucha popular en sus más variadas formas y a la conquista del poder, nunca han sido fáciles, ni en nuestro país ni en ninguna otra parte del mundo, ni ahora ni antes. Solo la profunda convicción en la victoria, en la justeza, validez y vigencia de nuestros principios y objetivos y un monolítico esfuerzo colectivo, garantizarán el triunfo. A los reaccionarios que hacen cuentas alegres con las FARC les informamos que la intensidad de la confrontación nos ha fortalecido, hemos estrechado vínculos con las comunidades, sus organizaciones y las luchas populares, elevado la disciplina y el respeto por la población civil e incrementado nuestra cualificación y aprendizaje. Han caído guerrilleros porque así es la lucha, pero también su generosa sangre derramada es evidencia de nuestro total compromiso con el pueblo, otros camaradas ya cubrieron la trinchera y muchos más continúan llegando a filas, así fueron también la gesta de nuestra independencia y todos los procesos liberadores de la humanidad donde se desataron los demonios de la guerra.
 
Somos una fuerza revolucionaria con la suficiente historia, solidez y consistencia para superar el fallecimiento de nuestro Comandante en jefe porque el mismo nos instrumentó y contribuyó en el esfuerzo colectivo de consolidación política y militar. El Secretariado, el Estado Mayor Central, los Estados Mayores de los Bloques y frentes, los comandos de todo nivel, los mandos y combatientes de las FARC-EP garantizaremos el triunfo.  

Continuamos luchando por cumplir todos con los planes aprobados, manteniendo a fondo la práctica de la guerra de guerrillas móviles, incrementando nuestros nexos con la población civil y con el movimiento de masas que resiste la ofensiva del gran capital y de los terratenientes, intensificando el intercambio de opinión con todas las fuerzas interesadas realmente en las salidas políticas al conflicto y por alcanzar un gran acuerdo democrático y patriótico, ante el desmoronamiento de una institucionalidad fracturada irreversiblemente por el narcoparamilitarismo el autoritarismo totalitario y el arrodillamiento ante la Casa Blanca.  

Debemos invitar a las comunidades a denunciar la agresión militar del gobierno, que tras la máscara de la confrontación con la guerrilla, masacra civiles para presentarlos como guerrilleros, arrasa labranzas, campos y bosques de reserva con los bombardeos, genera desplazamiento posibilitando el despojo de tierras y a aterrorizando a quienes protestan a través de la amenaza directa, la agresión y el crimen.  

Y esforzarnos más por informar sobre los centenares de combates diarios que se libran en campos y ciudades porque el régimen esconde la terrible realidad de la guerra fratricida, de sus bajas y reveses, para transmitir un inexistente ambiente de control oficial en el territorio nacional.  

También rechazar la patraña montada alrededor de los supuestos computadores y archivos del Comandante Raúl Reyes, como maniobra y macabra manipulación reeleccionista que busca lesionar a quienes no comparten la estrategia presidencial de la llamada seguridad democrática tras la que se esconde el papel de “cabeza de puente” asignado por el pentágono norteamericano a nuestro país en sus planes de agresión militar contra los pueblos de América Latina buscando recuperar su deteriorada hegemonía imperial.  

La indignante decisión de levantar una base militar norteamericana en Colombia, las pretensiones de una segunda reelección, el cáncer de la narco para política que sumieron las instituciones en estado terminal y las propuestas consignadas en la Plataforma Bolivariana deben ser temas de encuentro y unidad, que alienten a los colombianos a la convergencia por la construcción colectiva y acordada de la paz.  

Camaradas: la espada de Bolívar permanece desenvainada y en manos de todos aquellos que como nosotros, no descansaremos hasta lograr la justicia social, la democracia y la soberanía soportes verdaderos de la convivencia con que soñamos todos los colombianos.  

Un fuerte apretón de manos para todos. .  

Por el Secretariado,  

Alfonso Cano.  

   

- le 5 juillet (mais le texte a été publié le 11 juillet   

1. La fuite des 15 prisonniers de guerre, mercredi dernier 2 juillet, a résulté directement de la conduite méprisable de Cesar et Enrique, qui ont trahi leur engagement révolutionnaire et la confiance dont ils avaient été investis.  

2. Indépendamment d’un épisode tel que celui-ci, inhérent à toute confrontation politique et militaire faite de victoires et de revers, nous maintenons en vigueur notre politique tendant à concrétiser des échanges humanitaires qui permettent l’échange et en outre protègent les populations civiles des effets du conflit. Si le gouvernement devait persister dans la seule voie des opérations de sauvetage, il devrait assumer toutes les conséquences de sa décision téméraire et aventureuse.  

3. La lutte pour la libération de nos combattants politiques prisonniers -et des autres - figurera toujours à l’ordre du jour des unités des FARC, et particulièrement de leur direction. Tous, nous les portons dans notre esprit et dans notre cœur.  

4. En aucune partie du monde ni à aucun moment le chemin pour obtenir les transformations révolutionnaires n’a été facile, tout au contraire, et c’est pour cette raison que notre engagement se renforce avec chaque nouveau défi ou difficulté.  

5. La paix que nécessite la Colombie doit être le résultat d’accords qui bénéficient à la majorité, elle ne sera pas la paix des tombeaux fondée sur la corruption, la terreur d’Etat, la félonie et la trahison. Les causes pour lesquelles luttent les FARC-Armée du peuple demeurent en place, le présent est à la lutte et l’avenir est à nous.  

Secrétariat de l’Etat-major central des FARC-Armée du peuple  

Montagnes de Colombie, le 5 juillet 2008   

 

LES ERREMENTS DE LA PRESSE COLOMBIENNE

17 JUILLET 2008

A lire les commentaires critiques des médias colombiens sur l’écusson du CICR porté par l’un des 9 membres de l’héroïque commando dans l’Opération Jaque, pour mieux discréditer ce succès phénoménal de Bogota comme le fait déjà l’agence ABP, bras politique des FARC, on ne peut que s’interroger. 

Cette mise en cause d’un acte de « perfidie », ainsi qualifié par un grand quotidien colombien, n’a rien de primaire ni de gratuit. Elle s’inscrit dans le mouvement des élites colombiennes opposées, à l’inverse de 94% du peuple colombien, à une éventuelle reconduction du président Alvaro Uribe pour un nouveau mandat de quatre ans en 2010. Une première tentative de ridiculiser l'opération avait échoué quand les FARC avaient réussi à intoxiquer une radio suisse pour affirmer que Bogota avait payé une rançon en échange de la libération d'Ingrid Betancourt et de 14 autres otages.

Pour ma part, je ne suis pas favorable à cette réélection du chef de l’Etat, mais mon opinion n’a aucun intérêt puisque je ne vote pas en Colombie. Par contre, comme observateur et analyste quotidien du contexte latinoaméricain, je trouve dommage de disqualifier « Jaque » à cause de cette légère entrave aux “bonnes manières”, pour des raisons de politique politicienne. 

A l’évidence, ces mêmes élites, incapables de mettre fin au conflit avant l’élection d’Uribe, sont pressées de profiter de l’écrasant succès de ce président contre les FARC depuis 2002, avec une sécurité revenue, les enlèvements annuels passés de 3.200 à moins de 250, et une croissance de 8%, pour reprendre les rênes du pouvoir avec leur corollaire : les prébendes. 

Si un écusson est une perfidie dans une opération qui a permis la libération de 15 otages, certains DEPUIS 10 ANS comme l’infirmier et sauveteur d’Ingrid Betancourt, le caporal William Humberto Perez, sans une seule goutte de sang, il convient de mieux l’expliquer, puisque les 2.000 soldats colombiens mobilisés dans 39 avions et hélicoptères dans une base proche pendant l’opération Jaque pouvaient réduire en miettes les 60 guérilleros restés au sol. Ils n'ont pas bougé ! 

Si cet écusson est une perfidie, comment qualifier l’action des FARC quand les rebelles, déguisés en soldats, ont enlevé les onze députés de Cali en 2002 avant de les exécuter le 18 juin 2007 ? Comment qualifier l’assassinat de deux soldats blessés, dans un véhicule du CICR,  en avril dernier, par les FARC ? Comment qualifier l’enlèvement de l’ex-gouverneur du Meta, Alan Jara, le 15 juillet 2001, alors qu’il se trouvait dans un véhicule de l’ONU, donc doté de l'immunité diplomatique ? Depuis 7 ans, l’ONU n’a rien fait pour le sortir de l’enfer vert ! Et comment oublier le martyre du colonel Alvaro Acosta, un autre héros colombien ?  Son hélicoptère avait été abattu par les FARC en 2000 (alors qu'un dialogue de paix était en vigueur entre la guérilla et le président Andrés Pastrana depuis 1998, avec un territoire de 42.000 km2 octroyé aux FARC sans armée ni police ni justice!). Les jambes en bouillie, il avait demandé à ses hommes de s'échapper et de le laisser. Un groupe de guérilleros, déguisés avec l'uniforme du CICR, l'avaient enlevé. Il n'avait été libéré qu'un an plus tard, presque mort. 

Si l’on me répond qu’il ne faut pas employer les méthodes de l’ennemi, il est facile de rétorquer que les barbares des FARC tuent, enlèvent, massacrent, alors que « Jaque » a sauvé 15 vies vouées à une mort lente, sans verser le sang.